mercredi 6 mai 2026

687824643 1570097398452967 5770205213303871515 n 1Le Conseil supérieur de la communication (CSC) a, par la décision n°2026-018/CSC du 05 mai 2026, interdit la diffusion des programmes de la chaîne de télévision TV5 Monde sur l’ensemble du territoire national.
Cette mesure fait suite au constat de manquements répétés à la loi, à l’éthique et à la déontologie dans le traitement de sujets liés à la lutte contre le terrorisme au Burkina Faso, ainsi qu’à l’actualité relative aux attaques survenues le 25 avril 2026 au Mali, indique un communiqué du CSC
Les griefs retenus portent notamment sur la désinformation et l’apologie du terr0risme, relevées dans plusieurs éditions du journal télévisé entre avril et mai 2026.
Pour rappel, des dérapages similaires avaient déjà été constatés en 2024, entraînant deux suspensions temporaires par le régulateur : la première le 27 avril et la seconde le 18 juin 2024.
Le CSC saisit cette occasion pour inviter l’ensemble des médias à faire preuve d’une plus grande rigueur professionnelle et à veiller au strict respect des règles d’éthique et de déontologie.

SNC2Au Village des Communautés de la Semaine Nationale de la Culture (SNC) à Bobo-Dioulasso, un espace a particulièrement attiré l’attention ces derniers jours : l’espace « Healthier Kids ». Coloré, accueillant et animé, il a rapidement séduit enfants et parents, curieux de découvrir un stand pas comme les autres, entièrement dédié aux fruits, légumes et céréales locales.SNC5

Ici, pas question de rester spectateur. Les enfants étaient invités à participer activement. Autour de tables remplis de produits du terroir, des chefs cuisiniers étaient présents pour partager leur savoir-faire. Tablier autour de la taille, toque sur la tête, fruits entre les mains, tout était réuni pour permettre aux plus jeunes de se mettre dans la peau de petits chefs cuisiniers.

Dans une ambiance à la fois joyeuse et éducative, les enfants apprenaient à reconnaître les aliments, à comprendre leur importance pour la santé et à découvrir, par la pratique, les bases d’une alimentation saine et équilibrée. Un espace vivant et interactif, qui a également suscité l’intérêt des parents et accompagnateurs.SNC 3

À travers cette initiative, l’objectif est clair : sensibiliser les enfants dès le plus jeune âge aux bienfaits du bien-manger, en mettant en avant les produits locaux. L’approche se veut simple, concrète et accessible, en privilégiant l’apprentissage par le jeu et l’expérience.SNC 4

L’espace s’inscrit dans le cadre du programme mondial “Nestlé for Healthier Kids”, qui vise à encourager de meilleures habitudes alimentaires chez les enfants et leurs familles. La SNC, grand rendez-vous culturel et populaire, offrait un cadre idéal pour porter ce message au cœur des communautés.

Le projet est mis en œuvre avec l’appui de chefs cuisiniers, engagés aux côtés de Nestlé Burkina pour transmettre des réflexes alimentaires sains, adaptés aux réalités locales. Cette même initiative a déjà été déployée lors d’événements majeurs tels que le SIAO et le FESPACO.SNC 6

À ce sujet, Omaro KANE, Directeur de la Communication chez Nestlé Burkina, explique : « L’enfance est le meilleur moment pour apprendre à bien manger. Notre objectif est de rendre les bonnes pratiques alimentaires simples, concrètes et accessibles. Avec les enfants, l’apprentissage devient naturel, vivant et durable. »SNC 7


Au total, 500 enfants ont directement participé aux activités de l’espace Healthier Kids lors de la SNC.

cyriaque ParéLa littérature burkinabè s’enrichit d'un ouvrage essentiel avec la parution de « Henri Sebgo ou le journalisme selon Norbert Zongo », une production littéraire du Dr Cyriaque Paré. Dans cette œuvre, l'auteur rend un vibrant hommage à une icône de la presse africaine, tout en proposant une véritable leçon de journalisme. Sous le pseudonyme de Henri Sebgo, Norbert Zongo n’était pas seulement un journaliste ; il était un symbole de résistance. Le livre plonge le lecteur dans l’itinéraire de cet homme qui a très tôt choisi sa voie, dès les bancs du collège, pour faire de sa plume une arme au service de la vérité, de la justice et de la démocratie.
De ses débuts difficiles dans les médias d’État à son affirmation dans la presse privée indépendante, l'ouvrage retrace le combat d'un professionnel qui a toujours dit « non » à la censure et à la facilité. À travers des journaux célèbres comme Le Journal du Jeudi (JJ), La Clef et surtout L’Indépendant, Norbert Zongo a porté la voix des sans-voix, dénonçant sans relâche les injustices et les abus de pouvoir.672120057 27402304529358800 3918638235409647154 n 1
Ce livre ne se contente pas de raconter la vie de Norbert Zongo ; il met en lumière ses méthodes d’enquête et son éthique rigoureuse. C’est donc un plaidoyer pour un journalisme africain responsable, engagé et utile au peuple. Le Dr Cyriaque Paré, qui signe ici l’hommage d’un élève à son maître, concilie l’admiration et la rigueur scientifique. Il offre ainsi aux générations actuelles et futures une boussole pour comprendre l'importance d'une presse libre dans une démocratie.
L’ouvrage est disponible au prix de 5 000 F CFA à la librairie Mercury, à l'Institut Supérieur de la Communication et du Multimédia (ISCOM) ainsi qu'au siège du journal LeFaso.net.

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LURadars Info Burkina « arpente » aujourd’hui les lignes d’une œuvre littéraire presque mélancolique qui, cependant, reflète la magnificence d’une biographie, la sublimation d’un appel à la résilience et à la sincérité de l’approche relationnelle. C’est un livre « bio » qui n’a pas pour vocation de séduire un lectorat féru de la langue de Molière et de ses tournures parfois complexes et irritantes. La prose de Macange Ngaska Raphoz nous met face à une réalité bouleversante et à une espérance d’un lendemain plus coloré de gaieté. Son titre empreint de métaphore, à lui seul, résume cet état de fait. « Des lucioles dans mes ruines » peut vite induire en erreur les « titrologues » invétérés.

Ce livre de l’éducatrice, artiste camerounaise par ses racines et burkinabè de cœur, est loin d’être une chronologie d’événements douloureux, mais un déroulé d’une vie entremêlant enfance innocente, séparations douloureuses, cruauté humaine, tentations multiformes, liaisons dangereuses voire toxiques, face à un mental de « lionne » au service d’une communauté de l’universalité. Macange, la fille d’Alexandre et de Jeanne d’Arc, fait usage de l’humour et de l’autodérision quand elle évoque son enfance. C’est aussi une forme de sincérité, attribut de l’ambivalence de l’éducation qu’elle a reçue d’une mère au caractère bien trempé et d’un père au tempérament plutôt « calme, conquérant à sa manière ». Elle n’a donc pas choisi une éducation réglée comme une horloge. À l’image de la musique émanant des battements de mains dans les eaux de la rivière Poula à Obala ou encore de la montée d’adrénaline dans la course vertigineuse camouflée à l’intérieur d’un pneu, elle se laissait guider par une existence commune à de nombreux enfants des villes et campagnes d’Afrique.LU 1

La prouesse de l’auteure a consisté à relater avec une profondeur et une exactitude déconcertantes une série de faits qui touchent à la sensibilité de ceux qui les ont vécus. Le lecteur avide de sensations fortes, de détails plus que croustillants, va devoir se raviser. Macange est une éducatrice qui a conscience de la portée de ses écrits. Si, par moments, elle se réserve d’être exhaustive, c’est par pudeur pour les « âmes sensibles » et surtout pour honorer les attributs de son éducation. « Des lucioles dans mes ruines » est donc un miroir, reflet de notre singulier dualisme.

Les prises de position de l’auteure au sujet du racisme voilé dans le prisme d’une condescendance ridicule, ou encore la nuance relative aux religions révélées, élucident à satiété qu’elle demeure une grande adepte des débats contradictoires constructifs. Point n’est impératif pour elle de se faire comprendre en faisant usage à profusion de mots savants. Pourtant, elle en a la capacité, dans sa tête bien faite et bien pleine. Cette sobriété dans la construction sémantique ou sémiologique est voulue pour toucher le subconscient de jeunes lecteurs alertes et paradoxalement exposés à une fragilité émotionnelle insoupçonnée.LU 2

Dans ce livre, il est, entre autres, question de valeurs familiales transmises, d’amitiés plus ou moins lugubres et de relations professionnelles anecdotiques. Les textes de Macange deviennent, à travers ces différents acteurs et dans plusieurs cadres spatio-temporels de l’Afrique à l’Europe, un manuel didactique empreint d’humanisme. Dans un monde en quête effrénée de bien-être, de confort matériel, l’écrivaine nous ramène à l’essentiel existentialiste : nous sommes parce que les autres sont. L’attention dévolue par son entourage et même par des inconnus à son fils JUNO dès sa naissance est l’illustration d’une Afrique solidaire et altruiste.

Sans verser dans un féminisme béat, ce livre qui se laisse lire d’un trait met en exergue la perception que certains ont de la place de la femme au sein d’une société traditionnelle ou moderne. Ces clichés expliquent-ils les tendances de « garçon manqué » que certains de ses proches lui attribuent ? Pourtant, la révolutionnaire dans l’âme, admiratrice du défunt président du Faso Thomas Sankara et du pays des hommes intègres, est d’une douceur atypique. Son album enregistré à Ouagadougou, sa voix et sa chaleur humaine marquent encore au Burkina les esprits de ceux qui l’ont côtoyée ou connue.LU 3

Il n’est donc pas étonnant que, dans les dernières lignes de son livre, nombre de lecteurs soient bouleversés de lire quelques lignes relatives à son combat contre le cancer. Mais pourquoi aborde-t-elle cet aspect touchant en si peu de mots ? Prépare-t-elle le lecteur à une seconde parution ? En attendant de l’avoir en interview pour éclairer notre lanterne, nous apprenons que c’est avec détermination et sérénité. Vaincre le cancer, c’est tout le mal que nous souhaitons à cette brave dame née en avril 1973 au Cameroun.

Dans cette œuvre autobiographique, Macange nous invite à profiter de chaque instant de notre existence. Même dans sa face hideuse, la vie doit être perçue avec reconnaissance et gratitude. Profiter de l’existant avec ses codes, ses limites, sa beauté et sa cruauté est un passage obligé. Tout compte fait, même dans les décombres de notre quotidien, de petites lumières émanant de lucioles nous rappellent qu’il est possible de construire du beau avec si peu. Rester vrai en évitant les confusions entre les valeurs et les artifices : c’est l’essentiel du message de ce récit chronologique de Macange Ngaska Raphoz.

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672675344 1273862261594976 8057644727595001940 n 1Dans le cadre de sa mission régalienne de protection des personnes et des biens, l'Unité Anti-Drogue (UAD) de la Direction de la Police Judicaire (DPJ) de la Police Nationale a engagé, depuis quelques temps, une vaste opération d'envergure contre le fléau de la drogue, qui menace la santé de notre jeunesse, de nos centres de formation et, partant, fragilise la sécurité de nos communautés.
Cette offensive contre la drogue vise à combattre sans relâche la vente et la consommation illicites de stupéfiants afin de porter des coups décisifs aux réseaux de trafic et à mettre un terme aux activités criminelles qui alimentent l’insécurité dans nos quartiers et villes.673474037 1273862491594953 7810606518539922624 n 1
Plusieurs secteurs de Ouagadougou ont été intensivement parcourus et contrôlés, parmi lesquels les quartiers Koulouba, Saaba, Patte d’Oie, Nagrin, Katre Yaar, Zone Une, Tanghin, Tampouy et Pissy. Ces actions de terrain ont permis de découvrir, démanteler, détruire, assainir et sécuriser de nombreuses zones de consommation communément appelées « ghettos ».
A ce jour, ce sont deux cent dix-sept (217) personnes qui ont été interpellées pour des faits liés à la détention, à la consommation, à la vente et au trafic de drogues, dont cinquante-sept (57) vendeurs et revendeurs ainsi que trois (03) trafiquants de drogue. Tous ont été présentés devant les autorités judiciaires compétentes et la plupart ont déjà bénéficié de mesures alternatives telles que des travaux d’intérêt général à la Brigade Laabal et dans d’autres structures appropriées.672430316 1273862968261572 3919626831374777953 n 1
Relativement au mode opératoire utilisé qui était structuré, rapide et particulièrement discret, les consommateurs se regroupaient et s’installaient dans les « ghettos », devenus de véritables points de rendez-vous pour les transactions illicites. Dès que l’affluence devenait suffisante, les vendeurs y effectuaient des incursions brèves et ciblées et, en quelques minutes seulement, procédaient à la distribution des substances stupéfiantes en échange d’argent, avant de se retirer aussitôt. Ce système reposait sur des passages fréquents et répétitifs, parfois à intervalles réguliers, permettant d’assurer un approvisionnement continu. Les échanges se faisaient avec une extrême rapidité et une grande mobilité avec l’usage de motocyclettes afin de limiter les risques d’interpellation.672670434 1273862298261639 5329959049339132926 n 1
Grâce à la collaboration des populations, les investigations menées au cours de l’opération ont permis de saisir treize (13) kilogrammes de cannabis, deux véhicules, un tricycle, plusieurs dizaines de motos et du numéraire.
La Police Nationale réitère ses remerciements aux populations grâce à qui ces résultats ont été atteints. Elle les invite à davantage collaborer avec les forces de sécurité afin de poursuivre cette lutte avec fermeté car la réussir, c’est aussi protéger notre jeunesse, c’est préserver nos familles et c’est bâtir un environnement plus sûr pour tous sans drogue.
Pour terminer, elle invite l’ensemble des citoyens, en particulier les parents d’élèves et les responsables des établissements scolaires, à faire preuve de vigilance et à dénoncer tout cas suspect aux numéros verts que sont les 17, 16 et 1010, afin de contribuer à préserver l’avenir de nos enfants.
source : Police Nationale

672268456 1258026016519621 4982820851396491816 n 1Le mois d’avril est déclaré mois de la prévention par l’Inter Africaine de la Prévention des Risques Professionnels (IAPRP). À l’occasion de la commémoration conjointe de la Journée Mondiale de la Sécurité et Santé au Travail (#JMSST) et de la Journée Africaine de la Prévention des Risques Professionnels (#JAPRP), le Ministre des Serviteurs du Peuple, Mathias Traoré, rend hommage à la résilience des travailleurs et des forces de défense dans les zones à fort défi sécuritaire.


Mathias Traoré, indique que les statistiques de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et celles de la Caisse autonome de retraite des fonctionnaires (CARFO) pour l’année 2024, font ressortir deux mille deux cent soixante-douze (2 272) cas d’accidents du travail et de maladies professionnelles déclarés. Et la prise en charge de ces risques professionnels a coûté à ces deux (02) organismes de prévoyance sociale la somme globale de deux milliards six cent un millions quatre cent vingt-trois mille quatre cent soixante-cinq (2 601 423 465) francs CFA.

Ainsi, il appelle à l’action pour placer la vie humaine au cœur de notre dynamique économique. C'est aussi un moment privilégié pour réaffirmer que chaque travailleur burkinabè a le droit de rentrer chez lui en bonne santé, dit-il.
Il invite :
♦️ les employeurs, à promouvoir des environnements de travail respectueux, inclusifs et protecteurs de la santé physique et mentale des travailleurs ;

♦️ les travailleurs, à adopter des comportements responsables et à me signaler toute situation à risque ;

♦️ les partenaires sociaux, à renforcer le dialogue social facteur indispensable pour promouvoir une culture de prévention des accidents et des maladies liées au travail.

 

Ci-dessous l'intégralité du message

 

MESSAGE DE MONSIEUR LE MINISTRE DES SERVITEURS DU PEUPLE A L’OCCASION DE LA COMMEMORATION DE LA JOURNEE MONDIALE DE LA SECURITE ET SANTE AU TRAVAIL (JMSST) ET DE LA JOURNEE AFRICAINE DE LA PREVENTION DES RISQUES PROFESSIONNELS (JAPRP), 2026

Mesdames et Messieurs les chefs d’entreprise,
Mesdames et Messieurs les travailleurs,
Chère population,

En ces jours mémorables du 28 avril et du 30 avril 2026, notre nation se joint à la communauté africaine et au reste du monde pour célébrer respectivement la Journée Mondiale de la Sécurité et Santé au Travail (JMSST) et la Journée Africaine de la Prévention des Risques Professionnels (JAPRP).

Au-delà du rituel protocolaire, cette double commémoration est un appel à l’action pour placer la vie humaine au cœur de notre dynamique économique. C'est aussi un moment privilégié pour réaffirmer que chaque travailleur burkinabè a le droit de rentrer chez lui en bonne santé.

La célébration de ces journées dans la dynamique de notre Révolution progressiste populaire (RPP), nous exige un changement radical de comportement afin de garantir un milieu sain de travail et un climat favorable au développement économique.

Aussi, je saisis l’occasion pour rendre hommage aux forces de défense et de sécurité, aux Volontaires pour la défense de la Patrie et aux autres travailleurs qui sont dans les zones à fort défi sécuritaire, pour leur engagement et leur résilience.

Mesdames et Messieurs les chefs d’entreprise,
Mesdames et Messieurs les travailleurs,
L’introduction de nouveaux procédés de travail et de nouvelles technologies dans les processus de production des biens et services a transformé les conditions de travail de nombreuses personnes partout dans le monde. Le recours à ces nouvelles techniques et méthodes de travail est susceptible d’engendrer de nouveaux risques sur les lieux de travail dont les conséquences peuvent être très dommageables. Ces risques, souvent invisibles mais bien réels, ont des conséquences graves sur la santé mentale et physique des travailleurs et sur l’économie mondiale.

A titre d’illustration, le coût total de la prise en charge des accidents du travail et des maladies professionnelles représente près de 4% du PIB mondial selon un rapport du Bureau International du Travail (BIT) en 2025.

Le Burkina Faso n’est pas en marge de ce phénomène. En effet, les statistiques de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et celles de la Caisse autonome de retraite des fonctionnaires (CARFO) pour l’année 2024, font ressortir deux mille deux cent soixante-douze (2 272) cas d’accidents du travail et de maladies professionnelles déclarés.

La prise en charge de ces risques professionnels a coûté à ces deux (02) organismes de prévoyance sociale la somme globale de deux milliards six cent un millions quatre cent vingt-trois mille quatre cent soixante-cinq (2 601 423 465) francs CFA. Ces chiffres révélateurs d’une situation préoccupante ne prennent pas en compte les risques non déclarés qui sont tout aussi importants et pourraient menacer la survie de ces organismes.

De ce constat, la prévention des risques professionnels, par l’amélioration des conditions de travail, devient un impératif pour la préservation du capital humain, levier essentiel de performance économique et sociale, toute chose qui entre en droite ligne du point II.5.3.4.1. (v) et (vi) du programme 3.4 du Référentiel National de Développement (PND) 2026-2030, le plan R.E.L.A.N.C.E, de la Révolution Progressiste Populaire (RPP), à savoir « le renforcement de la prévention des risques professionnels et l’amélioration des conditions de sécurité et santé au travail ».

La célébration chaque année de la Journée Mondiale de la Sécurité et Santé au Travail (JMSST) et de la Journée Africaine de la Prévention des Risques Professionnels (JAPRP) respectivement le 28 avril et le 30 avril répond au souci du Gouvernement d’atteindre l’objectif ci-dessus cité. Elle témoigne également de l’engagement du Gouvernement à veiller à la protection des travailleurs.

Mesdames et Messieurs les chefs d’entreprise,
Mesdames et Messieurs les travailleurs,
Chers acteurs de la prévention des risques professionnels,
Chère population,

Cette année, la JMSST est célébrée sous le thème : « Agissons pour un environnement de travail psychosocial sain ». La JAPRP a, quant à elle, pour thème : « JAPRP, 30 ans après : bilan, défis persistants et émergents de la prévention des risques professionnels en Afrique » et a pour sous-thème : « Perspectives stratégiques pour une prévention durable à l’horizon 2040 ».

Le thème de la JMSST retenu cette année met en lumière un défi majeur de notre époque et nous interpelle collectivement sur une réalité de plus en plus préoccupante avec l’émergence des risques nouveaux tels que les risques psychosociaux et ceux liés à l’utilisation des nouveaux outils numériques.

Quant au thème de la JAPRP, il met en exergue les défis persistants en matière de sécurité et santé au travail, l’analyse des risques émergents liés aux mutations technologiques, environnementales et sociétales et, enfin, la proposition d’orientation stratégique pour renforcer les systèmes nationaux de sécurité et santé au travail.

La survenue des risques professionnels a des conséquences désastreuses pour le travailleur, l’entreprise et même la nation toute entière.

C’est pourquoi, la célébration de la JMSST et de la JAPRP constitue cette année comme les années antérieures, une occasion pour le Ministère des Serviteurs du Peuple et ses partenaires, de multiplier les actions en matière de prévention des risques professionnels à travers plusieurs activités durant le mois d’avril déclaré mois de la prévention par l’Inter Africaine de la Prévention des Risques Professionnels (IAPRP).

A cette occasion, je tiens à saluer le rôle essentiel de l’ensemble des acteurs qui, depuis plusieurs décennies, œuvrent à la prévention des risques professionnels et à la promotion d’une culture de sécurité et santé au travail au Burkina Faso.
Aussi voudrais-je inviter :

♦️ les employeurs, à promouvoir des environnements de travail respectueux, inclusifs et protecteurs de la santé physique et mentale des travailleurs ;

♦️ les travailleurs, à adopter des comportements responsables et à me signaler toute situation à risque ;

♦️ les partenaires sociaux, à renforcer le dialogue social facteur indispensable pour promouvoir une culture de prévention des accidents et des maladies liés au travail.

Quant au Gouvernement, il reste engagé à accompagner les acteurs du monde du travail dans leurs actions visant à garantir un milieu de travail sûr et salubre.
Tout en réitérant mes encouragements aux acteurs du monde du travail, je souhaite à tous, une très bonne célébration du mois de la prévention des risques professionnels.

Vive la prévention des risques professionnels !
Vive le Burkina Faso, libre et prospère !

La Patrie ou la Mort, nous Vaincrons

Mathias TRAORE
Officier de l’Ordre de l’Etalon

 

Source : DCRP-MSP

 CICR 1 1« De l'assistance à l'autonomie : quand l'humanitaire contribue au relèvement des communautés. » C'est autour de ce thème que se tient la 7e édition du Concours national de la meilleure production journalistique sur les questions humanitaires, organisé par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) au Burkina Faso.

Au cours d'une conférence de presse tenue ce 8 avril 2026 à Ouagadougou, l'organisation a procédé au lancement officiel de la compétition. Celle-ci a pour objectif de mettre en valeur des productions de qualité contribuant à une meilleure compréhension des enjeux humanitaires et des réalités vécues par les populations affectées.

Selon Ene Abah, coordinatrice sécurité terrain et gestion des crises, représentante du chef de délégation de Ouagadougou, l’idée d’un tel concours s’inscrit dans le cadre de la promotion de l’action humanitaire et du droit international humanitaire (DIH) au sein des médias burkinabè. « Ce concours vise à susciter et à encourager un journalisme qui ne se contente pas de décrire la souffrance, mais qui met également en lumière les réponses, les solutions endogènes et les dynamiques de résilience », a-t-elle confié.

Pour Jean Noël Gyengani, représentant le directeur général de la communication et des médias, Frédéric Somé, la thématique de cette édition est une invite lancée aux professionnels et aux futurs journalistes à « aller au-delà de la simple narration des crises, pour explorer les dynamiques positives et dégager des perspectives de reconstitution du tissu social et de reconstruction de notre chère Nation ».CICR2

Abondant dans le même sens, la coordinatrice sécurité estime que le thème incite à dépasser le récit de l'urgence pour souligner l'impact durable de l'action humanitaire, en racontant comment les communautés se reconstruisent et reprennent le contrôle de leur avenir.

L'innovation de cette année réside dans l'institution d'un prix spécial décerné aux étudiants en journalisme. Ces derniers concourent pour un prix spécifique, indépendant des catégories professionnelles. Ils peuvent participer individuellement ou en équipe, à condition d'être inscrits dans une école ou université de journalisme reconnue au Burkina Faso et de soumettre des productions originales.

Le représentant de la Direction générale de la Communication et des Médias estime que ce prix contribue à préparer une « nouvelle génération de journalistes conscients de leur responsabilité sociale » et capables de produire une information de qualité pour le bien-être des populations. Il a réaffirmé l’engagement du gouvernement, à travers le ministère de la Communication, à soutenir toutes les initiatives participant à l'amélioration de l'information et à la promotion d'un journalisme au service du développement, de la paix et de la cohésion sociale.

Ainsi, il encourage vivement les professionnels ainsi que les étudiants à s'approprier ce concours et à proposer des productions à la hauteur des défis auxquels fait face le pays.

Notons que pour les productions audiovisuelles, les œuvres doivent avoir une durée comprise entre 3 et 26 minutes. La diffusion dans un média n'est pas obligatoire pour les étudiants, contrairement aux professionnels dont les travaux doivent impérativement avoir été publiés dans un média reconnu au Burkina Faso.CICR 1

La sélection se fera sur la base des critères suivants : l’adéquation avec le thème ; l’exactitude des données (basées sur des faits vérifiables) ; l’originalité du sujet ou de l’angle de traitement ; l’impact humanitaire de l’action révélée ; la capacité d’analyse et l’esprit critique des candidats ; et enfin, la qualité technique de la production.

Seules les productions en français sont acceptées. Les genres autorisés sont le reportage, l'interview et l'enquête pour la catégorie presse en ligne. La catégorie audiovisuelle concerne les dossiers (magazines), les tables rondes, les interviews et les reportages.

La période de prise en compte des œuvres s'étend du 1er janvier au 6 novembre 2026. Les dossiers sont reçus sous pli fermé dans les locaux du CICR à Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Djibo, Ouahigouya, Dori et Fada N'Gourma, à partir de ce 8 avril jusqu'au 6 novembre 2026 à 16h00. Ils peuvent également être envoyés par courriel à l'adresse Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. avec la référence « Concours national de la meilleure production journalistique sur les questions humanitaires », en précisant les coordonnées complètes du candidat.

Flora Sanou

Radarsburkina.net

668620123 1429626302530549 7831803263733712945 n 1Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a accordé, ce mercredi 08 avril 2026, une audience à une délégation du Conseil supérieur de la communication (CSC) et de l'Association des blogueurs du Burkina (ABB). Conduite par le président du CSC, Louis Modeste Ouédraogo, la délégation a présenté le projet d'intégration de l'éducation aux médias, à l'information et aux réseaux sociaux (EMIRS) dans les curricula de formation et les programmes scolaires au Burkina Faso.
‎Portée par l'ABB et placée sous le leadership institutionnel du CSC, cette initiative stratégique ambitionne de doter les jeunes générations des compétences nécessaires pour un usage responsable et éclairé des outils de communication modernes.
‎À l'issue de l'audience, le président du CSC, Louis Modeste Ouédraogo, a souligné que l'objectif de ce projet est d'agir à la base, surtout chez les jeunes, en renforçant leur esprit critique, face aux enjeux liés à la désinformation et aux contenus numériques.668504133 1429626975863815 6396341958736910356 n 1
‎ "Nous avons conçu ce projet, en tenant compte de la volonté des autorités de promouvoir la transformation numérique. Il s'agit, pour nous, d'apporter une contribution complémentaire aux initiatives déjà engagées, en mettant l'accent sur le changement des comportements à la base",a-t-il ajouté.
‎Le Premier ministre a salué la pertinence de ce projet qui s'inscrit en droite ligne de la vision gouvernementale qui accorde une place importante au numérique dans le système scolaire.
‎Il a également réaffirmé l'engagement du Gouvernement à accompagner toutes les actions qui contribuent à l'éducation citoyenne.
‎ "L'espace numérique peut être une arme de destruction massive. Dans le contexte burkinabè, il y a une guerre informationnelle qui se mène à coup de fausses informations. C'est un combat permanent. De la même manière que le soldat défend le pays, il faut faire pareil sur l'espace numérique", a-t-il expliqué.667209812 1429626889197157 2933384059984884096 n 1
‎Le Chef du Gouvernement a également encouragé le CSC et l'ABB à élargir et finaliser leur approche, en étroite collaboration avec les ministères en charge de l'éducation et de la transition digitale, ainsi que l'ensemble des parties prenantes, afin d'assurer une mise en œuvre harmonieuse et efficace.
‎"Il ne faut pas exclure les adultes. Il faut continuer la sensibilisation, en évitant les approches magistrales, à travers, par exemple, l'élaboration de modules simples et accessibles en français et dans nos langues nationales", a-t-il conseillé.
‎Cette rencontre illustre la volonté des autorités de promouvoir une société mieux informée, consciente des responsabilités qu'impliquent l'usage des médias et des réseaux sociaux, ainsi que des enjeux liés à la communication digitale.
‎Source : 𝐃𝐂𝐑𝐏/𝐏𝐫𝐢𝐦𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞

660283743 1270064498560010 2557220615373998276 n 1 Le Ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, à travers la Direction générale de l’Environnement et du Cadre de vie (DGECV), a mené, ce mardi 31 mars 2026, une opération de police environnementale ayant permis de démanteler un réseau de trafic de déchets dangereux.
À l’issue d’une enquête minutieuse, les agents ont interpellé un commerçant au marché de Tanghin, impliqué dans la vente de caisses ayant contenu du cyanure. Ces contenants, bien que vides en apparence, demeurent des déchets hautement toxiques, susceptibles de provoquer de graves atteintes à la santé humaine et à l’environnement.
L’opération visait précisément à mettre un terme à ce trafic illicite. Elle a permis de constater que ces caisses étaient exposées à l’air libre, manipulées sans aucune précaution et en contact direct avec les usagers et les passants du marché, les exposant ainsi à des risques sanitaires majeurs. Le commerçant en cause a été immédiatement interpellé.657917596 1270064175226709 6295203729308671793 n 1
Interrogé, ce dernier a déclaré ignorer la dangerosité de ces contenants, malgré la présence visible de pictogrammes de danger, notamment les symboles de crâne et d’os croisés.
Pourtant, la réglementation est sans équivoque. Les contenants de cyanure, qu’il s’agisse de fûts ou de caisses, doivent impérativement être retournés aux entreprises d’origine ou pris en charge par les sociétés minières, seules habilitées à importer et utiliser cette substance, dans des conditions strictement encadrées. Leur présence dans les marchés constitue ainsi une infraction grave au Code de l’environnement.
Poursuivant leurs investigations, les éléments de la Police de l’Environnement ont réussi à remonter la filière jusqu’à une entreprise située à Loumbila. Sur les lieux, les constats effectués se sont révélés particulièrement préoccupants. Présence de résidus de cyanure, dépôts anarchiques de déchets, y compris médicaux, et exposition de substances dangereuses à l’air libre.
Face à la gravité des faits, l’entreprise a été mise sous scellés. L’entrepreneur, ainsi que le propriétaire d’un véhicule-remorque présent sur le site, ont été convoqués. Les documents saisis dans ce véhicule ont permis d’établir un lien avec une société minière impliquée dans ce circuit illégal.658206469 1270064831893310 4923337199055995605 n 1
Selon monsieur Hamadou OUEDRAOGO, chef du service de la Police de l’Environnement, une telle situation est d’autant plus incompréhensible que les industries minières, seules habilitées à utiliser et importer cette substance toxique, maîtrisent parfaitement les règles relatives à la gestion des déchets dangereux. Il rappelle que le Code de l’environnement prévoit des sanctions sévères à l’encontre des contrevenants, notamment des peines d’emprisonnement de cinq à dix ans et des amendes allant de 10 à 100 millions de francs CFA.
Il appelle par ailleurs la population à faire preuve de vigilance et à dénoncer toute activité suspecte liée à la vente ou à la manipulation de produits dangereux. Il invite également les commerçants à s’assurer de la nature des produits qu’ils acquièrent, en particulier lorsque ceux-ci portent des pictogrammes de danger.
La Police de l’Environnement assure que les investigations se poursuivent afin de démanteler l’ensemble du réseau. Elle réaffirme son engagement à sanctionner tous les acteurs impliqués, conformément à la loi.
Source : 𝗗𝗖𝗥𝗣/𝗠𝗔𝗘𝗥𝗔𝗛

new yorkLe samedi 28 mars 2026, le cœur de New York a battu au rythme du Sahel. Sous le parrainage de Tommy Regis Zongo, ancien président de l’association des Burkinabè de la ville, les femmes originaires des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) se sont réunies pour célébrer la Journée internationale de la femme en différé. Mais derrière l’éclat des pagnes et la beauté des chants se cachait un message d'une grande profondeur.

 Pour ces femmes vivant loin de leurs terres natales, cette rencontre n'était pas une réjouissance ordinaire : elles ont plutôt choisi de poser un acte de mémoire et de dignité.

Comme elles l’ont affirmé avec force, ce n'est pas la liesse qui les a rassemblées, mais la conscience aiguë des défis que traverse leur région d'origine.new york 1

« Notre démarche est tout sauf une simple fête. Nous venons poser un acte de combat. », ont-elles lancé.

Chaque détail de cette journée portait une symbolique forte. En effet, le port du pagne traditionnel n'était pas qu'une question d'esthétique, mais un véritable étendard de résistance face aux préjugés.

En dansant et en chantant, ces femmes ont rendu hommage à leurs pères, leurs frères et leurs fils qui luttent au pays pour la souveraineté du Sahel.

En refusant de se laisser dicter leur façon de penser ou d'exister, ces ambassadrices ont affirmé leur fierté culturelle face au monde.

 « La femme sahélienne est un roc », ont-elles déclaré.new york 3
Elles se voient comme les gardiennes du temple, transmettant les valeurs de courage et de résilience reçues de leurs mères.

Tout en prônant l'unité de l'Afrique, ces femmes ont été on ne peut plus claires sur leur engagement aux côtés des leaders du panafricanisme : elles ont rappelé qu'elles ne quémandent pas leur place, mais qu'elles la prennent de plein droit.

 Ce rassemblement du 28 mars a prouvé que la distance n'affaiblit pas le patriotisme ; au contraire, elle le fortifie.

 En invitant chacun à voir la culture comme le « dernier rempart des peuples », les femmes de l’AES à New York ont tracé un chemin vers un objectif commun : un Sahel et une Afrique totalement souverains.

Flora SANOU

Radarsburkina.net

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