Journée Internationale de la sage-femme : Madame Nougtara, une sage-femme pas comme les autres
Le 5 mai de chaque année, est célébrée la Journée mondiale de la sage-femme partout dans le monde. Quel métier noble que celui de contribuer à donner la vie ! La sage-femme a pour rôle de surveiller la grossesse, suit son évolution et gère l’accouchement. Un métier délicat parce qu’il comporte beaucoup de difficultés et où les erreurs ne sont pas permises. Suivons le portrait de Madame Gnoné Chantal Nougtara née Zoromé, sage-femme à la retraite et consultante en santé sexuelle et reproductive, qui elle a su marquer la différence.
Madame Gnoné Chantal Nougtara née Zoromé est mariée et mère de cinq enfants. Originaire de région du Nord en plus d’être sage-femme à la retraite, elle porte la casquette de consultante en santé sexuelle et reproductive, de présidente de trois associations qui œuvrent en faveur des femmes et des enfants et de chef de son village à Goldogo (Ouahigouya). Etant l’aînée de sa famille, au décès de son père elle hérite du trône pendant un bout de temps avant d’être remplacée par un de ses oncles. Avec une quarantaine d’années dans l’exercice de ses fonctions, notre sage-femme à la retraite a des retours positifs de sa carrière. « Partout où je passe, les femmes me remercient pour ce que j’ai fait pour elles. Il y a des femmes que j’ai eu à aider à accoucher qui viennent me présenter leurs enfants », dit-elle. Son rôle de femme au foyer ne l’a guère empêchée d’exercer librement sa passion.
Pour elle, une sage-femme doit aimer sa profession et développer des qualités parce que la fonction comporte beaucoup de difficultés. Le moment de l’accouchement est le plus difficile dans la fonction d’une sage-femme. C’est un moment délicat où il faut beaucoup de compréhension, de la patience et de sagesse pour éviter le pire, selon Dame Nougtara.
Elle ajoute que c’est une phase durant laquelle il faut continuer à sensibiliser la future mère pour l’inciter à pousser au lieu de s’emporter contre elle comme le font beaucoup de sages-femmes de nos jours. « Certaines femmes, pendant la phase de la délivrance, n’arrivent plus à entendre les paroles à cause de la douleur, alors à ce moment il nous faut souvent hausser le ton. Mais ceux qui sont dehors ont l’impression que nous crions sur les femmes ». C’est un langage de sourds entre les femmes et les sages-femmes durant l’accouchement. Parfois les sages-femmes se voient obligées de mettre la pression sur les femmes pour qu’elles poussent car il y va de la vie du bébé. La femme sur la table doit impérativement pousser dans les dix minutes qui suivent lorsqu’on lui dit de le faire sinon la vie de son bébé peut se retrouver en danger ou l’enfant peut avoir des tares. « L’enfant peut ne pas être intelligent à l’école donc si la sage-femme pense à cela, elle fait tout pour que la mère pousse ». De toute sa carrière malgré les nombreuses difficultés rencontrées, Mme Nougtara n’a jamais perdu une femme et son enfant ou l’un d’entre eux. Avant chaque accouchement, elle faisait une petite prière et tout se passait toujours bien. Même à la retraite, la sage-femme continue de recevoir de bons rapports. A l’entendre, une sage-femme doit avoir de nombreuses qualités au-delà de celles requises pour la fonction. Mme Nougtara est une sage-femme modèle sur qui beaucoup de sages-femmes devraient prendre exemple.
Elza Nongana (Stagiaire)


« Au nom de Madame le ministre de la Santé, Claudine Lougué, et du chef de l’Etat, je voudrais vous dire merci. Merci d’être venus au ministère de la Santé pour nous témoigner votre solidarité. C’est une contribution majeure. Venir avec les bras chargés du matériel qui est utilisé dans la lutte contre cette pandémie et qui se chiffre à près d’une valeur de 55 000 000 FCFA. C’est une contribution à cette lutte qui mérite d’être saluée à sa juste valeur. Nous vous promettons d’utiliser ce matériel à bon escient afin que la lutte que nous menons soit, dans un proche avenir, un lointain souvenir», s’est-il réjoui.
Très appréciée parce que savoureuse, la mangue est un fruit aux multiples valeurs nutritives. Elle est particulièrement riche en vitamines A et C, en minéraux, en fibres de même qu’en eau. De multiples vertus qui font d’elle un fruit à consommer à souhait, d'autant que c'est un fruit actuellement disponible dans bien des étals au Burkina Faso à un prix accessible.
C’est un truisme d’affirmer que la maladie à coronavirus n’épargne aucun secteur d’activité depuis son apparition. Ce ne sont certainement pas les entreprises privées qui diront le contraire, d’autant plus que beaucoup d’entre elles subissent le contrecoup économique de la crise du Covid-19. La preuve, nombre de sociétés ont réduit l’effectif de leur personnel, traînent des arriérés de salaire ou ont simplement mis la clé sous le paillasson en attendant que la situation revienne à la normale. La rédaction de Radars Info Burkina est allée à la rencontre de quelques acteurs du privé pour s’imprégner de leur situation.
« Pour ne pas réduire notre personnel, nous programmons les employés de manière à ce que chacun puisse travailler et obtenir quelque chose à la fin du mois », explique Jean Marie Bakieka, gestionnaire de l’entreprise Eau Gloria. Un patron d’une entreprise de vente de matériel électronique et d’accessoires de téléphones, quant à lui, dit continuer jusque-là à s’acquitter du paiement de ses factures et des salaires de ses employés. Pour lui, ce genre de situation se prévoit et aussi, il n’a pas beaucoup d’employés à son actif donc pas trop de charges.

«En cette année 2020, les enjeux sont donc nombreux pour les journalistes, et sûrement les risques aussi. Ils seront à coup sûr au cœur de toutes les pressions. Malgré tout, ils doivent poursuivre leur travail sans complaisance ni parti pris pour telle ou telle chapelle politique », a-t-il poursuivi.
Le mois du jeûne représente pour les fidèles musulmans un temps de prière, de pénitence et de charité et une occasion pour eux de se rapprocher d'Allah. 30 jours durant, ils se privent de manger et de boire, du lever au coucher du soleil, a la recherche de biens spirituels. Pour profiter des retombées de ce jeûne, aussi bien sur le plan spirituel que sur celui physique, il est important de savoir quoi manger avant de jeûner et comment composer son menu de rupture du jeûne.
C'est dans un contexte de pandémie du coronavirus que les travailleurs du Burkina Faso et du reste du monde célèbrent cette année le 1er mai. Compte tenu de cette situation, l'Unité d'action syndicale (UAS) n'a pas voulu organiser une manifestation de grande envergure à l'occasion de cette fête du Travail. Elle s'est contentée de s'adresser à ses militants et aux autorités à travers une déclaration. Pour l'UAS, les attaques contre les libertés démocratiques et syndicales, marquées au départ par la tentative des autorités d’adopter des lois liberticides, se sont poursuivies et ont même pris un relief particulier en 2020.
« Contre les libertés démocratiques et syndicales, marquées au début par la tentative d’adopter des lois liberticides, elles se sont poursuivies et ont pris un relief particulier en 2020 avec l’interdiction et/ou la répression de marches-meetings malgré la contestation des travailleurs, la saisine et l’avis de la commission des experts pour l’application des conventions et recommandations (CEACR) en 2014, le blocage de la révision du Code du travail, livrant les travailleurs du privé pieds et poings liés au patronat, la révision par l’Assemblée nationale du Code pénal intégrant de nouvelles dispositions visant en fait à museler la presse et la liberté d’expression et les agressions contre les droits des travailleurs comme c’est le cas des mesures prises contre l’Alliance police nationale (APN), en violation non seulement des textes nationaux et internationaux sur la liberté syndicale mais aussi des décisions de justice prononcées par le tribunal administratif et le Conseil d’Etat », a dénoncé l'UAS.
Selon Wikipédia, la tontine est une association collective d’épargne qui réunit des épargnants pour investir en commun dans un actif financier ou dans un bien dont la propriété revient à une partie seulement des souscripteurs. En français facile, c’est un regroupement de plusieurs personnes qui décident d’épargner ensemble dans l’objectif de réaliser leurs projets. Au Burkina Faso, le système de tontine connaît un succès. Quels sont ses avantages et ses inconvénients ? Comment elle fonctionne ? Des réponses dans cet article.
Un groupe de 13 avocats burkinabè provenant de divers barreaux a lancé l’initiative « Avocats face au COVID » (Avovid-19) pour un audit juridique de la riposte au coronavirus au Burkina. Ce jeudi 30 avril 2020, des membres de ce Think Tank étaient face aux hommes de médias pour présenter leur rapport déjà rendu public intitulé « Initiative sur la gestion de la pandémie au Burkina Faso ». Il en ressort que le décret présidentiel du 21 mars 2020 instaurant le couvre-feu ne trouve aucun fondement juridique solide dans la législation de crise en vigueur au Burkina Faso et que la plupart des mesures prises sortent du champ d'application de l'état d'alerte sanitaire tel que prévu par le Code de santé publique.
En ce qui concerne la gestion juridique de la crise, les avocats ont fait savoir que les différents actes juridiques ainsi que les mesures prises par les pouvoirs publics souffrent d'un véritable problème de fondement juridique.










