L’Assemblée Législative des Peuples a adopté à l’unanimité, ce mardi 12 mai, quatre projets de loi portant ratification de protocoles additionnels au Traité de création de la Confédération des États du Sahel (AES). Ce vote marque une étape décisive dans l’ancrage juridique et opérationnel de l’organisation.
Réunis en séance plénière, les 59 votants du jour ont donné leur quitus pour la ratification des instruments juridiques suivants :
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Le protocole relatif à la coordination des actions diplomatiques ;
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Le protocole relatif aux actions de développement ;
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Le protocole relatif à la défense et à la sécurité ;
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Le protocole additionnel relatif aux sessions confédérales des parlements.

Renforcer l'ossature juridique de l'AES
Présentés par la Commission des Affaires étrangères, de la défense et de la sécurité (CAEDS), ces protocoles avaient été signés le 23 mai 2025 à Bamako. Leur objectif est de consolider la base légale des trois piliers fondamentaux de la Confédération.
En ratifiant ces textes, conformément à l’article 4 du Traité constitutif, l’hémicycle donne « carte blanche » au gouvernement pour accélérer l’exécution des chantiers communautaires. Selon le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur, Karamoko Jean Marie Traoré, cette étape permet également aux parlements des trois pays membres d'asseoir juridiquement leurs sessions confédérales.
Des bénéfices concrets pour les populations
La mise en œuvre de ces protocoles vise plusieurs objectifs stratégiques :
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Diplomatie : Définir des positions communes sur la scène internationale.
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Économie : Faciliter la mobilisation et la gestion concertée des ressources financières et techniques.
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Développement : Assurer un suivi harmonisé des projets au bénéfice des populations locales.
Une vision intégrée de la souveraineté
Lors des échanges, le ministre Traoré a répondu aux préoccupations des députés concernant le financement de la lutte antiterroriste et l'intégration des mécanismes traditionnels de règlement des conflits.
« Il existe une approche globale consistant à faire en sorte que tous les départements sectoriels des trois pays se consultent sur les questions majeures jugées pertinentes, afin de mutualiser les efforts au bénéfice des populations », a souligné le chef de la diplomatie burkinabè.
Il a rappelé que cette dynamique unitaire a déjà permis des avancées majeures, notamment la création de la Force unifiée de l’AES, de la Banque confédérale, ainsi que le lancement de la Radio et de la Télévision AES.
Cette adoption par la Représentation nationale confirme l'engagement du Burkina Faso à faire de l'espace AES un modèle d'intégration politique et socio-économique réussi.
Source : DCRP / MAE
