Le Burkina Faso est l’un des pays de l’Afrique de l’Ouest qui accueille le plus de manifestations culturelles réunissant plusieurs artistes de la sous-région et du reste du monde. Pour les artistes du pays d’accueil et des pays invités, ces événementiels sont une opportunité de promotion et de rencontres. A la 15e édition du SIAO, un plateau d’animation a été dressé. Ces artistes musiciens  ont-ils su profiter de cette occasion pour davantage se faire connaître du public ? Cette question a été l’objet de notre reportage.

Quatre jours après la fin du SIAO, de la commission d’organisation aux visiteurs en passant par les exposants, l’heure est encore au bilan. La musique participant à tous les évènements heureux et malheureux, elle  a occupé une place importante à ce Salon. Pour les acteurs de ce secteur d’activité que sont les musiciens et dont la situation socio-économique n’est pas toujours des plus reluisantes, ces occasions constituent une vitrine pour leur visibilité et une opportunité sur le plan financier. Selon des  artistes musiciens qui ont participé à l’animation du podium, l’organisation à leur niveau a certes  connu des avancées, mais il reste des défis à relever.

SilgaDe l’avis de l’artiste musicien Grand Silga, « cette année, nous avons senti un certain professionnalisme dans l’organisation. Nous apprécions surtout l’effort qui a été fait pour que les artistes jouent en live. Ce que nous déplorons par contre, c’est l’espace réservé au public qui était assez restreint ». Par ailleurs, il trouve que les cachets servis au SIAO, comparés à ceux d’autres festivals comme le FESPACO, n’étaient pas assez substantiels pour du live, vu le nombre de musiciens qui doivent intervenir.

Pour Almamy KJ, qui se fait appeler l’artiste et l’avocat du peuple, « la sonorisation était de taille ainsi que les techniciens. Le plateau des artistes était éloigné du public ». En ce qui concerne l’accès des artistes au site du SIAO, cela relevait du parcours du combattant, précise-t-il. Ne disposant pas de badge à cet effet, ces derniers étaient obligés de fournir des explications aux agents de sécurité, qui n’avaient malheureusement pas reçu d’instructions pour ces cas précis. Pour ce qui est des cachets, il trouve qu’ils étaient en deçà de leurs attentes car, soutient-il, « le syndicat national des artistes musiciens avait demandé au minimum 500 000 FCFA pour le live et 200 000 pour le play-back. Une requête qui a été classée sans suite, puisque nous avons reçu 300 000 FCFA pour le live ».

AlmamySelon ce dernier, vu que les artistes ont dû débourser au moins 100 000 F pour les répétitions et prendre en charge les musiciens le jour du spectacle, leur servir de tels cachets, c’est les clochardiser.

Ces artistes, qui se plaignent de faire partie d’un département ministériel marginalisé, exhortent les autorités à plus d’égards à leur endroit afin que la musique soit un métier qui nourrit véritablement son homme.

 

Saâhar-Iyaon Christian SOME BEKUONE

Présentation

RADARS INFO BURKINA est un site multimédia d’information générale dont la ligne éditoriale est axée sur les droits humains, la bonne gouvernance, l’équité, la justice sociale et la promotion des bonnes pratiques. Notre démarche est foncièrement enracinée dans la proximité du traitement des nouvelles et le strict respect des principes d’éthique et de déontologie journalistiques.

Radars Info Burkina est constitué d’une équipe motivée et déterminée qui capitalise une riche expérience professionnelle avérée.

Radars info Burkina a tissé, par ailleurs, un vaste réseau de collaborateurs, de partenaires et de personnes ressources qui crédibilisent la publication au quotidien d’informations vraies et des faits réels sur nos différentes plateformes.

Dernières nouvelles

16
Oct2018

Administration douanière burkinabè : Le SYNATRAD dénonce une prise en otage de l’administration qui pourrait conduire à une déliquescence de la douane

Le Syndicat national des travailleurs des douanes (SYNATRAD) s’insurge contre le comportement de certains agents de l’administration douanière, qui à dessein bloquent les nominations, parce qu’exigeant des modifications avant la...

21
Jui2018

Le maraîchage au Burkina : Un secteur porteur toujours en deçà de la demande des populations

Le Burkina a adopté la culture de contre-saison comme une alternative à la promotion de l’autosuffisance alimentaire. A Ouagadougou, beaucoup de familles vivent de ce maraîchage périurbain, mais  souffre du...

Adresse et contacts

O3 BP 7240 Ouagadougou 03
info@radarsburkina.net
(00226) 78 87 61 27 / 58 31 58 56
Copyright © 2018 Radars Info Burkina - Tous droits réservés
Joomla! est un Logiciel Libre diffusé sous licence GNU General Public