Stars et réseaux sociaux au Burkina : « On n’est pas obligé de commenter systématiquement les publications », Jacky El Féno, animateur télé
Le showbiz burkinabè est en plein essor et ses acteurs sont de plus en plus professionnels. Il pourrait aller encore mieux si acteurs et Burkinabè acceptaient de se conformer aux normes internationales. Les réseaux sociaux, qui devaient être un tremplin pour se faire promouvoir, sont souvent mal utilisés. Alors, quelle attitude les « stars doivent-elles avoir sur les réseaux sociaux ?
De l’avis du présentateur et animateur radio et télévision Jacques Bassono premier jumeau, alias Jacky El Féno, au Burkina Faso, on veut faire du showbiz mais on a des réserves. En effet, à l’en croire, nous voulons faire du showbiz mais nous ne voulons pas nous conformer à la norme internationale. « Le showbiz, ce n’est pas nous qui l’avons créé. Il a ses règles, ses implications et ses obligations. Soit on va en étroite collaboration et on reste en phase avec ce que ces normes demandent, soit on libère le showbiz », a-t-il martelé.
Il est revenu sur l’épisode Ka Kora et sa photo plutôt « hot » sur les réseaux sociaux. « Tout ce que je peux dire sur ce point, vous pensez que si elle n’était pas sûre d’elle, elle allait le faire ? Vous pensez que si elle doutait de sa capacité elle allait poster cette photo ? Laissez les femmes s’exprimer. Dans tous les cas, elle n’était pas nue. On a imaginé, c’était une configuration. Nous, on n’y peut rien », s’est-t-il offusqué. Quand tu acceptes d’être sur les réseaux sociaux, a-t-il poursuivi, il y a des choses que tu ne dois pas commenter. Tu regardes et tu passes. « Moi aussi j’ai vu, mais je n’ai pas commenté. Cela veut dire que soit je suis indifférent, soit ça me plaît mais je garde cela pour moi, soit ça ne me plaît pas et dans ce cas aussi, je garde cela pour moi. On n’est pas obligé de parler tout le temps», a-t-il affirmé.
Du reste, Jacky El Féno n’a pas manqué de faire un « big-up » à la nouvelle génération. « Je suis fan. Voilà des gens qui ont compris qu’à un moment donné, il faut mettre de côté les considérations à deux balles et s’inscrire véritablement dans l’univers de ce qu’ils veulent faire. Et moi, je leur dis chapeau », s’est-il réjoui. L’animateur télé et radio termine en disant : « Que ce soit sur les réseaux sociaux ou dans la vie, on ne peut pas plaire à tout le monde. Si tu me cherches sur les réseaux sociaux, je ne te répondrai pas, on aura l’occasion de se rencontrer. Je pense que c’est être minable que d’insulter quelqu’un sur les réseaux, surtout quand on le fait derrière un faux profile. La solution, c’est de ne pas répondre. C’est tout ».
Même son de cloche chez Mariam Dramé, plus connue sous le nom d’Amity Meria. Elle se dit fière de cette nouvelle génération d’artistes musiciens qui émergent. « Je dirai qu’elle est beaucoup plus processionnelle et c’est tout à son honneur. Avec cette relève, je suis certaine que le Burkina Faso, dans un avenir proche, fera parler de sa musique », a-t-elle précisé.
Pour ce qui concerne le comportement des artistes surtout sur les réseaux sociaux, la diva de la musique burkinabè soutient que le domaine de l’art est le lieu où la liberté s’exprime le plus et le mieux. Chaque artiste a donc son style et sa manière de faire et c’est ce qu’il fait de lui ce qu’il est. « J’encourage tous les jeunes qui se fraient un passage louable dans la musique. Nul n’a le droit de juger son prochain, au-delà de cela, la musique c’est la grande liberté. Dans ce domaine, tout est permis et accepté, pourvu que vive la musique. Aujourd’hui avec les réseaux sociaux, c’est un tremplin qui permet à l’artiste de se promouvoir. Le buzz, par exemple, apporte un plus. Moi en tout cas, j’adore le buzz, même si je me garde d’en faire », a conclu Amity Meria.
Obissa

Elle a reçu de nombreuses distinctions au Burkina et de par le monde. On peut citer, entre autres, le « Kundé d’or » en 2001, Artiste de l’année par l’Union des radios et télévisions nationales d’Afrique en 2003, meilleure artiste d’Afrique de l’Ouest aux Koras 2004.
Les « homotokés » sont composés de deux jeunes humoristes. « Homo », parce qu’ils portent le même prénom, Yacouba, et « Tokés », qui signifie créatif. Le premier, Yacouba Nana, est garde de sécurité pénitentiaire (GSP) et l’autre, Yacouba Belem, titulaire d’une licence en lettres modernes, est formateur en théâtre. Radars Info Burkina les a rencontrés pour vous.
RB : Avez-vous suivi une formation en la matière ?
L’oralité au cœur de la cité ; un moment où l’écoute, le chant et la parole s’entremêlent, se heurtent, créent une énergie apaisante, celle de l’univers fantastique de la terre rouge du pays des hommes intègre : tel est le concept de « l’Atelier de la forge » initié par le conteur professionnel Pengdwendé Gérard, dit KPG. Nombre de thèmes y sont abordés par « Pakisd Naba kisk-rem de l’inamovible enclume ». Radars Info Burkina s’est entretenu avec lui le jeudi 14 mai 2020. Lisez plutôt.
«A l’occasion de la Journée mondiale du vivre-ensemble, célébrée le 16 mai 2020, le vivre-ensemble doit demeurer malgré la pandémie de coronavirus. Au Burkina Faso, au Mali, au Niger et au Tchad, des crises perdurent. Je voudrais donc lancer un appel à l’humanité entière, en particulier aux Africains, à travailler pour la prospérité. Nous devons bannir les petites querelles intestines et éviter de nous entre-tuer. L’Afrique a besoin de tous ses fils aujourd’hui. Quand il y a crise, on doit se retrouver et discuter pour y trouver une solution. La solution, ce n’est pas le recours aux armes. En tant que parrain du vivre-ensemble, je me dois d’œuvrer pour la paix non seulement pour la présente génération, mais aussi pour celles à venir. Dès la fin de la pandémie de coronavirus, je vais donc reprendre mes actions en faveur du vivre-ensemble. Après avoir bouclé ma tournée à l’intérieur du pays, j’irai au niveau sous-régional. La clôture se fera au Burkina Faso lors d’une nuit spéciale à laquelle tous les diplomates en service au Burkina seront invités », a conclu l’artiste.
Dans le titre « Bass M’buuda », la jeune artiste sensibilise également les citoyens au respect des mesures barrières, encourage ceux qui sont souffrants et rend hommage aux personnes décédées des suites du Covid-19 et du terrorisme. « Bass M’buuda » est chanté en français et en mooré. En seulement une semaine, ledit titre est déjà à 16 000 vues. C’est la preuve, si besoin était, que le message de l’artiste passe bien. A travers cet opus, Tanya dit vouloir aussi rester en contact avec ses fans et rester présente sur la scène artistique. Son actualité, à l’en croire, est en stand-by pour le moment en attendant la reprise des activités culturelles. S’agissant de son programme après-Covid-19, l’artiste répond que la décision revient à son staff. « Avec mon Staff, on verra si on doit réaliser un single ou tout un album », dit-elle. Pour Miss Tanya, même si les activités culturelles sont suspendues, il ne faut pas baisser les bras mais continuer à vivre. Elle invite par ailleurs chaque citoyen au respect des mesures barrières.
« Ces concerts se sont déroulés dans une salle quasiment vide mais avec un décor féerique », a-t-il déclaré. A l’en croire, une dizaine d’artistes ont été associés à ce projet innovant au Burkina Faso. Des artistes comme Freeman Tapily, Nourat et bien d’autres sont déjà passés. Pour Kenzo, l’un des concepteurs de cette idée, le bilan est satisfaisant car, d’après lui, le concept avait pour but essentiel de répondre à un double besoin. « Premièrement il s’agissait de combler un vide et de poursuivre les créations et les expressions artistiques dans ces moments de confinement. Deuxièmement, il était aussi question de créer une large tribune pour sensibiliser les gens aux mesures préventives du coronavirus afin de limiter la propagation du virus », s’est-il réjoui.
Honorine Zoma, plus connue sous le sobriquet de Nourat, une des artistes ayant participé au Covid-Live, s’est dit honorée d’avoir été associée à cette expérience qui s’adapte au contexte. « C’est un grand coup dans le milieu artistique car il fallait développer de nouvelles idées pour que les artistes puissent rester en contact avec leur public », a-t-elle soutenu. Elle a souligné que c’était une belle initiative et a salué les initiateurs car le concept a permis de sensibiliser la population. Amza Gane, alias Amzy, et W. Timothée Arthium Soubeiga, alias Toksa sont en pleins préparatifs pour leur passage ce soir à partir de 20 h au Centre national des arts, du spectacle et de l’audiovisuel (CENASA). Pour eux, l’initiative est à saluer à sa juste valeur. « C’est un beau concept car il nous permet de retrouver nos habitudes, même si ce n’est pas totalement la même chose », a-t-il dit. « C’est une super idée », lance Toksa. Pour lui, il s’agit de divertir tout en sensibilisant. « C’est vraiment bien réfléchi », a-t-il terminé.
Dez Altino, à l’état civil Tiga Wendwaoga Désiré Ouédraogo, et son personnel entretiennent une relation d’équipe. C’est du moins ce qu’il a confié à radarsburkina.net au cours d’une interview qu’il a bien voulu nous accorder le mercredi 06 mai 2020 à son domicile, au quartier Cissin de Ouagadougou. L’homme du « Wend ya Wendé », sans langue de bois, est aussi revenu sur le début de sa carrière et le fameux épisode de son admissibilité au concours d’entrée à l’école nationale de douane.
RB : Avez-vous conscience que la vidéo est susceptible de leur ouvrir des portes. Quel a été votre intention en réalisant cette vidéo avec eux ?
Bill Aka Kora et Cendrine Nama se démarquent des autres artistes dans ce contexte de coronavirus. Ils organisent en effet des concerts live en direct sur Facebook. Une façon pour ces deux artistes de rester en contact avec leur public et aussi d’apporter leur contribution à la lutte contre la pandémie de coronavirus. La rédaction de Radars Info Burkina est allée à leur rencontre. Lisez plutôt.
Un artiste est un griot qui relaie un message et c’est dans ce sens que la plus grande contribution que pourrait apporter un artiste dans cette lutte contre le Covid-19, c’est d’utiliser sa voix et son image pour sensibiliser la population aux gestes barrières, chose que nombre d’artistes font déjà. L’arrêt des activités culturelles, selon Bill Aka Kora et Cendrine Nama, c’est un moment d’introspection, de réflexion, de méditation et de redéfinition des objectifs de tout un chacun. Leur souhait est commun : l’éradication de la pandémie.










