jeudi 18 juillet 2024

Journée Mondiale contre le Travail des Enfants (JMTE) : Les formes dangereuses du travail des enfants au Burkina sont passées de 35,8% en 2006 à 18,6% en 2022

piresformes uneLe Burkina Faso, à l’instar des autres pays membres de l’Organisation Internationale du Travail (OIT), célèbre le 12 juin de chaque année la Journée Mondiale contre le Travail des Enfants (JMTE). Cette année, la commémoration de la JMTE est placée sous le thème « Respectons nos engagements : mettons fin au travail des enfants ».

 

Selon le ministre d’Etat, ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, Bassolma Bazié, ce thème est interpellateur car en ratifiant les deux (02) conventions fondamentales de l’OIT sur le travail des enfants, les Etats membres se sont engagés, entre autres, à mettre en œuvre des programmes d’action pour éliminer le travail des enfants sous toutes ses formes.

Ainsi, le Burkina Faso, conformément à ses engagements, a entrepris plusieurs actions en vue de mettre fin au travail des gosses, dont l’adoption et la mise en œuvre de deux (02) référentiels majeurs durant la dernière décennie.

Il s’agit du Plan d’Actions National 2011-2015 de lutte contre les Pires Formes de Travail des Enfants (PAN-PFTE) et de la Stratégie Nationale 2019-2023 de lutte contre les Pires Formes de Travail des Enfants (SN-PFTE).

piresformes 2À cela s’ajoute le renforcement du cadre juridique à travers notamment la prise du décret portant détermination de la liste des travaux dangereux interdits aux enfants, décret traduit dans cinq (05) langues nationales. L’on note aussi l’arrêté portant dérogation à l’âge minimum d’admission à l’emploi et fixation des conditions et modalités d’exercice des travaux légers par les enfants de 13 à 16 ans, qui intègre la liste des travaux légers autorisés aux enfants de 13 à 16 ans.

Ces mesures ont permis d’engranger de nombreux acquis dans la réduction du travail des enfants au fil des ans, à en croire le ministre Bassolma Bazié.

Les résultats de l’Enquête Nationale sur le Travail des enfants (ENTE) réalisée en 2022 montrent que la prévalence des enfants économiquement actifs est passée de 41,1% en 2006 à 40,3% en 2022. L’incidence du travail des enfants à abolir est, elle, passée de 39,3% en 2006 à 31,9% en 2022. Quant à celle des formes dangereuses du travail des enfants, elle a considérablement baissé en passant de 35,8% en 2006 à 18,6% en 2022.

Pour préserver ces acquis et mettre fin aux Pires formes de travail des enfants (PFTE), le ministre d’Etat annonce, entre autres, l’élaboration d’un nouveau référentiel de lutte contre le travail des enfants qui tiendra compte du contexte sécuritaire.

De ce fait, il invite l’ensemble des actrices et des acteurs de la promotion et de la protection des droits de l’enfant à « redoubler d’efforts et à rester mobilisés face à notre défi commun, celui de l’élimination des PFTE au Burkina Faso ».

Radarsburkina.net

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