FESPACO 2021 : 34 Films burkinabè en compétition dont « Thomas Sankara, l’Humain » de Boubié Richard Tiéné
En prélude à la 27e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) qui se tiendra cette année du 16 au 23 octobre 2021 sur le thème « Cinéma d’Afrique et de la diaspora, nouveaux talents, nouveaux défis », il a été organisé une conférence de presse pour, d’une part, présenter la sélection officielle de cette 27e cuvée de la biennale du cinéma africain et, d’autre part, procéder à la proclamation des résultats des ateliers Yennenga. Elise Thiombiano, ministre burkinabè de la Culture, des Arts et du Tourisme, Moussa Alex Sawadogo, délégué général du FESPACO, et Abdoul Aziz Cissé, invité du pays d'honneur qu’est le Sénégal, et bien d'autres invités étaient présents à cette cérémonie.
Au total, 239 films seront en compétition à cette 27e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO). Ils ont été retenus par le comité de sélection, constitué de 8 personnalités, dont 2 Burkinabè, à savoir Boubacar Sangaré et Désiré Guy Yaméogo. C’est l’information qu’a donnée le délégué général du FESPACO, Moussa Alex Sawadogo, au cours de cette rencontre.
Une nouvelle section nommée « Sélection Burkina » a été ajoutée cette année aux catégories jusque-là existantes, et ce sont 8 films burkinabè qui sont en compétition dans ladite section. Il s’agit de : « Thomas Sankara, l’Humain » de Boubié Richard Tiéné, « Le chant des fusils » d’EIliot Ilboudo, « Graine » d’Alima Ouédraogo, « Massiiba, le mal d’un peuple » de Seidou Samba Touré, « Tamadjan, l’odyssée » d’Issa de Brahima Traoré, « Après ta révolte, ton vote » de Kiswendsida Parfait Kaboré, « L’odyssée » d’Omar de Mamounata Nikièma et enfin « Les traces d’un migrant » de Delphine Yerbanga.
Plusieurs autres films burkinabè seront en compétition dans d’autres catégories. Dans la section « Fiction long métrage », le pays des hommes intègres est représenté par le réalisateur Boubacar Diallo avec son film « Les trois Lascars ». Dans la section « Long métrage documentaire », on a « Garderie nocturne » de Moumouni Sanou. Dans la catégorie « Court métrage (Fiction documentaire) », cinq films burkinabè sont en compétition. Il s’agit respectivement de : « Bablinga » de Fabien Dao, « Jacob Salem Rock the Naaba » de Paraté Yaméogo, « L’Inconnu » de Simplice Ganou, « Nos voisins » de Delphine Kaboré et « Zalissa » de Carine Bado. Dans la catégorie « Perspective (Long métrage fiction et documentaire) », le Burkina est représenté par Irène Tassembedo avec son film « La Traversée ». S’agissant de la catégorie « Film des écoles africaines du cinéma », deux productions burkinabè ont été sélectionnées. Ce sont : « Une vie volée » d’Arlette Jessica Valla et « Vérité de sang » de Nathalie Kagambega. Dans la section « Animation », le Faso est présent avec le film « Tapis vert (l’homme qui arrêta le désert) Green Carpet (the man who stopped the desert) » de Claver Yaméogo.
En « Série télé », ce sont les films « Dafra » d’Inoussa Kaboré, « Honorables députés » de Serge Armel Sawadogo, « Le clan du caméléon » de Nissi Joanny Traoré et « Une vie de rêve » d’Abdoul Aziz Nikiéma qui ont été retenus. Dans la section « Panorama (long métrage fictions et documentaires) », c’est le film « Takami » de Daniel Kollo Sanou qui est en lice ; 8/8 l’est dans la section « Slot Ciné Biiga/Association Cauris » et dans la catégorie « Classics », ce sont respectivement les films « Wendemi, l’enfant du bon Dieu » de Saint-Pierre Yaméogo, « La femme mariée à trois hommes » de Cilia Sawadogo et « Kono » de Justin Zerbo qui ont été sélectionnés.
Ce sont au total 17 films de fiction longs métrages, 15 films documentaires longs métrages, 29 films courts métrages fictions et documentaires, 13 films perspectives longs métrages, fictions et documentaires, 25 films des écoles africaines de cinéma, 29 films d’animation, 17 séries télévisuelles, 8 films section Burkina longs métrages fictions et documentaires, 20 films panorama longs métrages fictions et documentaires, 13 films section Sukabe et 13 films et 3 slots section classics.
En rappel, la 27e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) se tiendra du 16 au 23 octobre 2021 dans la capitale burkinabè sur le thème « Cinéma d’Afrique et de la diaspora, nouveaux talents, nouveaux défis ». Cette année, c’est le Sénégal qui est le pays invité d’honneur.
Sié Mathias Kam
La 27e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) se tiendra du 16 au 23 octobre 2021 dans la capitale burkinabè. Dans cette perspective, le comité d’organisation de cette biennale culturelle a eu le jeudi 29 juillet des échanges avec les hommes de médias. Objectif : leur faire le point des préparatifs du festival.
On a des prix comme ‘’la meilleure collaboration artistique, que ce soit en images, en scénario, en son ou en montage qui sont tous fixés à 1 million de FCFA ; les films documentaires longs métrages qui comportent un prix Etalon d’or à 10 millions de FCFA, un prix Etalon d’argent à 5 millions de FCFA et un prix Etalon de bronze à 3 millions de FCFA ; les films fictions courts métrages avec le Poulain d’or à 5 millions de FCFA, le Poulain d’argent à 3 millions de FCFA et le Poulain de bronze à 2 millions de FCFA’’. Pour ce qui est de la section Perspectives, les prix sont, entre autres, un trophée et 2 millions de FCFA chacun. Ce sont : le prix Oumarou Ganda de la première œuvre du film de fiction long métrage ; le prix Paul Robeson de la meilleure œuvre du film documentaire long métrage ; le prix Dribril Diop Mambety de la meilleure révélation. La cagnotte des prix de la section Burkina varient de 5 millions de FCFA à 3 millions de FCFA. En ce qui concerne les prix Yennenga post-production en numéraire ou en bourse de post-production, on a le prix DoxBox par exemple qui est évalué à 30 000 euros, soit plus de 19 millions 650 mille FCFA, et le prix Nour-Eddine Sail qui est de 50 000 euros, soit environ 32 millions 750 mille FCFA.
Les présidents de jury ont aussi été dévoilés au cours de cette conférence de presse. Ainsi, Moussa Absa Séné (Sénégal) sera le président du ‘’jury Burkina’’ ; Salif Traoré (Mali) sera, lui, le président du ‘’jury film d’école’’ ; Alain Gomis (Sénégal), double lauréat de l’Etalon du Yennenga, sera le président du ‘’jury Perspectives’’ ; Jihan El Tahri (France/Egypte) occupera la présidence du ‘’jury documentaire long métrage’’ ; ‘’le jury courts métrages fictions et documentaires’’ sera présidé par Angèle Diabang (Sénégal) ; Frederick Lavigne (France) présidera le ‘’jury des séries télé/animation’’. ‘’Le jury long métrage’’ sera, quant à lui, présidé par Abderrahmane Sissako (Mauritanie).
Tenu sous la présidence de Roch Marc Christian Kaboré, le Conseil des ministres, en sa séance du jeudi 22 juillet dernier, a nommé un nouveau directeur général à la tête du Bureau burkinabè du droit d’auteur (BBDA), une structure qui relève du ministère de la Culture. Ce changement a suscité diverses réactions des amoureux de la culture sur la toile. Au micro de Radars Info, quelques acteurs culturels font un bilan du passage du désormais ex-directeur du BBDA, Wahabou Bara, dit Walib Bara.
L’activiste Naïm Touré, lui aussi, y était allé de son appréciation de la gestion du BBDA sur sa page Facebook dans une publication du 20 juin 2021 ainsi titrée : « BBDA : Bureau burkinabè des deals artistiques ».
Même son de cloche chez son acolyte du groupe « Génération 2000 », Baboudi Michel Neya, alias ‘’Benga Kabakourou’’. Tout en félicitant ce dernier pour le travail abattu, il se demande si le BBDA aura encore un DG disponible comme l’était Wahabou Bara pour les artistes. « Quelqu’un pourra-t-il faire mieux que Walib ? L’avenir nous le dira », a affirmé ‘’Benga Kabakourou’’.
Pour cela, nous avons une marraine qui joue pleinement son rôle d'extension et de promotion au-delà des frontières nationales en la personne de Macange Marie, marraine zone Europe chargée des relations avec les organismes internationaux », a précisé la promotrice.
Il ajoute qu'humblement il n'est pas sûr d'avoir incarné intégralement le rôle tel que voulu. « J'ai juste voulu me faire plaisir et laisser mon cœur jouer tout en visant l'excellence », renchérit-il.
Au Burkina Faso, l’entrepreneuriat culturel peine à se faire une place au soleil parce que peu créateur d’emplois. Malgré ce contexte difficile, certains promoteurs culturels ont su transformer leur rêve et en faire une activité qui apporte un plus à l’économie nationale. Sont de ceux-là Sébastien Baziemo, styliste modéliste, fondateur de la maison Sébastien Baziemo, plus connu sous le nom de Bazemsé, et Wenkouni Olivia Ouédraogo, comédienne, conteuse qui sont parvenus non seulement à vivre de leur art, mais aussi à en faire profiter à d’autres personnes.
Généralement opposé au film d’auteur, le film populaire suscite de plus en plus d’intérêt, tant du côté des réalisateurs que de celui des cinéphiles burkinabè. Des spécialistes de la question expliquent les raisons d’un tel attrait pour ce type de film dans les salles de cinéma
La musique burkinabè a subi beaucoup de mutations ces dernières décennies. On constate l’émergence d’une génération d’artistes musiciens ayant un style différent de celui de leurs prédécesseurs. Pour Marius Diessongo, journaliste et consultant culturel, la musique burkinabè a puisé pendant longtemps dans ses propres racines, même si elle a été souvent influencée par des bases rythmiques extérieures.
Marius Diessongo a en outre fait remarquer que c’est à partir de 2005 qu’on a vu apparaître un artiste musicien comme Yoni avec son album Nonglom. C’était une œuvre musicale faite purement de la musique burkinabè à sa base rythmique avec un mélange de musiques moaga, peule et de wedbindé. Yoni a transmis son rythme à Floby qui à son tour l’a transmis à d'autres comme Sofiano et ainsi de suite. Hamed Smani a créé le takborsé, Dez Altino est arrivé avec sa rythmique issue de Ouahigouya. « Peut-être qu'il y a eu des influences sur des consommateurs parce ces derniers sont friands de musique ivoirienne, mais pas sur les artistes forcément », a indiqué Marius Diessongo.
Il fait partie des artistes incontournables en matière d’humour au Burkina et en est l’un des précurseurs. Membre du groupe Génération 2000 dont il est aujourd‘hui le leader, Jean Aimé Bayili, alias JONH’ES, nous dit ce qu’il pense de la promotion de la culture au Faso dans cet article.
Interrogé sur l’importance du groupe Génération 2 000, Momo l’intellectuel ne tarit pas d’éloges sur celui qu’il appelle affectueusement « papa ». « Ce groupe a été la porte d’entrée pour bon nombre d’acteurs et ce qu’on est aujourd’hui, c’est à lui qu’on le doit », nous confie le lauréat du Ouistiti d’or Momo l’intellectuel.











