melone uneUne émission de concours artistique télévisée pour les enfants de 6 à 17 ans, c’est l’initiative trouvée par Ma’Nhatan communication pour égayer les tout-petits et déceler parmi ceux-ci des talents par le chant. A l’issue de huit émissions, la finale a consacré Ashley Sourgou vainqueur de la première édition. Un sacre qui ne fait cependant pas l’unanimité au sein des téléspectateurs et internautes, qui décrient les moyens utilisés pour désigner le grand gagnant. Votre journal Radars Info Burkina (RIB) a tendu son micro à l’artiste musicienne Awa Melone, qui faisait partie des coachs. Elle revient sur le déroulement de ce programme télé.

RIB : Vous avez récemment été coach à l’émission Star kids, avec des enfants s’essayant à la musique, qui a connu un succès relatif. Comment appréciez-vous cette initiative ?

AM : C’est une très belle initiative. Quand j’ai été contactée pour être coach, j’étais un peu réticente au début, car les concours de chants ne sont pas toujours faciles. Mais j’ai fini par accepter parce que travailler avec des enfants, c’est comme travailler avec des anges : on a l’impression de leur apprendre tout, mais ce sont en réalité eux qui vous apportent plus. Avec cette émission, j’ai beaucoup appris.

RIB : En quoi consistait votre rôle de coach ?

AM : Il y avait déjà sur place un professeur de musique qui travaillait avec les enfants. Et dès qu’ils étaient prêts, le prof nous appelait, nous les coachs, pour que nous venions voir ce qu’ils avaient pu faire. Le rôle de coach consistait à donner des conseils sur les techniques de chant. Au-delà de çà, nous rendions visite aux familles pour mieux connaître les enfants, ces derniers aussi venaient chez nous. C’était très convivial.

RIB: Les lauréats de la finale sont connus depuis le samedi 22 décembre, mais beaucoup d’internautes se plaignent des moyens utilisés pour choisir le grand vainqueur. En votre qualité de coach, comment appréciez-vous le fait qu’à la finale ce ne soit pas vous qui ayez évalué les jeunes concurrents ?

AM : Pour ma part, je n’y ai vu aucun inconvénient. Nous étions quatre coachs qui avaient chacun son poulain ; nous ne pouvions donc pas les noter de manière impartiale, compte tenu des affinités qui s’étaient créées.

RIB : Comment avez-vous apprécié les prestations le jour de la finale ?

AM : A la finale, nous avons eu droit à de très belles prestations. Certains candidats se sont surpassés en montrant plus de charisme, une meilleure occupation scénique, plus d’émotion dans la voix…

RIB : En tant que coach, qu’avez-vous pensé du classement final ? En d’autres termes, quelle analyse faites-vous du choix du lauréat ?

AM : J’étais entièrement d’accord avec le choix du jury.  Il est vrai que les votes du public ont contribué à inverser la tendance, mais ce sont les règles du jeu. Ce sont les critères fixés qui ont permis de désigner le gagnant, même si les téléspectateurs n'étaient pas contents.

RIB : Nous avons appris qu’il y a eu beaucoup de larmes dans les vestiaires, les coulisses, pendant les préparations et les compétitions. Vous confirmez cela ?

AM : Effectivement, ce fut le cas. Pour moi particulièrement qui suis très sensible et pour qui c’était la première fois de participer à une émission de ce genre, où il nous revenait à nous, coachs, de décider de qui devait partir ou continuer l’émission, ce n’était pas simple. En plus,  pour moi, éliminer un enfant d’un concours, c’est vraiment difficile.

melone 2RIB : N’auriez-vous pas souhaité que les enfants soient aussi accompagnés par des psychologues pendant la compétition et même un peu après ? Est-ce qu’ils seront à même de supporter la charge émotive consécutive à l’échec et même celle consécutive à son sacre (pour le vainqueur) ?

AM : Pour une première édition, tout ne peut pas être parfait. Nous avons besoin de critiques pour améliorer les choses. Et concernant justement l’aspect suivi psychologique que vous évoquez, je ferai un retour aux organisateurs pour qu’ils en tiennent compte aux prochaines éditions.

RIB : Nous avons aussi appris que les coachs se sont beaucoup investis, certains allant même jusqu’à prendre en charge l’habillement de certains candidats. Est-ce exact ?

AM : C’est exact. Personnellement, j’ai supporté les frais d’habillement de mon poulain parce qu’en tant qu’artiste, quand je suis bien mise sur scène cela me donne beaucoup plus d’assurance et de confiance. C’était aussi pour moi une manière de l’encourager parce qu’elle avait bien travaillé, une récompense en quelque sorte.

RIB : Quelles suggestions feriez-vous pour améliorer Star kids les éditions à venir ?

AM : Vu que la finale a fait des gorges chaudes avec le choix du jury qui comptait pour 50% et les votes du public pour 50% et étant donné que cela a bouleversé le classement, il va falloir que les organisateurs revoient les choses à ce niveau pour éviter des désagréments lors des prochaines éditions.

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