Hygiène dans les moulins : Lorsque l’insalubrité s’installe
Pour la cuisine, certaines céréales et certains condiments ont besoin d’être moulus. Ainsi, les ménages qui ne disposent pas d’un mixeur ont le plus souvent recours aux meuniers. Condiments, céréales, tout est réduit en poudre par les moulins de ces derniers. Mais tout le monde ne faisant pas moudre la même chose, il se pose souvent un problème d’hygiène. Qu’en est-il de l’entretien des moulins, des lieux et de l’hygiène des employés eux-mêmes ? Des réponses dans cet article.
Un couple gérant un moulin depuis quatre ans dans la capitale burkinabè essaie de le garder en bon état et de maintenir les lieux propres. Selon la femme du meunier, lorsqu’elle arrive le matin, elle balaie les lieux et nettoie le moulin en attendant la venue des premiers clients. « Avant d’écraser la pâte d’arachide, je nettoie le moulin au savon et je le rince bien. Et après avoir écrasé les grains d’une cliente, je refais le même exercice avant de moudre autre chose», nous assure-t-elle. Elle précise qu’elle balaie les lieux chaque fois que de l’eau s’écoule ou que des débris jonchent le sol. Le meunier et son épouse affirment par ailleurs qu’ils veillent eux-mêmes à être propres avant de manipuler la farine ou les condiments à moudre.
Si ce couple tente d’appliquer les règles d’hygiène, c’est carrément le contraire au moulin voisin, géré par des hommes. Dès l’entrée, on aperçoit des sachets et les déchets des condiments écrasés par terre. Sur une des machines, pullulent des mouches. Et ce n’est pas tout : la farine et les débris des céréales qui jonchent le sol ne sont pas balayés.
Le gérant nous affirme pourtant qu’ils ont mis en place un système d’évacuation d’eau. Un système qui ne fonctionne pas bien, selon toute vraisemblance, vu que l’eau stagne. « Nous balayons le moulin chaque matin et essuyons les machines avant de commencer à travailler. Pour les jus, nous rinçons à l’eau simple après avoir écrasé pour une autre cliente », prétend-il. Mais le constat est que les lieux ne sont pas propres.
Une dame venue faire moudre du grain concède que la gestion d’un moulin est difficile, surtout lorsqu’il y a beaucoup de clients. « Je fais écraser mes céréales et autres ici depuis quelque temps et je suis satisfaite de leur prestation », nous confie-t-elle.
De façon générale, nous avons fait le constat que la majorité des moulins au Burkina Faso sont insalubres. Une insalubrité due au manque d’entretien des locaux, des machines et au laisser-aller du personnel.
Elza Nongana (Stagiaire)
Le ministère de l’Education nationale a organisé le vendredi 22 mai 2020 un conseil de cabinet extraordinaire pour discuter de la reprise des activités pédagogiques et d’achèvement de l’année scolaire 2019-2020. Il en ressort que si la reprise des cours est toujours fixée au 1er juin pour les élèves en classe d’examen, la dotation des élèves des classes intermédiaires en masques, elle, ne sera par contre pas possible avant le mois de septembre. Les participants audit conseil avaient la tâche de faire des propositions de modalités d’évaluation et de validation de l’année scolaire 2019-2020 pour les classes intermédiaires. Dans l’hypothèse d’une validation de l’année scolaire 2019-2020 sur la base des évaluations des deux trimestres écoulés, Radars Info Burkina a recueilli l’avis de quelques élèves.
Mais pour Alain, élève de 4e, c’est mieux de ne s’en tenir qu’aux évaluations des deux trimestres puisque actuellement, « on n’a pas la motivation de reprendre les cours ».
La Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB), dans un communiqué, a retenu le dimanche 24 mai pour la fête de l’Aïd El Fitr. La journée du samedi est donc mise à profit par les fidèles musulmans pour se procurer de quoi faire bouillir la marmite le jour de la fête de Ramadan. La rédaction de Radars Info Burkina a fait le tour du marché à bétail de Tanghin et de quelques vendeurs de volaille. L’affluence n’est pas au rendez-vous, au grand dam des commerçants.
M. Diarra dit ne pas être surpris de la morosité du marché. « Avec cette pandémie de coronavirus, on ne pouvait pas espérer mieux », a-t-il justifié.
Coiffure, pose de faux cils, de faux ongles et utilisation de henné, tels sont les habitudes des femmes pour se rendre belles la veille des fêtes. Dans le cadre de la célébration de l'Aïd El fitr, la rédaction de Radars Info Burkina a fait le tour de quelques marchés pour faire le constat de l'engouement de l’autre moitié du ciel pour la fête.
Awa, une jeune fille venue se rendre belle pour la fête, affirme que la peur n'est pas le motif du manque d'affluence dans les lieux de beauté.<< Nous n'avons pas d'argent pour fêter, a fortiori pour nous rendre belles. Nous sommes en vie et en bonne santé, c'est l'essentiel. Le reste est facultatif>>, dit-elle.
Le vendredi 22 mai 2020 était le dernier du jeûne du mois de Ramadan. A la grande mosquée de Ouagadougou, les fidèles musulmans ont participé nombreux à la prière. Ce vendredi était le deuxième après l’autorisation de réouverture des lieux de culte. Quelles recommandations ont été faites aux fidèles de cette confession dans le cadre de la célébration de l’Aïd El Fitr ? Quelle est la bonne date de célébration de la fête du Ramadan ? Des réponses dans cet article avec El Hadj Mahamoudou Korogo, directeur de la radio El Fadjr et chargé de communication de la communauté musulmane du Burkina Faso.
Selon El Hadj Mahamoudou Korogo, chargé de communication de la communauté musulmane du Burkina Faso, la sensibilisation des fidèles a commencé depuis 4 jours à travers les différents canaux de communication. « Nous avons recommandé aux fidèles musulmans de respecter les mesures barrières lorsqu’ils se rendront à la prière le jour de la fête. En outre, nous leur avons demandé de se rendre propres avant d’aller au lieu de la prière, de laver préalablement leur tapis de prière, d’éviter de se serrer la main et de respecter la distanciation sociale d’au moins un mètre », a-t-il précisé. Il ajoute qu’en raison du contexte sanitaire actuel du pays, ils ont exhorté leurs coreligionnaires à limiter les visites aux parents, amis et connaissances le jour de la fête.
Dans le but d’accroître la capacité des petits producteurs de riz dans les bas-fonds face aux effets du changement climatique, le projet « CSA-Burkina » a mis en place la technologie Smart Valley. Pour Savoir en quoi consiste concrètement cette technologie, Radars Info Burkina a rencontré le Dr Bama Nati Aïssata Delphine, chargée de recherche en hydraulique à l’Institut de l’environnement et de recherches agricoles (INERA) et coordonnatrice dudit projet « CSA-Burkina ».
En plus, il n’est pas évident que les riziculteurs dans ces bas-fonds aient les moyens d’investir 500 000 à 3 000 000 F CFA par hectare. « En outre, les bas-fonds, ce n’est pas une écologie qui est sécurisée comme au niveau des plaines irriguées. C’est ainsi que l’Allemagne a financé ‘’Africa Rice’’ pour qu’on voie si on peut implémenter cette technologie ici au Burkina », a ajouté la coordonnatrice.
A l’en croire, avec Smart Valley le projet a pu aménager des bas-fonds pour un coût moyen de 200 000 F l’hectare. «Nous avons pu réaliser cette technologie dans quatre bas-fonds de quatre régions du Burkina : les Cascades, les Hauts-Bassins, le Plateau central et le Centre-Est. Dans ces bas-fonds où les rendements de riz étaient de moins d’une tonne à l’hectare, on s’est retrouvé pendant la récolte avec les rendements de 4 à 5 tonnes à l’hectare. En plus, on essaie de joindre à l’aménagement des variétés de riz assez performantes », a fait savoir le Dr Bama Nati.
Les nodules mammaires sont des masses ou boules se trouvant dans les seins. Ils sont perceptibles au toucher, relativement fréquents et en général bénins. Cependant, ils peuvent être également des signes précurseurs du cancer du sein, d’où l’importance de consulter un médecin, lorsqu’on constate leur présence, afin que soit établi un diagnostic clair pour une prise en charge adéquate.
L’Eglise catholique a repris les célébrations eucharistiques ce jeudi 21 mai 2020, qui coïncide avec la fête de l’Ascension. Dans le contexte actuel de crise sanitaire, la paroisse universitaire Saint-Albert le Grand de la Rotonde a pris des mesures pour éviter la propagation du virus. C’est le constat que la rédaction de Radars Info Burkina a pu faire sur place.
Anatole Tiéndrébéogo, curé de la paroisse universitaire Saint-Albert le Grand de la Rotonde, a prié pour que le seigneur délivre toute l’humanité de la pandémie du Covid-19. « Aujourd’hui 21 mai, c’est la fête de l’Ascension, une célébration que nous faisons après la fête de Pâques pour marquer la montée du Christ ressuscité au ciel. Nous prions pour que Jésus, le ressuscité, continue de nous animer de son Esprit Saint pour que nous vivions de ses convictions et de ses valeurs », a-t-il dit.
Cette solennité de l’église est fêtée dans un contexte marqué par le coronavirus. Selon le curé, elle revêt un sens spirituel. Car nous devons, a-t-il prêché, nous rappeler que nous ne sommes pas faits pour vivre uniquement sur la terre. « C’est une invitation à tous les chrétiens à vivre cette vie en préparant celle de demain », a conseillé le père. Il s’est dit heureux de retrouver ses fidèles. « Mes fidèles m’ont manqué », a-t-il lancé.
Le Premier ministre Christophe Dabiré a exposé directement aux députés la situation de la Nation le mardi 19 mai 2020. Les points sur lesquels il s’est penché sont, entre autres, la pandémie de coronavirus, la situation sécuritaire, le front social et les réalisations d’infrastructures routières. Radars Info Burkina a tendu son micro à quelques citoyens de la ville de Ouagadougou pour recueillir leurs appréciations.
« Je m’attendais à ce qu’il se penche sur le chômage des jeunes. Le Fonds d’appui aux initiatives des jeunes (FAIJ), aujourd’hui nous ne savons pas à quel moment on le lance ni à quel moment ça prend fin. En ce qui concerne la crise humanitaire on se sait pas à quand le retour des déplacés internes à leur lieu de résidence d’origine », affirme Issa Tiemtoré.
«Pour moi, le bilan n’est pas satisfaisant. Sur la question du front social, il n’y a aucun gouvernement au monde qui peut se battre contre les syndicats et sortir victorieux. La meilleure solution est de tenir compte des partenaires sociaux et de résoudre le problème. Autrement, ils vont entraîner le pays dans une crise profonde.
Les fidèles musulmans s’affairent à préparer la fête de Ramadan, prévue pour ce week-end. Chaque année d’habitude à cette période, hommes, femmes et enfants se ruent dans les ateliers de couture pour se faire confectionner des tenues pour la fête. Certains préfèrent acheter les vêtements prêt-à-porter pour éviter les faux rendez-vous ou les défauts de couture. La rédaction de Radars Info Burkina a fait le tour de quelques ateliers de couture et de boutiques de vente de vêtements prêt-à-porter pour s’enquérir de l’engouement pour la préparation de l’Aïd el fitr. Constat.
Sandrine, une couturière, déclare la même chose que son prédécesseur : « Les adultes n’ont pas confectionné de tenues chez moi cette année. La plupart des parents ont privilégié leurs enfants. J’arrive à honorer mes rendez-vous, comme je n’ai pas beaucoup à faire ». Dans les boutiques de vente de vêtements prêt-à-porter, l’affluence n’est pas non plus au rendez-vous ; elles sont vides. Un vendeur de robes voilées communément appelées « Soutra » et portées par les musulmanes nous confie que la fermeture des marchés a ralenti son commerce. « Je ne suis pas certain que le Covid-19 existe au Burkina. L’année passée à ce moment, j’avais déjà une recette d’un million de francs CFA. Mais cette année, je n’ai même pas eu pour le moment la somme de deux cent mille francs CFA ». Il renchérit que sur dix clients, ceux qui achètent ne dépassent pas deux personnes. « La fermeture des marchés a beaucoup joué sur mon commerce et il va me falloir au moins dix ans pour combler ce manque à gagner», dit-il.










