une décorationLa décoration, faisant référence aux arts décoratifs, permet d’embellir une pièce avec plusieurs objets de natures différentes. Que ces objets soient peints, dessinés ou qu’ils aient été confectionnés à la main, ils apportent d’une certaine manière une touche spéciale de convivialité et de bien-être à la pièce dans laquelle ils sont placés.

 L’on assiste depuis quelques années à une floraison de meubles et d’objets décoratifs fabriqués à partir de matériel de récupération. Il s’agit notamment de pneus usagés, de chaînes, de bouts de fer, de barriques, de clés mais aussi de couvert tels des cuillères et des fourchettes. Une fois récupérés, ces objets sont travaillés par les artisans, qui leur donnent une seconde vie. Ceux-ci en font généralement des tables, des chaises, des miroirs pouvant aussi servir pour des projections vidéo, des sets de table, des porte-bouteilles et même des sapins. Les calebasses, quant à elles, sont transformées en photophores, c'est-à-dire en lampes de chevet, de bureau ou encore en lampes à accrocher. Une chose est sûre, les objets fabriqués à partir d’objets récupérés donnent une touche singulière aux espaces dans lesquels ils sont exposés.

Seul bémol avec ces merveilles confectionnées par des artisans burkinabè, les étrangers semblent plus s’y intéresser que les nationaux. C’est du moins le constat que fait Pascal Zongo, art designer depuis douze ans : « Les Burkinabè ne s’intéressent pas beaucoup à nos produits car ils ne les connaissent pas bien. C’est surtout  les étrangers qui en commandent beaucoup pour leur usage personnel ou pour les exposer dans leurs magasins. Pourtant nos prix sont abordables et à la portée de tous. »

décoration 3Même si M. Zongo reconnaît que ce métier nourrit son homme, il ne manque pas d’énumérer certaines difficultés auxquelles ils font face dans la confection de ces œuvres d’art à base d’objets récupérés. L’approvisionnement en matières premières telles que les calebasses est quasiment impossible en saison des pluies. De plus, les cuillères et fourchettes usagées sont revendues plus cher qu’à l’état neuf.

S’agissant de l’écoulement de ces objets d’art, il se fait généralement lors des expositions-ventes et à la faveur d’évènements culturels comme le SIAO. D’autres canaux d’écoulement non moins importants sont leur exposition dans des boutiques partenaires, les  marchés de Noël et surtout les commandes effectuées par des clients européens.

A notre avis, une meilleure communication des fabricants d’œuvres d’art faites à partir d’objets de récupération pourrait accroître l’intérêt des Burkinabè pour leur travail. Et l’adhésion progressive des nationaux permettrait  un plus grand rayonnement du secteur de l’artisanat au Burkina Faso.

Armelle OUEDRAOGO (Stagiaire)

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