Ce jeudi 18 décembre 2025, les forces de sécurité ont mené une vaste opération de sécurisation autour de 46 établissements scolaires de Ouagadougou. Coordonnée par le Secrétariat permanent du Comité national de lutte contre la drogue (SP-CNLD), cette action a permis l’interpellation de 67 personnes.
L’opération a également conduit à la saisie de produits prohibés, de boissons alcoolisées et liqueurs, d’une arme, de plusieurs engins, ainsi que d’un numéraire estimé à 3 196 550 F CFA.
Menée en synergie par les unités opérationnelles de la Police nationale, notamment, la BAC, la CRS et la Police municipale de Ouagadougou, l’intervention a consisté à contrôler les boutiques, bars et kiosques installés aux abords des établissements scolaires.
Selon le Secrétaire permanent du CNLD, l’Inspecteur général de police Emanoël Kaboré, cette opération vise à lutter contre la criminalité liée à la drogue et à l’alcool, afin de préserver l’environnement scolaire et protéger les élèves.
Tout en saluant l’engagement constant des Forces de défense et de sécurité (FDS), il a annoncé la poursuite de ces opérations sur l’ensemble du territoire national. À travers cette action, le SP-CNLD réaffirme sa détermination à protéger la jeunesse, pilier de l’avenir du Burkina Faso.
Le plagiat est un phénomène qui prend de l'ampleur dans le milieu des médias en ligne au Burkina Faso. Face à cette situation inquiétante, le Conseil supérieur de la communication (CSC), en collaboration avec l’Association des éditeurs et professionnels des médias en ligne (AEPML), a tenu une rencontre d’échanges avec les responsables des médias en ligne, des blogueurs et des activistes, ce jeudi 18 décembre 2025 à Ouagadougou. L'objectif était non seulement de sensibiliser les acteurs sur le caractère illégal de ce comportement et de ses effets néfastes sur le secteur, mais aussi pour trouver des solutions concrètes et durables en vue de préserver l’intégrité du journalisme et la crédibilité des plateformes de communication au public en ligne de notre pays. Les échanges ont donc porté sur le thème « La pratique du plagiat dans la production journalistique au Burkina Faso : quelles solutions pour mettre fin au phénomène et pour une presse en ligne plus responsable ?»
À l'entame de la rencontre, le Président du CSC, représenté par le vice-président, Issa Laknapin Alexandre Zou, a souligné que le plagiat constitue une menace à la qualité des productions journalistiques et à la confiance des citoyens vis-à vis des informations qui leur sont présentées.
De ce fait, il a invité les parties prenantes à «promouvoir la culture de l’honnêteté intellectuelle dans le secteur médiatique et de protéger les droits des créateurs de contenus dont les productions sont protégeables au titre de la propriété littéraire et artistique.» Selon Amidou Kabré, Président de l'association des éditeurs et professionels des médias en ligne (AEPML), le plagiat est un phénomène qui « porte atteinte à la crédibilité de l'ensemble des médias en ligne». Pour lui, il est inadmissible que des non-professionnels reprennent des informations de première main de la presse professionnelle en ligne pour s'en servir à d'autres fins notamment pour accroître leur audience et obtenir des marchés publicitaires alors que ces médias en ligne, régulièrement constitués en tant qu'entreprises de presse, font face à des charges d'impôts, de personnel, etc. À l'en croire, après la phase de sensibilisation, l'AEPML et le CSC durcisseront le ton. « Nous allons dénoncer les brebis galeuses et cela va s'intensifier. Nous avons un projet d'autorégulation au niveau des médias en ligne ce qui permettra de faire régulièrement des mises à jour. Cela va nous amener à livrer des noms d'organes de presse qui se livrent à cela, mais également d'acteurs qu'on appelle souvent des activistes.», a-t-il confié. En vue de dégager des pistes de solutions pour endiguer le phénomène du plagiat, deux communications ont été faites durant cette rencontre. La première, présentée par le journaliste Richard Tiéné, Secrétaire chargé des questions d’éthique et de déontologie de l’AEPML, a porté sur « La pratique du plagiat dans le milieu de la presse en ligne au Burkina Faso : Etat des lieux de l’ampleur du phénomène et proposition de solutions de l’AEPML ». La seconde communication animée par la Conseillère du CSC, Dr Tonssira Myriam Corine Sanou, a porté sur « Le droit d’auteur en matière de presse et les implications juridiques de la pratique du plagiat dans le traitement de l’information ». Des communications, il ressort que le phénomène de plagiat, a pour cause entre autres la publication des contenus pour attirer des lecteurs et des annonceurs, le manque d'intérêt pour les droits d'auteur, la facilité de copier et coller, le manque de rigueur professionnelle, la méconnaissance des règles de citation des sources, le manque de formation et de sensibilisation. Aussi, les communicateurs ont souligné que le plagiat engendre de graves conséquences. En effet, il enlève à l’information sa qualité, son goût de l’originalité, entraîne une perte de confiance des lecteurs, constitue une atteinte aux droits d’auteur, nuit à la réputation de l'industrie des médias et est passible de sanctions. À la suite des discussions modérées par le conseiller M. Abdoulaye Tao, plusieurs recommandations ont été formulées.
A l'endroit des responsables de médias en ligne
-Produire des contenus originaux et de qualité, -Promouvoir la collaboration et le partage de contenus entre les médias en ligne pour la promotion de la créativité et l'originalité.
A l'endroit de l'AEPML -Organiser des formations et les ateliers pour sensibiliser les journalistes et les influenceurs à la notion de propriété intellectuelle et aux conséquences du plagiat, -Mettre à disposition des médias en ligne des outils de détection de plagiats pour les aider à l'identifier et à le prévenir, -Sensibiliser davantage les journalistes et les utilisateurs d'œuvres de presse sur les textes en matière de droit d'auteur à travers l'élaboration de guide, -Sensibiliser les journalistes sur l'existence d'outils et de licence numérique de gestion de leurs œuvres, -Plaider auprès du BBDA pour la prise en compte des médias en ligne dans la rémunération pour reprographie.
A l'endroit du CSC
-Renforcer les lois et les réglementations pour protéger la propriété intellectuelle et sanctionner les plagiats, -Assainir le secteur des médias en ligne en clarifiant leur statut, -Exhorter les médias en ligne à une meilleure organisation du secteur et à un renforcement des capacités des membres sur les questions d'éthique, -Assainir le secteur des médias en ligne à travers une définition de leur statut.
A l’issue de cette rencontre, des membres du Bureau de l'AEPML, ont été reçus par le Président du CSC. Le premier responsable de la structure de régulation des médias, a félicité la faîtière des médias en ligne pour l'initiative. Il a rassuré de sa disponibilité et celle de ses collaborateurs, à accompagner toute activité qui s’inscrit dans la dynamique de régulation. De ce fait, il souhaite que l'initiative soit élargie à d'autres médias, au regard de l'ampleur du phénomène du plagiat dans l'univers médiatique national.
Cette audience fut l’occasion pour le Président de l'AEPML, d’exprimer la gratitude de la faitière au Président du CSC et à son équipe pour avoir facilité la rencontre d’échanges.
Vendre du Nescafé, c’est bien plus qu’un simple business
Près de 400 jeunes se sont réunis ce vendredi 12 décembre à la salle des banquets de Ouaga 2000 pour la cérémonie annuelle de célébration des vendeurs ambulants de Nescafé. L’événement a été marqué par la reconnaissance et la récompense du courage, de la persévérance et de la résilience de ces jeunes entrepreneurs.
Depuis 9 ans, à travers le programme MyOwBu (My Own Business), Nestlé offre aux jeunes Burkinabè une opportunité unique de créer leur propre activité génératrice de revenus. Aujourd’hui, près de 700 jeunes vivent de la vente de café chaud dans des kiosques, marchés, rues et stations-services. Nestlé les accompagne en leur offrant des formations en hygiène, sécurité et gestion, afin de renforcer leur employabilité.
Cette initiative s’inscrit dans la vision de Nestlé en faveur de l’autonomisation et de l’employabilité des jeunes, en parfaite cohérence avec les priorités nationales en matière d’entrepreneuriat. Chaque année, une cérémonie est organisée pour célébrer et récompenser les meilleurs vendeurs. Cette édition a été marquée par la remise de plus de 120 lots, dont des motos, vélos, téléphones et gazinières, lors de célébrations éclatées à Bobo-Dioulasso, Koudougou et Ouagadougou.
Diguemdé Emilie, sacrée Top vendeuse nationale, n’a pas pu retenir ses émotions : « Cette activité est une seconde chance pour moi. Grâce à mes revenus, je vis dignement et j’ai le respect des gens autour de moi. Je suis tellement heureuse de repartir avec cette moto ! » a-t-elle confié.
Sidiki Diawara, Directeur Général de Nestlé Burkina Faso, a salué la détermination des jeunes : « Nous sommes fiers de ces entrepreneurs. Pour beaucoup, ce job n’était qu’un plan B, une solution temporaire. Mais avec le temps, la passion s’installe, les ambitions prennent forme et ce business devient une véritable opportunité qui transforme des vies. Ils pourront toujours compter sur Nescafé pour les accompagner. »
Le programme MyOwBu reste ouvert aux jeunes âgés de 18 ans et plus, dynamiques et passionnés par l’entrepreneuriat. Nestlé leur fournit matériels, produits et formations couvrant la gestion financière, ainsi que les règles d’hygiène et de sécurité.
Le forum a également été marqué par la présence des représentants du ministère des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, du PDS, ainsi qu’un moment de communion avec l’artiste burkinabè Reman.
À propos de Nestlé Burkina Faso
Nestlé Burkina Faso œuvre pour améliorer la qualité de vie et contribuer à un avenir plus sain grâce à des produits et des initiatives qui favorisent la nutrition, la santé et le bien être.
Ce mardi 16 décembre 2025, s'est tenue la cérémonie officielle de graduation des deux premières promotions de formation en statistique et en Économie du Département de statistique à l'Université Joseph Ki-Zerbo (UJKZ). Ils sont au total, 73 diplômés dont 41 Analystes statisticiens et 32 Ingénieurs statisticiens économistes formés par l'Institut Supérieur des Sciences de la Population (ISSP), au sein de l'UJKZ, dans le cadre du Projet d'Appui à l'harmonisation et à l'Amélioration des statistiques en Afrique de l'Ouest (PHASAO). Ils viennent renforcer le Système statistique national (SSN), l’administration publique, le secteur privé et les autres secteurs qui font usage de données.
Selon le Directeur Général de l'ISSP, Nicolas Meda, ce programme de formation a été initié pour « répondre à un besoin crucial de compétences spécialisées en statistique et en économie pour un développement national fondé sur la connaissance éclairée par les données». Après trois ans de formation théorique et pratique, ces nouveaux diplômés ont été invités à mettre leurs compétences au service de la nation. « Vous êtes désormais armés de compétences rares et précieuses. Devenez les artisans rigoureux de la transformation de notre pays en mettant la puissance de la statistique et de l'analyse économique au service des décisions éclairées et d'un progrès durable pour tous », a indiqué le Directeur Général de l'ISSP s'adressant aux impétrants. Pour le ministre de l'enseignement supérieur représenté par son conseiller technique Wango Antoine, la statistique et l'analyse économique constituent des « leviers indispensables pour la conception, le suivi et l'évaluation des politiques publiques», dans un monde de plus en plus guidé par les données. De ce fait, il a invité les premiers analystes statisticiens et ingénieurs statisticiens-économistes de l'ISSP, à jouer leur partition pour la transformation structurelle de notre économie et la promotion d'une gouvernance fondée sur les données et l'analyse scientifique. « Vous êtes désormais les dépositaires d'un savoir stratégique. Je vous exhorte à faire preuve de rigueur, d'éthique et d'engagement au service du développement du Burkina Faso et de l'Afrique », a-t-il dit. Le Directeur général de l’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD), Toubou RIPAMA, représentant le parrain de la cérémonie, le ministre de l'Économie et des Finances, a rappelé aux étudiants que « la statistique n'est pas un luxe académique.» mais plutôt « la boussole des politiques publiques, la mémoire des chiffres de la nation, le socle invisible sur lequel se bâtissent la santé, l'éducation, l'économie, la sécurité et la justice sociale.» De son avis, « sans statistique fiable, la planification s'égare; sans analystes compétents, la donnée se tait; sans statisticiens et démographes engagés, le chiffre peut être manipulé, vidé de son sens, détourné de l'intérêt général.» C'est pourquoi, le rôle de ces nouveaux diplômés est immense a-t-il souligné tout en les invitant à être des artisans de vérité, guidés par la rigueur, l'éthique et l'amour du bien commun. « Vous êtes les gardiens de la vérité factuelle, les sentinelles d'objectivité, les artisans discrets mais indispensables du progrès national. À partir d'aujourd'hui, vous rentrez dans un monde où la décision juste ne peux plus se passer de la preuve, où le développement ne peut plus se construire sur l'approximation, où la souveraineté elle-même se mesure à la capacité d'un État à connaître sa population, ses ressources, sa fragilité et sa force. Le savoir que vous portez désormais n'est pas neutre. Il vous oblige, vous appelle à l'éthique, à la rigueur, au courage intellectuel. Dans un monde saturé de discours, vous devez faire parler les faits ; dans un contexte de pressions multiples, vous devez protéger l'intégrité des données. Dans la construction d'une nation souveraine, vous devez mettre votre expertise au service de l'intérêt général et jamais au service de l'illusion. Soyez curieux sans arrogance, rigoureux sans froideurs, exigeants sans mépris, engagés sans compromissions. Faites des chiffres des outils d'émancipation et non des instruments de domination, car une statistique juste éclaire mais une statistique manipulée égare. En portant ces valeurs avec vous, vous aurez franchi une étape qui dépasse la simple maîtrise des chiffres. Vous deviendrez des artisans de vérité et des éclaireurs pour votre nation. Que vos pas soient guidés par la rigueur, l'éthique et l'amour du bien commun. Que la science que vous portez éclaire les décisions, renforce la souveraineté de notre nation et serve toujours l'humain», a conseillé le ministre de l'Économie par la voix du directeur général de l'INSD.
Guiguemdé Malachie, diplômé ingénieur statisticien, représentant des impétrants, a rassuré quant à leur engagement et détermination à mettre leurs compétences au service de l'administration publique et entreprises privées en vue d'orienter leurs prises de décisions. « Nous allons nous mettre à la tâche pour répondre à ce pourquoi on nous a formé pour le développement de notre nation.», a-t-il confié.
Les rideaux de la quatrième édition du Salon International de l’Automobile du Faso (SIAF) sont tombés ce dimanche 14 décembre 2025. Le comité d’organisation dresse un bilan positif de cet événement, qu’il qualifie de plus qu’une réussite. Selon M. Rapademnaba Kiswendsida Henri Renaud, chargé de communication du Groupe SAO et membre du comité d’organisation du SIAF, le programme élaboré a été mis en œuvre sans aucune incidence. « Aucune organisation n’est parfaite, mais nous avons un bilan positif. Nous avons pu dérouler tout le programme qui était prévu pour cette quatrième édition et l’exécuter à 90 %. Nous sommes très satisfaits de l’affluence qu’il y a eu du côté des visiteurs. Depuis l’ouverture jusqu’à la clôture, nous avons reçu un grand nombre de personnes, que ce soit des personnalités du pays, en l’occurrence le Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina, ou des artistes et humoristes de renom, à savoir Floby, Elty, Amsy, Miss Tanya, Lajaguar, Gombo.com, etc. », a fait savoir M. Rapademnaba. À l’en croire, cette édition a connu une forte mobilisation d’exposants, ce qui est également une raison de satisfaction. « Au départ, 40 stands étaient prévus. Au regard de la forte demande, nous sommes allés à 50. Malgré cela, certaines demandes sont arrivées à la dernière minute, et malheureusement nous n’avons pas pu les satisfaire. Cela n’est qu’une partie remise, car à la cinquième édition, nous travaillerons à ce que tout le monde puisse être sur le site », a précisé le chargé de communication du Groupe SAO. Par ailleurs, il est confiant que le SIAF ira de succès en succès. « Des activités ont vu le jour, mais elles ont été des projets mort-nés, contrairement au SIAF qui est à sa quatrième édition, qui grandit et continuera de grandir », a-t-il fait remarquer.
Suggestions des visiteurs et des exposants Amadou Bokoum, un fan de l’automobile qui était à sa première participation au SIAF en tant que visiteur, a reconnu les efforts fournis par les organisateurs pour la tenue du Salon. Il suggère toutefois, pour les prochaines éditions, un élargissement du parc avec la participation d’un plus grand nombre d’exposants. « Je pense qu’il y a encore beaucoup à faire, car au regard de l’effectif assez considérable des concessionnaires au Burkina, il devrait y avoir un plus grand nombre d’exposants et, bien entendu, de véhicules », a-t-il indiqué.
Honoré Compaoré, un des exposants du SIAF et vendeur de lubrifiant auto, se réjouit de l’organisation et espère que la prochaine édition sera meilleure. « Dans l’ensemble, l’organisation a été adéquate. Nous avons constaté un engouement de la part des visiteurs. Nous avons pu vendre beaucoup de nos produits. Toutefois, pour les prochaines éditions, nous proposons qu’il y ait beaucoup plus de véhicules de toutes les générations. C’est-à-dire des véhicules adaptés aux plus petits jusqu’aux adultes ; cela attirera davantage les visiteurs », a-t-il confié.
Le Salon International de l'Automobile du Faso (SIAF) a ouvert ses portes le jeudi 11 décembre 2025 à Ouagadougou. Ce samedi 13 décembre 2025, le président de la délégation spéciale consulaire de la Chambrede Commerce et d'Industrie du Burkina Faso, Roland Achille Sow, accompagné de son vice-président Issoufou Maïga et d'autres personnalités, y a effectué une visite. L'objectif de cette visite était de féliciter le promoteur, d'échanger avec les exposants, de les encourager, mais surtout de les motiver à continuer de prendre part à ce rendez-vous incontournable. Pour le président de la Chambre de Commerce, le paysage de l'automobile est un pan essentiel de l'économie qui mérite une attention particulière, d’autant plus que c’est un secteur en pleine évolution. De véhicules d’occasion il y a quelques années, on assiste aujourd'hui à une adaptation, un changement, avec l’arrivée de véhicules, dont des électriques, qui viennent de la Chine et de plusieurs autres pays. « Il y a des promoteurs qui se sont installés pour construire leurs propres modèles. Aujourd'hui, on a l'exemple du promoteur de la marque ITAOUA qui produit ses propres véhicules électriques. Il y a d'autres promoteurs qui sont en voie de le faire », a-t-il fait observer, soulignant que des mesures sont prises pour accompagner les initiatives et dynamiser davantage le secteur de l'automobile au Burkina Faso. « L'État accorde des avantages liés au Code des investissements pour ceux qui veulent investir dans la transformation », a-t-il déclaré, promettant de poursuivre les doléances auprès des autorités en vue de l’allègement des taxes. « On va continuer à demander à notre État de travailler, peut-être à revoir un peu tout ce qu'il y a comme taxe. Cela peut permettre d'accélérer la mutation dans le secteur automobile et permettre à un plus grand nombre de Burkinabè d'avoir accès à des véhicules neufs », a-t-il dit. En outre, il souligne que le monde des véhicules ne doit pas rester en marge de la dynamique « consommons ce que nous produisons », car cela permettrait de booster l'économie de notre pays. « Au-delà de ceux qui veulent importer, si aujourd'hui on a plusieurs acteurs qui se mettent dans l'assemblage des véhicules au Burkina Faso, cela peut servir à la distribution sur l'ensemble des pays de l'AES. Le Mali et le Niger peuvent être des potentiels marchés. On parle d'un marché de près de 80 millions d'habitants. Donc, c'est un marché potentiel et il faut encourager les promoteurs qui veulent se lancer dans l'assemblage des véhicules », a-t-il fait savoir, invitant ces acteurs à tenir compte de la protection de l'environnement et du pouvoir d'achat des populations.
Le promoteur du SIAF est sur la bonne voie, selon le président de la Chambre de Commerce Les questions de mobilité sont essentielles dans notre pays et avoir le courage d'organiser ce salon est une initiative à saluer, de l'avis de Roland Achille Sow. Il affirme que le promoteur du SIAF est sur la bonne voie et c'est pour cela qu'il invite l'ensemble de la population de Ouagadougou et du Burkina à y prendre part. Il espère que le SIAF va s'agrandir dans les années à venir. « On s'est arrêté au niveau de tous les stands, pour voir ce que chacun propose. Au-delà des exposants que nous avons vus qui sont dans la vente des pièces de rechange, la distribution automobile, l'assurance automobile, la distribution de carburant, la distribution des lubrifiants entre autres, on a rencontré une banque qui est venue faire la promotion du crédit automobile. Nos impressions sont très bonnes. Nous croyons sincèrement que ce salon va grandir. Avec ce qu'on a pu constater à l'issue de cette visite, j'ai confiance que la 5e édition sera meilleure », a-t-il conclu. Cette visite des premiers responsables de la Chambre de Commerce et d'Industrie du Burkina a été appréciée à sa juste valeur par le promoteur du SIAF. Sao Ali Ouédraogo voit en cette visite une confiance et une crédibilité accordées à son activité, mais aussi un appel à plus d'engagement et d'innovation pour les prochaines éditions. Pour les exposants, lorsque les autorités se font proches de leurs populations, c'est une source de motivation.
Dans le cadre de sa mission de protection des personnes et de leurs biens dans l’espace numérique, la Brigade Centrale de Lutte Contre la Cybercriminalité (BCLCC) a interpellé deux individus, dont l’un est un repris de justice pour des faits d’usurpation d’identité, de faux et usage de faux, d’escroquerie et de blanchiment de capitaux au moyen des Technologies de l’information et de la Communication (TIC). D.M, 35 ans, employé de commerce et S.I, 34 ans, entrepreneur, tous deux résidents à Ouagadougou, ciblaient des entreprises et des commerçants, leur faisant miroiter une importante fausse commande de marchandises. Dans leur mode opératoire, D.M, se faisant passer pour un client dénommé « Ladji », contactait les victimes par appel téléphonique ou via WhatsApp pour simuler une commande de marchandises parfaitement adaptée à leur secteur d’activité. Une fois la confiance établie, il demandait les références bancaires de la victime sous prétexte d’effectuer un virement. Dans la foulée, S.I repris de justice et cerveau du groupe fabriquait un faux bordereau de virement usurpant l’identité d’une banque de la place. Le document était ensuite envoyé par WhatsApp à la victime comme preuve de paiement. Le montant y figurant était systématiquement majoré de 500 000 ou 600 000 FCFA au moins. D.M recontactait alors la victime pour lui demander de renvoyer le surplus par Mobile Money à un prétendu chauffeur, en prétextant une erreur dans la commande. Dès réception des fonds, les individus coupaient tout contact. La victime ne constatait l’arnaque qu’en vérifiant que le virement n’avait jamais été effectué. Au terme des investigations, la BCLCC a identifié une quinzaine de victimes, pour un préjudice total estimé à 15 100 000 FCFA. Interpellés puis auditionnés par la Division des Enquêtes, D.M et S.I ont reconnu les faits. Ils ont été déférés devant Monsieur le Procureur du Faso près le Tribunal de Grande Instance de Ouaga I pour répondre de leurs actes. La BCLCC appelle les populations, et particulièrement les commerçants, à la plus grande prudence, surtout en cette période de fêtes. Elle recommande de ne jamais effectuer de transfert d’argent sur la base d’un bordereau reçu via une plateforme numérique sans avoir vérifié l’effectivité du virement auprès de sa banque. Toute victime de ce mode d’arnaque est priée de se présenter à la BCLCC pour sa déclaration.
Le Président du Faso, Chef de l'État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a procédé à la remise d’un lot de matériel à l’Initiative présidentielle Faso Mêbo et au Génie militaire, ce mercredi 10 décembre 2025, pour renforcer la construction des routes pour le développement du pays.
Ce nouveau lot d'équipements est composé de plus de 200 engins. En plus des bulldozers, des chargeurs, des pelles, des foreuses, des compresseurs d’air, le matériel remis comprend des balayeuses, des camions-citernes de transport d’asphalte, des finisseurs, des niveleuses, des compacteurs qui entrent en action dans la phase de bitumage. À travers cette remise le Chef de l’État a ordonné l’accélération des travaux de bitumage des routes.
« Une fois de plus, au nom du Peuple, je vous remets ces engins. Ça fait deux lots distincts. L’un va permettre de bitumer les routes... et l’autre participe au terrassement. Avec le Génie militaire, vous allez voir, tant sur vos chantiers que sur les chantiers de nos forces de défense, pour aller très vite dans la réalisation des infrastructures, au profit de nos forces combattantes et de nos populations », instruit le Chef de l’État, en remettant les clés.
Cette remise traduit la volonté ferme du Président du Faso et de son gouvernement, de consolider l’Initiative présidentielle en faveur du développement du réseau routier national, conformément à la dynamique de la Révolution Progressiste Populaire, selon sa direction de communication.
Le Coordonnateur national de l’Initiative présidentielle Faso Mêbo, le Commandant Zoodnoma Ahmed SAKANDÉ rassure de l'utilisation optimale de ce matériel sur le terrain, « avec célérité et ingéniosité », conformément à la vision du Président du Faso.
Dans le cadre de la mission spéciale de protection de l'environnement scolaire contre la drogue et autre forme de criminalité autour des établissements scolaires les services de la compagnie de gendarmerie de Bobo ont effectué une incursion les 6 et 7 décembre 2025, dans certains établissements scolaires de la ville. Ces établissements visités avaient été préalablement identifiés comme des foyers de plusieurs vices attribués aux élèves, notamment la consommation de la drogue et des cigarettes électroniques telle que la chicha.
A la suite de cette opération dans lesdits établissements, plusieurs personnes des deux sexes âgés de quinze (15) à vingt-cinq (25) ans ont été interpellées et d’importants matériels et moyens de locomotions ont été saisis. Les saisies se composent de : -Une somme d’argent ; -Des moyens de locomotion ; -Un poignard très sophistiqué ; -Des foyers à chicha -Des packs de stupéfiants -Des boissons alcoolisées de marque « vody » et des produits psychotropes de marque « Jibian »
Les enquêtes se poursuivent dans le but de découvrir leurs fournisseurs. La lutte contre la délinquance juvénile et la consommation de la drogue et autres stupéfiants dans l’univers scolaire est une priorité affichée du Secrétariat Permanent du Comité National de Lutte contre la Drogue (SP-CNLD) qui sait compter sur la collaboration des forces de défense et sécurité.
Le Ministre de l'Enseignement Supérieur , de la Recherche et de l'Innovation, Pr Adjima THIOMBIANO a présidé, ce lundi 8 décembre 2025 à l'Université Joseph KI-ZERBO , la cérémonie de prise de contact avec les admis au concours direct de recrutement de 208 assistants hospitalo-universitaires. Ce recrutement massif d’hospitalo-universitaires entre dans le cadre du plan 1000x5 de l’Initiative Présidentielle pour la Santé.
Le Pr Adjima THIOMBIANO a exprimé sa gratitude à l'ensemble des acteurs des ministères en charge de l’enseignement supérieur et de la santé et à tous les membres du jury qui ont contribué à l'aboutissement du processus de recrutement. « Nous venons de parachever la première étape du plan 1000x5 de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE. Il était prévu, le recrutement de 208 hospitalo-universitaires. C’est la première fois que nous recrutons 208 hospitalo-universitaires. ce qui représente au moins ce qu’on a recruté pendant les 15 dernières années. Cela est un bon qualitatif pour l’enseignement supérieur surtout pour l’encadrement des différents étudiants qui devraient évoluer dans les DES », a soutenu, le Pr Adjima THIOMBIANO. Ces assistants ont la charge d'encadrer près de 1900 étudiants en Diplôme d’Etudes Spécialisées (DES) dans les universités publiques du Burkina, dans le cadre de l’Examen Classant national. Après avoir adressé ses félicitations et ses vœux de bonne carrière à ces assistants, le Pr Adjima THIOMBIANO les a invités à plus de sacrifice et au don de soi sur le terrain «Partout où il y a un burkinabè , où les conditions sont réunies, vous devrez répondre présents pour encadrer tous les étudiants engagés dans les différents Diplômes d’Etudes Spécialisées. C’est un sacrifice qu’on vous demande», a souligné le ministre. Le Dr Joël Arthur KIENDREBÉOGO, Secrétaire Général, représentant le Ministre de la Santé a indiqué que cette initiative marque un tournant historique dans la construction d'un système de santé plus équitable, résilient et performant. «Chers assistants hospitalo-universitaires, vous êtes au cœur de cette dynamique, votre rôle est essentiel pour assurer la relève académique et hospitalière, pour renforcer la qualité de la formation médicale et améliorer la prise en charge des patients dans nos hôpitaux », a-t-il précisé.
Le plan 1000 × 5 traduit la volonté politique des plus hautes autorités de former et de déployer 5000 spécialistes sur une période de cinq ans. Il vise à répondre aux défis les plus urgents de notre système de santé et aux défis liés aux ressources humaines qualifiées.