Cinéma : « Femmes au Foyer », une série qui reflète les réalités africaines, bientôt sur la télévision nationale du Burkina
« Femmes au Foyer » est une série fiction qui a été présentée aux Hommes de médias, ce jeudi 22 janvier 2026, à Ouagadougou, en présence des acteurs.
Elle est l’œuvre de Kady Traoré, réalisatrice, Scénariste et Productrice burkinabè.
Produit par Athena Films, ce film relate la vie de quatre femmes battantes (Helena, Michelle, Bibiane et Awa) en quête permanente de réussite dans leurs carrières professionnelles parallèlement à leurs vies de foyer.
Dans un environnement en proie aux préjugés, l’homme n’est relativement pas prêt de voir les femmes quitter la cuisine pour des carrières professionnelles; des femmes pourtant engagées dans une lutte quotidienne pour s’affirmer.
« Femmes au foyer » en somme, met en exergue le travail des femmes, leur droit, leur contribution et leur condition de vie dans la société africaine contemporaine.
D’où vient l’idée de « Femmes au foyer » ?
Selon la réalisatrice Kady Traoré, cette série est inspirée du vécu de plusieurs femmes qui veulent embrasser des carrières socio-professionnelles mais qui sont freinées dans leur élan par des pesanteurs socio-culturelles.
« Aussi, ai-je dans ma proximité, des femmes victimes de ce type de violence : des maris qui empêchent leurs épouses d'avoir une activité professionnelle, les violences domestiques étouffées par les familles, des cas de filles de ménage portant la grossesse de leurs patrons avec la complicité silencieuse des maîtresses de maison. Tout cela m'a conforté dans mon choix d'aborder ces sujets, mais cette fois, dans une fiction. Juste parce que la fiction peut me permettre de parler plus profondément du sujet en y mettant de l'humour. », a-t-elle fait savoir.
Les attentes de Kady Traoré
La réalisatrice a été on ne peut plus claire. Elle ne cherche pas à changer les mentalités mais elle invite plutôt à une réflexion collective afin de trouver des solutions idoines aux maux qui continuent de miner notre société africaine.
« Avec ce film, je ne prétends pas changer les mentalités, mais juste soulever un débat autour de la problématique aussi bien auprès des acteurs politiques que de la société civile, mais surtout, dans la perspective, de semer des interrogations dans la tête des enfants et des parents.
Par ailleurs, je souhaite montrer aux femmes qu'elles ne sont pas seules et qu'elles peuvent se battre pour se faire entendre; montrer aux femmes qu'elles ont des droits. Le code des personnes et de la famille ayant évolué en faveur des femmes, à nous de faire évoluer les mentalités », a-t-elle soutenu ajoutant qu’en Afrique « l'émancipation des femmes à encore du chemin par rapport aux coutumes, aux mœurs, aux habitudes ».
La RTB engagée dans une dynamique d’offrir aux téléspectateurs des films basés sur les réalités socioculturelles burkinabè.
Le lancement officiel de cette série télévisée se fera en direct sur la télévision nationale du Burkina Faso, le 6 février 2026 dans la salle Sembène Ousmane de Azalai hôtel.
Le Directeur Commercial et Marketing de la RTB, Ahandi Jonathan OUOBA, présent à la conférence de presse, a notifié que la collaboration du groupe média leader du Burkina pour la diffusion de ce film, repose sur une condition commune : « offrir des productions burkinabè, faites par des acteurs burkinabè pour des Burkinabè et qui reflètent les réalités socioculturelles du Burkina. C’est-à-dire faire la promotion de la production locale made in Burkina. »
Selon lui, « Femmes au foyer » relate une « histoire authentique propre à nos valeurs culturelles ».
C’est un film parmi tant d’autres, qui sera diffusé en remplacement des télénovelas qui étaient des productions importées avec des contenus plus ou moins décriés, qui ne reflètent pas véritablement notre vécu.
À son avis, c’est une manière pour la télévision nationale de « contribuer au développement du cinéma burkinabè, à la valorisation du patrimoine culturel via le 7e art ».
L’avis de certains acteurs sur leur rôle joué dans le film et le message véhiculé au grand public
Joseph Tapsoba dit « chocho », incarne dans le film Stéphane, le mari de Bibiane. Il bat sa femme pour un oui ou pour un non, et ce, en présence des enfants. Le personnage qu’il incarne met en exergue les violences subies par les femmes dans leurs foyers. « Il s’agit de dénoncer toutes les formes de violence dans les foyers parce que ce sont des faits réels. Il y a des gens qui brutalisent les femmes, les enfants. Il faut qu’on critique ces faits pour un changement positif », a laissé entendre Chocho.
Pour sa part, Sita Traoré, joue le rôle d’Helena, une femme mariée et émancipée. Elle partage les charges familiales avec son époux (50%). Elle doit non seulement travailler pour contribuer aux dépenses de la maison mais aussi prendre en charge des travaux ménagers.
De son point de vue, la contribution de la femme aux charges familiales n’a pas lieu d’être car dans les sociétés africaines, l’homme est le chef de famille et il a le devoir de subvenir à tous les besoins. « Nous sommes en Afrique. L’homme est le père, le roi de la famille. Normalement, c’est lui qui doit prendre en charge les dépenses et la femme s’occupe de la prière. On peut contribuer mais pas à 50/50. Il y a des petits détails que la femme peut gérer. Mais je ne suis pas d’accord qu’on nous impose les 50/50 car cela fait perdre à l’homme sa place et nous perdons également nos valeurs »soutient-elle.
Les Burkinabè sont invités à suivre la programmation de cette série sur les antennes de la télévision nationale pour savourer ce chef d’œuvre d’une réalisatrice au parcours exemplaire.

Flora SANOU
Le Commissariat Général des KUNDE a tenu sa deuxième conférence de presse des KUNDE 2025 ce jeudi 17 avril 2025 à Ouagadougou.
Selon le commissaire général des Kundé, Salfo Soré, les préparatifs vont bon train. « Grâce à Dieu, les choses sont en train de se préciser. On essaie de mettre les petits plats dans les grands. Le rêve sera au rendez-vous. Le niveau d'organisation est à 80 voire 90% », a-t-il déclaré.
PLAN B et GCOM en partenariat avec Burkina Info et Radars Info, ont organisé un Master Class spécial FESPACO, au profit des étudiants de l’ISTIC (Institut Supérieur des Technologies de l’Information et de la Communication), de l’ISIS (Institut Supérieur de l’image et du son), de l’IAIC (Institut africain des industries culturelles), de Clap en Herbe et certains venus des zones à fort défis sécuritaires notamment la région de l’Est, la Boucle du Mouhoun. C’était ce mercredi 26 février 2025, au Centre International de Leadership et d’Excellence 22&SIX. Le thème de ce Master Class était : « Rendre la Production mondiale accessible, atteindre un public plus large tout en créant un impact local avec vos films ».
Kevin Arkadie, a partagé ses connaissances sur la production télévisuelle, la production des séries, le timing qu’il faut en fonction de l’histoire à raconter dans les séries, les circuits éventuels pour la diffusion des films. Selon lui, avant de se lancer dans un projet, il faut avoir un objectif précis : est-ce pour vendre sa production ou non ? Parce que l’objectif recherché doit guider le travail en cours et pour avoir une grande audience, l’on doit ignorer sa personne. « N’écrivez pas une histoire qui vous plait, n’écrivez pas pour vous-mêmes. Ecrivez l’histoire pour votre entourage, votre ville, votre pays, vos voisins et vous verrez le streaming venir à vous-même », a-t-il conseillé les étudiants. Il a souligné que les compagnies de streaming ne paient pas les films déjà connus du public, mais s’intéressent à ceux nouvellement produits pour la souscription.
Pour sa part, Rahmatou Keïta, productrice, scénariste, journaliste et réalisatrice du Niger, pionnière du cinéma nigérien en fiction, en série et en long métrage, l’une des 100 femmes les plus influentes au monde, a parlé de son parcours dans le monde du cinéma, les difficultés rencontrées et prodigué des conseils aux jeunes étudiants qui veulent approfondir leurs études et se lancer dans cet 7e art. Elle confie être venue dans le cinéma par passion et sa première production cinématographique a vu le jour, grâce à l’accompagnement du gouvernement burkinabè particulièrement le ministère de la culture avec à sa tête Mahamoudou Ouédraogo.
Si les bénéficiaires ont exprimé leur satisfaction, ce ne sont pas les organisateurs qui diront le contraire. En effet, selon Boubié Richard Tiéné, représentant du groupe organisateur, la tenue de ce Master Class, est un pari gagné. « Nous sommes vraiment satisfaits. Nous sommes ravis de trouver cette mobilisation. Pour nous, le pari de l’organisation du Master Class spécial FESPACO 2025, a été tenu », a-t-il déclaré. Il a également salué la pertinence des questions posées par les différents participants, ce qui démontre à son avis, leur volonté d’apprendre et qui motive à faire mieux les prochaines fois. À l’en croire, une compétition avec des films courts de deux à trois minutes sur des thématiques précises, qui a lieu à la 28e édition du FESPACO, sera reconduit à l’édition prochaine.
Le comité d'organisation de la 29e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) a dévoilé ce mardi 3 décembre 2024, le visuel officiel de la biennale prévue du 22 février au 1er mars 2025.
Le producteur-réalisateur scénariste burkinabè Oumar Dagnon s’est adjugé le prix du public et une mention spéciale du jury, à la 12e édition du Festival International du film des Lacs et Lagunes en Côte d'Ivoire avec son film long métrage : « Djugu, le mal de l'ombre », le samedi 23 novembre 2024. Il dédie le trophée aux forces de défense et de sécurité (#FDS) qui se battent jour et nuit pour le retour de la paix dans notre pays et aux populations burkinabè qui font preuve de résilience dans ce contexte difficile. Le réalisateur annonce l’avènement d’un nouveau film pour le grand bonheur du public. Il donne plus de détails dans cette interview accordée à Radars Info Burkina.
Oumar Dagnon : Pour nous cette distinction, c’est une victoire d’étape. Le film avait déjà commencé à avoir les lauriers ici au Burkina notamment le prix de la meilleure interprétation masculine et le prix de la meilleure interprétation féminine burkinabè au Sotigui Awards 2024. Une semaine après, nous remportons le prix du public au FESTILAG et la mention spéciale du jury. Quand nous avons reçu ce prix à Abidjan, nous l’avons dédié à toutes nos forces de défense et de sécurité, à toute la population burkinabè résiliente, qui traverse actuellement une situation un peu compliquée. Dans la salle, plusieurs personnes étaient émues de voir qu’on dédiait ce trophée à nos compatriotes Burkinabè. C’est avec beaucoup d’émotion, beaucoup de plaisir et on se dit que ça ne fait que commencer, le meilleur reste à venir et on reste confiant pour la suite.
Oumar Dagnon : Pour la mention spéciale du jury, le grand prix se jouait entre le film « Djugu, le mal de l'ombre », et un film centrafricain, donc ce n’était pas évident. C’était vraiment coincé jusqu’à la dernière minute et ça n’a pas été simple pour le jury pour se décider. Par fini, le grand prix a été attribué au film centrafricain et le jury nous a fait une mention spéciale pour dire reconnaître toute la qualité et la valeur du film. Donc on est passé à un doigt du grand prix. Mais ça ne va pas nous empêcher d’avancer. Nous devons toujours continuer à travailler parce que les festivals se suivent et ne ressemblent pas. Chaque festival a sa ligne éditoriale, les membres du jury n’ont pas forcément les mêmes regards dans les différents festivals. Le travail a été reconnu à sa juste valeur par le jury et c’est ça le plus important. La mention spéciale, c’est aussi une distinction.
Le rappeur burkinabè Prins mic a mis sur le marché de la musique un nouvel album, Catharsis, composé de 14 titres. Dans cet album, il aborde des faits de la société.

« Ce prix, je le dédie d’abord à toutes les personnes qui ont cru en moi. Le 9 janvier, je totalisais 10 ans de carrière en tant que maître de cérémonies. Et je dis merci à tous mes partenaires, à ma mère. Je dédie ce trophée à toutes les FDS du Burkina Faso », déclare pour sa part Freddy Lino. Rien ne présageait la tenue effective de l’événement au regard de la situation sociopolitique et sécuritaire du pays, mais ses organisateurs ont, une fois de plus, relevé le défi. Le promoteur des 12 PCA en tire donc légitimement un sentiment de satisfaction. « En toute franchise, cette 10e édition a été organisée avec beaucoup de difficultés, car nous avons traversé des situations très pénibles depuis pratiquement 4 à 5 ans. Le passage de 2021 à 2022 aussi nous a été encore plus fatal, avec nos forces de défense et de sécurité qui ne font que tomber. En 2022 il y a eu ce renversement sociopolitique qui a entraîné effectivement des couvre-feux à la même période justement où on organisait les 12 PCA. On a beaucoup hésité, se demandant s’il fallait carrément annuler l’événement ou bien le reporter. Aujourd’hui, je tiens sincèrement à remercier tous ceux qui, de près ou de loin, nous ont soutenus, même les autorités qui ont accepté que cet événement se tienne ce soir. Les gens ont le cœur meurtri actuellement, donc nous avons voulu leur redonner un peu d’espoir et inciter l’ensemble des acteurs culturels à rester debout. Nous sommes confiants que la paix reviendra au Burkina Faso. C’est d’ailleurs pourquoi nous avons placé cette 10e édition sous le signe de la paix et de la réconciliation », a souligné Hervé David Honla.
Avant les 12 PCA, les organisateurs ont décerné également des prix à 12 personnalités qui se sont distinguées au cours des 10 derniers années (NDLR : Lire encadré).
Les rideaux sont tombés sur la 27e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) le samedi 23 octobre 2021 au palais des Sports de Ouaga 2000. C’est « La femme du fossoyeur » du Somalien Kadar Ahmed qui a remporté l’Etalon d’or de Yennenga. Cette cérémonie de clôture de la fête du cinéma africain a connu la présence de Roch March Christian Kaboré, président du Faso, de son homologue Macky Sall de la république du Sénégal, pays invité d’honneur, ainsi que de nombreuses autres personnalités.
Dans le palmarès officiel, l’Etalon d’argent est revenu au réalisateur haïtien Gessica Geneus pour son film « Freda » et l’Etalon de bronze est allé au réalisateur tunisien Meylan Bouzid pour son film « Une histoire d’amour et de désir ». S’agissant du pays hôte du Festival, dans la « section Burkina », le prix du meilleur espoir, décerné par le président du Faso, est revenu à Kiswensida Parfait Kaboré pour son film « Après ta révolte, ton vote » et celui du meilleur film burkinabè, « Les traces d'un migrant », a été obtenu par Delphine Yerbanga. Dans la « section fiction court métrage », Carine Bado a remporté le poulain de bronze avec son film « Zalissa ». Dans la « Section documentaire long métrage », le trophée est revenu à Moumouni Sanou qui a remporté l’Etalon d’or avec son film « Garderie nocturne ». Ce dernier affirme sa joie, à travers ce film qui évoque le visage caché des femmes méconnues ou marginalisées du fait de leur emploi, de recevoir cette distinction. « Recevoir ce prix est une satisfaction mais du coup, c’est une pression qui repose sur mes épaules pour aller chercher plus loin », a confié Moumouni Sanou.
Pour le président du Faso, ce FESPACO qui s’est tenu dans un double contexte d’insécurité et de pandémie de COVID-19 a tenu toutes ses promesses. « Tous les acteurs ont exprimé leur joie de prendre part à ce Festival. Cela nous ramène à nos responsabilités de gouvernants pour donner un peu plus de moyens à ce secteur pour le développer », a dit Roch Marc Christian Kaboré. Son homologue sénégalais, Macky Sall, dont le pays était l’invité d’honneur à cette édition, souhaite que le FESPACO continue à éclairer le cinéma africain. « Nous devons accompagner et financer le cinéma africain. Les Africains doivent avoir une part importante dans le financement du cinéma. C’est seulement à ce prix que nous aurons un cinéma libre qui parle de l’Afrique et d’abord pour les Africains. C’est pourquoi au niveau de l’Union africaine, l’idée de soutien à travers des fonds de promotion du cinéma a été mise sur la table pour que chaque pays accompagne ses cinéastes afin que la qualité de notre cinéma soit à la hauteur du cinéma mondial », a souligné Macky Sall. Ce dernier affirme quitter Ouagadougou très satisfait.
La 27e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) livre déjà les résultats des différentes compétitions. Dans la catégorie court métrage, le prix Thomas Sankara a été remporté par L'Egyptien Mohamed Keidr pour son film «Tuktuk». La remise du prix est intervenue dans la soirée du vendredi 22 octobre au ciné Canal Olympia. La créativité, les qualités techniques, la positivité et l'originalité, c'est, entre autres, ce qui a valu au réalisateur Keidr l'obtention de ce prix.
En l'absence du réalisateur, c'est la Tunisienne Leyla Bouzid, par ailleurs première réalisatrice à avoir remporté ce prix dès sa première édition en 2015, qui l'a représenté. Pour elle, recevoir ce prix est un honneur. «C'était quelque chose de très important. Depuis le lancement de ce prix, je me suis beaucoup intéressée à Thomas Sankara. C'était pour moi une manière de faire connaître Thomas Sankara sur le continent africain, l’en occurrence au Maghreb. Moi, je suis Tunisienne. On connaît Sankara dans mon pays, mais pas beaucoup. Ce prix m'a permis de le connaître et de faire rayonner cette grande figure partout», a-t-elle déclaré .










