Coiffure, pose de faux cils, de faux ongles et utilisation de henné, tels sont les habitudes des femmes pour se rendre belles la veille des fêtes. Dans le cadre de la célébration de l'Aïd El fitr, la rédaction de Radars Info Burkina a fait le tour de quelques marchés pour faire le constat de l'engouement de l’autre moitié du ciel pour la fête.
Les femmes, qui ont pour habitude de se rendre belles pour la fête de Ramadan, ne manifestent pas le même entrain cette année. Au marché de Paglayiri, une dame spécialisée dans la pose de faux ongles et de cils confie que la clientèle n'est pas au rendez vous.<<D'habitude, les femmes sont nombreuses à venir pour la pose des faux cils, l’extension des sourcils et la pose du henné, communément appelé djabi. Mais cette année, je n'ai pas eu beaucoup de clientes>>. Pour elle, le Covid-19 a ralenti beaucoup de secteurs d'activités et les gens n'ont pas d'argent. La peur de contracter la maladie pourrait être aussi la raison du manque de clients. Awa, une jeune fille venue se rendre belle pour la fête, affirme que la peur n'est pas le motif du manque d'affluence dans les lieux de beauté.<< Nous n'avons pas d'argent pour fêter, a fortiori pour nous rendre belles. Nous sommes en vie et en bonne santé, c'est l'essentiel. Le reste est facultatif>>, dit-elle.
Au marché de Pissy, c'est le même constat. Chez les coiffeuses, ce sont les enfants qui sont privilégiés. L'engouement pour la fête de Ramadan, d'une manière générale, n'est pas au rendez-vous cette année.
Le vendredi 22 mai 2020 était le dernier du jeûne du mois de Ramadan. A la grande mosquée de Ouagadougou, les fidèles musulmans ont participé nombreux à la prière. Ce vendredi était le deuxième après l’autorisation de réouverture des lieux de culte. Quelles recommandations ont été faites aux fidèles de cette confession dans le cadre de la célébration de l’Aïd El Fitr ? Quelle est la bonne date de célébration de la fête du Ramadan ? Des réponses dans cet article avec El Hadj Mahamoudou Korogo, directeur de la radio El Fadjr et chargé de communication de la communauté musulmane du Burkina Faso.
La prière du dernier vendredi du mois de Ramadan à la grande mosquée de Ouagadougou a débuté vers 12h30. Avant la prière tant attendue par les fidèles musulmans, place au prêche. Pour accéder à l’intérieur de la mosquée, le port d’un cache-nez est exigé. Les agents de sécurité présents à chaque entrée y veillent, tout comme ils s’assurent du respect du lavage des mains et du style vestimentaire. Pas question pour les femmes d’entrer sans foulard dans la mosquée. Cette prière fut une occasion de sensibiliser les fidèles musulmans au respect des mesures barrières édictées dans la lutte contre le Covid-19 et de leur faire des recommandations sur la manière singulière dont la fête de Ramadan devra être célébrée cette année, contexte sanitaire oblige.
Selon El Hadj Mahamoudou Korogo, chargé de communication de la communauté musulmane du Burkina Faso, la sensibilisation des fidèles a commencé depuis 4 jours à travers les différents canaux de communication. « Nous avons recommandé aux fidèles musulmans de respecter les mesures barrières lorsqu’ils se rendront à la prière le jour de la fête. En outre, nous leur avons demandé de se rendre propres avant d’aller au lieu de la prière, de laver préalablement leur tapis de prière, d’éviter de se serrer la main et de respecter la distanciation sociale d’au moins un mètre », a-t-il précisé. Il ajoute qu’en raison du contexte sanitaire actuel du pays, ils ont exhorté leurs coreligionnaires à limiter les visites aux parents, amis et connaissances le jour de la fête.
S’agissant de la détermination du jour de l’Aïd El Fitr, l’homme de Dieu confie qu’une commission siégera ce vendredi même pour observer la lune. « Nous avons des commissions dans les 45 provinces du Burkina qui nous diront si elles ont vu la lune au cas où la commission de Ouaga ne la verrait pas. Si aucune commission ne voit la lune vendredi, la fête sera célébrée dimanche », dit-il. La paix, la stabilité, la santé et la cohésion sociale, tels sont les vœux que formule El Hadj Mahamoudou Korogo pour la nation burkinabè à l’occasion de l’Aïd El Fitr.
Dans le but d’accroître la capacité des petits producteurs de riz dans les bas-fonds face aux effets du changement climatique, le projet « CSA-Burkina » a mis en place la technologie Smart Valley. Pour Savoir en quoi consiste concrètement cette technologie, Radars Info Burkina a rencontré le Dr Bama Nati Aïssata Delphine, chargée de recherche en hydraulique à l’Institut de l’environnement et de recherches agricoles (INERA) et coordonnatrice duditprojet « CSA-Burkina ».
« Au Burkina Faso, du fait de la variabilité climatique avec les poches de sécheresse d’une année à l’autre, on ne maîtrise pas la pluviométrie. La gestion du peu d’eau qui tombe du ciel n’est pas uniforme au cours de la saison des pluies. Pourtant dès qu’on démarre la compagne, en fonction de chaque stade de leur développement, les plantes ont besoin d’une certaine quantité d’eau. C’est pourquoi l’aménagement s’impose. Il consiste à voir comment faire pour retenir l’eau qui tombe afin de la gérer et de juguler ces poches de sécheresse. En outre, quand il y a un excédent d’eau en début de campagne, si on n’arrive pas à l’évacuer rapidement il survient une inondation qui peut porter préjudice aux cultures », a expliqué le Dr Bama Nati quant à la raison d’être de Smart Valley.
En plus, il n’est pas évident que les riziculteurs dans ces bas-fonds aient les moyens d’investir 500 000 à 3 000 000 F CFA par hectare. « En outre, les bas-fonds, ce n’est pas une écologie qui est sécurisée comme au niveau des plaines irriguées. C’est ainsi que l’Allemagne a financé ‘’Africa Rice’’ pour qu’on voie si on peut implémenter cette technologie ici au Burkina », a ajouté la coordonnatrice.
En fonction des bas-fonds, les riziculteurs confectionnent des diguettes qui permettent de retenir les eaux de ruissellement. « Ainsi, on conserve l’eau dans le bas-fond, ce qui favorise l’infiltration. Ce faisant, même s’il y a des poches de sécheresse, il y a une humidité résiduelle qui reste et qui permet aux cultures de résister aux poches de sécheresse », a-t-elle précisé.
«Nous leur disons que s’ils s’unissent, ils peuvent aménager leurs bas-fonds avec du matériel local en attendant que l’Etat ou de grands projets leur viennent en aide. Nous les accompagnons par la suite dans l’aménagement. Lors de cette phase, tout ce que nous leur fournissons, ce sont des pioches et des brouettes s’ils en ont besoin pour ramasser des agrégats. Nous leur offrons également le repas communautaire pendant ces travaux », a poursuivi la chargée de recherche en hydraulique.
A l’en croire, avec Smart Valley le projet a pu aménager des bas-fonds pour un coût moyen de 200 000 F l’hectare. «Nous avons pu réaliser cette technologie dans quatre bas-fonds de quatre régions du Burkina : les Cascades, les Hauts-Bassins, le Plateau central et le Centre-Est. Dans ces bas-fonds où les rendements de riz étaient de moins d’une tonne à l’hectare, on s’est retrouvé pendant la récolte avec les rendements de 4 à 5 tonnes à l’hectare. En plus, on essaie de joindre à l’aménagement des variétés de riz assez performantes », a fait savoir le Dr Bama Nati.
Smart Valley est testée depuis 2017 et c’est maintenant l’heure du bilan. « Nous nous sommes rendu compte que c’était vraiment une technologie prometteuse. Nous sommes à présent en train de passer à la phase de vulgarisation. Celle-ci va se faire avec le ministère de l’Agriculture ainsi que les partenaires techniques et financiers », a conclu la coordonnatrice du projet « CSA-Burkina ».
Les nodules mammaires sont des masses ou boules se trouvant dans les seins. Ils sont perceptibles au toucher, relativement fréquents et en général bénins. Cependant, ils peuvent être également des signes précurseurs du cancer du sein, d’où l’importance de consulter un médecin, lorsqu’on constate leur présence, afin que soit établi un diagnostic clair pour une prise en charge adéquate.
Les nodules mammaires peuvent être douloureux ou non. Ils peuvent s’accompagner d’écoulement au niveau du mamelon ou de modifications de la peau. Ils sont causés par des lésions bénignes ou malignes. Au nombre des lésions bénignes, on peut citer l’adénofibrome, qui est la plus fréquente chez les jeunes femmes, les mastopathie fibrokystiques et les kystes, que l’on rencontre chez les femmes de 35-45 ans, les tissus cicatriciels qui sont généralement comme des nodules suite à des blessures ou à des traumatismes au niveau du sein et les infections, notamment l’abcès du sein. Les facteurs de risque sont, selon Safyatou Ilboudo/Sawadogo, gynécologue obstétricienne, l’âge (les femmes jeunes sont plus à risque de faire des tumeurs bénignes), les variations hormonales avec l’œstrogène, la grossesse ainsi que certains traitements d’œstrogènes.
Les nodules peuvent être découverts lors d’une autopalpation du sein et confirmés grâce à un examen clinique par un médecin. « Lorsqu’on a une boule dans le sein et qu’on va en consultation, le médecin va faire un interrogatoire pour rechercher les facteurs de risque. Ensuite, il va faire un examen clinique pour caractériser le nodule, ainsi que des examens complémentaires, notamment la mammographie et l’échographie pour donner une orientation diagnostique. Enfin, il va réaliser une histologie pour donner le diagnostic de certitude », précise la gynécologue. Pour ce qui est de la prise en charge, le Dr Safyatou Ilboudo insiste sur le fait que les nodules bénins ne doivent pas être opérés, sauf s’ils sont douloureux, gênants et non stables. Le traitement est généralement médicamenteux (progestatif, antibiotique), accompagné d'une surveillance.
Afin de prévenir l’apparition des nodules, il est recommandé aux femmes d’adopter un mode de vie sain, de consommer beaucoup de fruits et légumes, de pratiquer une activité physique régulière et d’éviter le tabagisme ainsi que l’alcoolisme. La prévention passe aussi par « l’autopalpation des seins chez les femmes jeunes, une consultation annuelle chez un médecin gynécologue ou un professionnel de santé une fois par an chez les femmes de plus de 25 ans et la mammographie tous les 2 ans pour les femmes de plus de 50 ans. Pour celles qui ont des antécédents de cancers familiaux du sein, la mammographie doit être faite à partir de 40 ans », ajoute la professionnelle de santé.
L’Eglise catholique a repris les célébrations eucharistiques ce jeudi 21 mai 2020, qui coïncide avec la fête de l’Ascension. Dans le contexte actuel de crise sanitaire, la paroisse universitaire Saint-Albert le Grand de la Rotonde a pris des mesures pour éviter la propagation du virus. C’est le constat que la rédaction de Radars Info Burkina a pu faire sur place.
La dernière messe célébrée à la paroisse universitaire Saint-Albert le Grand de la Rotonde datait du 19 mars dernier. A l’occasion de cette réouverture, les fidèles de la paroisse sont invités à respecter les mesures édictées par le ministère de la Santé pour éviter la propagation du virus. A cet effet, la paroisse a installé des dispositifs de lavage des mains aux deux entrées de l’église. Un membre du service d’ordre est posté à chaque entrée pour inviter les fidèles à se laver les mains au savon ou à se les désinfecter avec du gel hydro-alcoolique. Aucun croyant n’a accès à la cour de l’église s’il ne porte pas de cache-nez. Pour ceux qui n’en ont pas, la paroisse a fait confectionner un certain nombre qu’elle cède à ceux qui le désirent moyennant la somme de 200 francs CFA. Au lieu de 6 personnes sur chaque banc comme d’habitude à l’intérieur, désormais seulement 4 personnes occupent un banc ; une façon de respecter la distanciation physique, sous l’œil vigilant du service d’ordre.
Anatole Tiéndrébéogo, curé de la paroisse universitaire Saint-Albert le Grand de la Rotonde, a prié pour que le seigneur délivre toute l’humanité de la pandémie du Covid-19. « Aujourd’hui 21 mai, c’est la fête de l’Ascension, une célébration que nous faisons après la fête de Pâques pour marquer la montée du Christ ressuscité au ciel. Nous prions pour que Jésus, le ressuscité, continue de nous animer de son Esprit Saint pour que nous vivions de ses convictions et de ses valeurs », a-t-il dit. Cette solennité de l’église est fêtée dans un contexte marqué par le coronavirus. Selon le curé, elle revêt un sens spirituel. Car nous devons, a-t-il prêché, nous rappeler que nous ne sommes pas faits pour vivre uniquement sur la terre. « C’est une invitation à tous les chrétiens à vivre cette vie en préparant celle de demain », a conseillé le père. Il s’est dit heureux de retrouver ses fidèles. « Mes fidèles m’ont manqué », a-t-il lancé.
Le président du Conseil supérieur de la communication (CSC), Mathias Tankoano, qui a pris part à cette célébration, a apprécié positivement les mesures barrières prises par la paroisse. Il a souhaité que ces mesures de prévention soient respectées dans toutes les églises afin de stopper la contagion communautaire.
Le Premier ministre Christophe Dabiré a exposé directement aux députés la situation de la Nation le mardi 19 mai 2020. Les points sur lesquels il s’est penché sont, entre autres, la pandémie de coronavirus, la situation sécuritaire, le front social et les réalisations d’infrastructures routières. Radars Info Burkina a tendu son micro à quelques citoyens de la ville de Ouagadougou pour recueillir leurs appréciations.
Edmond, vigile, déclare: « En général son passage devant l’Assemblée nationale, c’est bien. Sur le plan sécuritaire il (le Premier ministre Ndlr) a parlé de la montée en puissance de l’armée nationale. Je peux dire oui puisque le mardi 19 mai 2020, l’armée a fait un bon travail en neutralisant 47 terroristes. On sent que depuis un bout de temps ils font un grand travail mais il reste encore à faire. Nous les félicitons et les encourageons. On lance un appel au gouvernement à les soutenir davantage pour que les FDS puissent travailler convenablement. Au niveau de l’éducation nationale, il y a quelque chose qui manque. On ne sait pas exactement si le 1er juin il y aura reprise des cours ou pas ».
« Je m’attendais à ce qu’il se penche sur le chômage des jeunes. Le Fonds d’appui aux initiatives des jeunes (FAIJ), aujourd’hui nous ne savons pas à quel moment on le lance ni à quel moment ça prend fin. En ce qui concerne la crise humanitaire on se sait pas à quand le retour des déplacés internes à leur lieu de résidence d’origine », affirme Issa Tiemtoré.
Selon M. Ouédraogo, il fallait informer le peuple 72h avant que le Premier ministre ne passe devant les élus. Informer la population la veille, ce n’est pas intéressant. « Sur la question du front, c’est bon de poursuivre le dialogue avec les syndicats. C’est lorsque la paix reviendra dans les zones touchées par l’insécurité qu’on pourra dire que l’armée est montée en puissance », a-t-il dit.
«Pour moi, le bilan n’est pas satisfaisant. Sur la question du front social, il n’y a aucun gouvernement au monde qui peut se battre contre les syndicats et sortir victorieux. La meilleure solution est de tenir compte des partenaires sociaux et de résoudre le problème. Autrement, ils vont entraîner le pays dans une crise profonde.
Sur la question de la sécurité, en ce qui concerne les volontaires pour la défense de la patrie, c’est un dispositif à saluer. Ce que je demande, c’est l’augmentation du nombre de volontaires dans chaque localité touchée par l’insécurité. Notre salut viendra de là. Il faut que chaque Burkinabè se batte pour le pays. Mais il faudra que les premières autorités donnent l’exemple, que nous ayons une gouvernance vertueuse », a affirmé Dominique Kaboré.
Les fidèles musulmans s’affairent à préparer la fête de Ramadan, prévue pour ce week-end. Chaque année d’habitude à cette période, hommes, femmes et enfants se ruent dans les ateliers de couture pour se faire confectionner des tenues pour la fête. Certains préfèrent acheter les vêtements prêt-à-porter pour éviter les faux rendez-vous ou les défauts de couture. La rédaction de Radars Info Burkina a fait le tour de quelques ateliers de couture et de boutiques de vente de vêtements prêt-à-porter pour s’enquérir de l’engouement pour la préparation de l’Aïd el fitr. Constat.
La clientèle n’est pas au rendez-vous cette année. Dans les ateliers de couture, à pareil moment les couturiers sont habituellement sous pression dans le but d’honorer les rendez-vous. Ibrahim Ouédraogo, couturier depuis plus de cinquante ans, spécialisé dans la couture hommes, femmes et enfants, affirme : « L’apparition du Covid-19 a entraîné une baisse de la clientèle. Franchement, je n’ai pas eu de marché pour la fête comme les années passées. Mais comme nous avons la santé, on rend grâce à Dieu en se disant que tout va rentrer dans l’ordre ». Pour lui, les clients ne viennent pas parce qu’ils n’ont pas d’argent vu que le Covid-19 est venu tout bouleverser.
Sandrine, une couturière, déclare la même chose que son prédécesseur : « Les adultes n’ont pas confectionné de tenues chez moi cette année. La plupart des parents ont privilégié leurs enfants. J’arrive à honorer mes rendez-vous, comme je n’ai pas beaucoup à faire ». Dans les boutiques de vente de vêtements prêt-à-porter, l’affluence n’est pas non plus au rendez-vous ; elles sont vides. Un vendeur de robes voilées communément appelées « Soutra » et portées par les musulmanes nous confie que la fermeture des marchés a ralenti son commerce. « Je ne suis pas certain que le Covid-19 existe au Burkina. L’année passée à ce moment, j’avais déjà une recette d’un million de francs CFA. Mais cette année, je n’ai même pas eu pour le moment la somme de deux cent mille francs CFA ». Il renchérit que sur dix clients, ceux qui achètent ne dépassent pas deux personnes. « La fermeture des marchés a beaucoup joué sur mon commerce et il va me falloir au moins dix ans pour combler ce manque à gagner», dit-il.
Le souhait des commerçants de vêtements prêt-à-porter et des couturiers reste l’éradication de la pandémie de coronavirus et le retour à une vie normale pour un redécollage de leurs activités.
Les oreillons sont une maladie infectieuse et très contagieuse qui touche tout le monde mais particulièrement les enfants. Ils se manifestent par un gonflement des glandes productrices de salive (glandes parotides), situées près des oreilles. Cette maladie est généralement bénigne, c’est-à-dire qu’elle ne présente pas de formes graves, mais il importe de relever qu’elle peut avoir des complications. Le Dr Ouedan Idogo, médecin généraliste à la clinique « Source de vie » nous éclaire à ce propos dans les lignes qui suivent.
Les oreillons sont causés par un virus appelé « myxovirus parotidis », qui appartient à la même famille que d’autres maladies infantiles comme la rougeole. « Les enfants, dans les crèches et les écoles, sont particulièrement les plus exposés », nous informe le disciple d’Hippocrate. Les oreillons sont très contagieux et peuvent se transmettre d’une personne à l’autre une semaine avant l’apparition des premiers symptômes et même jusqu’à 10 jours après. Une personne porteuse du virus est donc contagieuse sans le savoir. Les principaux symptômes de cette maladie sont : le gonflement, souvent visuellement impressionnant, des ganglions du cou, près des oreilles, qui se prolonge jusqu’aux joues, la fièvre légère à modérer, les maux de tête, les douleurs musculaires, les douleurs aux oreilles, les douleurs à la déglutition, la fatigue, la faiblesse généralisée et la perte d’appétit.
Le traitement de cette pathologie est symptomatique. En d’autres termes, ce sont les signes des oreillons qui sont soignés. Selon le Dr Idogo, il y a deux approches dans la prise en charge des personnes atteintes d’oreillons. « La première est l’isolement des cas jusqu’à leur guérison. La deuxième est l’approche symptomatique, qui consiste à donner des médicaments pour atténuer les symptômes. Nous donnons des antalgiques pour calmer les douleurs, du paracétamol et des anti-inflammatoires », précise le toubib. La vitamine C, les bains de bouche et un repos médical peuvent aussi être associés au traitement des oreillons. Mais avant toute prise en charge, il est recommandé d’aller en consultation pour le diagnostic médical.
Mal traités, les oreillons peuvent entraîner l’infertilité. Ils peuvent en outre avoir des complications comme les orchites, c’est-à-dire l’inflammation des testicules de l’homme, et les ovarites (Ndlr : l’inflammation des ovaires de la femme) en raison de la présence du virus dans les parties génitales de ces derniers. « Les oreillons, mal soignés, peuvent causer la méningite qui est une localisation du virus au niveau du liquide céphalorachidien ou de la méninge. Les oreillons peuvent causer des encéphalites (inflammation du tissu cérébral) et la pancréatite (inflammation du pancréas) », a prévenu le médecin. Certaines glandes, notamment celles mammaires, et les thyroïdes peuvent être également touchées.
En plus d’assurer une bonne croissance physique de l’enfant, une alimentation équilibrée participe également au développement cognitif de ce dernier. Certains aliments consommés favorisent le développement de la mémoire ainsi que l’apprentissage des tout-petits. Allons à la découverte de ces nutriments avec la diététicienne Yasmine Zerbo.
Différents types de nutriments renferment des propriétés qui contribuent au développement intellectuel de l’enfant. Parmi ceux-ci, nous retrouvons le poisson bleu, qui regroupe les sardines, le thon, le saumon, la carpe ainsi que le maquereau. « Le poisson bleu possède des quantités significatives d’oméga 3, une graisse naturelle qui constitue les membranes cellulaires du cerveau et les lipides représentent près de 60% du poids total du système nerveux ». Il y a également les pâtes alimentaires, qui grâce aux glucides qu’elles contiennent, fournissent de l’énergie au corps et contribuent aussi à la fonction cérébrale. En effet, argue la diététicienne, le corps consomme 20% des ressources énergétiques quotidiennes et les glucides à absorption lente, tels que les pâtes, permettent de toujours avoir une réserve de glucose et au cerveau d’avoir toujours du carburant. Il est donc conseillé d’en faire consommer aux enfants pendant la journée.
Autre nutriment qui stimulel’intellect de l’enfant, le jaune d'œuf. Sa principale contribution est celle de la choline, un groupe de vitamine B. « L’importance de ce nutriment réside dans le fait qu’il forme de la myéline, une substance qui recouvre les articulations entre les neurones, appelées neurotransmetteurs. Son apport dans les premières années de la vie est très important car c’est à ce stade que les connexions cérébrales se créent. Il faut toutefois éviter d’abuser de la consommation d’œufs ». A cela s’ajoutent les légumineuses et viandes rouges, qui fournissent des protéines et des quantités significatives de fer. « Ce minéral a la propriété de favoriser l’absorption de l’oxygène, qui est distribué dans le sang. Ainsi, il passera ensuite au cerveau. De cette manière, on peut éviter des problèmes tels que le manque d’attention, de concentration, l’asthénie printanière et la fatigue générale ».
Faire consommer aux enfants du sucre sans toutefois en abuser permet de garder leur cerveau actif et stimulé. Cet apport en sucre peut se faire par la consommation d’au moins deux fruits, chose qui aide au développement du cerveau de l’enfant. « Les bananes sont particulièrement recommandées pour améliorer les fonctions cérébrales. De plus, une consommation modérée de chocolat ou de cacao n’est pas mauvaise non plus. Ne pas hésiter à intégrer ces aliments pour le cerveau des enfants dans le régime alimentaire ». Il ne faut pas non plus omettre les produits laitiers(yaourts, lait, fromages, etc.), qui sont d’un grand apport en calcium, un nutriment très important qui régule les fonctions nerveuses et intervient dans la transmission des impulsions nerveuses.
C’est la saison des mangues actuellement au Burkina Faso. Radars Info Burkina a contacté Paul Ouédraogo, président de l’Association interprofessionnelle de la filière mangue du Burkina (APROMAB), pour se faire une idée de la production de la campagne 2020 de ce fruit.
« C’est une campagne marquée par deux éléments majeurs qui sont : la faiblesse de la production et la pandémie de COVID-19. Le coronavirus a entrainé la réduction du personnel en raison de la mesure de distanciation sociale instituée également dans les unités de transformations. L’arrêt des transports terrestres et aériens a rendu l’écoulement de ce fruit difficile, voire impossible, aux niveau national et international», nous a renseigné Paul Ouédraogo.
A l’en croire, un facteur suffit à expliquer la baisse de production : « Le changement climatique ! La floraison est bien entamée. La nouaison, c’est-à-dire les petits fruits également. Mais il y a eu une forte chaleur entre janvier et avril. En plus, il n’y a pas eu la pluie de mangue en février/mars cette année », a fait savoir le président de l’APROMAB.
Un avion-cargo de la compagnie aérienne Ethiopian Airlines a convoyé à deux reprises des tonnes de mangue de Bobo-Dioulasso en destination de l'Europe. « Cette opération cargo est une préoccupation de longue date de l’APROMAB qui s’est concrétisée grâce à l’action du maillon commercialisation, aux autorités régionales, au ministère du Commerce et aux autorités nationales, que nous remercions vivement. Les bénéficiaires sont les exportateurs nationaux bien entendu et ceux du Mali et de la Côte d’Ivoire que nous avons associés. Encore merci aux différents acteurs qui ont permis le succès de l’opération », s’est-il réjoui.
S’agissant des perspectives pour le développement du secteur, « il faut normaliser l’aéroport de Bobo-Dioulasso pour l’exportation des produits frais. Il faut explorer les marchés régionaux et africains ainsi que les opportunités dans les pays arabes », a-t-il conclu.