La Ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Dr Aminata ZERBO/SABANE, et le Ministre de la Justice, Me Edasso Rodrigue BAYALA, ont coprésidé ce mardi 9 décembre 2025, une séance de travail consacrée à l’opérationnalisation du « Module Parquet de la Chaîne Pénale ».
Durant la rencontre, les deux ministres, entourés de leurs équipes techniques, ont passé en revue les derniers ajustements de cette nouvelle plateforme numérique qui sera lancée dans les prochains jours.
Présenté comme un outil majeur de modernisation du service public, le Module Parquet offrira aux citoyens la possibilité de déposer leurs plaintes en ligne, sans aucun déplacement, simplifiant ainsi l’accès à la justice.
Au-delà du dépôt des plaintes, la plateforme permettra aux acteurs judiciaires d’assurer un traitement intégré et sécurisé des dossiers, depuis leur réception jusqu’au verdict final.
Il s'agit d'une innovation qui promet de fluidifier le travail des professionnels du droit, de renforcer la traçabilité des procédures et de réduire considérablement les lenteurs administratives.
Les deux membres du gouvernement ont félicité les équipes techniques pour le travail abattu. Ils ont salué cette solution numérique complète qui marque une avancée majeure dans la digitalisation de la chaîne pénale au Burkina Faso. Ils ont formulé des observations et donné des orientations finales en vue de l’achèvement du projet. Le lancement officiel de la plateforme est annoncé pour le 15 décembre 2025 à Ouagadougou.
Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a présidé, ce mardi 09 décembre 2025, la cérémonie officielle de sortie de la promotion 2023-2025 de l’École nationale d’administration et de magistrature (ENAM). Baptisée « Souveraineté » par le Chef du Gouvernement, cette promotion compte 1 290 nouveaux cadres de l’État, issus des cycles P, A, B et C, répartis dans 19 filières et 53 sections, au sein des 5 départements des instituts régionaux et de l’établissement central. Elle marque l’aboutissement de 18 à 21 mois de formation pour certains, et de 24 à 36 mois pour d’autres, avec un taux de réussite de 100 %. Engagés à servir la Nation avec discipline et loyauté, les lauréats ont réaffirmé leur volonté de contribuer à la transformation de l’administration publique. « Nous ferons tout pour que l’esprit qui sous-tend notre nom de baptême nous guide tout au long de notre parcours. La souveraineté, c’est l’intégrité, car une administration juste et responsable garantit la confiance du peuple et le développement de la Nation. Nous serons des acteurs du changement, des bâtisseurs de solutions et des garants de la cohésion nationale », a déclaré Pascal Tiendrebeogo, Délégué général des élèves. Dans son allocution, le ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, Mathias Traoré, a rappelé que l’arrivée de cette nouvelle cohorte répond à un besoin structurel de l’État. Il s’est engagé à diligenter leur intégration au sein des administrations et institutions bénéficiaires. Il a par ailleurs exhorté les sortants à incarner les valeurs cardinales du service public : « Cultivez l’intégrité, l’éthique et la déontologie. Soyez des révolutionnaires patriotes progressistes capables de conduire judicieusement notre pays vers un avenir meilleur, fondé sur un développement endogène ». La présence du Premier ministre à cette cérémonie traduit l’importance qu’accorde le Gouvernement à la formation des cadres et à la modernisation de l’administration publique. En marge de la cérémonie, il a inauguré de nouvelles infrastructures académiques et pédagogiques, notamment un amphithéâtre moderne, une médiathèque numérique, un terrain omnisports, en plus des travaux de réhabilitation déjà réalisés. Ces investissements témoignent de la volonté du Gouvernement et de ses partenaires d’améliorer les conditions d’apprentissage et de renforcer l’excellence administrative. La cérémonie s’est close par la remise de diplômes et de distinctions aux majors, l’attribution de certificats de reconnaissance au parrain El Hadj Moussa Kouanda, à la personnalité énarque Kalifa Gnamou, à l’école invitée d’honneur l’Académie militaire Georges Namoano, suivie d’une visite guidée de la nouvelle médiathèque. Source : 𝐃𝐂𝐑𝐏/𝐏𝐫𝐢𝐦𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞
Le Comité d’institution de Lutte contre le sida et les Infections sexuellement transmissibles (CIL-SIDA/IST) de la Présidence du Faso, en collaboration avec le centre médical du Camp Naba-Koom 2, a organisé une journée de collecte de sang, le jeudi 4 décembre 2025 à Kosyam. Cette activité, 2e du genre et inscrite au programme du CIL-SIDA/IST de la Présidence du Faso, poursuit un double objectif selon le Coordonnateur de Comité, Hervé BATIONO : « répondre au besoin de sang du Centre national de transfusion sanguine (CNTS) pour soutenir les FDS et VDP engagés dans la conquête du territoire et sensibiliser les jeunes recrues surtout sur la persistance du fléau SIDA/IST ». Organisée à l’infirmerie du Camp Naba-Koom 2 à Kosyam, cette collecte de sang a mobilisé le personnel civil et militaire. Ainsi, cette initiative a permis de collecter 76 poches pour une prévision de 70. Une mobilisation qui satisfait le pharmacien Commandant Stéphane NANA pour qui les objectifs sont pleinement atteints. « En situation de guerre, les décès évitables sont des décès dus à des hémorragies. Et dans ce sens, le CNTS nous accompagne énormément en termes de produits sanguins utiles pour la prise en charge des blessés », indique-t-il. Il a donc invité le personnel de la Présidence du Faso et tous les Burkinabè à multiplier les dons de sang, parce que cela sauve des vies. Pour le chef d’équipe du CNTS, Dr Mathias KOUDA, « une seule poche est largement suffisante pour sauver la vie d'un malade ».
Source : Direction de la communication de la Présidence du Faso
Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a présidé ce lundi 8 décembre 2025 à Ouagadougou la cérémonie officielle de lancement du cinquantenaire de l’Université Joseph KI-ZERBO (UJKZ). Placée sous le thème « De l’UO à l’UJKZ (1974-2024) : 50 ans de contribution au développement de la nation burkinabè », cette commémoration, prévue du 4 au 10 décembre 2025, marque une étape majeure pour la première université publique du pays. Depuis l’année académique 1973-1974, l’UJKZ a connu une croissance impressionnante : de 373 étudiants à 50 303 en 2024, de 35 enseignants à 1 147, et de 15 agents ATOS à 490. Les capacités d’accueil ont été considérablement renforcées, passant de 400 à 28 217 places assises, tandis que l’institution a formé 130 549 diplômés en cinquante ans. La proportion de femmes, passée de 19 % à 44 %, illustre les progrès constants vers la parité. Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Pr Adjima Thiombiano, a salué l’évolution remarquable de l’UJKZ, qualifiée d’« université mère » pour avoir donné naissance à sept universités publiques, sept centres universitaires et deux grandes écoles. Il a rendu hommage aux pionniers et aux acteurs qui ont porté l’institution, rappelant les valeurs de rigueur, de discipline et de patriotisme qui ont forgé son identité. Reconnaissant les difficultés, notamment les retards académiques, il s’est félicité des progrès réalisés, près de 93 % des filières étant aujourd’hui normalisées. Il a fixé l’objectif d’une normalisation complète d’ici au 31 juillet 2026 et a appelé les universités à privilégier des partenariats alignés sur la vision de souveraineté nationale. La cérémonie a également été marquée par la distinction de 22 personnalités dans l’Ordre des Palmes académiques, en reconnaissance de leur contribution à l’enseignement supérieur burkinabè. À la fin de la cérémonie, le Premier ministre a procédé à la pose de la première pierre du monument du cinquantenaire, un ouvrage symbolique destiné à célébrer la mémoire et l’évolution de l’UJKZ. S’adressant ensuite à la presse, le Chef du Gouvernement a rappelé que cinquante ans constituent « l’âge de la maturité » pour l’université. Il a invité la communauté universitaire à poursuivre la dynamique de la révolution progressiste populaire et à produire un savoir enraciné et adapté au contexte national, en référence à la pensée du Pr Joseph KI-ZERBO, figure majeure de l’endogénéité. Il a réaffirmé l’engagement de l’État, sous les orientations du Président du Faso, pour améliorer les conditions d’enseignement et d’apprentissage, notamment à travers l’Initiative présidentielle pour une éducation de qualité (IPEQ) et les réformes en cours dans l’enseignement supérieur. Le Premier ministre a également encouragé la poursuite des efforts pour achever définitivement la normalisation des années académiques. En célébrant son cinquantenaire, l’Université Joseph KI-ZERBO réaffirme son rôle stratégique dans le développement national et son ambition de former des générations d’acteurs compétents, enracinés et engagés au service du Burkina Faso. Source : 𝐃𝐂𝐑𝐏/𝐏𝐫𝐢𝐦𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞
La quatrième édition du Salon International de l'Automobile du Faso (SIAF) se tiendra du 11 au 14 décembre 2025 sur le terrain de la salle de Conférence de Ouaga 2000. À quelques jours de l'ouverture officielle, le comité d'organisation a annoncé les grandes lignes de cet événement lors d'une conférence de presse, ce jeudi 4 décembre 2025. L'objectif du SIAF est de positionner le Burkina Faso comme un acteur crédible dans les domaines de la mobilité moderne, de la mécanique de précision, de la formation technique et de l’innovation automobile. Il s’agit également de faire la promotion de l’industrie locale.
Pour Ali SAO Ouédraogo, le développement automobile du Burkina Faso est une trajectoire Président-directeur général (PDG) du Groupe SAO AUTO International et du Garage SAO, promoteur du SIAF, dont le salon est un jalon déterminant.
« À travers cet événement, nous voulons démontrer que notre pays ne se contente pas de suivre l’évolution mondiale : nous participons à son écriture », a-t-il affirmé, assurant que « tout est fin prêt » pour la tenue de l'acte 4.
M. Sao Ouédraogo est confiant qu’à travers le SIAF, il est possible de « bâtir une plateforme automobile de référence en Afrique de l’Ouest », peu importe les défis qui se présenteront. C’est d’ailleurs pour cela que le SIAF, en dehors de l’exposition, est « un laboratoire d’idées, un accélérateur d’opportunités et un espace de collaboration stratégique ».
Au programme de ce salon, qui réunira constructeurs, concessionnaires, équipementiers et autres professionnels de l'automobile : des compétitions pour mettre en lumière les talents des jeunes créateurs, des ateliers sur la sécurité routière, des démonstrations de diagnostic, d’électronique embarquée et de mobilité intelligente, entre autres.
La population est invitée à sortir massivement pour prendre activement part à cet événement inédit. L'accès au site est gratuit. Mais les participants sont priés de respecter scrupuleusement les consignes sécuritaires.
La Côte d'Ivoire, le Mali, les Émirats Arabes Unis et la Chine (pays invité d'honneur) sont les pays attendus pour cette édition 2025.
Il est à noter que depuis sa première édition, le SIAF a permis la création d’emploi au profit des jeunes, le renforcement de compétences d’apprenant à travers des formations, des stages, le développement du secteur économique en permettant aux entreprises d’avoir un bon chiffre d’affaires, a indiqué Jacky El Feno Bassono, membre du comité d’organisation.
Le Ministre de l'Environnement, de l'Eau et de l'Assainissement, Roger BARO, a présenté, devant la commission du Développement Durable de l'Assemblée Législative de Transition (ALT), ce mercredi 03 décembre 2025, les résultats de la phase pré-pilote du projet d'installation de compteurs d'eau à prépaiement au sein de l'Office National de l'Eau et de l'Assainissement (ONEA). Face aux députés de cette commission, le chef du département a présenté cette innovation comme un pilier majeur de la Révolution Progressiste Populaire(RPP). Pour le ministre Roger BARO, cette initiative vise à moderniser le service public de l'eau, à sécuriser les recettes de l'Office, à offrir un accès plus équitable et maîtriser l’accès à l'eau potable pour les Burkinabè.
Selon le ministre, l'expérimentation du prépaiement, inspirée de modèles africains réussis en s'appuyant sur les leçons des échecs passés, a franchi une étape décisive. Les résultats, de la Phase Pré-pilote mise en œuvre depuis août 2024 avec 100 compteurs à Ouagadougou a permis d'avoir Zéro impayés enregistrés favorisant la réduction notable des litiges et la simplification du recouvrement. Également, cette phase a permis une meilleure maîtrise de la consommation par les usagers à savoir l’affichage en temps réel la consommation et une détection efficace des fuites internes.
Fort de ce succès, la phase pilote élargie est prévue pour le premier semestre 2026 et portera sur l'installation de 10 000 compteurs supplémentaires. Le coût de cette phase est estimé à 2,2 milliards de FCFA, financés sur fonds propres de l'ONEA. Pour la phase de vulgarisation et de généralisation, un partenariat public-privé sera mis en place. Le coût du compteur sera étalé sur au moins 10 ans et supporté par les consommateurs via un système de péréquation. Cette phase élargie ciblera en priorité les zones caractérisées par un fort taux d’impayés, une fraude avérée et une nécessité d'améliorer le rendement du réseau.
Le Ministre BARO a souligné que la généralisation progressive de cette technologie permettra de sécuriser durablement les ressources propres de l’ONEA, de réduire les tensions sociales liées à la facturation, de moderniser le service public de l’eau dans une optique de discipline collective et de créer des emplois par l’installation potentielle d’une unité de montage de compteurs. Le Ministre a confié aux députés : « Au-delà de la performance économique et technique, le prépaiement s’impose comme un levier de transition environnementale, en parfaite cohérence avec les orientations stratégiques du Gouvernement. L’ambition du Gouvernement transcende la problématique du prépaiement.
A travers cette phase, le ministre Roger BARO note que les difficultés techniques des phases antérieures sont désormais corrigées, ouvrant la voie à un système « résilient, équitable et adapté aux réalités nationales. »
Le projet de prépaiement s'inscrit également dans une ambition nationale plus vaste : l'initiative présidentielle pour la Bataille de l'Eau, instruite par le Premier Ministre dans sa Déclaration de Politique Générale du 27 décembre 2024. L'objectif est de mobiliser toutes les forces pour garantir un accès adéquat à l'eau et à l'assainissement.
À l'horizon 2030, cette initiative prévoit de desservir en eau potable plus de 13 millions de personnes supplémentaires et d'assurer des services d'assainissement à plus de 20 millions de concitoyens, érigeant ainsi la souveraineté hydrique comme pierre angulaire du développement national. La modernisation par le prépaiement est présentée comme un levier de discipline collective, de souveraineté financière et technologique, et de transition environnementale pour le Burkina Faso. A la fin de l’audition, Diedon Alain HIEN, Président de la Commission du développement durable a fait des recommandations pour une meilleure appropriation du compteur à prépaiement. Il s’agit de : - renforcer la communication du gouvernement pour rassurer les citoyens sur le bien-fondé de moderniser le service de l'eau - proposer un plan d'actions pour la mise à l'échelle des compteurs à prépaiement.
Le Commissariat Central de Police de la ville de Koupéla, avec le concours des Commissariats de Police de District (CPD) de Garango et de Mogtédo, a réussi à démanteler un réseau de malfrats, spécialisés dans le vol et le recel de vélomoteurs dans les villes de Ouagadougou, Fada N’Gourma et Koupéla. L’enquête a débuté à la suite d’une dénonciation anonyme signalant un individu suspect en possession d’un vélomoteur d’origine douteuse dans un secteur de la ville de Koupéla. Les informations recoupées par les enquêteurs ont conduit à l’interpellation du suspect, suivie d’une perquisition de son domicile. Les investigations approfondies ont alors permis de mettre en évidence un réseau bien organisé, impliquant plusieurs personnes réparties entre Koupéla, Mogtédo, Garango et Ouagadougou et qui s’adonnaient au vol et au recel de motos. Le réseau opérait suivant un mode organisé. Les engins étaient dérobés dans différentes localités du pays, notamment dans les villes de Ouagadougou et de Fada N’Gourma. Ils étaient ensuite revendus à vil prix à Koupéla et ses environs, souvent sans documents ou avec de fausses cartes grises. Les transactions s’effectuaient dans les débits de boissons ou par transfert d’argent (Orange Money). Il arrivait également que ces individus modifient les numéros de séries de certains engins afin de rendre difficile l’identification. Grâce à la collaboration des populations, les enquêteurs ont réussi à appréhender quatre (04) membres actifs du réseau et saisir quatre (04) motos. La Police Nationale remercie les populations grâce à qui ce résultat a été atteint. Elle les exhorte par ailleurs à éviter d’acheter des engins sans documents, à se présenter systématiquement dans les services compétents pour plus de vérification avant tout achat de vélomoteur communément appelé « moto seconde main », et à toujours dénoncer tout cas suspect aux numéros verts habituels que sont le 17, le 16 et le 1010.
L’Inspectrice Générale de Police Mamouna OUEDRAOGO a officiellement pris fonction le 25 novembre 2025 en tant que Cheffe de la Composante Police de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en République Démocratique du Congo (MONUSCO). Elle devient ainsi la première cadre de la Police Nationale du Burkina Faso à accéder à un tel niveau de responsabilité au sein du système des Nations Unies.
Sélectionnée à l’issue d’un processus international rigoureux, elle est désormais chargée de la direction stratégique de la Composante Police, de conseil auprès du Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU et de l’appui aux autorités congolaises pour la modernisation des institutions policières.
Elle supervisera également la gestion du personnel policier onusien, la conduite des opérations mandatées par le Conseil de sécurité ainsi que les actions de renforcement des capacités de la Police nationale congolaise.
En plus de ses attributions, elle veillera au déploiement, à l’encadrement et à la formation des effectifs, y compris des Unités de Police Constituées, dans le respect des normes onusiennes, de la diversité et de l’équilibre du genre.
Son mandat comprend aussi l’appui aux réformes nationales, notamment en matière de sécurité intérieure, de législation policière, de modernisation administrative et de développement institutionnel.
Sa nomination couronne un parcours remarquable au sein des opérations de paix des Nations Unies, marqué par des fonctions de haut niveau, notamment à la MINUSMA au Mali et à la MINUAD au Darfour, ainsi que par d’importantes responsabilités au sein de la Police nationale du Burkina Faso, dont Cheffe du Service Contrôle, Cheffe du Service des Opérations de Maintien de la Paix, puis Conseillère technique du Ministre de la Sécurité.
L’Inspectrice Générale Mamouna OUEDRAOGO se distingue par un leadership affirmé, une maîtrise des environnements complexes et un engagement constant en faveur d’une police professionnelle. Elle incarne l’excellence féminine burkinabè et constitue un modèle inspirant pour les générations futures. Son parcours honore la Police nationale et renforce le rayonnement international du Burkina Faso.
Le 30 janvier 2025, la Cour des Comptes du Burkina Faso a rendu un arrêt marquant pour la gestion des fonds publics, au Lycée Provincial de Kongoussi, suite à un contrôle des exercices financiers de 2014 et 2015.
Cette décision a été rendue suite à l’analyse et la transmission par l’ASC-LC Autorité supérieure de Contrôle d’Etat et de Lutte contre la Corruption) le 16 mars 2021, d’un rapport de l’Inspection technique des services du Ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation, confirmant ainsi le rôle central de l’Autorité dans la détection et la prévention des irrégularités. Elle met en lumière des irrégularités graves qui ont affecté la bonne gestion des recettes et dépenses de l’établissement, constituant des fautes de gestion.
Trois figures clés du lycée ont été mises en cause. Il s’agit de :
👉 M. S R, ancien proviseur du lycée, poursuivi pour avoir agi en tant que comptable public sans en avoir la qualité : il a collecté des recettes de manière non conforme, notamment en utilisant des carnets de reçus inappropriés et en ne reversant pas les fonds collectés au Trésor public. Le préjudice subi par l’établissement est estimé à plus de 2 millions de francs CFA ;
👉 M. I B B, ex-intendant, poursuivi pour la non-production d’un carnet de reçus, ce dernier a contesté l’existence d’un préjudice direct au lycée. Il a également justifié son comportement par des circonstances personnelles et des erreurs de gestion ;
👉 M. O J, conseiller principal d’éducation, poursuivi pour avoir encaissé des frais de scolarité à titre personnel, sans passer par la procédure légale de collecte. Le préjudice allégué s’élevait à environ 249 200 francs CFA.
Après délibération, la Cour a décidé de : ✍️ Relaxer M. I B B et M. O J des principales poursuites,
✍️ Reconnaître M. S R a été coupable des manquements aux règles de gestion, notamment l’immixtion dans le recouvrement des recettes,
✍️ Condamner M. S R d’une amende de 50 000 francs CFA, conformément aux dispositions légales applicables en la matière.
Cette sanction diligemment prononcée par la Cour des comptes illustre la détermination de l’ASCE-LC à impulser une culture de responsabilité et de transparence dans la gestion des fonds publics. Elle rappelle que même en situation de crise, le respect des règles de comptabilité publique demeure une exigence incontournable. En rappel selon l’article 104 de la loi organique N° 073-2015/CNT du 06 novembre 2015, relative aux lois de finances : Les fautes de gestion sanctionnées par la Cour des comptes sont constituées par : - La violation des règles relatives à l'exécution des recettes et des dépenses de l'Etat et des autres organismes publics ;
- La violation des règles relatives à la gestion des biens appartenant à l'Etat et aux autres organismes publics ; - L’approbation donnée à une décision violant les règles visées aux 1er et 2e tirets du présent article par une autorité chargée de la tutelle ou du contrôle lesdits organismes ; - Le fait, pour toute personne dans l'exercice de ses fonctions, d'octroyer ou de tenter d'octroyer à elle-même ou à autrui un avantage injustifié, pécuniaire ou en nature ; - Le fait d'avoir entraîné la condamnation d'une personne morale de droit public ou d'une personne de droit privé chargée de la gestion d'un service public, en raison de l'inexécution totale ou partielle de l'exécution tardive d'une décision de justice ; - Le fait d'avoir dans l'exercice de ses fonctions ou attributions, en méconnaissance de ses obligations, procuré ou tenté de procurer à autrui ou à soi-même, directement ou indirectement, un avantage injustifié, pécuniaire ou en nature, entraînant un préjudice pour l'Etat, ou tout autre organisme public ; - Le fait d'avoir produit, à l'appui ou à l'occasion des liquidations des dépenses, des fausses certifications ; - Le fait d'avoir omis sciemment de souscrire les déclarations qu'ils sont tenus de fournir aux administrations fiscales conformément à la législation et à la réglementation en vigueur ou d'avoir fourni sciemment des déclarations inexactes ou incomplètes ; - Tout autre acte portant préjudice à l'Etat ou aux autres organismes Publics ».
Selon le manuel de vérification à l’usage des juridictions financières des Etats membres de l’UEMOA : « la faute de gestion est un manquement ou une violation des règles ou de principes de bonne gestion des crédits, fonds et valeurs de l’Etat ou de tous autres organismes publics soumis aux règles de la comptabilité publique, par les dirigeants, les fonctionnaires ou agents de l’organisme ». Elle est différente des infractions de corruption et infractions assimilées, mêmes si dans certains cas les deux notions peuvent se confondre.
L’article 80 de la loi organique 14-2000 AN du 16 mai 2000 portant composition, attributions, organisation, fonctionnement de la Cour des comptes et procédure applicable devant elle traite de la même matière. Selon cette disposition, les fautes de gestion sont passibles d’une amende dont le maximum peut atteindre le double du montant du traitement ou salaire brut annuel à la date de l’irrégularité ou de l’infraction sans pouvoir être inférieur à 20.000 francs. L’affaire du Lycée Provincial de Kongoussi est un exemple frappant des défis que rencontrent de nombreuses institutions publiques en matière de gestion financière. Elle démontre que les contrôles initiés par l’ASCE-LC ne se limitent pas à constater des irrégularités, mais contribuent directement à la consolidation de la bonne gouvernance et à la restauration de la confiance des citoyens dans leurs institutions.
L’ASCE-LC salue cette décision de la Cour des comptes qui constitue une avancée significative dans la lutte contre les fautes de gestion. Chaque sanction devient ainsi un signal fort adressé aux gestionnaires publics : la transparence et la discipline financière sont désormais des exigences incontournables.
L'Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes (ARCEP) a présenté ce mardi 2 décembre 2025, en conférence de presse, les décisions majeures prises par le Conseil de régulation, pour garantir des services de communication électronique plus justes, transparents et équitables, au profit des consommateurs burkinabè.
Selon le secrétaire Exécutif de l'ARCEP, Monsieur Wendlassida Patrice Compaore, la Justice a confirmé la légalité et la validité des mesures prises par l’ARCEP en 2023. Ainsi, les mesures suivantes sont désormais pleinement applicables : • Le rallongement de la validité du compte principal de 90 jours à 180 jours (à compter de la dernière recharge) ;
• La possibilité d'utiliser les bonus vers tout réseau. Par exemple, avec des bonus du réseau orange, le consommateur peut appeler un numéro telmob, ou telecel.
• La garantie de la récupération des crédits et volumes non consommés arrivés à expiration, dans un délai fixé ;
• Une durée minimale de validité d’un mois garantie pour les forfaits data d’1Go souscrits.
En outre, l’ARCEP intensifie son action avec de nouvelles décisions au titre de 2024 et 2025 visant un renforcement tangible et durable des droits des consommateurs :
• Transparence accrue sur les offres ;
• Protection renforcée concernant la souscription et la tarification des services à valeur ajoutée (SVA) ;
• Harmonisation des pas de facturation pour les différents services.
L'objectif est d’avoir un impact réel et immédiat sur le coût des offres et une protection effective des droits des consommateurs.
L’ARCEP réaffirme son engagement à assurer l’équilibre du marché, garantir des services de qualité pour chaque Burkinabè et protéger les droits des consommateurs.