La 81e session de l’Assemblée générale de l'Organisation des Nations Unies s'ouvre ce 22 septembre à New-York aux États-Unis.
La Confédération des Etats du Sahel entend marquer d’une pierre blanche sa participation à ce rendez-vous mondial, en mettant en avant les aspirations des peuples de l'espace confédéral ainsi que la vision et les idéaux portés par leurs dirigeants.
C'est à ce titre que les ministres des Affaires étrangères du Burkina Faso, de la République du Mali et de la République du Niger et les chefs des Missions diplomatiques de ces trois pays à Washington et à New-York, ont tenu une réunion préparatoire dans la soirée du lundi 21 septembre. Il s'est agi pour eux de revisiter le programme général et de s'accorder sur les éléments de langage qui doivent caractériser les différentes interventions, le but étant d'agir dans une démarche de cohérence, notamment dans le cadre de l'évènement parallèle sur la Confédération des Etats du Sahel qui sera animé par les Chefs de la diplomatie des trois pays.
« Le seul mot d'ordre c'est d'agir dans le sens de la consolidation de la Confédération AES, c'est aussi d'agir dans le sens de la continuité de la bataille pour la correction des narratifs sur l'espace confédéral. Nous sommes là pour porter la voix de l'AES nous-mêmes et ne pas laisser d'autres acteurs parler à notre place », indique le ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso.Bien avant cette rencontre, le Camarade ministre Karamoko Jean Marie TRAORE et les membres de la délégation burkinabè qu'il conduit cette année à l’Assemblée générale de l'ONU, ont eu des échanges à la Mission Permanente du Burkina Faso à New-York.
A cette réunion, le ministre TRAORE a donné des orientations aux membres de la délégation, pour une participation qui corresponde aux instructions du Camarade Président du Faso et du Camarade Premier ministre.
Tout en félicitant les Chefs des Missions diplomatiques du Burkina Faso à Washington et à New-York pour le travail abattu en amont, il a invité chaque membre de la délégation, à œuvrer dans un esprit d'équipe et d’engagement, pour une participation réussie du Burkina Faso à cette session de l’Assemblée générale de l’ONU.
Le ministre de l'Administration territoriale et de la Mobilité du Burkina Faso, le camarade Émile Zerbo, a ouvert officiellement, ce mardi 15 septembre 2026 à Ouagadougou, au nom du Premier ministre, chef du Gouvernement, le camarade Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, les travaux de la rencontre de validation et d'adoption de deux instruments majeurs pour l'Alliance des États du Sahel (AES) : un Protocole additionnel au Traité portant création de la Confédération des États du Sahel, relatif à la coopération transfrontalière, et une Décision portant institution d’un cadre de concertation transfrontalier entre les autorités administratives des régions frontalières de la Confédération.
Dans son allocution, le ministre d’État Émile Zerbo a souligné que cette initiative s’inscrit pleinement dans la vision des chefs d’État du Mali, du Niger et du Burkina Faso : bâtir une Confédération forte, souveraine et résolument engagée en faveur de la sécurité et du développement endogène. Pour lui, la mise en place de ce mécanisme institutionnel constitue un jalon confédéral capital.
« Il permettra aux gouverneurs des régions frontalières de disposer désormais d'un espace formel d'échanges, de coordination et de mutualisation de leurs ressources, de leurs efforts et de leurs actions face aux défis communs, notamment la sécurisation des zones frontalières, la lutte contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière, la gestion concertée des ressources naturelles partagées, la facilitation de la libre circulation des personnes et des biens, la promotion du commerce et des échanges économiques entre nos territoires », a-t-il indiqué au nom du Premier ministre.
Le ministre Zerbo a appelé les gouverneurs à s'approprier cet outil de gouvernance de proximité pour anticiper les crises.
Pour sa part, le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation du Mali, porte-parole du Gouvernement, le général de brigade Issa Ousmane Coulibaly, a présenté la coopération transfrontalière comme un levier essentiel pour transformer les zones frontalières en véritables havres de paix et d’intégration.
« Les frontières constituent des espaces de vie et d’échanges, où les communautés entretiennent depuis des siècles des relations sociales, culturelles, économiques et familiales », a-t-il rappelé, précisant que le protocole permettra de mieux structurer les relations précisant que le protocole permettra de mieux structurer les relations administratives et locales de part et d’autre des lignes frontalières.
Abondant dans le même sens, le secrétaire général du ministère de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration du Territoire du Niger, Ayouba Abdourahmane, a insisté sur la nécessité de dépasser les approches strictement nationales. « La mise en place d’un cadre de collaboration entre les autorités administratives permettra notamment de renforcer le partage de renseignements, la surveillance des zones frontalières et la coordination des opérations, tout en favorisant le développement de ces territoires », a-t-il expliqué, saluant des instruments juridiques consolidant la solidarité entre les trois pays.
À travers cette assise de 6⁵Ouagadougou, l'Espace AES pose ainsi de nouveaux jalons institutionnels pour faire de ses frontières des ponts de paix et de prospérité partagée.
Le Camarade Premier ministre, Chef du Gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a présidé, ce mardi 15 septembre 2026 à Ouagadougou, l’ouverture officielle de la 8e édition de la Semaine des activités minières d’Afrique de l’Ouest (SAMAO), couplée à la 1re édition de la Semaine de l’Énergie, des Mines et des Hydrocarbures de l’Alliance des États du Sahel (SEMH-AES). Il a appelé à traduire les richesses du sous-sol en emplois, en industries et en progrès social au bénéfice des populations.
Placée sous le thème « Gouvernance des ressources extractives : enjeux géopolitiques, défis et opportunités pour les États africains », cette double rencontre réunit notamment les ministres chargés des secteurs concernés de l’AES, des experts, des investisseurs et des délégations africaines et internationales.
Dans son discours d’ouverture, le Chef du Gouvernement a souligné que la souveraineté exige une maîtrise effective des ressources naturelles. « Mais posséder des ressources ne suffit pas. Le véritable enjeu est de les connaître, de les sécuriser, de les transformer et d’en répartir équitablement les retombées », a-t-il affirmé.
Pour concrétiser cette ambition, le Premier ministre a défini quatre exigences : la sécurisation des territoires et des infrastructures, la transformation locale et le contenu local, la maîtrise de la gouvernance et la maîtrise énergétique. Il a insisté sur la nécessité de développer les industries de transformation et d’accroître la participation des entreprises nationales aux marchés et aux approvisionnements. « Il n’y a pas d’industrialisation sans énergie disponible, fiable et abordable », a-t-il rappelé.
Le couplage des deux événements traduit, selon lui, la volonté des pays de l’AES de mutualiser leurs forces et de construire des chaînes de valeur au service de leurs économies. Le Chef du Gouvernement a ainsi appelé à passer des orientations aux réalisations, à travers des projets communs, des infrastructures partagées et le renforcement de la recherche, de la formation et de l’innovation.
Dans cette perspective, le Premier ministre a réaffirmé l’ouverture des pays de l’AES aux investisseurs, dans le cadre de partenariats transparents, équilibrés et respectueux de leur souveraineté. Il en a précisé les attentes : « Nous attendons des investisseurs qu’ils contribuent à la création de valeur locale, au transfert de technologies et de compétences, au financement de l’industrialisation et au développement durable de nos territoires. » Il a également insisté sur la protection de l’environnement, la sécurité des travailleurs et la prise en compte des communautés riveraines.
Le Chef du Gouvernement a aussi invité les entreprises nationales à se structurer et à renforcer leurs capacités pour capter une part plus importante de la valeur créée. À la jeunesse, il a adressé un appel particulier : « formez-vous, innovez, entreprenez ». Les métiers des mines, des hydrocarbures, de l’énergie et de la transformation industrielle doivent, a-t-il souligné, devenir des espaces de conquête pour les ingénieurs, techniciens, chercheurs et entrepreneurs de l’AES.
Le président du comité d’organisation, le Camarade Doulage Sanou, a salué la mobilisation des acteurs autour de cette double édition. Le programme prévoit des panels de haut niveau, des sessions techniques, des rencontres d’affaires, des expositions et des visites de terrain. Les échanges porteront notamment sur la gouvernance et la transformation des ressources minières, l’exploitation artisanale, l’électrification rurale et l’approvisionnement en hydrocarbures. Le Premier ministre en attend des propositions opérationnelles et des projets capables d’accélérer la transformation industrielle et énergétique de l’espace AES.
À l’issue de la cérémonie, le Chef du Gouvernement a parcouru les allées de l’exposition à la rencontre des acteurs des secteurs minier, énergétique et des hydrocarbures. Au fil des stands, il les a félicités pour leur mobilisation et le savoir-faire présenté au public, tout en les encourageant à poursuivre leurs efforts.
Ces échanges ont été vivement appréciés des exposants, qui ont salué cette marque d’attention du Premier ministre à leur travail. Cette visite a prolongé son appel à la valorisation des ressources par une rencontre directe avec les acteurs qui y contribuent.
Le Camarade Premier ministre, Chef du Gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a présidé, ce lundi 14 septembre 2026 à Ouagadougou, la session ordinaire du Conseil national de la modernisation de l’Administration et de la bonne gouvernance (CN-MABG). Les travaux ont permis d’évaluer les performances de l’Administration publique, d’identifier les insuffisances persistantes et de définir les orientations pour l’année 2027.
À l’ouverture de la session, le Chef du Gouvernement a rappelé que la modernisation de l’Administration publique constitue un enjeu de souveraineté, de dignité et d’efficacité de l’action publique. Elle ne saurait, selon lui, se limiter à des réformes techniques ou à la dématérialisation des procédures.
« Notre ambition doit être claire : faire de l’Administration publique un véritable instrument de souveraineté et de transformation du Burkina Faso », a-t-il déclaré.
Le Premier ministre a ainsi appelé à un changement profond des pratiques, des méthodes de travail et du rapport de l’Administration au Peuple. L’objectif est de bâtir une Administration disciplinée, intègre, compétente, performante, innovante et redevable, capable de produire des résultats et de rendre compte de l’utilisation des ressources publiques.
La performance globale de l’Administration au titre de l’année 2025, établie à 85,38 %, témoigne, selon le Chef du Gouvernement, d’une dynamique appréciable. Tout en félicitant les agents publics ayant contribué à ce résultat, il les a invités à se garder de toute autosatisfaction.
« La performance n’est pas une fin en soi : elle est une exigence permanente », a-t-il souligné, insistant sur la nécessité de traduire les résultats administratifs en améliorations concrètes dans la vie des populations.
Les travaux ont également permis d’examiner les principales insuffisances qui affectent encore le fonctionnement de l’Administration. Elles concernent notamment la faible couverture de l’évaluation de certaines institutions, l’appropriation insuffisante des outils de gouvernance, les contraintes liées aux ressources humaines et aux infrastructures, les difficultés des systèmes d’information ainsi que l’authenticité de certains documents produits dans le cadre de la commande publique.
L’appropriation des plateformes de services numériques par les citoyens figure également parmi les défis identifiés. À ce sujet, le Premier ministre a appelé à une transformation numérique inclusive, adaptée aux réalités nationales et qui ne crée pas de nouvelles formes d’exclusion. Il a notamment souhaité que les langues nationales trouvent progressivement leur place dans les systèmes d’information et les services numériques.
Au cours de la session, les participants ont examiné trois principaux documents : le rapport annuel de mise en œuvre de la Stratégie nationale de modernisation de l’Administration publique, le rapport sur l’état de la gouvernance au Burkina Faso et le rapport global sur la performance des structures de l’Administration publique, tous au titre de l’année 2025.
Ils ont également analysé les résultats des évaluations des stratégies nationales relatives à la déconcentration administrative, à la modernisation de l’Administration publique et à la promotion de la bonne gouvernance.
À la clôture des travaux, le Premier ministre a engagé les responsables concernés à transformer les recommandations adoptées en actions concrètes, assorties de responsabilités clairement définies et de mécanismes rigoureux de suivi. Il a précisé que les insuffisances relevées ne remettent pas en cause les performances enregistrées, mais constituent des défis prioritaires auxquels des réponses doivent être apportées.
Les orientations définies pour 2027 devront notamment permettre à l’Administration d’accompagner la reconquête du territoire et le retour effectif de l’État auprès des populations.
« Là où nos Forces combattantes reconquièrent des espaces, notre Administration doit être prête à rétablir durablement la présence et l’autorité de l’État », a affirmé le Chef du Gouvernement.
Pour Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, le rétablissement de la sécurité doit s’accompagner du retour de services publics adaptés aux besoins des populations, notamment dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’état civil, de la justice, de l’action sociale et de l’administration territoriale.
Le Premier ministre a enfin appelé chaque ministère, institution, structure et agent public à prendre sa part dans la refondation de l’Administration, sous le sceau de la primauté de l’intérêt général. Il a chargé le ministère des Serviteurs du Peuple, à travers le Secrétariat permanent de la modernisation de l’Administration et de la bonne gouvernance, d’assurer un suivi rigoureux de la mise en œuvre des conclusions et orientations issues de la session.
Le Camarade Premier ministre, Chef du Gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a reçu en audience, ce lundi 7 septembre 2026, l’ambassadeur de la République populaire de Chine au Burkina Faso, Zhao Deyong. Les échanges ont porté sur l’état des relations bilatérales et les perspectives de renforcement de la coopération, notamment dans les secteurs productifs et stratégiques.
À l’issue de l’audience, l’ambassadeur Zhao Deyong a indiqué avoir eu avec le Chef du Gouvernement « un échange franc et fructueux » sur les relations entre la Chine et le Burkina Faso.
Les deux parties se sont félicitées de la qualité de leur coopération dans plusieurs domaines prioritaires, notamment l’agriculture, la santé, la défense et les infrastructures technologiques. Cette dynamique se traduit également par l’intensification des échanges entre les peuples.
Selon l’ambassadeur chinois, plus de 8 000 visas ont été délivrés, en 2025, à des citoyens burkinabè pour des activités commerciales, des études, des formations et diverses missions professionnelles en Chine. Cette mobilité croissante illustre la vitalité des échanges économiques, universitaires et humains entre les deux pays.
Les échanges ont également permis de relever des convergences entre la Révolution progressiste populaire engagée au Burkina Faso et l’approche chinoise du développement centré sur le peuple. Pour Zhao Deyong, ces convergences offrent aux deux pays des possibilités de partage d’expériences et d’enrichissement mutuel dans la conduite de leurs politiques de développement.
Le Camarade Premier ministre a, pour sa part, souligné l’importance de la coopération avec la Chine dans la volonté du Burkina Faso de renforcer ses capacités nationales de production. L’expérience chinoise en matière d’industrialisation, de mécanisation et de transformation économique pourrait ainsi contribuer à accompagner la dynamique productive engagée par le Pays des Hommes intègres.
Le Burkina Faso acquiert déjà en Chine divers équipements destinés à la défense, ainsi que des machines de production agricole et industrielle. Le Chef du Gouvernement a souhaité que cette coopération soit davantage orientée vers l’acquisition d’équipements productifs, le transfert de technologies, la formation des compétences nationales et le développement d’unités locales de production.
Dans cette perspective, le Camarade Premier ministre a insisté sur la nécessité de privilégier les appuis permettant de renforcer durablement les capacités nationales de production. Au-delà des aides ponctuelles, notamment alimentaires, l’enjeu est de permettre au Burkina Faso de produire davantage, de transformer localement ses matières premières et de réduire progressivement sa dépendance vis-à-vis de l’extérieur.
L’ambassadeur Zhao Deyong a assuré que la partie chinoise partage cette orientation et entend adapter davantage ses interventions aux priorités définies par le Gouvernement burkinabè.
« La Chine soutiendra le Burkina Faso dans la recherche d’une voie de développement adaptée à ses réalités nationales, afin de parvenir à un développement autonome sur la voie de la modernisation et d’améliorer le bien-être de sa population », a-t-il déclaré.
Le diplomate chinois a également évoqué la mise en œuvre de plusieurs accords et projets d’appui conclus entre les deux pays. Il a souhaité une accélération de leur exécution, dans le respect des modalités convenues, afin que les engagements pris se traduisent rapidement par des réalisations concrètes.
La coopération sino-burkinabè compte déjà plusieurs réalisations importantes. Le Centre hospitalier universitaire de Pala, à Bobo-Dioulasso, en constitue une illustration majeure. Inaugurée le 24 décembre 2025, cette infrastructure sanitaire moderne, réalisée avec l’appui de la République populaire de Chine, contribue au renforcement de l’offre nationale de soins spécialisés.
Cette audience confirme la volonté commune du Burkina Faso et de la République populaire de Chine de développer une coopération pragmatique et mutuellement bénéfique, davantage orientée vers la production, le transfert de savoir-faire et l’obtention de résultats concrets au profit des populations.
Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, le Camarade Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a reçu en audience, ce mercredi 2 septembre à Ouagadougou, une délégation des secrétaires généraux des Grandes Chancelleries des pays membres de la Confédération des États du Sahel (AES). Présentée au Chef du Gouvernement par le Grand Chancelier des Ordres burkinabè, le Général de brigade à la retraite Pingrenoma Zagré, la délégation a recueilli les orientations du Premier ministre pour renforcer la transmission des valeurs nationales à la jeunesse et ancrer le système de reconnaissance du mérite dans les identités des peuples.
Réunis dans la capitale burkinabè pour leur première rencontre technique, les secrétaires généraux des Grandes Chancelleries du Burkina Faso, du Mali et du Niger échangent sur les cadres juridiques et institutionnels de leurs chancelleries afin de proposer les fondements d’un cadre commun de reconnaissance du mérite dans l’espace confédéral.
Le Chef du Gouvernement a salué la tenue d’une telle rencontre, qui s’inscrit dans la dynamique de concertation prônée par les leaders des pays de l’AES. Pour le Camarade Premier ministre, les réflexions menées lors de cette rencontre doivent s’inscrire pleinement dans la démarche de rupture et d’affirmation de la souveraineté portée par les États de l’AES. Relevant que les pratiques de nombreuses chancelleries demeurent largement marquées par l’héritage colonial, il a appelé à des réformes qui accordent toute leur place aux références historiques, aux identités culturelles et aux valeurs propres aux peuples de la Confédération.
« N’ayons pas peur d’être différents. Dans nos discours et dans les symboles, nous devons célébrer notre identité », a affirmé le Camarade Premier ministre. Il a ainsi invité ses interlocuteurs à puiser dans les traditions et les réalités socioculturelles des trois pays pour repenser les formes et les symboles de reconnaissance et de valorisation du mérite.
Le Chef du Gouvernement a également exhorté les Grandes Chancelleries à mener une communication plus active, particulièrement en direction de la jeunesse. Il les a engagées à intégrer davantage la pédagogie et la sensibilisation dans leurs actions pour faire connaître les symboles et les valeurs de la Nation et en expliquer la signification, afin d’éveiller et de renforcer, chez les jeunes, l’amour de la Patrie et le respect de ses symboles.
À la sortie de l’audience, le Grand Chancelier des Ordres burkinabè a précisé la finalité des réflexions en cours. « À terme, les conclusions issues de ces travaux devront permettre de définir les valeurs, les critères et les symboles devant encadrer l’attribution des distinctions honorifiques dans l’espace confédéral », a-t-il souligné.
Pour sa part, Adama Traoré, chef de cabinet de la Grande Chancellerie du Mali, a rappelé que la reconnaissance du mérite occupait déjà une place importante dans les sociétés africaines, bien avant l’instauration des systèmes modernes de décorations.
« Dans nos traditions, la reconnaissance du mérite existait au sein des communautés. Les hommes et les femmes qui faisaient preuve de courage, de bravoure ou qui se distinguaient par leur travail et leur contribution à la communauté étaient reconnus et valorisés », a-t-il expliqué.
Selon lui, les travaux qui les réunissent à Ouagadougou aux côtés de leurs homologues burkinabè doivent permettre de remettre en lumière ces mécanismes traditionnels et de les adapter aux réalités contemporaines de la Confédération. L’ambition est également de promouvoir une reconnaissance du mérite qui valorise toute personne contribuant de manière remarquable, par son engagement, son travail ou sa bravoure, à l’édification de la Nation et de l’espace confédéral.
Les orientations du Premier ministre invitent ainsi les Grandes Chancelleries à conjuguer reconnaissance du mérite et transmission des valeurs pour faire des distinctions honorifiques une expression de l’identité, du patriotisme et de la souveraineté des peuples de l’AES.
Le Camarade ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie TRAORE est en visite d'amitié et de travail au Caire en République Arabe d'Égypte, depuis le 31 août 2026, dans le cadre de la consolidation des relations de coopération entre le Burkina Faso et la République Arabe d’Égypte.
Cette visite qui constitue une nouvelle étape dans la dynamique de renforcement des relations bilatérales, vise à examiner les acquis de la coopération entre les deux pays et à identifier de nouvelles perspectives pour davantage développer le partenariat.
Les travaux se sont ouverts dans la matinée du mardi 1er septembre 2026, au ministère égyptien des Affaires étrangères par un entretien entre le ministre Karamoko Jean Marie TRAORE et son homologue égyptien, Badr ABDELATTY.
Les deux Chefs de la diplomatie ont ensuite conduit des discussions en comité élargi aux délégations burkinabè et égyptienne.
Cette concertation approfondie a permis aux délégations de passer en revue les principaux axes de coopération entre le Burkina Faso et la République Arabe d’Égypte.
Sur le plan de la défense et de la sécurité, les deux parties ont souligné la nécessité de renforcer la coopération, pour faire face aux menaces terroristes, qui troublent la paix et la stabilité du continent.
Elles ont par ailleurs insisté sur la mise en œuvre d’une approche globale pour assécher les sources de financement du terrorisme, tout en agissant sur les leviers de développement socio-économique et la promotion de valeurs de paix et de tolérance.
Pour le ministre Karamoko Jean Marie TRAORE, les pays doivent s’accorder sur les causes profondes de la crise et trouver les moyens par lesquels chaque pays pourrait apporter sa pierre à la construction de la paix.
« La paix n’a pas de limite, elle est pour tous ou elle ne l’est pas », a indiqué le ministre Karamoko Jean Marie TRAORE.
Sur le plan économique, les deux pays entendent donner une nouvelle impulsion à un partenariat mutuellement bénéfique, dans le domaine des échanges et des investissements.
La tenue du premier forum entre hommes d’affaires égyptiens et burkinabè en 2025 au Burkina Faso, et l’organisation de la deuxième édition, qui a lieu à l’occasion de cette visite au Caire, témoignent de l’intérêt de scruter les immenses opportunités d’investissements dans les deux pays.
Le Chef de la diplomatie burkinabè a salué cette dynamique et encouragé le renforcement des rencontres entre les hommes d’affaires des deux pays, en vue de susciter l’investissement et la mise en œuvre de projets concrets, pour la construction d’un paysage économique africain.
« L’Afrique a un potentiel, nous devons être acteurs et bénéficiaires de ce potentiel », a relevé le Chef de la diplomatie burkinabè.
Le Burkina Faso et la République Arabe d’Égypte appellent à une plus grande appropriation des ressources, des outils et de l’espace économique africain.
« Il est temps que l’extraversion s’arrête et que nous revenions à l’intérieur, que nous nous réapproprions nos outils, nos ressources, notre espace économique et que nous donnions du contenu à ce marché », a insisté le ministre burkinabè des Affaires étrangères.
La coopération dans le domaine de l’éducation, de la santé, de la recherche, de la formation et du renforcement des capacités, a également été abordée au cours de la séance de travail entre les deux délégations, sans oublier les échanges culturels à développer entre le Burkina Faso et l’Égypte afin de renforcer les liens entre les deux peuples.
Sur le plan institutionnel, le Burkina Faso et la République Arabe d’Égypte ont réaffirmé leur engagement à poursuivre les discussions, en vue de la finalisation des Protocoles d’accords dans divers sectoriels, en négociation entre les deux parties.
En somme cette rencontre aura permis au Burkina Faso et à la République Arabe d’Égypte de réaffirmer leur volonté commune de donner un nouvel élan à leurs relations et de bâtir une véritable coopération Sud -Sud, fondée sur le respect mutuel et les intérêts partagés.
À l’occasion, le Camarade Karamoko Jean Marie TRAORÉ a transmis le message d’amitié, de fraternité et de solidarité du Camarade Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso à S.E.M. Abdel Fattah Al-SISSI, Président de la République Arabe d’Égypte, tout en saluant le leadership et les efforts du Président égyptien, en faveur de la paix en Afrique et dans le monde.
Le Camarade Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a reçu en audience, ce lundi 31 août 2026, le nouveau Coordonnateur-résident du Système des Nations Unies au Burkina Faso, également Coordonnateur humanitaire et Agent habilité à la sécurité, Njoya Tikum. Au-delà de la prise de contact, cette audience a permis de préciser les orientations de la coopération entre le Burkina Faso et le Système des Nations Unies, avec pour exigence un meilleur alignement sur les priorités nationales et des résultats concrets au bénéfice des populations.
Les échanges ont notamment porté sur le nouveau Cadre de coopération entre le Burkina Faso et les Nations Unies. Sa mise en œuvre devra s’inscrire en cohérence avec le Plan RELANCE 2026-2030, nouveau référentiel national de développement, afin de mieux articuler les interventions du Système des Nations Unies avec les orientations définies par le Gouvernement.
Le Chef du Gouvernement a félicité Njoya Tikum pour sa nomination et lui a souhaité la bienvenue au Burkina Faso. Il a réaffirmé la disponibilité du pays à entretenir un dialogue constructif avec ses partenaires, dans le respect de la souveraineté nationale, des choix stratégiques du Burkina Faso et des aspirations du peuple burkinabè.
Pour le Premier ministre, la coopération doit avant tout produire des résultats tangibles et perceptibles par les populations. Il a, à cet effet, insisté sur la nécessité de privilégier des interventions efficaces, mieux coordonnées et susceptibles d’avoir un impact réel et durable sur les conditions de vie des Burkinabè.
Une orientation à laquelle le nouveau Coordonnateur-résident a marqué son adhésion. Njoya Tikum a réaffirmé la volonté du Système des Nations Unies d’accompagner le Burkina Faso dans la mise en œuvre de ses priorités nationales.
« Nous réaffirmons la disponibilité de tout le Système des Nations Unies à accompagner le Burkina Faso, conformément à ses priorités », a-t-il déclaré.
Le responsable onusien a également souligné l’importance d’une meilleure coordination entre les différentes agences du Système des Nations Unies. Cette démarche devrait permettre de renforcer la cohérence des interventions, de rationaliser les efforts et de faire converger davantage les programmes et les ressources vers les objectifs de développement définis par le Burkina Faso.
Cette première audience avec le Chef du Gouvernement consacre ainsi une volonté partagée de faire évoluer la coopération entre le Burkina Faso et le Système des Nations Unies vers un partenariat mieux aligné sur les priorités nationales, davantage coordonné et résolument orienté vers l’action et les résultats, conformément aux ambitions portées par le Plan RELANCE 2026-2030.
Le Président du Faso, Chef de l’État, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a accordé, ce jeudi 27 août 2026, une audience au Vice-Premier ministre, Ministre des Affaires étrangères, des Affaires européennes et de la Coopération au développement du Royaume de Belgique, M. Maxime PRÉVOT.
Le Royaume de Belgique entend inscrire sa coopération avec le Burkina Faso « avec humilité, mais aussi avec sa diplomatie de l’efficacité et de la fraternité.
Nous restons des partenaires pour favoriser la concrétisation des priorités identifiées par la Présidence du Faso et l’autorité gouvernementale, à travers notamment le plan R.E.L.A.N.C.E. 2026-2030 », a déclaré le Vice-Premier ministre à l’issue de l’audience.
M. Maxime PRÉVOT a insisté sur le respect par la Belgique des choix opérés par les autorités burkinabè. Dans cette dynamique, « notre objectif est d’avoir un effet amplificateur en appui des priorités de l’État burkinabè et pas un effet de substitution à ses priorités », a-t-il souligné.
Selon le Vice-Premier ministre belge, le Royaume de Belgique a la ferme volonté de construire avec le Peuple burkinabè, en particulier et du Sahel en général, un « avenir positif ».
Source : Direction de la communication de la Présidence du Faso
Le Camarade ministre des Affaires étrangères Karamoko Jean Marie TRAORE, a reçu en audience, ce lundi 17 aout 2026, l’Administrateur adjoint du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), Monsieur Haoliang XU, en visite de travail au Burkina Faso.
Cette visite s’inscrit dans le cadre du renforcement de la collaboration entre l’agence des Nations Unies et le Burkina Faso.
La rencontre entre les deux personnalités a permis d'échanger sur les perspectives de la coopération, articulée autour du nouveau référentiel de développement du Burkina Faso.
« Je suis ici pour examiner avec les autorités, comment nous pouvons davantage appuyer le gouvernement dans la réalisation des objectifs clairement définis dans le plan RELANCE et contribuer à la réalisation des aspirations du peuple », a déclaré l’émissaire onusien.
Pour Monsieur Haoliang XU, le plan RELANCE conçu par le gouvernement traduit une politique et une vision stratégiques, claires et réalistes, mettant en évidence les nombreuses opportunités qui existent, tout en prenant en compte les défis auxquels le pays doit faire face.
« Notre objectif est donc de voir concrètement comment nous pouvons apporter notre contribution à la mise en œuvre de ce plan de RELANCE. Le plus important c'est de travailler collectivement, sous la direction du gouvernement et conformément à la vision claire qu’il a définie pour le développement du pays », a-t-il soutenu.
Le diplomate onusien a surtout salué la vision et la détermination du gouvernement et la population en faveur de la souveraineté et du développement endogène.
Le Camarade ministre des Affaires étrangères a dit sa satisfaction de recevoir la visite de l’Administrateur adjoint du PNUD, car dit-il « le contact avec le terrain permet de faire une appréciation plus réaliste sur le contexte et de faire le discernement entre la réalité du terrain et ce qui est contenu dans les rapports ; cela permet aussi de réadapter les approches et de mieux formuler les réponses ».
Le Chef de la diplomatie burkinabè a par ailleurs salué la présence et les actions du PNUD, un partenaire historique et stratégique du Burkina Faso.
Il a insisté sur la nécessité de poursuivre la collaboration dans un esprit d'écoute, de dialogue et de sincérité, afin que les interventions du PNUD s'alignent sur les priorités nationales, conformément au plan RELANCE.
Faire équipe dans le cadre de la mobilisation des ressources, c'est aussi l'un des défis à relever dans le partenariat entre le PNUD et le gouvernement burkinabè, sans oublier la nécessité d'assurer une bonne communication autour des différentes actions menées et leur impact sur le terrain.
A noter qu'avant le Burkina Faso, l’Administrateur adjoint du PNUD s'est rendu au Mali et au Niger. Une démarche également saluée par le ministre des Affaires étrangères, en ce sens qu'elle lui permettra d'avoir une idée plus globale des défis communs que les trois pays de la Confédération AES ont à relever en matière de développement.
Le ministre des Affaires étrangères a cependant souhaité que le PNUD revoit les concepts et les mécanismes de classement des pays, en prenant en compte leurs potentialités, au lieu de procéder selon des standards dont les résultats ne reflètent pas toujours la réalité.