Culture de la tolérance et de la paix : « La promotion du vivre-ensemble est vraiment notre rôle », Abdoul Ganio Sanfo, chef des programmes de la radio Al Houda
Dans le cadre de la promotion du vivre-ensemble, Radars Info Burkina a effectué un déplacement au sein de la radio-télé confessionnelle Al Houda (radio et télé islamiques de Ouagadougou) pour savoir ce qui est fait en matière de culture de la tolérance et de la paix au sein de ce média.
Lassané Sanfo est chargé des programmes de la télé Al Houda. Selon lui, beaucoup d’émissions sont réalisées pour la promotion du vivre-ensemble. «Dans la majeure partie de nos émissions, la question du vivre-ensemble est abordée. Souvent, nous entrons en contact avec des personnes-ressources pour parler du renforcement de la paix et de la cohésion sociale. Les animateurs des émissions abordent le sujet de la tolérance religieuse à tout moment. A travers les émissions interactives, nous avons un écho favorable des auditeurs qui nous encouragent à aller dans ce sens », a-t-il indiqué.
Quant à Abdoul Ganio Sanfo, chef des programmes de la radio Al Houda, il affirme qu’à la radio également, beaucoup d’émissions sont consacrées à la culture de la tolérance religieuse et de la paix. «Les émissions ou les prêches que nous diffusons sont contrôlés. S’il y a un prêche dans lequel le prêcheur tient des propos de nature à porter atteinte à l’entente entre les musulmans et les non-musulmans, si nous pouvons censurer cette partie nous le faisons. Autrement, si nous trouvons que cela va dénaturer le prêche, nous ne le diffusons simplement pas. C’est, à mon avis, déjà un pas en matière de tolérance religieuse », a-t-il souligné.
Selon lui, la radio accompagne ceux qui font des activités sur le vivre-ensemble. « Par exemple, il y a le Centre culturel islamique du Burkina (CCI-B) qui travaille beaucoup pour le vivre-ensemble au Burkina Faso. C’est un centre qui regroupe la plupart du temps d’autres confessions pour beaucoup d’activités. Chaque fois que ces personnes ont une activité sur le vivre-ensemble, nous n’hésitons pas à les accompagner. Nous pensons que cela est vraiment notre rôle. En plus de cela, je peux dire qu’on a une bonne collaboration avec les autres religions, surtout les médias. Par exemple à TV Maria et Radio Ave Maria (la télé et la radio catholiques de Ouagadougou), on a des collaborateurs avec qui on travaille sans problème », a ajouté Abdoul Ganio Sanfo.
Abdoul Salam Tiendrébéogo est animateur-diffuseur à Al Houda TV. Voici ce qu’il nous a confié : «En matière religieuse, gérer des émissions, surtout celles interactives, n’est souvent pas facile. Si toutefois nous constatons que l’auditeur ou le téléspectateur veut déborder le sujet du jour, on essaie de le lui faire comprendre et on lui demande de rester sur le sujet. Si un intervenant s’obstine à ne pas rester sur le sujet donné, alors on l’interrompt. Mais la plupart de nos auditeurs et téléspectateurs sont compréhensifs. Parmi eux, il y a des musulmans mais aussi des non-musulmans».
Aly Tinto
Les étudiants de l’Institut panafricain d’études et de recherche sur les médias, l’information et la communication (IPERMIC) ont organisé le samedi 4 juillet 2020 au sein de cet établissement supérieur une journée dédiée aux aînés de l’ex-département de journalisme et communication de l’Université Joseph Ki-Zerbo et de l’IPERMIC. Les étudiants ont exposé leurs préoccupations aux aînés. Les échanges et le partage d’expériences ont duré des heures et ont été fortement appréciés.
S'agissant des préoccupations, Salif Zongo a informé leurs aînés de la difficulté pour les étudiants d'obtenir un stage et de la question de l’orientation. «C’est l’occasion pour nous de vous solliciter de nous accompagner dans l’obtention de stages et de faciliter notre insertion socioprofessionnelle », a-t-il demandé.
La Confédération générale du travail du Burkina (CGT-B) a tenu, comme initialement prévu, un meeting ce samedi 4 juillet à Ouagadougou. Il s’est agi pour elle, au cours de cette rencontre, de réaffirmer sa volonté d’interpeller le gouvernement une fois de plus afin qu’il « se penche véritablement » sur les différentes plateformes qui lui ont été adressées par les différents syndicats pour l’amélioration des conditions de vie et de travail de tous les travailleurs du Burkina Faso.
Il ajoute que ce sont les mêmes vaccins qui sont administrés à l’enfant jusqu’à son 4e mois. « En outre, il y a les vaccins du 9e mois : il s’agit, en l’occurrence, de la vaccination contre la rougeole-rubéole RR1 et de celle contre la fièvre jaune. Après la première année du môme, précisément vers son 15e mois, il lui est administré la 2e dose de RR qui est le RR2. Au Burkina Faso, il a été adjoint la vaccination contre la méningite », précise le toubib. 
« Pour être détenteur d’une attestation de reconnaissance ou de toute autre chose de la part du centre de transfusion sanguine, il faut avoir fait au moins 25 dons. En plus de cela, nos dix meilleurs partenaires seront distingués », a-t-il précisé.
Le médecin a terminé en lançant un appel à la population à toujours se mobiliser pour le don de sang afin de permettre de répondre aux besoins des malades. « Avec la crise sanitaire ainsi que la période de palu et de dengue qui s’installe, la consommation de produits sanguins sera très élevée. C’est pourquoi j’invite les uns et les autres à être solidaires et à passer donner un peu de leur sang pour sauver leur prochain, car nul n’est à l’abri d’une transfusion », a-t-il conclu.
Le 23 juin 2020, le gouvernement burkinabè a procédé à la remise du premier lot des 300 ambulances du projet présidentiel au profit des communes du Burkina. Dans son n°206 du 26 juin 2020, le journal « Courrier Confidentiel » s’est penché sur le mode et le coût d’acquisition de ces ambulances. « Ce marché de 300 ambulances à 14,1 milliards aux relents de surfacturation est un endettement aveugle du contribuable au profit d’entreprises avec lesquelles le pouvoir a des intérêts financiers », a écrit le journal. Radars Info Burkina s’est entretenu avec Yacouba Ladji Bama, rédacteur en chef dudit journal. Lisez plutôt.
L’attitude du ministère de la Santé lors de l’investigation sur les conditions d’exécution de ce marché a « vraiment intrigué CC ». « A la fin, on a estimé qu’il ne pouvait pas en être autrement. Ce qu’il faut savoir, c’est qu’après plusieurs jours d’attente, le ministère a fini par nous dire que ce marché n’a pas été géré par lui ; que c’est un marché du gouvernement de façon beaucoup plus élargie et qu’à ce titre, c’est le ministère des Finances qu’on devait voir pour obtenir des informations sur ce marché d’acquisition d’ambulances. Cela nous a paru assez ahurissant. On s’est adressé au ministère des Finances, qui s’est étonné que celui de la Santé ait dit que c’est le département des Finances qui a exécuté ce marché. En réalité, le ministère de la Santé ne sait pas comment se défendre dans ce dossier et il a voulu refiler la patate chaude à d’autres acteurs qui n’ont rien à voir dans le dossier », a-t-il confié.
M. Kaboré est tenancier d’un restaurant situé à proximité dudit terrain et voici ce qu’il nous a confié, visiblement content : « Nous sommes vraiment satisfaits. Avoir aménagé ainsi le terrain nous épargne beaucoup de désagréments. Les jeunes du quartier y jouent au football par exemple », a-t-il affirmé.
Yelhy Technology Africa est une société de droit burkinabè fondée en octobre 2006. Spécialisée dans la production et la pose de pavés vibrés, sa spécificité́ est d’utiliser des techniques à haute intensité́ de main-d’œuvre ainsi que le transfert de cette technologie par l’installation d’usines «clé en main» et leur exploitation au profit de la population locale. Pour ce faire, Yelhy Technology Africa a développé le programme YELHY HIMO (Haute Intensité́ de Main-d’œuvre).
Dans la matinée du samedi 6 juin 2020, l’on apprenait sur les réseaux sociaux la mort du jeune Lionel Kaboui la veille, dans la nuit, au quartier Ouaga 2000 devant un hôtel. Plusieurs versions du drame étaient données. Le même jour dans la soirée, le procureur du Faso près le Tribunal de grande instance (TGI) de Ouagadougou, dans un communiqué, a annoncé que la mort de Lionel Kaboui serait due au fait qu’il aurait heurté un panneau publicitaire au volant de sa voiture et qu’une autopsie serait pratiquée sur le défunt. Dans son tout dernier numéro, le bimensuel « Courrier confidentiel », à l’issue d’une enquête, est formel : « Il s’agit d’une bavure d’éléments de la gendarmerie ». La rédaction de Radars Info Burkina s’est entretenue avec Yacouba Ladji Bama, le journaliste d’investigation auteur de cette enquête, par ailleurs rédacteur en chef dudit journal. Lisez plutôt.
A les en croire, la gendarmerie, par ces allégations, veut trouver des circonstances atténuantes à sa bavure. « Selon les témoignages recueillis, d’abord le principal mis en cause, à savoir celui présenté comme étant l’auteur du premier coup de feu qui était la première personne qu’on estimait nécessaire d’entendre, nie catégoriquement avoir tiré un coup de feu cette nuit-là. Un de ses amis, qui était avec lui sur les lieux, celui avec qui il est descendu de la voiture pour aller prendre le téléphone, dit que ce jour-là son copain n’avait pas d’arme sur lui. En plus quand ils se sont retrouvés en garde à vue pendant 5 jours à la gendarmerie, c’est le témoignage de son ami en question, qui dit qu’il a eu à poser la question à son copain qui lui a répondu qu’il n’avait pas d’arme, qui est ressorti. Nous avons eu un entretien avec le responsable de la communication de la gendarmerie, qui maintient que l’intéressé a tiré un coup de feu et que parmi les témoins qui attestent cela, il y a le même ami en question.
Cela nous a donc amenés à repartir chez cet ami pour comprendre. Comment est-ce qu’il peut nous dire qu’il n’a pas vu d’arme sur son ami et l’ami lui-même lui a dit qu’il n’avait pas d’arme et il va dire à la gendarmerie que ce dernier avait une arme ? Sa réponse nous a convaincus qu’il n’y avait rien de sérieux dans ce qui se raconte sur cette affaire. Il est revenu sur ses propos et a dit qu’en réalité, ce qu’il a eu à dire à la gendarmerie, c’est pendant qu’il était dans un certain état d’esprit, si bien qu’il ne savait plus ce qu’il faisait ni disait. Toutefois, il assure que son ami n’avait pas d’arme et qu’il n’a pas vu d’arme sur lui», a détaillé le journaliste.










