mercredi 4 février 2026

ecm uneLe E-commerce est un système qui permet d’échanger des biens, des services ou de l’information par le truchement d’une plateforme électronique, en général Internet. Le paiement se fait par voie mobile, par virement bancaire ou en espèces à la livraison. Au Burkina Faso, il existe plusieurs sites dédiés au commerce en ligne. Radars Info Burkina a pris langue avec Maxime Da, directeur des expertises techniques et de contrôle à la Commission de l’informatique et des libertés (CIL), et Bantida Samire Yoni, commandant de la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité (BCLCC), pour savoir la procédure en la matière et les risques éventuels dans la pratique.

La CIL est investie d’une mission générale d’information des personnes de leurs droits et de leurs obligations en matière de traitement de données personnelles. La régulation du traitement des données personnelles fait également partie de ses attributions.  « La régulation du traitement consiste à faire en sorte que les personnes morales, notamment les responsables des structures qui veulent mettre en place des bases de données qui portent sur des collectes de données personnelles, viennent les déclarer auprès de la CIL. Lorsque la déclaration est faite, les équipes techniques de la CIL apprécient la conformité du traitement qui en est fait avec les dispositions de la loi », a précisé Maxime Da. La CIL accompagne les structures de retraitement de données, y compris les structures de E-commerce, pour s’assurer que la collecte de données personnelles est conforme aux principes édictés et que la garantie de sécurité mise sur la plateforme est réelle. Selon M. Da, beaucoup de sites existent sans déclaration.

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Vient ensuite la mission de contrôle de l’effectivité de la mise en œuvre de ce traitement. A ce propos, il y a le contrôle en ligne et le contrôle inopiné ou programmé. En matière de gestion des plaintes, selon lui, la CIL procède souvent par l’audition du responsable de traitement de données personnelles. Le directeur des expertises techniques et de contrôle de la Commission avoue cependant qu’elle n’a pas de pouvoir d’investigation.

« Le business qui se fait sur les réseaux sociaux est différent de celui sur les sites développés spécifiquement en tant que plateformes de E-Commerce. Donc c’est beaucoup plus sérieux de faire des transactions sur les dernières citées. Il y a eu des cas où des gens ont vu des articles sur des pages de réseaux sociaux, ont passé commande et, malheureusement, se sont fait gruger. Ceux qui achètent des articles sur les réseaux sociaux doivent savoir qu’ils le font à leurs risques et périls, même s’il convient de souligner qu’il y a aussi des vendeurs sur lesdits réseaux qui sont de bonne foi », a ajouté Maxime Da.

Bantida Samire Yoni, commandant de ladite brigade, affirme que la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité (BCLCC) enregistre plusieurs cas d’infractions liées au E-commerce pour le cas du Burkina Faso.

ecm 3« 80% des structures qui offrent des services de E-commerce le font par les réseaux sociaux. C’est à ce niveau que les problèmes se posent. Nous avons des situations où des personnes reproduisent des pages de certaines structures sur les réseaux sociaux. Des clients font donc des commandes de produits, mais ils ne seront jamais livrés. D’autres personnes créent des pages fictives de vente en ligne d’articles avec des offres alléchantes et beaucoup d’internautes tombent malheureusement dans leur piège. Sur notre page Facebook, des gens grugés nous exposent des situations de ce genre dont ils ont été victimes. Nous les invitions alors à venir dans notre service pour mieux formaliser leur plainte », a-t-il détaillé.

En matière d’investigations, la BCLCC a déjà procédé à des arrestations. « Des malfrats ont été déférés au parquet et d’autres enquêtes sont toujours en cours. Certains malfrats s’y connaissent en matière d’arnaque de ce type, donc il y a des cas assez complexes à traiter », a précisé M. Yoni, qui donne le conseil suivant aux internautes : « Il faut que les gens sachent que la confiance à 100% n’existe pas. Tant qu’on n’a pas reçu la marchandise, on ne doit pas se risquer à payer. Le E-commerce a de l’avenir au Burkina mais il y a un vide : il s’agit de l’absence d’un tiers de confiance dans le processus de E-commerce. Il faut une personne tierce de confiance (NDLR : Une sorte d’intermédiaire entre les deux) qui sera le garant entre le client et le vendeur. En attendant, nous conseillons aux clients de n’effecteur le paiement que s’ils ont la marchandise commandée entre les mains. »

Aly Tinto  

tga uneA l’occasion du Mois national de l’arbre au Burkina Faso, Radars Info Burkina s’est entretenu avec Béyé Gué, chef du service départemental de l’Environnement, de l’Economie verte et du Changement climatique de Loumbila, pour savoir l’état de la coupe abusive du bois et des espèces protégées.

« La tendance de la coupe abusive du bois est haussière et cela est grave. La coupe abusive du bois diffère des zones. Si nous prenons le Centre, notamment les grandes agglomérations, les gens veulent le charbon et le bois. Donc les paysans ont des techniques pour tuer les arbres. Puisqu’il nous arrive de constater des arbres qui subitement sont en état de dessèchement. C’est pour obtenir par la suite soit le charbon soit le bois pour aller le vendre en ville. Donc la coupe abusive du bois est très accélérée tout autour des villes du pays», a regretté M. Gué. 

Selon lui, les agents des Eaux et forêts sont vigilants mais sont dans l’impossibilité de tout surveiller à 100%.

Ainsi, le ministère de l’Environnement a interdit la production du charbon de bois à moins 100 km de la ville, « mais l’extension de la ville de Ouagadougou  fait que les gens sont obligés d’abattre les arbres », a-t-il expliqué.

tga 2En ce qui concerne les espèces forestières protégées, il a souligné que tous les arbres sont certes protégés, mais il existe une liste des espèces dites intégralement protégées. 

« Il y a une différence entre ‘’protégé’’, ‘’partiellement protégé’’ et ‘’intégralement protégé’’. Un arbre peut été protégé soit pour sa valeur économique, soit pour sa rareté. Par exemple le karité, le néré, le dattier du désert, le caïlcédrat et le bois de rose sont protégés. Le piliostigma reticulatum (bagandé en mooré) n’est pas intégralement protégé quand il est petit, mais quand il devient grand il le devient», a fait savoir Béyé Gué.

A en croire le forestier, le bois de rose, dont les feuilles sont prisées par le bétail, est constamment élagué par les éleveurs.  « Par conséquent ces arbres n’ont plus le temps de faire les fruits pour pérenniser l’espèce. Dans la zone ouest de la Kossi, on ne peut plus voir un jeune karité, un jeune néré. Il faut donc planter des espèces locales pour remédier à cette situation », a conclu le chef du service départemental de l’Environnement de Loumbila.

Aly Tinto

basv uneC’est actuellement le Mois national de l’arbre au Burkina Faso. Plusieurs activités de reboisement sont organisées à cette occasion partout dans le pays. Radars Info Burkina s’est entretenu avec Béyé Gué, chef du service départemental de l’Environnement, de l’Economie verte et du Changement climatique de Loumbila, pour savoir comment procéder à la multiplication végétale.

«Quand on plante, c’est pour s’adapter au changement climatique. Sans arbre, il n’y a pas de vie humaine. Mais sans les hommes les arbres vivent. Donc l’homme doit impérativement planter pour survivre », a dit en guise d’introduction Béyé Gué. 

S’agissant de la multiplication végétale, il existe différentes techniques : il y a la plantation avec les plants en pots et la plantation avec des arbres à racines nues, c’est-à-dire ce qui est extrait directement du sol pour être planté dans un autre lieu.

S’agissant de la mise en terre, « pour un plant produit dans un pot il faut forcement enlever le pot. Il faut d’abord découper le fond du pot avec un sécateur. S’il y a des racines qui débordent et sont pliées, il faut les couper. Par la suite, on peut planter sans problème. Pour les racines nues, il faut d’abord s’assurer qu’elles ne sont pas fanées ou coupées au milieu. Donc il faut couper les racines qui ne sont plus favorables à la vie de plante. Par la suite, la plantation peut se faire dans les trous déjà creusés », a expliqué le chef du service départemental de l’Environnement.

Selon lui, en matière de plantation, c’est celle classique que les gens ont l’habitude de faire. «D’abord, c’est la production des plantes dans la pépinière, ensuite choisir un site approprié à l’arbre. Pour la mise en terre, il faut procéder au piquetage, c’est-à-dire à l’identification du lieu où on doit planter l’arbre. Par exemple sur un hectare si on veut un écartement  4X4 entre les arbres, nous avons 625 plants. Donc on doit marquer un piquetage de 625 trous avant la troueaison. En creusant les trous, on  enlève la toute première terre qui est riche pour la mettre de côté. basv 2La dernière terre qui est en profondeur et qui n’est pas riche en éléments nutritifs pour l’arbre doit être séparée de l’autre. Pour le rebouchage, on prend la première terre pour mettre en première position pour faire profiter les racines de l’arbre. Vient ensuite la dernière terre », a détaillé Béyé Gué.

Il a en outre souligné que c’est très important de reboiser avec des espèces fruitières locales car beaucoup d’espèces locales sont en voie de disparition.

«En plus, les arbres fruitiers ont une valeur économique plus grande car plusieurs personnes tirent des bénéfices de la vente de leurs fruits. Beaucoup ont même pu acquérir des engins grâce à ces arbres fruitiers. Mais si on ne songe pas à les planter, à la longue il n’y en aura plus. Donc c’est vraiment nécessaire de les planter pour assurer la continuité », a-t-il soutenu.

Pour trouver les semences des espèces fruitières locales, il a fait savoir qu’il existe une technique de récolte. « Il faut que le fruit soit d’abord mûr et que l’arbre soit sain. Pour enlever les graines, il faut au minimum 100 mètres. En récoltant les fruits, il faut les mettre dans un tissu ou un sac qui est sec sans qu’ils touchent le sol. En tombant au sol, le fruit peut être contaminé », a précisé le spécialiste. 

En matière de vulgarisation, il a indiqué que le ministère de l’Environnent est en train de faire la promotion des espèces locales. « Les pépiniéristes en sont conscients. Quand ils produisent, ça ne suffit pas », a-t-il conclu.

Aly Tinto

afrkSept figures de la scène musicale burkinabè viennent de reprendre ensemble le titre « One love » de Bob Marley.   Il s’agit d’Alif Naaba, de Smarty, de Floby, de Sidir, de Sissao, de Maria Bissongo et de Nourat. Radars Info Burkina s’est entretenu avec Olivia Bissiau, membre de l’association Africa for Africa, par ailleurs initiatrice de ce collectif musical, pour en savoir davantage sur ce projet. « Cette chanson est un hymne à la paix qui bercera les gens jusqu’au 18 décembre prochain, date du concert pour la paix », a-t-elle indiqué.

Ils sont une dizaine, les professionnels de la société civile à porter le concept Africa for Africa, et ils ont décidé d’organiser un concert pour la paix.

« Afrika for Africa, c’est la valorisation des cultures panafricaines qui sont, pour nous, essentielles à la paix durable. C’est toute une histoire que l’on veut écrire avec les Burkinabè et avec les autres populations de la sous-région. Aujourd’hui, ce concept est connu à travers ‘’One love Burkina’’, une reprise du titre ‘’One love’’ de Bob Marley. Et nous n’avons pas choisi ce titre par hasard. En effet, Bob Marley l’avait chanté en 1978, lors du concert pour la paix en Jamaïque. Et vu la notoriété de Bob Marley ici au Burkina, cette reprise dudit titre par 7 artistes a tout son sens », a expliqué pour commencer Olivia BissiauElle a souligné que ces 7 artistes représentent tout le Burkina dans sa diversité culturelle et qu’il était très important pour Africa for Africa que les langues les plus parlées au Faso puissent s’exprimer. 

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« Nous sommes en train de réussir notre pari. Cette chanson est un hymne à la paix qui bercera les gens jusqu’au 18 décembre prochain, date à laquelle est prévu le Concert pour la paix, dont le parrain est le maestro Toumani Diabaté, qui a du reste trouvé l’idée absolument géniale. Ce sera un concert gratuit. Nous considérons que la culture doit aller vers les gens. Donner la possibilité aux Burkinabè qui n’ont pas les moyens de voir un concert de Toumani Diabaté et d’autres stars de pouvoir y assister, c’est important pour nous. Le ticket d’entrée, ce sera un tee-shirt blanc. Le lieu du concert sera précisé ultérieurement, tout comme les noms des stars qui vont y prester. C’est un spectacle que nous organiserons sur fonds propre. C’est pourquoi nous souhaiterions être soutenus par des sponsors, car un tel événement doit se tenir au Burkina avec les Burkinabè», a  poursuivi Olivia Bissiau.

« Autour de cette énergie positive, on peut faire bouger les lignes comme ce fut le cas des trois concerts de référence que sont Woodstock en 1969 aux Etats-Unis contre la guerre du Vietnam, le fameux concert de Bob Marley en avril 1978 qui a fait découvrir la Jamaïque au reste du monde et live Aid en 1985 à Londres contre la famine en Ethiopie. Nous souhaitons que ce concert pour la Paix soit dupliqué l’année prochaine à Bamako ou à Abidjan. Nous voulons donner de l’espoir, ouvrir les gens à la lumière et combattre l’obscurantisme », a-t-elle poursuivi.

afrika 3En ce qui concerne la mise en place du collectif « One love Burkina », Africa for Africa a réfléchi à qui pouvait reprendre le titre « One love » de Bob Marley. « Il fallait que ces artistes puissent chanter sur un rythme reggae pour éviter que la chanson de Bob Marley soit dénaturée. En outre, ils devaient être fédérateurs et porteurs d’un message et accepter de chanter ensemble. Nous avons donc traduit les paroles de Bob Marley et leur avons demandé de s’imprégner du texte et de proposer les paroles qui leur venaient. A l’exception de Nourat qui reprend le premier couplet de Bob Marley en anglais, les autres ont proposé leurs propres paroles. A un moment donné en studio on s’est dit que c’était génial, extraordinaire ce qui était en train de se passer. Il y avait l’osmose entre les musiciens, les techniciens », a confié l’initiatrice de « One love Burkina ».

Selon Olivia Bissiau, les 99% de la chanson ont été réalisés ici au Burkina.  « Elle a été mixée par un des mixeurs de Rihanna. Ce que l’on visait, c’était l’excellence. Et je pense que le résultat est à la hauteur de nos espérances. Le retour du public est incroyable. YouTube n’est pas encore un média très utilisé par les Burkinabè mais après seulement 6 jours de publication, on est à plus de 20 000 vus sur YouTube. Quand on y ajoute les partages, on est à plus de 100 000 vus », s’est-elle réjouie.

Aly Tinto

arbor uneAoût est le mois national de l’arbre au Burkina Faso. Cette année, la province de l’Oubritenga a choisi la commune de Loumbila pour organiser des activités de reboisement. Après la cérémonie symbolique de plantation le 14 août 2020, ce sont environ 300 plants qui seront donc mis en terre le jeudi 20 du mois courant dans le village de Silmiougou.  

 La 1re édition de la Journée de l’arbre à Loumbila est placée sous la présidence du maire de cette petite commune située à quelques kilomètres de la capitale, Paul Taryam Ilboudo. Pour l’occasion, des exposants ont présenté des tisanes et des aliments faits à partir d’espèces locales ainsi que des fruits.

« Le maire de la commune de Loumbila et les conseillers municipaux ont décidé de mettre l’arbre en valeur chaque année pour que la génération future puisse savoir que la coupe abusive du bois nous conduit au péril. C’est ainsi que nous nous sommes réunis pour lutter contre la désertisation.  Aujourd’hui, en plus du gouverneur de la région du Plateau central et du haut-commissaire de la province de l’Oubritenga, il y a plusieurs invités. Nous avons également organisé un marathon. Les participants auront à parcourir 15 km. Ils partiront de la commune de Dapelogo avec pour destination celle de Loumbila. » C’est en ces termes qu’a planté le décor Ambroise Compaoré, président de la commission environnement et développement local de la commune de Loumbila, par ailleurs président du comité d’organisation de cette activité.

arbor 2Il a précisé que chacun des marathoniens recevrait des plants, et les plus méritants des prix. Après la cérémonie de plantation symbolique, le jeudi 20 août il est prévu le reboisement d’un site dans le village de Silmiougou.

arbor 3« Nous allons mettre en terre au moins 300 plants. Il s’agit de plantes médicinales comme le moringa et d’espèces locales comme le néré, le karité et le raisin. Mais les habitants du village recevront des arbres fruitiers, notamment des manguiers, que nous les invitons à planter à domicile », a souligné Ambroise Compaoré.

A l’en croire, le site reboisé sera bien entretenu pour éviter que les arbustes soient détruits par les animaux.  

« Depuis trois ans nous organisons des campagnes de reboisement, mais la plupart se sont soldées par des échecs. C’est pourquoi cette année nous avons décidé d’acheter environ 300 mètres de grillage pour la protection des plants qui seront mis en terre », a-t-il conclu.

Aly Tinto   

arft 2C’est une longue course-poursuite qui a eu lieu entre les « Chinois » et les forces de sécurité ce 12 août 2020 dans l’après-midi au   rond-point des Martyrs à Ouagadougou, à l’occasion du 1er anniversaire de la mort d’Ange Didier Houon, dit Dj Arafat.  Radars Info Burkina a pu observer cette scène. 

Le lundi 12 août 2019, Dj Arafat décédait des suites d’un accident de moto à Abidjan. A l’occasion de l’an I de sa mort, des hommages sont rendus dans la capitale du Burkina Faso au roi du « coupé décalé ».

C’est ainsi que dans la soirée de ce mercredi, plusieurs « Chinois » (NDLR : C’est ainsi que se font appeler les adeptes d’Arafat) juchés sur des motos, certains portant un casque de protection et d’autres pas, ont pris d’assaut le rond-point des Martyrs dans le but de rendre hommage à leur idole.

«Mais à notre grande surprise, la police est arrivée et a commencé à nous disperser», a regretté un « Chinois » arborant un tee-shirt  à l’effigie du « Daïshi » que nous avons croisé.  

Quand nous sommes arrivé devant une station voisine du rond-point des Martyrs, des adolescents habillés pour la plupart en noir s’étaient regroupés à cet endroit avec leurs engins à deux roues. Les pompistes ont même dû arrêter momentanément de servir du carburant aux clients afin « de ne pas s’exposer », comme ils l’ont eux-mêmes confié.

« Je suis venu admirer les motards qui ont décidé de rendre hommage à Dj Arafat, vu que lui aussi était un motard. On est un peu déçu que la police  ait décidé d’empêcher cet hommage», a dit un fan d’Arafat.

arft 3De l’aveu de certains fans du « Yôrôbô », l’information relative au rassemblement audit lieu a été relayée sur les réseaux sociaux. 

A un moment donné, alors que nous étions toujours présent, un pick-up de policiers prit la direction de la station d’essence ; ce fut alors la débandade. Ça courait dans tous les sens au point que la circulation routière était perturbée. 

Toutefois, cette course-poursuite avec les forces de l’ordre n’a pas empêché quelques irréductibles de se livrer à des acrobaties sur la voie publique et de rouler à tombeau ouvert pendant un bout de temps.

D’autres fans d’Arafat qui étaient en voiture sur les lieux et à qui la police a intimé l’ordre de partir nous ont confié ceci : « Nous sommes des Chinois dans le cœur. Chacun d’entre nous ici aimait Dj Arafat. C’est une façon de manifester notre joie et notre douleur en même temps. C’est par passion qu’on est ici. La police est en train de faire son travail. D’autres personnes sont ici pour faire des bêtises. Cette présence de la police va permette d’éviter beaucoup d’accidents.» 

Quand nous quittions les lieux vers 18h, la course-poursuite se poursuivait. 

Aly Tinto

rlgion uneAu Burkina Faso, la religion traditionnelle est désormais prise en compte dans l’Observatoire national des faits religieux (ONAFAR), à l’issue du Conseil des ministres du jeudi 6 août 2020. Radars Info Burkina s’est penché sur une communication de Bétéo Denis Nébié, chargé de recherche à l’Institut des sciences de la société (INSS-CNRST), intitulée : «Quelle contribution des chefs coutumiers et traditionnels dans la promotion des pratiques culturelles positives pour le renforcement de la cohésion sociale ?»

 « S’il est vrai que chaque société devrait être forte sur ses propres bases, comment Kamita pourrait-elle faire pour conjuguer la tradition à la modernité ? Avec une tradition forgée depuis nos aïeux sur une vision du monde grégaire et une modernité orientée essentiellement sur l’individualisme, le mariage peut-il prendre ? Contrairement à ce qu’on pourrait penser de prime abord, cela me semble possible !  Premièrement parce que, même si nos ancêtres n’avaient pas subi le sort qui a été le leur, ils auraient tout de même vécu jusqu’aujourd’hui. Deuxièmement parce que la réalité de l’être humain, est de vivre dans des groupes qui se sont toujours rencontrés à un moment ou à un autre de leur histoire. La conclusion logique est que la manière dont nos ancêtres auraient réagi et se seraient adaptés, c’est à nous de le faire aujourd’hui. Même s’ils auraient eu, il est vrai, beaucoup plus de facilité à s’adapter que nous, étant leurs fils, nous pouvons également relever le défi », a indiqué le Bétéo Denis Nébié.

Comment procède-t-on quand un problème survient dans la communauté ?

Selon le chargé de recherche, quand un problème survient, il faut d’abord rechercher sa cause, sa nature, son origine, ses implications éventuelles sur la société, etc. « Pour ce faire, le chef de terre convoque les notables du village à l’endroit dit des ancêtres et leur annonce son intention de se renseigner sur ledit problème. Le lendemain, il envoie ses « fɩra » consulter. Ceux-ci savent où aller, ayant une longue expérience », a-t-il précisé.

Après le diagnostic du problème, vient la recherche de la solution. « Dans notre zone, cela se passe de la manière suivante : les notables sont avertis qu’il y a un problème qui doit être solutionné. Si cela concerne une personne, une famille, un quartier ou un groupe particulier, celle-ci ou celui-ci sort le premier pour se rendre à l’endroit où les débats vont être menés, c’est-à-dire à la place des ancêtres. Tout le reste du village sort rejoindre les premiers arrivés. Le plus ancien du village et sa suite saluent le chef de terre. Il explique ensuite qu’il a été convié à une rencontre sur un problème à résoudre. rlgion 2Le chef de terre est ensuite invité à décliner le motif de la réunion. Tour à tour, ceux-ci prennent la parole pour donner leur point de vue sur le problème, les explications du devin, ainsi que leurs avis respectifs sur les perspectives de la question à résoudre. Toutes ces interventions sont ponctuées de vœux et de souhaits formulés auprès des ancêtres, de la terre, de la forge, du marigot, de la montagne, de la brousse, etc. A la fin de leurs interventions, le chef de terre invite le détenteur du couteau, qui est en l’occurrence toujours un neveu, à faire les sacrifices indiqués par le devin. A la fin, le chef de terre et le plus ancien formulent des vœux pour l’atteinte des objectifs du sacrifice ainsi que pour la santé et la paix dans le village», a donné en guise de détails M. Nébié.

En matière de leçons à tirer de ces procédures, « la première est que pour un problème du village ou d’un de ses groupes particuliers, tout le monde est présent. Personne ne peut soutenir qu’il a été évité pour quelque raison obscure que ce soit. La procédure ayant été scrupuleusement respectée, l’adhésion ne peut être que générale. La seconde leçon qui dérive de la première est qu’il s’établit une confiance entre les membres de la communauté. Il ne viendrait alors à l’esprit de personne de ne pas respecter la suite des évènements. Une autre leçon est que tout le monde a communié à travers le produit du sacrifice en mangeant ensemble. »

Pour le chargé de recherche, l’Etat est responsable de chacun de nous, « dans notre entièreté (physiquement et spirituellement) ! ».  « Cela signifie également que tous, nous devrons accepter que si nous sommes de telle ou telle croyance, de telle ou telle confession, c’est parce que nous sommes d’abord vivants et en bonne santé.  L’Etat a donc l’obligation de contraindre, s’il le faut, chacun de nous à respecter ces vérités élémentaires. Il faudrait que notre Etat crée des structures qui obligent chacun à rester correct sur cette question », a-t-il souligné.  

Pour finir il recommande à nos dirigeants la consultation des devins. « Selon un proverbe de chez nous, les problèmes surprennent rarement celui qui fréquente les devins, car ils avertissent avant de survenir ! Il est évident que ce serait faire preuve de paranoïa que de passer tout son temps chez des devins qui, avec la mondialisation, sont pour la plupart devenus des charlatans. Mais ne serait-ce que périodiquement, il est bon de recourir à ces intermédiaires qui peuvent réellement être utiles. Je suis conscient de la réaction que les gens auront à cette proposition. Mais à un certain moment, il faut savoir assumer ses responsabilités », a-t-il conclu.

Aly Tinto

econc uneLe dépôt des dossiers pour les concours directs de la fonction publique a débuté le 30 juillet 2020 sur la plateforme e-concours. Des candidats se plaignent de la mauvaise qualité de la ̵plateforme. Le ministère de la Fonction publique, après avoir mis à la disposition des candidats des numéros des centres d’appels pour toute assistance, a prolongé jusqu’au 13 août 2020 le délai d’inscription pour les candidats de niveau supérieur ou égal au baccalauréat. A quelques jours de la fin, Radars Info Burkina a rencontré des candidats pour avoir leur appréciation de la plateforme. 

« Aux premiers instants, c’était difficile de s’inscrire. On a souffert. La plateforme n’était pas très opérationnelle. On pouvait passer plus d’une journée sans arriver à créer un compte. En outre, on a perdu beaucoup d’argent pour les données de connexion. Mais après quatre jours de tentatives, on apprécie l’amélioration de cette plateforme. J’ai pu m’inscrire et le dimanche 9 août, j’ai pu aider des amis à le faire également », a indiqué Hati Ouédraogo. 
Selon cet étudiant, il y a une différence entre la plateforme l’année précédente et celle actuelle. « L’année passée, il n’y avait pas de compte à créer. Pour 2020, une fois que tu arrives à créer le compte, c’est plus facile », a-t-il expliqué. 
econc 2Pascal Tiabondo, lui, affirme : « Au début, pour accéder à la plateforme, c’était très compliqué. On pouvait tenter de 2h jusqu’à 6h du matin sans pouvoir accéder à son compte sur la plateforme. Mes données mobiles sont finies sans que je ne puisse m’inscrire. Depuis le samedi 8 août, ils ont bien amélioré la plateforme. J’ai pu postuler et j’ai pu inscrire des camarades.»
« On a fait savoir qu’il y a une nouvelle plateforme qui a été conçue pour cette année dans le but de faciliter les choses. Mais vraiment, au départ, c’était la désolation totale. Les candidats n’arrivaient pas à s’inscrire. Pire, quand on tente l’inscription, les opérateurs de téléphonie mobile nous facturent sans toutefois valider le paiement. Pour réclamer l’argent, c’est trop protocolaire. Quand on saisit l’équipe mise en place par le ministère de la Fonction publique à cet effet, la solution tarde à venir. Moi particulièrement, j’ai fait deux paiements et jusque-là, on n’a pas validé mes inscriptions ; on ne m’a pas non plus remboursé l’argent. Mais après plusieurs interpellations, nous remarquons ces derniers temps que la plateforme est très fluide. Ils ont vraiment apporté des retouches et actuellement nous disons merci au ministère », a fini par se réjouir Gabriana Haro, étudiant en Sciences juridiques et politiques. 
econc 3Selon Eric Ouédraogo, après les différentes interpellations des candidats, l’accès à la plateforme est facile maintenant et l’inscription est devenue rapide. C’est à partir de samedi 8 août qu’il a pu postuler pour quatre concours. 
Julienne Kaboré, étudiante en 2e année d'études germaniques, déclare : « Depuis 3 jours maintenant la plateforme est accessible à tout le monde. Nous sommes satisfaits également parce que les dépôts en ligne sont plus faciles que les dépôts physiques. Le numérique, c’est ce qu’exige le monde moderne ».
«Suite aux difficultés de paiement des frais d’inscription rencontrées par certains candidats sur la plateforme www.econcours.gov.bf et dans une démarche de constante amélioration, une flexibilité dans le paiement a été introduite permettant aux candidats de postuler aux concours souhaités, sans s’acquitter dans l’immédiat des frais y relatifs», a indiqué, le ministère de la Fonction publique dans un communiqué datant du 7 août 2020.
Le ministère a en outre informé les candidats qu’un travail est en cours avec les opérateurs mobiles de transfert d’argent pour le traitement des coupures des droits d’inscription. 
Selon les statistiques du ministère, à la date du 10 août 2020 à 00 h, ce sont 456 440 candidats qui ont été enregistrés sur la plateforme. 


Aly Tinto 

oneaL’ONEA informe son aimable clientèle de la ville de Ouagadougou qu’il a opéré un retraitement à grande échelle de ses factures en vue de corriger les anomalies constatées sur les factures des mois d’avril et mai 2020.

Il faut noter que les abonnés ONEA des grandes villes comme Ouagadougou sont divisés en deux groupes de relevés.

Le premier groupe constatera un passage des agents releveurs au mois d’août et les abonnés du second groupe au mois de septembre. Les dates limites de paiement de ces factures en distribution ont été réajustées pour respecter les délais accordés aux abonnés pour leur règlement.

Les équipes de l'ONEA restent disponibles pour le traitement de toute réclamation clientèle en pour y apporter des réponses appropriées.

L'ONEA tient à assurer à tous ses clients que leurs attentes et préoccupations seront toujours prises en charge car notre défi quotidien est de travailler continuellement à améliorer le service rendu.

L’ONEA à votre service !

Département Communication

220, Avenue de l’ONEA, secteur 12 (Pissy)

01 BP 170 Ouagadougou 01 –Tél. : 00 226 25 43 19 00 à 08

tabask uneNombreux sont les fidèles musulmans qui ont bravé la pluie matinale de ce vendredi 31 juillet pour prendre part à la prière de l'Aïd el-kébir à la place de la Nation à Ouagadougou. Cette année, c’est El hadj Abdallah Ouédraogo, imam de la Patte-d'oie, qui a dirigé la prière, l'imam  Aboubacar Sana étant présentement en soins.

C'est à 9h, sous une pluie commencée quelque 3 heures plus tôt, que la prière de l’Aïd el-kébir a débuté à la place de la Nation. Si certains fidèles, grâce aux tentes dressées pour la circonstance, étaients à l'abri des gouttes qui tombaient du ciel, d'autres par contre étaient exposés à l'intempérie.

Parmi les personnalités présentes à la célébration de cette fête hautement importante pour la communauté musulmane, il y avait le président de l'Assemblée nationale burkinabè, Alassane Bala Sakandé, le ministre de l'Administration territoriale, Siméon Sawadogo, celui de la Sécurité, Ousseni Compaoré, le maire de la ville de Ouagadougou, le gouverneur de la région du Centre, le  Moogho Naaba et le cardinal Philippe Ouédraogo.

L’imam Abdallah Ouédraogo, celui-là même qui a dirigé la prière du jour, a évoqué la « nécessaire cohésion au sein de la communauté musulmane ». tabask 2L'homme de Dieu a, en outre, longuement insisté sur le vivre-ensemble, la cohésion sociale et la paix au Burkina Faso.  « Nous sommes des frères et sœurs et nous vivions ensemble dans la solidarité bien avant l'arrivée des religions. La preuve ? L'existence de plusieurs confessions dans une même famille. Nous devons donc cultiver au quotidien le vivre-ensemble. La violence n'a jamais été la solution à un problème. Ce n'est que dans le dialogue qu'on peut aplanir les divergences », a-t-il insisté.

tabasc 3Il a aussi eu une pensée pour les personnes déplacées internes. Et comme on est en pleine saison pluvieuse, l'imam a profité de l'occasion pour demander à Allah de donner à notre pays une bonne pluviométrie, non sans avoir prié, par ailleurs, pour des élections apaisées.

«Ce que les musulmans commémorent, c'est le sacrifice d'Abraham. Pour les chrétiens comme pour les musulmans, Abraham, c'est le père des croyants. Il a obéi à Dieu jusqu'à accepter de lui sacrifier son fils. C'est vraiment une grande leçon d'humilité pour les croyants du monde. Le prêche de l'imam m'a beaucoup marqué. Son message pour la paix et le vivre-ensemble était très fort. Nous souhaitons que cette fête fortifie notre union entre croyants, entre citoyens, et ensemble nous prions pour une société réconciliée dans la justice et dans la paix véritable et durable. Bonne fête à tous nos frères et sœurs musulmans », a souhaité le cardinal Philippe Ouédraogo, archevêque de Ouagadougou.

Aly Tinto

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