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intr uneEn plus du fumier organique utilisé par les agriculteurs au Burkina Faso, les intrants comme l’engrais et l’urée ainsi que les pesticides accompagnent la culture des plantes. Censés être à la disposition des producteurs à cette période où la saison pluvieuse s’est installée, dans plusieurs localités les agriculteurs ne sont pas encore entrés en possession de ceux-ci. Qu’est-ce qui pourrait expliquer cela ? Dans nos prochaines publications, nous reviendrons sur la position des autorités en charge de cette question. Mais en attendant, des producteurs font leur analyse de la situation.

« Jusqu’au moment où je vous parle, nous n’avons pas reçu les intrants pour la campagne agricole 2019, or nous avons fait le nécessaire. Je ne sais pas s’il y a un choix délibéré de retarder la distribution des intrants dans certaines localités », a déclaré Modeste Somé, producteur à Dano.

Pour le chercheur Djibril Yonli, chercheur à l’Institut de l’environnement et des recherches agricoles (INERA), il y a une organisation mise en place pour la distribution des intrants et des différents pesticides. Pour plus d’efficacité, ce sont des comités installés auprès des différentes communes et gérés par le conseil municipal qui s’en chargent. Si l’esprit de départ c’était qu’il y ait plus de proximité entre la chaîne de distribution et les producteurs, force est de reconnaître que ces dernières années, nombre d'entre eux se plaignent des retards accusés dans la réception de ces intrants. intr 2Selon Jean Bosco Traoré, producteur de coton dans le village de Bomborokuy, commune rurale de la Boucle du Mouhoun, « cette année, nous n’avons pas encore eu les intrants et pire encore, la vente des semences améliorées se fait au niveau de Dédougou, ce qui ne rend pas la tâche facile aux producteurs ». Pour lui, en plus des aléas de la pluie que l’on ne maîtrise pas, si l’on doit encore accuser des retards dans le traitement des plantes, il ne sera pas évident pour eux de faire une bonne campagne agricole. Ce retard est l’un des facteurs explicatifs de la perte de la première place qu’occupait le Burkina en matière de culture de coton en Afrique. « Nous souhaitons qu’à l’avenir il y ait plus de promptitude dans la distribution de ces intrants », a-t-il déclaré.

Pour certains producteurs, les formations qu’ils ont reçues leur imposent des périodicités d’application des intrants aux différentes cultures concernées. Si ces dates ne sont pas respectées, il arrive que cela joue sur le tonnage de production et induise des investissements à perte. Pour eux, le pire c’est quand au moment des récoltes ils se rendent compte qu’ils doivent payer des intrants alors qu’ils n’ont pas réalisé de bénéfice en plus de leur fatigue physique.

Pour mémoire, la gestion de ces intrants revenait autrefois aux encadreurs agricoles, mais ces dernières années elle a été confiée aux comités de gestion.

Pourquoi avoir confié cette gestion à ces comités ? Comment ceux-ci s’organisent-ils pour le faire et pourquoi ces retards ? Voilà autant de questions auxquelles nous tenterons d’apporter des éléments de réponse dans nos prochaines publications.

Saâhar-Iyaon Christian Somé Békuoné

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