Le ministre des Serviteurs du Peuple, M. Mathias TRAORÉ, a fait une communication orale lors du Conseil des ministres de ce vendredi 29 mai 2026, relative à la révocation de trois agents publics. Cette mesure intervient dans le cadre de l’opération de contrôle de l’authenticité des diplômes et des titres de capacité ayant servi au recrutement ou à la promotion d'agents au sein de la fonction publique.
Selon le ministre, à la suite des différentes vérifications d'authenticité, des procédures disciplinaires ont été menées à leur terme pour trois agents publics, répartis entre une institution publique et deux ministères :
Au titre de la Présidence du Faso : Mme BANAZARO Lydie Émilie, Matricule 250 272 X, Secrétaire de direction ;
Au titre du Ministère de la Sécurité : M. BAYALA Begawendé Pierre Mesmin, Matricule 109 231, Inspecteur des Eaux et Forêts ;
Au titre du Ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme : M. NACAMBO Mamoudou, Matricule 83 973 E, Conseiller en Sciences et Techniques de l’Information et de la Communication.
Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a procédé, le vendredi 22 mai 2026 à Dédougou, à l’inauguration de deux unités de transformation agroalimentaire : la Société Agro-industrielle de Développement de l’Agriculture Familiale de la Boucle du Mouhoun (SODAF-BM-SA) et l’usine Continent Agri-Business Rénovation (CABRE) SARL.
Cette double inauguration s’inscrit dans la dynamique nationale de valorisation des productions locales, de création de richesses et de renforcement de la souveraineté économique.
Spécialisée dans la transformation industrielle du maïs, la SODAF-BM SA est le fruit d’un investissement d’environ 1,6 milliard de francs CFA. Elle dispose d’une capacité annuelle de transformation estimée entre 12 000 et 15 000 tonnes de maïs, pour la production notamment de gritz, de semoule, de farine et de sons destinés à l’alimentation animale. L’unité devrait générer 125 emplois permanents et plus de 1 500 emplois saisonniers.
L’usine CABRE SARL représente, quant à elle, un investissement de plus de 1,230 milliard de francs CFA. Dotée d’équipements modernes, sa capacité annuelle de transformation est estimée à 35 000 tonnes de céréale et 10 000 tonnes de sésame. Sa production concerne notamment les farines, les semoules, les produits destinés à la brasserie, les biscuits et les aliments pour bétail. Elle compte déjà 46 emplois permanents, 68 emplois non permanents et plus de 500 emplois indirects.
À l’issue des visites guidées des installations, le Chef du Gouvernement a salué l’engagement des promoteurs et rappelé l’importance de la transformation industrielle dans la création de valeur ajoutée. « La transformation, c’est le maillon essentiel pour créer de la plus-value », a-t-il déclaré, tout en soulignant que ces initiatives traduisent la volonté du Burkina Faso de produire davantage, transformer localement et consommer burkinabè.
Pour le Premier ministre, l’implantation de ces unités dans la région de Bankui constitue également un signal fort de résilience et de confiance en l’avenir.
" Ces investissements sont la preuve que la région tient debout, que la région renaît et que les fils et les filles du Burkina Faso croient en l'avenir de leur pays », a-t-il affirmé.
Il a réaffirmé l’engagement du Gouvernement à accompagner les investisseurs nationaux, à protéger les investissements stratégiques et à favoriser l’écoulement des produits locaux sur le marché national.
Avant la coupure symbolique des rubans, le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Serge Gnaniodem Poda, a salué la contribution du secteur privé à l’industrialisation du Burkina Faso et à la consolidation de la souveraineté économique nationale. Il a relevé que l'aboutissement de ces deux initiatives privées accompagnées par les services publics habilités illustre la volonté du Gouvernement de promouvoir la transformation locale des matières premières, la création d’emplois et la souveraineté économique.
À travers la mise en service de la SODAF-BM SA et de CABRE SARL, le Burkina Faso franchit une nouvelle étape dans la transformation locale de ses productions agricoles, au service de l’emploi, de la croissance et du développement endogène.
Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l'extérieur, Karamoko Jean Marie TRAORÉ, entouré de la ministre déléguée chargée de la Coopération régionale, Madame Estella Eldine Kabré/Kaboré, a accordé une audience à un collectif de professionnels du cinéma burkinabè, le mardi 19 mai 2026.
Ces derniers sont venus présenter au chef de la diplomatie burkinabè leur nouvel espace de coopération sectorielle dénommé « Confédération du cinéma et de l'audiovisuel de l'AES ».
Il s'agit d'une organisation regroupant les professionnels du 7e art du Mali, du Niger et du Burkina Faso, portée sur les fonts baptismaux au cours d'une assemblée générale constitutive tenue en février 2026 à Bamako, au Mali. Elle se fixe pour ambition de mutualiser les efforts afin de soutenir le développement de l'industrie cinématographique au sein de l'espace confédéral, en mettant un accent particulier sur la production de contenus en adéquation avec les réalités et les aspirations des peuples de l'AES.
« Dans la dynamique de la vision de souveraineté prônée par les dirigeants de nos trois États, la Confédération du cinéma et de l'audiovisuel de l'AES se donne pour mission d’élaborer des mécanismes de financement endogènes pour booster la création, l'exploitation et la distribution des œuvres des cinéastes de l'espace », a indiqué la présidente de l'organisation, Madame Mamounata NIKIÉMA.
Il s'agissait également, pour Mme NIKIÉMA et sa délégation, de solliciter l’accompagnement du département en charge de la diplomatie, tant au niveau de l'administration centrale que des missions diplomatiques et postes consulaires à l’étranger, pour la réussite des missions de cette organisation, dont la présidence est actuellement assurée par le Burkina Faso.
Le ministre des Affaires étrangères a chaleureusement salué cette initiative des acteurs culturels de l'AES. Tout en les félicitant, il les a encouragés à proposer des productions qui valorisent les figures historiques, les grandes réalisations contemporaines et les valeurs partagées des pays membres.
« Le cinéma est un instrument majeur de la diplomatie, car il constitue un excellent canal pour déconstruire les stéréotypes et promouvoir l'image réelle de nos pays. Je salue cet engagement dont le bénéfice n'est pas seulement économique, mais qui contribuera puissamment à décoloniser nos écrans », a soutenu Karamoko Jean Marie TRAORÉ face à ses hôtes.
Le Chef de la diplomatie burkinabè a assuré avoir pris bonne note des doléances exprimées. Il a réaffirmé la totale disponibilité de son département à accompagner la Confédération, notamment à travers la facilitation des contacts avec des partenaires stratégiques et l'ouverture de cadres d'échanges permanents.
Dans le cadre de la lutte contre l’insécurité en général et la criminalité urbaine en particulier dans la ville de Ouagadougou, le Commissariat Central de Police de la ville de Ouagadougou (CCPO), appuyé par le Commissariat de Police de l’Arrondissement (CPA) n°12, ont démantelé un réseau qui s’adonnait à la transformation illicite d’huiles dans une zone d’habitation spontanée (zone non lotie) de la capitale.
Il ressort des investigations menées que le mode opératoire du groupe consistait à se ravitailler en résidus des usines de fabrication d’huile de graines de coton auprès des entreprises de fabrication d’huile de la place, situées dans la zone industrielle de Kossodo. Une fois ces résidus obtenus, il procédait à leur traitement à l’aide de l’acide citrique monohydrate et à la chaleur pour les débarrasser des impuretés en vue prétendent-ils, de les revendre aux fabricants de savon.
Lorsque le groupe trouvait un client, il faisait appel à un conducteur de tricycle qui se chargeait du transport pour la livraison de la marchandise.
Grâce à la collaboration des populations, les enquêteurs ont réussi à appréhender deux membres actifs du groupe et saisir plusieurs objets dont un tricycle et plus d’une soixantaine de bidons d’huile de 20 litres.
La Police Nationale réitère ses remerciements aux citoyens qui œuvrent inlassablement aux côtés des forces de sécurité pour combattre l’insécurité urbaine sous toutes ses formes. Elle les invite à demeurer toujours vigilants autour d’eux tout en continuant de dénoncer les cas suspects aux numéros verts mis à leur disposition que sont les 17, 16 et 1010.
Le Conseil supérieur de la communication (CSC) a, par la décision n°2026-018/CSC du 05 mai 2026, interdit la diffusion des programmes de la chaîne de télévision TV5 Monde sur l’ensemble du territoire national.
Cette mesure fait suite au constat de manquements répétés à la loi, à l’éthique et à la déontologie dans le traitement de sujets liés à la lutte contre le terrorisme au Burkina Faso, ainsi qu’à l’actualité relative aux attaques survenues le 25 avril 2026 au Mali, indique un communiqué du CSC
Les griefs retenus portent notamment sur la désinformation et l’apologie du terr0risme, relevées dans plusieurs éditions du journal télévisé entre avril et mai 2026.
Pour rappel, des dérapages similaires avaient déjà été constatés en 2024, entraînant deux suspensions temporaires par le régulateur : la première le 27 avril et la seconde le 18 juin 2024.
Le CSC saisit cette occasion pour inviter l’ensemble des médias à faire preuve d’une plus grande rigueur professionnelle et à veiller au strict respect des règles d’éthique et de déontologie.
Au Village des Communautés de la Semaine Nationale de la Culture (SNC) à Bobo-Dioulasso, un espace a particulièrement attiré l’attention ces derniers jours : l’espace « Healthier Kids ». Coloré, accueillant et animé, il a rapidement séduit enfants et parents, curieux de découvrir un stand pas comme les autres, entièrement dédié aux fruits, légumes et céréales locales.
Ici, pas question de rester spectateur. Les enfants étaient invités à participer activement. Autour de tables remplis de produits du terroir, des chefs cuisiniers étaient présents pour partager leur savoir-faire. Tablier autour de la taille, toque sur la tête, fruits entre les mains, tout était réuni pour permettre aux plus jeunes de se mettre dans la peau de petits chefs cuisiniers.
Dans une ambiance à la fois joyeuse et éducative, les enfants apprenaient à reconnaître les aliments, à comprendre leur importance pour la santé et à découvrir, par la pratique, les bases d’une alimentation saine et équilibrée. Un espace vivant et interactif, qui a également suscité l’intérêt des parents et accompagnateurs.
À travers cette initiative, l’objectif est clair : sensibiliser les enfants dès le plus jeune âge aux bienfaits du bien-manger, en mettant en avant les produits locaux. L’approche se veut simple, concrète et accessible, en privilégiant l’apprentissage par le jeu et l’expérience.
L’espace s’inscrit dans le cadre du programme mondial “Nestlé for Healthier Kids”, qui vise à encourager de meilleures habitudes alimentaires chez les enfants et leurs familles. La SNC, grand rendez-vous culturel et populaire, offrait un cadre idéal pour porter ce message au cœur des communautés.
Le projet est mis en œuvre avec l’appui de chefs cuisiniers, engagés aux côtés de Nestlé Burkina pour transmettre des réflexes alimentaires sains, adaptés aux réalités locales. Cette même initiative a déjà été déployée lors d’événements majeurs tels que le SIAO et le FESPACO.
À ce sujet, Omaro KANE, Directeur de la Communication chez Nestlé Burkina, explique : « L’enfance est le meilleur moment pour apprendre à bien manger. Notre objectif est de rendre les bonnes pratiques alimentaires simples, concrètes et accessibles. Avec les enfants, l’apprentissage devient naturel, vivant et durable. »
Au total, 500 enfants ont directement participé aux activités de l’espace Healthier Kids lors de la SNC.
La littérature burkinabè s’enrichit d'un ouvrage essentiel avec la parution de « Henri Sebgo ou le journalisme selon Norbert Zongo », une production littéraire du Dr Cyriaque Paré. Dans cette œuvre, l'auteur rend un vibrant hommage à une icône de la presse africaine, tout en proposant une véritable leçon de journalisme. Sous le pseudonyme de Henri Sebgo, Norbert Zongo n’était pas seulement un journaliste ; il était un symbole de résistance. Le livre plonge le lecteur dans l’itinéraire de cet homme qui a très tôt choisi sa voie, dès les bancs du collège, pour faire de sa plume une arme au service de la vérité, de la justice et de la démocratie. De ses débuts difficiles dans les médias d’État à son affirmation dans la presse privée indépendante, l'ouvrage retrace le combat d'un professionnel qui a toujours dit « non » à la censure et à la facilité. À travers des journaux célèbres comme Le Journal du Jeudi (JJ), La Clef et surtout L’Indépendant, Norbert Zongo a porté la voix des sans-voix, dénonçant sans relâche les injustices et les abus de pouvoir. Ce livre ne se contente pas de raconter la vie de Norbert Zongo ; il met en lumière ses méthodes d’enquête et son éthique rigoureuse. C’est donc un plaidoyer pour un journalisme africain responsable, engagé et utile au peuple. Le Dr Cyriaque Paré, qui signe ici l’hommage d’un élève à son maître, concilie l’admiration et la rigueur scientifique. Il offre ainsi aux générations actuelles et futures une boussole pour comprendre l'importance d'une presse libre dans une démocratie. L’ouvrage est disponible au prix de 5 000 F CFA à la librairie Mercury, à l'Institut Supérieur de la Communication et du Multimédia (ISCOM) ainsi qu'au siège du journal LeFaso.net.
Radars Info Burkina « arpente » aujourd’hui les lignes d’une œuvre littéraire presque mélancolique qui, cependant, reflète la magnificence d’une biographie, la sublimation d’un appel à la résilience et à la sincérité de l’approche relationnelle. C’est un livre « bio » qui n’a pas pour vocation de séduire un lectorat féru de la langue de Molière et de ses tournures parfois complexes et irritantes. La prose de Macange Ngaska Raphoz nous met face à une réalité bouleversante et à une espérance d’un lendemain plus coloré de gaieté. Son titre empreint de métaphore, à lui seul, résume cet état de fait. « Des lucioles dans mes ruines » peut vite induire en erreur les « titrologues » invétérés.
Ce livre de l’éducatrice, artiste camerounaise par ses racines et burkinabè de cœur, est loin d’être une chronologie d’événements douloureux, mais un déroulé d’une vie entremêlant enfance innocente, séparations douloureuses, cruauté humaine, tentations multiformes, liaisons dangereuses voire toxiques, face à un mental de « lionne » au service d’une communauté de l’universalité. Macange, la fille d’Alexandre et de Jeanne d’Arc, fait usage de l’humour et de l’autodérision quand elle évoque son enfance. C’est aussi une forme de sincérité, attribut de l’ambivalence de l’éducation qu’elle a reçue d’une mère au caractère bien trempé et d’un père au tempérament plutôt « calme, conquérant à sa manière ». Elle n’a donc pas choisi une éducation réglée comme une horloge. À l’image de la musique émanant des battements de mains dans les eaux de la rivière Poula à Obala ou encore de la montée d’adrénaline dans la course vertigineuse camouflée à l’intérieur d’un pneu, elle se laissait guider par une existence commune à de nombreux enfants des villes et campagnes d’Afrique.
La prouesse de l’auteure a consisté à relater avec une profondeur et une exactitude déconcertantes une série de faits qui touchent à la sensibilité de ceux qui les ont vécus. Le lecteur avide de sensations fortes, de détails plus que croustillants, va devoir se raviser. Macange est une éducatrice qui a conscience de la portée de ses écrits. Si, par moments, elle se réserve d’être exhaustive, c’est par pudeur pour les « âmes sensibles » et surtout pour honorer les attributs de son éducation. « Des lucioles dans mes ruines » est donc un miroir, reflet de notre singulier dualisme.
Les prises de position de l’auteure au sujet du racisme voilé dans le prisme d’une condescendance ridicule, ou encore la nuance relative aux religions révélées, élucident à satiété qu’elle demeure une grande adepte des débats contradictoires constructifs. Point n’est impératif pour elle de se faire comprendre en faisant usage à profusion de mots savants. Pourtant, elle en a la capacité, dans sa tête bien faite et bien pleine. Cette sobriété dans la construction sémantique ou sémiologique est voulue pour toucher le subconscient de jeunes lecteurs alertes et paradoxalement exposés à une fragilité émotionnelle insoupçonnée.
Dans ce livre, il est, entre autres, question de valeurs familiales transmises, d’amitiés plus ou moins lugubres et de relations professionnelles anecdotiques. Les textes de Macange deviennent, à travers ces différents acteurs et dans plusieurs cadres spatio-temporels de l’Afrique à l’Europe, un manuel didactique empreint d’humanisme. Dans un monde en quête effrénée de bien-être, de confort matériel, l’écrivaine nous ramène à l’essentiel existentialiste : nous sommes parce que les autres sont. L’attention dévolue par son entourage et même par des inconnus à son fils JUNO dès sa naissance est l’illustration d’une Afrique solidaire et altruiste.
Sans verser dans un féminisme béat, ce livre qui se laisse lire d’un trait met en exergue la perception que certains ont de la place de la femme au sein d’une société traditionnelle ou moderne. Ces clichés expliquent-ils les tendances de « garçon manqué » que certains de ses proches lui attribuent ? Pourtant, la révolutionnaire dans l’âme, admiratrice du défunt président du Faso Thomas Sankara et du pays des hommes intègres, est d’une douceur atypique. Son album enregistré à Ouagadougou, sa voix et sa chaleur humaine marquent encore au Burkina les esprits de ceux qui l’ont côtoyée ou connue.
Il n’est donc pas étonnant que, dans les dernières lignes de son livre, nombre de lecteurs soient bouleversés de lire quelques lignes relatives à son combat contre le cancer. Mais pourquoi aborde-t-elle cet aspect touchant en si peu de mots ? Prépare-t-elle le lecteur à une seconde parution ? En attendant de l’avoir en interview pour éclairer notre lanterne, nous apprenons que c’est avec détermination et sérénité. Vaincre le cancer, c’est tout le mal que nous souhaitons à cette brave dame née en avril 1973 au Cameroun.
Dans cette œuvre autobiographique, Macange nous invite à profiter de chaque instant de notre existence. Même dans sa face hideuse, la vie doit être perçue avec reconnaissance et gratitude. Profiter de l’existant avec ses codes, ses limites, sa beauté et sa cruauté est un passage obligé. Tout compte fait, même dans les décombres de notre quotidien, de petites lumières émanant de lucioles nous rappellent qu’il est possible de construire du beau avec si peu. Rester vrai en évitant les confusions entre les valeurs et les artifices : c’est l’essentiel du message de ce récit chronologique de Macange Ngaska Raphoz.
Dans le cadre de sa mission régalienne de protection des personnes et des biens, l'Unité Anti-Drogue (UAD) de la Direction de la Police Judicaire (DPJ) de la Police Nationale a engagé, depuis quelques temps, une vaste opération d'envergure contre le fléau de la drogue, qui menace la santé de notre jeunesse, de nos centres de formation et, partant, fragilise la sécurité de nos communautés.
Cette offensive contre la drogue vise à combattre sans relâche la vente et la consommation illicites de stupéfiants afin de porter des coups décisifs aux réseaux de trafic et à mettre un terme aux activités criminelles qui alimentent l’insécurité dans nos quartiers et villes.
Plusieurs secteurs de Ouagadougou ont été intensivement parcourus et contrôlés, parmi lesquels les quartiers Koulouba, Saaba, Patte d’Oie, Nagrin, Katre Yaar, Zone Une, Tanghin, Tampouy et Pissy. Ces actions de terrain ont permis de découvrir, démanteler, détruire, assainir et sécuriser de nombreuses zones de consommation communément appelées « ghettos ».
A ce jour, ce sont deux cent dix-sept (217) personnes qui ont été interpellées pour des faits liés à la détention, à la consommation, à la vente et au trafic de drogues, dont cinquante-sept (57) vendeurs et revendeurs ainsi que trois (03) trafiquants de drogue. Tous ont été présentés devant les autorités judiciaires compétentes et la plupart ont déjà bénéficié de mesures alternatives telles que des travaux d’intérêt général à la Brigade Laabal et dans d’autres structures appropriées.
Relativement au mode opératoire utilisé qui était structuré, rapide et particulièrement discret, les consommateurs se regroupaient et s’installaient dans les « ghettos », devenus de véritables points de rendez-vous pour les transactions illicites. Dès que l’affluence devenait suffisante, les vendeurs y effectuaient des incursions brèves et ciblées et, en quelques minutes seulement, procédaient à la distribution des substances stupéfiantes en échange d’argent, avant de se retirer aussitôt. Ce système reposait sur des passages fréquents et répétitifs, parfois à intervalles réguliers, permettant d’assurer un approvisionnement continu. Les échanges se faisaient avec une extrême rapidité et une grande mobilité avec l’usage de motocyclettes afin de limiter les risques d’interpellation.
Grâce à la collaboration des populations, les investigations menées au cours de l’opération ont permis de saisir treize (13) kilogrammes de cannabis, deux véhicules, un tricycle, plusieurs dizaines de motos et du numéraire.
La Police Nationale réitère ses remerciements aux populations grâce à qui ces résultats ont été atteints. Elle les invite à davantage collaborer avec les forces de sécurité afin de poursuivre cette lutte avec fermeté car la réussir, c’est aussi protéger notre jeunesse, c’est préserver nos familles et c’est bâtir un environnement plus sûr pour tous sans drogue.
Pour terminer, elle invite l’ensemble des citoyens, en particulier les parents d’élèves et les responsables des établissements scolaires, à faire preuve de vigilance et à dénoncer tout cas suspect aux numéros verts que sont les 17, 16 et 1010, afin de contribuer à préserver l’avenir de nos enfants.
Le mois d’avril est déclaré mois de la prévention par l’Inter Africaine de la Prévention des Risques Professionnels (IAPRP). À l’occasion de la commémoration conjointe de la Journée Mondiale de la Sécurité et Santé au Travail (#JMSST) et de la Journée Africaine de la Prévention des Risques Professionnels (#JAPRP), le Ministre des Serviteurs du Peuple, Mathias Traoré, rend hommage à la résilience des travailleurs et des forces de défense dans les zones à fort défi sécuritaire.
Mathias Traoré, indique que les statistiques de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et celles de la Caisse autonome de retraite des fonctionnaires (CARFO) pour l’année 2024, font ressortir deux mille deux cent soixante-douze (2 272) cas d’accidents du travail et de maladies professionnelles déclarés. Et la prise en charge de ces risques professionnels a coûté à ces deux (02) organismes de prévoyance sociale la somme globale de deux milliards six cent un millions quatre cent vingt-trois mille quatre cent soixante-cinq (2 601 423 465) francs CFA.
Ainsi, il appelle à l’action pour placer la vie humaine au cœur de notre dynamique économique. C'est aussi un moment privilégié pour réaffirmer que chaque travailleur burkinabè a le droit de rentrer chez lui en bonne santé, dit-il. Il invite : ♦️ les employeurs, à promouvoir des environnements de travail respectueux, inclusifs et protecteurs de la santé physique et mentale des travailleurs ;
♦️ les travailleurs, à adopter des comportements responsables et à me signaler toute situation à risque ;
♦️ les partenaires sociaux, à renforcer le dialogue social facteur indispensable pour promouvoir une culture de prévention des accidents et des maladies liées au travail.
Ci-dessous l'intégralité du message
MESSAGE DE MONSIEUR LE MINISTRE DES SERVITEURS DU PEUPLE A L’OCCASION DE LA COMMEMORATION DE LA JOURNEE MONDIALE DE LA SECURITE ET SANTE AU TRAVAIL (JMSST) ET DE LA JOURNEE AFRICAINE DE LA PREVENTION DES RISQUES PROFESSIONNELS (JAPRP), 2026
Mesdames et Messieurs les chefs d’entreprise, Mesdames et Messieurs les travailleurs, Chère population,
En ces jours mémorables du 28 avril et du 30 avril 2026, notre nation se joint à la communauté africaine et au reste du monde pour célébrer respectivement la Journée Mondiale de la Sécurité et Santé au Travail (JMSST) et la Journée Africaine de la Prévention des Risques Professionnels (JAPRP).
Au-delà du rituel protocolaire, cette double commémoration est un appel à l’action pour placer la vie humaine au cœur de notre dynamique économique. C'est aussi un moment privilégié pour réaffirmer que chaque travailleur burkinabè a le droit de rentrer chez lui en bonne santé.
La célébration de ces journées dans la dynamique de notre Révolution progressiste populaire (RPP), nous exige un changement radical de comportement afin de garantir un milieu sain de travail et un climat favorable au développement économique.
Aussi, je saisis l’occasion pour rendre hommage aux forces de défense et de sécurité, aux Volontaires pour la défense de la Patrie et aux autres travailleurs qui sont dans les zones à fort défi sécuritaire, pour leur engagement et leur résilience.
Mesdames et Messieurs les chefs d’entreprise, Mesdames et Messieurs les travailleurs, L’introduction de nouveaux procédés de travail et de nouvelles technologies dans les processus de production des biens et services a transformé les conditions de travail de nombreuses personnes partout dans le monde. Le recours à ces nouvelles techniques et méthodes de travail est susceptible d’engendrer de nouveaux risques sur les lieux de travail dont les conséquences peuvent être très dommageables. Ces risques, souvent invisibles mais bien réels, ont des conséquences graves sur la santé mentale et physique des travailleurs et sur l’économie mondiale.
A titre d’illustration, le coût total de la prise en charge des accidents du travail et des maladies professionnelles représente près de 4% du PIB mondial selon un rapport du Bureau International du Travail (BIT) en 2025.
Le Burkina Faso n’est pas en marge de ce phénomène. En effet, les statistiques de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et celles de la Caisse autonome de retraite des fonctionnaires (CARFO) pour l’année 2024, font ressortir deux mille deux cent soixante-douze (2 272) cas d’accidents du travail et de maladies professionnelles déclarés.
La prise en charge de ces risques professionnels a coûté à ces deux (02) organismes de prévoyance sociale la somme globale de deux milliards six cent un millions quatre cent vingt-trois mille quatre cent soixante-cinq (2 601 423 465) francs CFA. Ces chiffres révélateurs d’une situation préoccupante ne prennent pas en compte les risques non déclarés qui sont tout aussi importants et pourraient menacer la survie de ces organismes.
De ce constat, la prévention des risques professionnels, par l’amélioration des conditions de travail, devient un impératif pour la préservation du capital humain, levier essentiel de performance économique et sociale, toute chose qui entre en droite ligne du point II.5.3.4.1. (v) et (vi) du programme 3.4 du Référentiel National de Développement (PND) 2026-2030, le plan R.E.L.A.N.C.E, de la Révolution Progressiste Populaire (RPP), à savoir « le renforcement de la prévention des risques professionnels et l’amélioration des conditions de sécurité et santé au travail ».
La célébration chaque année de la Journée Mondiale de la Sécurité et Santé au Travail (JMSST) et de la Journée Africaine de la Prévention des Risques Professionnels (JAPRP) respectivement le 28 avril et le 30 avril répond au souci du Gouvernement d’atteindre l’objectif ci-dessus cité. Elle témoigne également de l’engagement du Gouvernement à veiller à la protection des travailleurs.
Mesdames et Messieurs les chefs d’entreprise, Mesdames et Messieurs les travailleurs, Chers acteurs de la prévention des risques professionnels, Chère population,
Cette année, la JMSST est célébrée sous le thème : « Agissons pour un environnement de travail psychosocial sain ». La JAPRP a, quant à elle, pour thème : « JAPRP, 30 ans après : bilan, défis persistants et émergents de la prévention des risques professionnels en Afrique » et a pour sous-thème : « Perspectives stratégiques pour une prévention durable à l’horizon 2040 ».
Le thème de la JMSST retenu cette année met en lumière un défi majeur de notre époque et nous interpelle collectivement sur une réalité de plus en plus préoccupante avec l’émergence des risques nouveaux tels que les risques psychosociaux et ceux liés à l’utilisation des nouveaux outils numériques.
Quant au thème de la JAPRP, il met en exergue les défis persistants en matière de sécurité et santé au travail, l’analyse des risques émergents liés aux mutations technologiques, environnementales et sociétales et, enfin, la proposition d’orientation stratégique pour renforcer les systèmes nationaux de sécurité et santé au travail.
La survenue des risques professionnels a des conséquences désastreuses pour le travailleur, l’entreprise et même la nation toute entière.
C’est pourquoi, la célébration de la JMSST et de la JAPRP constitue cette année comme les années antérieures, une occasion pour le Ministère des Serviteurs du Peuple et ses partenaires, de multiplier les actions en matière de prévention des risques professionnels à travers plusieurs activités durant le mois d’avril déclaré mois de la prévention par l’Inter Africaine de la Prévention des Risques Professionnels (IAPRP).
A cette occasion, je tiens à saluer le rôle essentiel de l’ensemble des acteurs qui, depuis plusieurs décennies, œuvrent à la prévention des risques professionnels et à la promotion d’une culture de sécurité et santé au travail au Burkina Faso. Aussi voudrais-je inviter :
♦️ les employeurs, à promouvoir des environnements de travail respectueux, inclusifs et protecteurs de la santé physique et mentale des travailleurs ;
♦️ les travailleurs, à adopter des comportements responsables et à me signaler toute situation à risque ;
♦️ les partenaires sociaux, à renforcer le dialogue social facteur indispensable pour promouvoir une culture de prévention des accidents et des maladies liés au travail.
Quant au Gouvernement, il reste engagé à accompagner les acteurs du monde du travail dans leurs actions visant à garantir un milieu de travail sûr et salubre. Tout en réitérant mes encouragements aux acteurs du monde du travail, je souhaite à tous, une très bonne célébration du mois de la prévention des risques professionnels.
Vive la prévention des risques professionnels ! Vive le Burkina Faso, libre et prospère !