COVID-19 : « Nous sommes face à une crise mondiale commune qui exige une réponse mondiale commune », Bill et Melinda Gates
Le rapport annuel Goalkeepers de la Fondation Gates montre que la COVID-19 a freiné 20 ans de progrès et appelle à une réponse mondiale pour mettre fin à la pandémie. Le rapport montre comment les dégâts économiques ont accentué les inégalités en Afrique et totalement chamboulé la réalisation des objectifs de développement durable des Nations unies. Il met aussi en lumière les pays qui innovent pour relever les défis.
Johannesburg, Afrique du Sud, 15 septembre 2020 -/African Media Agency (AMA)/- La Fondation Bill et Melinda Gates a publié aujourd'hui son quatrième rapport annuel Goalkeepers, qui présente de nouvelles données illustrant la façon dont les répercussions de la COVID-19 ont interrompu 20 ans de progrès au profit de la réalisation des Objectifs de développement durable des Nations unies (objectifs mondiaux).
Le rapport fournit l'ensemble des données mondiales les plus récentes sur la manière dont la pandémie entrave les progrès réalisés pour atteindre les objectifs mondiaux. Il montre que, selon pratiquement tous les indicateurs, le monde a régressé.
L'Afrique a fait d'énormes progrès en termes de réduction de la pauvreté. Il y a eu une diminution de 28 % du nombre de personnes vivant dans l'extrême pauvreté depuis 1990. Mais à la fin de 2020, 13 millions d'Africains devraient passer sous le seuil de pauvreté dans le meilleur des cas, et 50 millions dans le pire. Le nombre de décès dus au paludisme pourrait doubler cette année par rapport à 2018, et 80 millions d'enfants de moins d'un an pourraient être exposés à des maladies évitables à l'échelle planétaire.
Par ailleurs, les dégâts économiques causés par la première récession frappant le continent en 25 ans accentuent les inégalités. Les femmes et d'autres groupes vulnérables souffrent de manière disproportionnée ; les habitants des pays à faible revenu sont confrontés à des difficultés alimentaires et les fermetures d'écoles désavantagent injustement les enfants qui vivent dans les zones rurales.
Malgré ces énormes contraintes, les pays africains innovent pour relever ce défi, et le monde a beaucoup à apprendre de la réponse apportée par le continent. En Afrique du Sud, le gouvernement déploie des unités mobiles de dépistage ; au Nigeria, le secteur privé lève des fonds pour renforcer les ressources et en Afrique de l'Ouest, des millions de personnes bénéficient de nouveaux transferts de fonds améliorés. Au Sénégal, les scientifiques mettent au point des respirateurs artificiels de pointe à faible coût et au Kenya, des partenariats public-privé permettent aux communautés rurales et isolées de se connecter à Internet.
L'envoyé spécial de l'Union africaine, Strive Masiyiwa, a lancé, en collaboration avec les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies, la plateforme africaine de fournitures médicales en juin. Celle-ci a pour objectif de veiller à ce que les pays du continent aient accès à des fournitures et équipements médicaux abordables, de grande qualité et permettant de sauver des vies, dont bon nombre sont fabriqués en Afrique. Bill et Melinda Gates estiment que la COVID-19 est un véritable test pour la communauté mondiale.
« La réponse à la pandémie de COVID-19 nous a montré certaines des meilleures facettes que l'humanité a à offrir : des innovations révolutionnaires, des actes héroïques de la part de travailleurs de première ligne et des personnes lambda qui font de leur mieux pour leurs familles, leurs voisins et leurs communautés », écrivent Bill et Melinda Gates. « Nous sommes face à une crise mondiale commune qui exige une réponse mondiale commune. »
Dans ce rapport, que Bill et Melinda Gates coécrivent chaque année, ils appellent le monde à collaborer sur le développement de diagnostics, de vaccins et de traitements, à fabriquer des tests et des doses le plus rapidement possible et à fournir ces outils de manière équitable en fonction des besoins plutôt que des capacités à payer. Il existe actuellement plusieurs stratégies viables pour aider à obtenir un résultat équitable, notamment l'Accélérateur d'accès aux outils de la COVID-19 (ACT), l'effort de collaboration le plus sérieux pour mettre fin à la pandémie, qui réunit des organisations ayant fait leurs preuves comme Gavi (l'Alliance mondiale pour les vaccins et l'immunisation) et le Fonds mondial.
Le rapport indique clairement qu'aucun pays ne pourra relever seul ce défi. Toute tentative d'un pays de se protéger aux dépens d'autres pays ne fera que prolonger les difficultés qu'a provoquées la pandémie. Le développement et la fabrication de vaccins ne permettront pas de mettre rapidement un terme à la pandémie s'ils ne sont distribués de manière équitable.
Une modélisation de la Northeastern University indique que si les pays riches achètent les deux premiers milliards de doses de vaccins au lieu de veiller à ce qu'elles soient distribuées équitablement, le nombre de décès dus à la COVID-19 pourrait pratiquement doubler.
« Toute personne mérite d'avoir la possibilité de vivre une vie saine et productive et bien que le progrès en Afrique soit possible, il n'est pas inévitable. Un résultat équitable est nécessaire pour mettre fin au virus et veiller à ce que les revers soufferts par le développement ne deviennent pas monnaie courante », a déclaré Cheikh Oumar Seydi, directeur pour l'Afrique de la Fondation Bill et Melinda Gates. « Nous avons besoin d'une collaboration mondiale solide avec les dirigeants des gouvernements et du secteur privé pour garantir à tout un chacun d'avoir accès à un traitement sûr et efficace contre le coronavirus, sans négliger la moindre personne. »
Le Fonds monétaire international prévoit qu'en dépit des 18 000 milliards de dollars déjà dépensés pour stimuler les économies du monde entier, l'économie mondiale perdra 12 000 milliards de dollars ou plus d'ici à la fin 2021. Il existe des limites inhérentes à ce que les pays à faible et moyen revenu peuvent faire pour soutenir leurs économies, qu'elle que soit l'efficacité avec laquelle celles-ci ont été gérées. Si les pays à revenu élevé ont mobilisé 22 % de leur PIB au profit des dépenses d'urgence, ce chiffre n'est que de 3 % en Afrique subsaharienne.
Bill et Melinda Gates ont commencé à s'informer sur les enjeux de santé publique et à faire des dons à cet effet il y a plus de 20 ans, après avoir lu que des centaines de milliers d'enfants vivant dans la pauvreté mouraient de diarrhée, un problème pourtant facile à traiter aux États-Unis. Aujourd'hui, grâce à une coordination et à un engagement à l'échelle internationale, ce sont 4,5 millions denfants en moins qui meurent chaque année de maladies évitables par rapport à l'an 2000.
A propos de la Fondation Bill et Melinda Gates
Guidée par la conviction que toutes les vies humaines ont une valeur égale, la Fondation Bill & Melinda Gates a pour vocation d'aider chaque être humain à mener une vie saine et productive. Dans les pays en voie de développement, la fondation se focalise sur les actions susceptibles d'améliorer la santé des populations, et de leur donner les moyens de lutter contre la faim et l'extrême pauvreté. Aux États-Unis, elle vise à garantir que tous, particulièrement les plus démunis, aient accès aux opportunités nécessaires pour réussir à l'école, comme dans la vie. Basée à Seattle, dans l'état de Washington, la Fondation est présidée par son PDG, Mark Suzman et son coprésident William H. Gates Sr, sous l'égide de Bill et Melinda Gates et de Warren Buffett.
A propos de Goalkeepers
Goalkeepers est la campagne lancée par la fondation pour accélérer le progrès en matière de réalisation des Objectifs de Développement Durable (Objectifs Mondiaux). En partageant les récits et les données émanant des Objectifs Mondiaux au moyen d'un rapport annuel, nous espérons inspirer une nouvelle génération de dirigeants - appelés les Goalkeepers - qui vont sensibiliser le public aux progrès, demander des comptes à leur responsable et mener des initiatives pour atteindre les Objectifs Mondiaux.
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Il est donc venu dans le but de mobiliser la communauté internationale afin qu'elle porte un regard plus différencié sur cette région. « Afin de ne pas la regarder seulement sous l’angle COVID-19 mais aussi de voir sa complexité et donc de répondre d’une manière généreuse à nos attentes », a-t-il avancé.
Peter Maurer s’est entretenu avec le président du Niger, Mahamadou Issoufou, ainsi qu’avec le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, ce lundi.
Le président du CICR, Peter Maurer, est en visite au Burkina Faso depuis le 12 septembre. A sa 2e visite au pays des hommes intègres, il s’est rendu dans la ville de Kaya qui accueille 102 494 personnes déplacées internes sur les 1 013 234 que comptait le pays à la date du 8 août 2020, pour s’imprégner des problèmes humanitaires de la région. Radars Info Burkina a profité de l’occasion à Kaya pour s’entretenir tour à tour avec Dominik Stillhart, directeur des Opérations du CICR, et Patrick Youssef, directeur régional pour l'Afrique au CICR, sur le dialogue confidentiel qu’entreprend le CICR avec chacune des parties au conflit et sur d’autres sujets d’actualité.
Notre rôle est, comme le monde entier le sait depuis 157 ans, de dialoguer avec toutes les parties au conflit. Notre neutralité et notre impartialité nous imposent tout simplement un dialogue, même si ce dialogue ne plaît pas à ceux qui critiquent cette approche. Encore une fois, nous portons la voix des vulnérables, de ceux qui ne doivent pas être déçus par une action humanitaire, qui ne doivent pas voir seulement des acteurs humanitaires agir dans les endroits contrôlés par les armées nationales mais aussi sur l’entièreté du territoire. Il faut avouer qu’il y a dans le monde environ 60 millions de personnes qui vivent sous le contrôle des groupes armés. A travers le monde, nous dialoguons avec 465 groupes armés ; c’est notre mode opératoire», a soutenu le directeur régional pour l'Afrique au CICR. 
Peter Maurer a été chaleureusement accueilli par les autorités municipales, coutumières et sanitaires de cete ville réputée pour ses brochettes au « koura koura » ainsi que par des représentants des PDI.
La délégation du CICR a visité également la salle multidimensionnelle qui sert de vaccination, de sensibilisation et d’éveil. Au niveau de la salle de mise en observation, Aïssata Rouamba, une sexagénaire, est assise sur un lit. Elle a fui son village avec tous les membres de sa famille pour trouver refuge à Kaya. « Je remercie le CICR, car grâce à lui nous recevons les soins gratuitement. Nous félicitons aussi les agents de santé pour les soins reçus», a-t-elle lancé.
« Nous sommes à la 10e édition de cette activité. Nous avons formé des enfants qui, présentement, jouent en première division au basket ; d’autres jouent dans des clubs en Europe, notamment en 3e division. Ils en sont satisfaits et nous appellent fréquemment pour nous témoigner leur gratitude », a déclaré Wambi Sawadogo.
Pour les éditions à venir, Wambi Sawadogo souhaite avoir davantage de sponsors pour l’accompagner et, l’occasion s’y prêtant, il en a profité pour remercier ceux et celles qui ont contribué à la réussite de l’édition 2020 de ce camp. Et la conviction de M. Sawadogo est que le basket a de l’avenir au Burkina Faso. Il nous a d’ailleurs confié, réjoui : « Nous avons des professionnels qui font la fierté du Burkina en Côte d’Ivoire. En Europe également, principalement en France, nous avons de bons basketteurs. Présentement, nous avons au moins 15 professionnels qui évoluent à l’international. »
Et Moussa Koné de regretter cette situation qui provoquera une baisse de la production. Il a également déploré que les eaux aient emporté beaucoup d’animaux dans la Boucle du Mouhoun.
Nous sommes à quelques jours de la rentrée scolaire 2020-2021 au Burkina Faso. Au cours de l’année scolaire 2019-2020, les classes intermédiaires n’ont pas pu achever leurs programmes à cause de la pandémie de COVID-19. Radars Info Burkina a tendu son micro au ministre de l'Education nationale, de l'Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales, le Pr Stanislas Ouaro, pour s’enquérir des préparatifs de la rentrée qui se profile à l'horizon, cela d'autant plus que la pandémie n'est pas encore totalement derrière nous.
Selon le Pr Stanislas Ouaro, tout devrait bien se passer pour cette reprise avec l’accompagnement des partenaires sociaux, des parents d’élèves et de l’ensemble des acteurs du système éducatif.
« J’ai l’ambition de devenir plus tard journaliste, car ce métier me passionne. La rencontre avec Ismaël Ouédraogo a été un moment exceptionnel. Je ne pensais vraiment pas pouvoir le rencontrer de sitôt. Je remercie les personnes qui ont rendu possible cette visite et je rends grâce à Dieu », s’est réjoui le jeune homme.
L’occasion s’y prêtant, le Pr Stanislas Ouaro a prodigué ces conseils au nouvel impétrant : « On devient excellent quand on aime ce qu’on fait. Quand on aime ce qu’on fait, cela n’est plus une corvée ou une souffrance pour soi ». 
Nous quittons les lieux, direction le quartier Patte-d’oie, où est situé le jardin 2000. Cet espace, à la différence des deux autres que nous avons précédemment visités, présente un nouveau visage après une longue période de fermeture. Il est bien aménagé et la décoration est au rendez-vous. Des clients occupent des chaises sous des arbres ou des hangars. Un des gérants nous confie que ce jardin est de nouveau fonctionnel depuis mars 2020. Pour des raisons de disponibilité, la tenancière des lieux n’a pu échanger avec nous.
Pour comprendre pourquoi la plupart de ces jardins publics sont délabrés, nous avons approché la mairie de Ouagadougou. Selon sa direction de la Communication, la mairie travaille actuellement sur un audit des jardins publics. De nouveaux cahiers des charges seront définis et par la suite il sera lancé un nouvel appel d’offres.
Faire de Ouagadougou ainsi que des autres villes du Burkina Faso des cités salubres, tel est l’objectif de l’initiative « Opération ville propre » (OVP), une association écocitoyenne portée par de jeunes étudiants. Le dimanche 30 août 2020, c’est fut le tour de la commune de Saaba d’accueillir les membres de l’OVP pour une journée de salubrité, de reboisement et de sensibilisation. Radars Info Burkina a assisté à cette activité écologique.
Pour faciliter la tâche au bureau central et permettre à l’OVP de s’étendre partout, des cellules ont été mises en place. « Actuellement, il existe des cellules dans 7 quartiers qui sont : Karpaala, Zone 1, Saaba, Kamboinsin, Patte-d’oie, Tampouy et Somgandé. Une section est présente également à Bobo-Dioulasso. Pour le moment, nous ne disposons pas du matériel adéquat pour mener les activités de salubrité. Ce qu’on a l’habitude de faire, c’est solliciter le matériel dans les mairies des localités concernées. Malheureusement, la mairie de Saaba n’avait pas de matériel. Heureusement que dans le quartier une association qui évolue dans le même domaine nous a tendu la main », a expliqué Hussène Traoré.










