#Kundé2025 : Floby sacré Kundé d'or et dédie son trophée aux #FDS et aux #VDP
La cérémonie des Kundé, les trophées de la musique burkinabè, s'est tenue le vendredi 25 avril 2025 à la salle des banquets de Ouaga 2000. Quinze prix ont été décernés, dont dix (10) prix principaux et cinq (5) prix spéciaux. De plus, six (6) trophées d'honneur ont été attribués à des acteurs de la musique pour saluer leur engagement. Cette 23e édition a vu le sacre de l'artiste Floby (avec son titre "Burkina Faso"), qui succède à Amzy, lauréat de l'édition 2024.
Floby, en plus du prestigieux Kundé d'or, a remporté le trophée de la meilleure chanson moderne d’inspiration traditionnelle et celui de l’artiste le plus joué en discothèque avec son titre "Ouaga zeune".
Un sentiment de satisfaction anime l'artiste qui décroche ainsi son troisième Kundé d'or après ceux de 2010 et 2019.
« Je suis vraiment content. Je profite pour dire merci à mon équipe qui a su mettre les petits plats dans les grands afin de proposer un album de qualité qui a pu compétir. Déjà, avec la nomination, j'étais satisfait. Si mes sept albums ont été nominés au Kundé, c'est déjà une fierté. Si nous avons été désignés Kundé d'or de l'année 2025, nous ne pouvons que nous réjouir, nous féliciter et redoubler d'efforts pour les années à venir », a déclaré Floby.
Il dédie son trophée aux forces de défense et de sécurité (FDS), aux volontaires pour la défense de la patrie (VDP) et à tout le peuple burkinabè. « Le titre de l'album, c'est "Burkina Faso" parce que je l'ai dédié au Burkina Faso qui, actuellement, a besoin de ses fils et filles. Donc, si l'album "Burkina Faso" remporte un trophée, ce n'est pas mon trophée. C'est le trophée de ceux qui sont au front, qui se battent jour et nuit pour que nous ayons des nuits paisibles à Ouagadougou et dans les autres villes. Ce trophée revient à nos FDS, nos VDP, nos dirigeants, qui se battent jour et nuit pour restaurer l'intégrité du territoire national, pour que le Burkina Faso retrouve la sécurité », a affirmé l'artiste.
Floby affirme que ce sacre est une preuve qu'il ne se repose pas sur ses lauriers. « Ça veut dire que je travaille. Le Kundé d'or, on ne le donne pas à qui veut, parce que c'est mon petit, mais on le donne au plus méritant. Si nous avons mérité, c'est que nous avons travaillé. C'est comme un cultivateur, c'est à la fin qu'on regarde les récoltes. Cette récompense nous encourage à aller plus loin », a-t-il soutenu.
Quant à ceux qui estiment qu'il devrait se retirer de la compétition des Kundé pour céder la place aux plus jeunes, "Le Baba" n'a pas mâché ses mots pour affirmer sa volonté de poursuivre l'aventure.
« Je ne fais pas ma musique pour des trophées. Et si jamais je fais un album qui est nominé et si je le mérite, remettez-moi mon trophée. Ça, je ne vais pas mentir. Je ne vais jamais me retirer un jour. Je suis là depuis 19 ans et je suis toujours là. Ceux qui disent que Floby doit se retirer, dites-moi qui va payer l'école de mes enfants si j'arrête de chanter ? Chacun a son travail. Tu es fonctionnaire, tu es dans ton bureau. N'y a-t-il pas des étudiants qui n'ont pas de poste ? Il y a des étudiants qui n'ont pas de poste. Pourquoi vous (ceux qui travaillent déjà, ndlr) ne dites pas : "Viens prendre mon poste, je veux me reposer" ? Non, moi, c'est mon travail, c'est mon poste, c'est mon bureau qui est là. C'est ma vie qui est là. Je ne vais jamais laisser tomber. Si Dieu décide que j'arrête, j'arrêterai. Sinon, actuellement, j'ai toujours la force, je vais créer des albums. Et rassurez-vous, je ne vais pas faire de petits albums. Ce sont de grands albums que je vais faire. Ceux qui pensent que je dois arrêter là, préparez-vous au pire », a-t-il déclaré avec conviction.
Miss Tanya, qui a obtenu trois distinctions, à savoir le prix du public, le trophée du meilleur clip vidéo et le Kundé du meilleur artiste féminin, a exprimé toute sa joie pour cet honneur.
« Je suis très contente. Merci à toute mon équipe, à toutes les personnes qui m'ont aidée à réaliser ce chef-d'œuvre, merci infiniment. On a rêvé, on l'a fait et voilà, Dieu a aussi exaucé nos prières en nous récompensant. Ça fait plaisir. Merci également à toutes les personnes qui ont voté pour moi. Que Dieu vous bénisse abondamment », a-t-elle déclaré, promettant que « le meilleur reste à venir ».
Pour elle, le fait de n'avoir pas remporté le Kundé d'or n'est pas un échec, car c'est la culture burkinabè qui a gagné.
« Ça a marché parce que le public a voté pour moi. Floby a gagné, mais j'ai gagné aussi. C'est la musique burkinabè qui gagne, c'est la culture burkinabè qui gagne. Que #Floby gagne, que #Kayawoto gagne, que je gagne, nous avons tous gagné. Le simple fait d'être nominée, c'est énorme. Ça veut dire que vous travaillez fort, on vous regarde et pour vous encourager, on vous nomine. Il y a de nombreuses personnes qui sont là mais qui n'ont pas été nominées. Donc, on a déjà gagné, on n'a pas perdu », a-t-elle expliqué.
Ismaël Zongo, alias "Commandant Papus", directeur du plateau artistique des Kundé et membre du comité d'organisation, s'est dit satisfait car cette 23e édition a bien commencé et s'est bien terminée.
Il a réaffirmé la volonté du comité d'organisation de tout mettre en œuvre pour que les Kundé continuent d'avoir l'adhésion du grand public.
« Quand on organise un tel événement depuis une vingtaine d'années, chaque jour, on ne cesse de se poser des questions à plusieurs niveaux. Chaque jour que Dieu fait, quand on pense à cet événement, c'est de voir comment on met encore plus de rigueur, comment on fait en sorte que cet événement qui a gagné l'adhésion du grand public, continue de la conserver. J'ai l'espoir que pour les années à venir, on mettra tout ce qu'il faut pour que ce Kundé continue d'être le Kundé du Burkina et le Kundé de l'Afrique », a-t-il notifié.
Par ailleurs, en tant que manager, le Commandant Papus soutient qu'il n'y a pas d'âge pour faire de la musique, puisque c'est le talent qui est demandé. Aussi, il invite les jeunes générations à ne point se décourager mais à toujours persévérer pour viser le sommet.
« Quand on fait de la musique, quand on fait de l'art, il n'y a pas d'âge, sinon à un moment donné, on risque de faire de la musique pour chaque génération, pour chaque tranche d'âge. On peut être un artiste auteur-compositeur et produire une musique qui parle à toutes les générations. Je pense qu'il y a des gens qui ont su perdre à un moment donné et qui ont aussi gagné à un autre moment. Un artiste comme Floby, ça fait plus de 18 ans qu'il est dans la musique, il a plus de six albums. Il n'a gagné que deux Kundé et cette année, c'est son troisième. Je pense aussi à Dicko Fils, Dez Altino, le Kundé doit être un booster. Ce n'est pas une fin en soi, mais le trophée contribue à vous envoyer un message pour dire que vous avez travaillé et que votre mérite a été reconnu. Je crois que c'est pour cela aussi que les artistes tiennent beaucoup aux trophées et surtout au Kundé d'or », a-t-il souligné.

Flora Sanou
Ceci est un communiqué de presse de la Cellule "Communication & Relations Presse" de la Clinique Princesse Sarah (CPS) sur le contentieux juridique qui existait entre la CPS et la Clinique Les Genêts, parvenu à Radars Info Burkina ce 9 avril 2025.
Après une longue série de rebondissements, le dossier a été porté devant la CCJA, juridiction suprême des pays de l’OHADA. Dans une décision définitive, la CCJA a confirmé les droits de la Clinique Princesse Sarah (CPS) sur les biens acquis de la Clinique Les Genêts. Elle a ainsi validé la légalité de la saisie opérée par la SGBF et l’acquisition des biens par Mahamadou Bonkoungou. La décision met ainsi fin à cette bataille judiciaire qui a déstabilisé tant les parties concernées que l’ensemble du secteur médical et financier du pays.
L’Arrêt de la CCJA renforce la sécurité juridique des investisseurs
Il y a vingt-quatre (24) ans, une cohorte d’exception de trente-trois personnes, venues d’horizons divers, a défié l’histoire. Animée par une passion commune pour l’information et la communication, la 15ᵉ promotion du Centre de Formation Professionnelle de l’Information (CFPI), devenu aujourd’hui l’Institut des Sciences et Techniques de l’Information et de la Communication (ISTIC), n’a pas seulement suivi une formation; elle a écrit une page mémorable du journalisme burkinabè. Entre adversité, sacrifices et détermination, ces "pionniers" ont su imposer leur marque dans un environnement où chaque acquis a été en réalité une conquête. Plus qu’une promotion, ces apprenants ont été une génération de bâtisseurs, des sources d'inspiration et des précurseurs, laissant derrière eux un héritage indélébile après vingt-deux (22) de vie professionnelle.
À une époque où le Centre se remettait à peine de la suspension d’une année après la sortie de la 14ᵉ promotion, la 15ᵉ a dû affronter la solitude d’une première année sans repères ni modèles à suivre. Pourtant, elle a tenu bon, fière d’être la deuxième promotion issue du concours direct avec niveau baccalauréat, après celle de 1990 qui comptait des figures emblématiques comme Dr Cyriaque Paré, Zoumana Traoré et Patrice Diallo. Le défi était immense, mais la passion pour le métier et la solidarité entre camarades ont forgé un esprit de corps inébranlable.
La cohésion et la solidarité entre les étudiants ont dominé, favorisant une bonne dynamique de groupe. Le tandem franc entre les deux délégués respectifs, Sidibé Pagbeleguem et Michaël Diguemdé, a permis de former un bloc de camarades qui résiste au temps. Sous l'ombre des caicédrats, autour du kiosque de fortune, en équipe dans le studio pour animer la radio-école, les étudiants des sections Programmes et Technique ont entretenu une relation harmonieuse et constructive. Leur union et leur travail d'équipe ont contribué à bâtir une entraide durable, qui perdure même après la fin de la formation.
À voir l’acharnement de certains camarades, on aurait cru que Grâce Foro, la seule femme technicienne, se préparait pour la NASA, que Issoufou Kabdaogo allait révolutionner l’industrie spatiale ou que Fidèle Tamini s’apprêtait à exporter du dolo en version numérique. Que le vice-doyen allait promouvoir la vente du bandji comme Coca-Cola. Que M. GMAO allait pouvoir imprimer le journal Sidwaya à partir de chez lui. Que la chantre du CPD, aujourd'hui hors du pays, allait transformer Koumi en Bordeaux. Que le digne fils, sociologue du Pulaku, allait permettre de vendre du bétail via Amazon... Bref, chaque apprenant a carburé pour obtenir d'abord son parchemin et ensuite faire preuve de ses compétences sur le terrain.
L'engouement autour de ces activités a permis à des personnes de découvrir pour la première fois ce sanctuaire de formation et de susciter des vocations. Les JFJ ont été clôturées en apothéose par une soirée dansante où encadreurs, 15e et 16e promotions et d'autres invités ont communié à travers des pas de danse, des rasades et des bouchées. Malheureusement, la transmission de flambeau entre promotion ne semble plus être une préoccupation des successeurs.
Certains enseignants ne sont malheureusement plus de ce monde, mais leur souvenir, comme celui de tous les autres, est constamment entretenu au sein de la 15ᵉ promotion. Elle espère rendre hommage à tou(te)s leurs enseignant(e)s à travers cette reconnaissance infinie, empreinte de l’antinomie de Georg Wilhelm Friedrich Hegel : « C'est faire insulte à son maître que de demeurer son élève ». La 15ᵉ promotion reste convaincue que la réussite, l'ascension et la promotion de ses membres procurent une immense satisfaction à ses formateurs. "La reconnaissance est la mémoire du cœur", dit-on. Que chacun soit comblé des fruits du sacrifice qu'il a consenti en faveur de cette cohorte du CFPI, actuel ISTIC.
Au Burkina Faso, l’augmentation des prix du café devient de plus en plus marquante. La célèbre marque Nestlé Nescafé, particulièrement populaire à Ouagadougou, connaît une envolée des tarifs : la petite boîte, qui se vendait à 850 francs CFA, coûte désormais entre 1500 et 1800 francs CFA, selon les quartiers. Parallèlement, dans les kiosques, le prix d’une tasse de café, traditionnellement vendue à 100 FCFA, varie désormais entre 150 et 200 FCFA. Quelles sont les raisons sous-jacentes de cette hausse spectaculaire des prix ?
Dans le cadre de la gestion de la période chaude et dans une dynamique d'information des consommateurs, l'Office National de l'eau et de l'assainissement (ONEA), a organisé une sortie terrain avec les Hommes de médias suivie d’une conférence de presse, ce mardi 18 mars 2025. L'objectif était de faire part des difficultés qu'elle rencontre dans sa mission de service public d'approvisionnement en eau potable, des mesures prises pour soulager les populations en cette période de forte chaleur et les perspectives pour assurer l'accès à l'eau potable à un plus grand nombre de populations.
Il s'agit selon le Directeur général de l’ONEA, Flandion Idrissa Sourabié, de l'insuffisance ou la rareté de la ressource en eau dans certains centres, le contexte hydrogéologique défavorable, la démographie et l'urbanisation galopantes, les particularités topographiques qui rendent difficiles l'approvisionnement en eau de certaines zones ( faibles capacités de production), l'instabilité dans le fonctionnement des équipements, la réalisation des divers travaux d'urbanisation occasionnant de multiples casses sur le réseau, l'occupation des berges des barrages exploités et la pollution liée aux activités anthropiques.
Selon le Directeur Régional de Ouagadougou (DRO), Moussa Siemdé, le booster est un système de pompage qui permet d’augmenter la pression de l’eau. De ses explications, l’eau n’arrive pas dans les zones les plus élevées et avec ce système, ces zones hautes pourront être alimenter en eau potable. Le booster à Bossa est le premier de la ville de Ouagadougou et du Burkina. L’objectif est de l’installer dans toutes les zones pour assurer la disponibilité de l’eau.
Le forage réhabilité à Boassa, a une capacité de production de 6m3/heure et alimente à lui seul, 800 personnes par jour, a notifié le chef de service production de la DRO, Issaka Singbeogo. Il fonctionne pour l’instant avec un champ solaire de 22 panneaux de 200 watts crêtes pendant 8 heures par jour. Mais l’ONEA envisage d’installer un groupe électrogène pour assurer le fonctionnement de la pompe pendant 16 à 20 heures par jour.
Les ressortissants de la Zone Siou, ont organisé du 8 au 9 mars 2025, la première édition des retrouvailles des filles et fils de la zone du Siou, à Pouni dans la province du Sanguié, région du Centre-Ouest.
Pour ce faire, les fils et filles du pays « doivent s'unir pour soutenir l'élan entamé par les plus hautes autorités, à travers la solidarité, la cohésion et le développement endogène », a-t-il exhorté.
Yacouba Yaro, président du Comité d’organisation, a pour sa part, affirmé, que ces retrouvailles ne sont pas simplement un événement festif, mais un rendez-vous symbolique « pour célébrer notre identité, notre histoire, et surtout, notre engagement envers le développement endogène de notre région ».
Le mois de mars est consacré mois de la femme. Pour aider les femmes à mieux vivre ce mois qui leur est dédié, la clinique Yidantwa, sise à Bendogo, dans l'arrondissement 4 de Ouagadougou, a lancé ce samedi 1er mars 2025, une campagne de dépistage des cellules précancéreuses du col de l'utérus et du sein.
Selon Alda Miriam Barkwendé Zoungrana, Sage-femme, Attachée de santé en soins gynécologiques et obstétriques, responsable de la clinique Yidantwa, cette campagne de dépistage est une manière d'accompagner les femmes à suivre de près leurs états de santé, face à la récurrence des cas de cancer.
Pour Madame Kaboré/Baguian Nématou, c'est une bonne idée, car au lieu d'être préoccuper par comment obtenir le pagne de 8 mars ou quel modèle coudre, il est mieux de connaître son état de santé.
Madame Idogo/Yaro Delphine, qui est à son troisième dépistage, voit également en cette campagne une belle opportunité parce que nombreuses sont ces femmes qui n'ont pas les moyens pour faire le dépistage.
Rabiatou Zagré, venue se faire dépister pour la deuxième fois, se réjouit de la tenue de cette campagne dépistage et s'engage à sensibiliser son entourage.
L’Association des femmes scientifiques du Burkina (AFSCIB), en collaboration avec la direction générale de la promotion de la femme et du genre, ainsi que l’Institut national des sciences des sociétés (INSS), ont procédé au lancement officiel d’un projet dénommé « Promotion de l'approche Cercle de Paix pour la transformation des conflits pour un meilleur enracinement de la paix, de la cohésion sociale et du vivre-ensemble au Burkina Faso ». C’était au cours d’un atelier présidé par le ministre de l’Enseignement Supérieur, de la recherche et de l’innovation, représenté par son conseiller technique Dr Habib Ahmed Djiga, ce vendredi 14 février 2025, à Ouagadougou.
De l’avis de la coordonnatrice du projet, Dr GUE Julienne, les femmes et les filles des localités touchées par l'insécurité subissent des agressions sex-uelles lors des attaques terr0ristes. Dans ce contexte, l'accès des survivantes à une prise en charge appropriée est crucial pour leur restauration physique, psychologique, sociale et économique. Cependant, le système de prise en charge des
Dr Habib Ahmed Djiga, représentant le ministre de l'Enseignement supérieur de la recherche et de l'innovation, indique que la contribution des femmes à la promotion de la paix est un élément important dans le contexte actuel du Burkina, puisqu'il n'est pas possible de vouloir résoudre un conflit, sans impliquer la cohésion sociale et le vivre ensemble.
Du 14 au 18 février 2025, le Burkina Faso accueillera le Cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d'État du Vatican. C'est une visite pastorale, d'amitié et de travail qui se fait dans le cadre de la clôture du jubilé des 125 ans de l'évangélisation de notre pays. Ce mercredi 12 février 2025, le Comité de Pilotage du Jubilé, a fait le point sur les derniers préparatifs du jubilé prévu se tenir les 15 et 16 février 2025 dans le sanctuaire marial de Yagma à Ouagadougou et donné des informations précises sur la visite du Cardinal Pietro Parolin.
Pour Mgr Prosper Kontiébo, Archevêque Métropolitain de Ouagadougou, accueillir le Secrétaire d’Etat du Vatican au Burkina Faso est un grand défi au regard du contexte socio-politique de notre pays marqué par la crise sécuritaire et humanitaire. « Notre pays, en plus des autres États de l’#AES (le Mali et le Niger), est confronté à beaucoup de défi dont la question sécuritaire entre autres. Pouvoir accueillir une telle sommité est très importante et pour notre pays et pour notre Église Famille. C'est même plus qu'une question d'honneur et de privilège », a-t-il affirmé.
Dans cette même lancée, le président de la conférence épiscopale Burkina-Niger, Mgr Laurent Dabiré, invite le peuple burkinabè à faire en sorte « que le monde entier sache, à travers la visite du cardinal Pietro PAROLIN que, malgré ce que notre pays vit et traverse, il reste debout et restera debout, il est résilient, ses portes restent ouvertes, bref, il est fréquentable ».
La directrice générale des Affaires religieuses du ministère de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Mariam Sanogo, présente à la conférence, a souligné que l’Église catholique est l’un des partenaires privilégiés du ministère chargé de l’administration du territoire, principalement des affaires religieuses. Au nom de ce ministère et au nom des membres du gouvernement, elle a adressé ses félicitations et ses encouragements pour les festivités de ce jubilé des 125 ans d’évangélisation.
L'Office National de l'Eau et de l’Assainissement (ONEA) est résolument engagé à relever les défis liés à la gestion des boues de vidange qui constituent un enjeu majeur pour la salubrité et la protection de l'environnement.
Les résultats des travaux de recherche qui ont débuté en 2019-2020, ont été présentés par Docteur Mamadou Traoré, enseignant-chercheur à l’université Nazi Boni de Bobo-Dioulasso. De cette présentation, il ressort qu’il y a une forte production de boue de vidange dans certaines grandes villes, notamment Bobo-Dioulasso et Ouagadougou , dont la production totale est estimée à 167 millions 82 milles m3 (167 082 000 m3). Mais les efforts fournis par l’ONEA pour traiter ces boues se limitaient au curage des vases de l’assèchement dans les stations. Ces boues séchées curées étaient stockées sans autre forme de transformation, ce qui pouvait constituer un danger pour l’environnement, à savoir les risques de pollution des eaux, d’intoxication à grande échelle et de nuisance. De ce fait, il fallait continuer le processus en transformant les boues de leur état de déchets en matières premières, qui seront ,à leur tour, transformées pour avoir plus de valeur ajoutée. D’où cette étude qui a abouti à la production du compost.
Pour le Directeur général de l’ONEA, Flandion Idrissa SOURABIE, cette transformation des boues de vidange en compost permettra non seulement de « faire face à la question d'assainissement » mais aussi d’« améliorer la productivité agricole des sols », ce qui devra , sans nul doute, « contribuer à l'autosuffisance alimentaire et au développement endogène ».












