Le Président du Faso, Chef de l’État, Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a échangé avec une délégation des pupilles de la Nation, ce lundi au palais présidentiel de Koulouba. Accompagnés par la Ministre de l'Action humanitaire et de la Solidarité nationale, les pupilles ont témoigné leur gratitude au Président du Faso pour les mesures fortes prises à leur profit. Au nom de ses camarades, la représentante des pupilles de la Nation, Julia Cécile LOURÉ a exprimé sa gratitude au Président du Faso pour l’attention et les initiatives déjà mises en œuvre pour faciliter leur prise en charge. Elle a saisi l’occasion pour soumettre des doléances à leur « père » le Président Ibrahim TRAORÉ. Il s'agit entre autres de l'encadrement, de l'accès plus facile aux services sociaux, au logement et au transport. C'est dans un ton paternel, que le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ s'est adressé aux enfants affectés par la situation sécuritaire. Eux dont les parents se sont sacrifiés pour la défense de la Patrie. « Vous les pupilles de la Nation, (…) vous comprenez mieux que les autres enfants, pourquoi le Burkina Faso est dans cette situation, vous êtes des témoins directs », indique le Chef de l’État.
Le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a rassuré les pupilles de la Nation qu’en plus des actions déjà réalisées, des efforts sont en cours pour l’amélioration de leur quotidien et la préparation d'un meilleur avenir. « À partir de 2026, nous allons commencer la construction d'un certain nombre d'écoles qui seront baptisées écoles des pupilles de la Nation », annonce-t-il. En outre, des conventions avec des structures de santé et des écoles privées sont envisagées afin de garantir l’accès à l’éducation et aux services sociaux, notamment dans les zones dépourvues d’établissements publics ou pour des besoins spécifiques. Le Chef de l’État a invité ses visiteurs du jour à la discipline, à l’esprit de famille, au respect des aînés et à bien travailler à l'école. Il a promis de continuer à les soutenir, eux qui sont à ses yeux : « les vrais héros, les piliers de la Nation ». Cette rencontre s'inscrit dans le cadre de la campagne nationale de solidarité au Burkina Faso, « Dèmè sira », qui vise à garantir une protection constante des couches vulnérables. Selon la Ministre chargée de la Solidarité nationale, Commandant Pélagie KABRÉ/KABORÉ, ce sont 809 pupilles qui ont été dénombrés dont 522 déjà enrôlés et disposant de leur Carte.
Source : Direction de la communication de la Présidence du Faso
Ce 1er décembre, Journée internationale de lutte contre le SIDA, nous rendons hommage au Professeur Pascal Antoine Niamba, un médecin militaire très discret et humble qui a consacré sa carrière à la lutte contre le VIH au Burkina Faso. Avec calme et professionnalisme, il s'est battu pour l'accès gratuit aux antirétroviraux (ARV) et a œuvré pour l'amélioration de la prise en charge des personnes vivant avec le VIH. Au-delà des frontières du Burkina, le Pr Niamba est une personnalité respectée pour son engagement en faveur des personnes affectées et infectées par le VIH.
Dermatologue de formation, le Pr Pascal Niamba, fait partie des membres fondateurs du Centre d’Information, de Conseils et de Documentation sur le Sida et la Tuberculose (CICDoc) dès sa création en 1999. Sa biographie lue en marge d’une cérémonie d’hommage qui lui a été rendue le samedi 29 novembre à Ouagadougou en dit long sur son exaltant et riche parcours. C’est sous le leadership du Pr Niamba que naît le tout premier réseau national de Centres de Dépistage Volontaire (CDV) du pays, comptant quarante sites opérationnels. Le CICDoc devient alors la première organisation à introduire le concept de dépistage en réseau, une avancée majeure pour l’époque.
Sous la clairvoyance d’un visionnaire
Le Pr NIAMBA joue un rôle central dans l’élaboration des normes, directives et modules de formation du CDV. Il mobilise experts, praticiens et partenaires techniques pour professionnaliser toutes les étapes du dépistage : accueil, conseil, réalisation du test, accompagnement et référencement des cas positifs. Visionnaire, il consolide un pont jusque-là fragile entre les centres médicaux et les acteurs communautaires, rapprochant deux univers pour une prise en charge plus humaine et mieux coordonnée des personnes vivant avec le VIH.
Les premières grandes campagnes nationales de dépistage, celles dont le pays est aujourd’hui si fier, voient le jour sous son impulsion. Innovateur, il lance également les toutes premières campagnes de dépistage en milieu scolaire et universitaire, une initiative pionnière qui marquera durablement la prévention du VIH au Burkina Faso et attirera l’attention de partenaires tels que l’USAID. Stratège avisé, le Pr NIAMBA mobilise des consultants pour doter le CICDoc de ses premiers documents stratégiques, une démarche alors rare dans le milieu communautaire. Cette vision structurante permet au CICDoc de renforcer son professionnalisme, de clarifier ses orientations et de mobiliser d’importants financements, notamment auprès de la Banque mondiale et du projet TAP. Ces fondations solides permettront plus tard au CICDoc de devenir récipiendaire principal des subventions du Fonds mondial.
La droiture et la rigueur au service de la santé
Homme d’une grande droiture, perfectionniste assumé et profondément allergique au travail approximatif, le Pr NIAMBA incarne l’exigence et la rigueur. Ses contributions facilitent l’introduction du dépistage démédicalisé, un modèle qui sera ensuite reproduit dans plusieurs pays de la sous-région. Sous son mandat, de nombreux modules et sessions de formation de formateurs voient le jour. L’expertise du CICDoc est sollicitée au-delà des frontières : Cameroun, Togo, Niger, Bénin, Cap-Vert...
Parmi ses combats les plus marquants figure son plaidoyer en faveur de l’autorisation, pour les associations communautaires, de mettre sous traitement ARV les personnes vivant avec le VIH dans les années 2000. Un plaidoyer déterminant, porté notamment à travers le projet TAP et la création des Centres Médicaux Communautaires, qui a contribué à améliorer significativement l’accès aux soins et la qualité de vie des personnes concernées.
Le Pr Pascal NIAMBA est l’un des acteurs majeurs de l’histoire du CICDoc et un artisan incontournable de l’évolution du dépistage et de la prise en charge communautaire au Burkina Faso. Il a contribué avec efficacité à l’encrage institutionnel de ce Centre, qu'il a rendu crédible malgré une kyrielle d’obstacles. Son intégrité et sa capacité à rassembler convainquent très rapidement les associations membres du réseau, qui le portent à la Présidence du CICDoc en 2001. Fidèle à ses valeurs démocratiques, il quitte ses fonctions à la fin de son mandat pour prendre la tête de l’Instance Nationale de Coordination (CCM) des subventions du Fonds mondial de lutte contre le VIH, la Tuberculose et le Paludisme.
À la tête de la Société Burkinabè de Dermatologie d'Esthétique et de Cosmétologie (SOBUDEC) et chef du département dermatologie-vénérologie du CHU Yalgado Ouédraogo, le Pr Niamba s'est illustré par sa disponibilité, son sens de l'écoute et son ouverture aux innovations technologiques. Il a encadré plus de 150 thèses et mémoires. Il est à mettre également à son actif une centaine de publications et de communications. Le médecin militaire était, par ailleurs, le Chef de la clinique dermatologique du Centre médical du camp Général Aboubacar Sangoulé Lamizana. Le Pr Pascal Antoine Niamba, brillantissime enseignant, formateur de haut niveau a été admis à faire valoir ses droits à la retraite le 13 avril 2025.
La Journée mondiale de lutte contre le SIDA est l'occasion de rappeler l'importance de la lutte contre le VIH et de rendre hommage aux acteurs qui se battent pour éradiquer cette maladie. Le Pr Niamba est l'un de ces héros qui méritent notre reconnaissance et notre admiration.
Rabat, le 1er décembre 2025 Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’Extérieur, était très tôt ce lundi 1er novembre 2025 dans les locaux de la Mission militaire à Rabat, où il a présidé la cérémonie mensuelle de montée des couleurs nationales, aux côtés du personnel de l’ambassade et des représentants du Haut Conseil des Burkinabè de l’Extérieur Section Royaume du Maroc. Après le cérémonial de la montée du drapeau, SEM Karamoko Jean Marie TRAORE s’est adressé à ses compatriotes, les invitant dans un premier temps à toujours avoir une pensée pieuse, à l’endroit des forces combattantes qui travaillent sans relâche chaque jour, pour libérer le territoire burkinabè du terrorisme. Il leur a rappelé le message du Président du Faso, invitant l’ensemble des Burkinabè à s’unir et à se mobiliser derrière les autorités et les forces de sécurité ainsi que les VDP pour faire face à l’ennemi. « L’unité, la cohésion et le bon vivre-ensemble constituent un préalable indiscutable pour venir à bout du phénomène du terrorisme, et je vous invite à vous inscrire dans cet élan », a laissé entendre le Chef de la diplomatie burkinabè à ses compatriotes. S’adressant particulièrement aux membres des Conseils de base et aux délégués au HCBE, le ministre TRAORE les a invités à placer leur mission sous le signe du sacrifice, de l’intégrité et la loyauté, et ainsi véhiculer une image positive du Burkina Faso dans leur pays d’accueil. Il les a aussi encouragés à maintenir le contact permanent avec l’ambassade et à toujours se référer à elle en cas de difficulté. L’ambassadeur du Burkina Faso à Rabat SEM Mamadou COULIBALY, en a profité pour présenter le comité local d’organisation de la participation du Burkina Faso à la prochaine Coupe d’Afrique des Nations qui s’ouvre bientôt au Royaume du Maroc. Ce comité local dont l’ambassadeur COULIBALY est le président, a pour mission d’épauler le comité national d’organisation qui viendra de Ouagadougou, pour une participation fructueuse et réussie du Burkina Faso à la prochaine CAN. Il faut noter que le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’Extérieur, séjourne dans la capitale marocaine, dans le cadre d’une conférence dédiée aux victimes du terrorisme. Cette conférence qui s’ouvre le 02 décembre, sera une occasion pour le Burkina Faso d’apporter son narratif et son regard sur ce phénomène, devenu malheureusement un instrument de politique étrangère selon le Chef de la diplomatie burkinabè.
Dans la dynamique de mise en œuvre de la note relative au respect de l’obligation de présence au poste de travail, le Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO, a effectué dans la matinée de ce lundi 24 novembre 2025, une visite inopinée au bâtiment R+11 situé dans la zone ZACA à Ouagadougou.
Objectif, vérifier l’effectivité de l’application de la circulaire et s’assurer que les agents sont présents et ponctuels à leur poste.
Accompagné de sa délégation, le ministre a successivement visité plusieurs structures du département notamment la Direction Générale de la Culture et des Arts (DGCA), la Direction Générale du Tourisme (DGT), la Direction Générale de la Communication et des Médias (DGCM) et la Direction des Archives et de la Documentation (DAD).
Au cours de cette tournée, le Ministre Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO a constaté des situations de retards et d'absence de certains agents de leur poste au moment du passage malgré les différentes notes et circulaires déjà diffusées invitant au respect des heures de service.
Face à ces manquements, il a rappelé aux premiers responsables des directions visitées leur obligation d’assurer un suivi rigoureux et permanent de leurs collaborateurs.
Il a insisté sur l’importance de la ponctualité, de l’assiduité et de l’engagement professionnel dans la construction d’une administration publique moderne et efficace.
« Nous devons impérativement accompagner la Révolution Progressiste Populaire par un véritable changement de comportement », a-t-il déclaré.
Le ministre a également souligné que la qualité du service public dépend en grande partie de la disponibilité des agents pour accueillir et servir les usagers avec diligence.
Il a déploré le fait que certains agents soient contraints de supporter une charge de travail supplémentaire en raison de l’absence injustifiée de collègues. Pour lui, cette situation est inacceptable et doit cesser. « Ce message, nous sommes venus le rappeler. Et nous reviendrons, car le contrôle fait partie intégrante de notre mission» a-t-il affirmé, avant d’appeler tous les agents à se conformer strictement aux exigences du service public.
Le ministre Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO a annoncé que d’autres visites «surprises» seront organisées dans différentes structures du ministère afin de s’assurer de la bonne application des directives et d’encourager une culture administrative basée sur la discipline, l’intégrité et le respect du travail bien fait.
Instruction ferme a été donnée au Directeur de la Communication et des Relations Presse de faire mention de son retard du jour dans le présent papier sinon «si ce n'est pas un mercredi, ça sera un jeudi».
Aujourd’hui 19 novembre, le monde entier célèbre, la journée mondiale des toilettes. 2025 marque la 24e édition de cette célébration qui vise à attirer notre attention sur l’importance de l’assainissement. L’accès à des toilettes, leur entretien reste une préoccupation pour le gouvernement qui multiplie les initiatives pour la dignité des populations.
Le ministre Roger BARO dans son message à l’occasion de cette 24e journée mondiale des toilettes nous invite à faire de « l’assainissement une question de souveraineté »
« Mesdames et Messieurs,
La communauté internationale célèbre chaque année, le 19 novembre « la Journée Mondiale des Toilettes ». Initiée en 2001 par l’Organisation Mondiale des Toilettes et inscrite à l’ONU en 2013, la célébration de la Journée Mondiale des Toilettes (JMT) est destinée à attirer l'attention de la communauté internationale sur la crise mondiale de l'assainissement.
La 24e Journée Mondiale des toilettes est placée sous le thème mondial « l’assainissement dans un monde en mutation ». Ce thème nous rappelle que l’accès à des toilettes sûres demeure un besoin fondamental, un droit humain, et un pilier de la santé publique quels que soient les défis futurs (croissance démographique, urbanisation, changement climatique).
Au niveau national, cette journée mondiale des toillettes 2025 est célébrée sous le thème « Accès à un assainissement sûr pour un Burkina Faso solidaire et résilient ». Ce thème interpellateur, nous rappelle que l’assainissement est avant tout une question de souveraineté et de dignité. Par conséquent, nos actions individuelles et collectives en faveur de l’assainissement concourent au renforcement de notre résilience. J’appelle donc au renforcement de l’action citoyenne en faveur de l’accès aux toilettes sures et à un assainissement géré en toute sécurité.
Mesdames et Messieurs,
Des dernières données de l’Inventaire National des Infrastructures Hydrauliques et d’Assainissement (INOHA), il ressort que le taux national d’accès à un assainissement adéquat est toujours faible puisqu’il est estimé en 2024 à 28,3 % dont 23,4 % en milieu rural et 39,4 % en milieu urbain. Aussi notre ambition, à travers l’initiative « Bataille de l’Eau », en cours d’élaboration, sous le leadership éclairé de Son Excellence le Capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, Chef de l’Etat, est de parvenir à un accès universel à l’horizon 2030 fournissant ainsi à tous les burkinabè un accès total à l’assainissement. Pour ce faire, les actions fortes pour l’assainissement doivent plus que jamais constituer une opportunité pour l’expression de la souveraineté nationale.
Le Gouvernement reste toujours engagé pour l’amélioration de l’accès de tous à un assainissement géré en toute sécurité.
Déjà, l’année 2025 marque le lancement et la mise en œuvre de plusieurs grands chantiers, notamment :
- la réalisation de toilettes publiques dans les grandes villes du pays,
- le renforcement du dispositif de gestion des boues de vidange à travers le démarrage des travaux d’une nouvelle station de traitement des boues de vidange à Komsilga et la réception d’une autre à Dano;
- la mise en place d’unités de valorisation des boues de vidange à Qouagadougou et Bobo ;
- la vulgarisation du Guide d’Intermédiation Sociale révisé ;
- la promotion de l’innovation et du financement local de l’assainissement ;
- l’appui aux communautés pour la fin de la défécation à l’air libre.
Pour terminer, j’invite l’ensemble des acteurs (institutions publiques et privées, collectivités territoriales, Partenaires techniques et financiers, médias et citoyens) à unir leurs efforts pour faire de l’accès à un assainissement sûr, un droit effectif et une réalité quotidienne.
En bons citoyens de la Révolution Progressiste Populaire (RPP), nous devons :
- construire et entretenir des toilettes dans nos familles ;
- veiller à ce que des toilettes soient accessibles, correctement utilisées et bien entretenues dans nos services ;
- soutenir les initiatives de valorisation des déchets en ressources précieuses.
Ensemble, faisons en sorte que chaque toilette construite et entretenue soit un pas vers la dignité et la souveraineté.
Ensemble, faisons de chaque geste d’hygiène un acte de citoyenneté.
Ensemble, bâtissons un Burkina Faso assaini, digne, solidaire et résilient.
Le Burkina Faso a remporté la médaille d'or à la Compétition olympique de First challenge global (le premier challenge global en robotique) tenu du 29 octobre au 1er novembre 2025 à Panama en Amérique Centrale, selon un reportage de la télévision nationale burkinabė. Cette compétition a réuni 190 pays. Il s'est agi pour les participants de fabriquer un robot capable de contribuer à la restauration de la biodiversité. Hiram Amoussou et ses camarades Abdoul Bance, Chris Ouédraogo et Rachida Paré, ont hissé le drapeau du Burkina Faso sur le toit du monde, grâce à leur création en robotique. Ces jeunes burkinabė ont créé une machine qui contribue à la restauration de la biodiversité des écosystèmes marins et terrestres du monde entier, comme les feux de brousse, la pollution, les sachets plastiques. Selon Hiram Amoussou, Capitaine de l'équipe burkinabė, la compétition s'est déroulée en 4 étape. La dernière étape représentait le plus haut niveau combinant le partage des partages des et avancées technologiques à travers l'éducation. « Notre robot a été capable d'atteindre ce level 4. Nous avons eu plusieurs matchs et nous étions les plus rapides à le faire. Au cours d'un match nous avons fait 6 secondes, ce qui a impressionné plus d'un», a-t-il expliqué.
A l’issue de l’adoption du nouveau cahier des charges des Institutions Privées d’Enseignement Supérieur, le Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a organisé une conférence de presse ce mardi 18 novembre 2025. Cette conférence coanimée par le Secrétaire Général du ministère, le Pr Samuel PARE et la Directrice des Institutions Privées d’Enseignement Supérieur, Dr Mariette MININGOU/YOUGBARE, avait pour objectif de donner toutes les informations sur cette réforme majeure du système d'enseignement supérieur au Burkina Faso. Sur la question du recrutement du personnel enseignant, les conférenciers du jour ont précisé qu'aucune interdiction n’est faite aux IPES de recruter des enseignants admis à la retraite. « Il n'est dit nulle part qu’on ne recrutera pas les enseignants-chercheurs, les chercheurs ou les hospitalo-universitaires admis à la retraite. Il faut réglementer notamment dans le domaine de la formation en santé (médecine , pharmacien, chirurgie). Aujourd’hui, il y a beaucoup de compétences qui n’attendent qu’à être valorisées», a indiqué le Secrétaire Général, Pr Samuel PARE. « C’est le quota qui a été diminué.On ne souhaiterait pas que des IPES ne fonctionnent uniquement qu’avec des retraités alors qu’il y a des jeunes qui demandent à être recrutés.Ce que les IPES doivent faire pour accompagner l’État, c‘est de recruter des jeunes diplômés», a ajouté Dr Mariette MININGOU/YOUGBARE, Directrice des Institutions Privées d’Enseignement Supérieur. En effet, conformément à l’article 16 du nouveau Cahier des charges, toute IPES doit, au moment de son ouverture effective, disposer pour chaque offre de formation d’un minimum de : ♦️03 enseignants permanents, titulaires d’un doctorat unique, d’un PhD ou équivalent, pour un institut supérieur ou une grande école; ♦️05 enseignants permanents, titulaires d’un doctorat unique, PhD ou équivalent, s’il s’agit d’une université. Pour l’ensemble du personnel enseignant n’ayant pas le statut d’enseignant-chercheur, d’enseignant hospitalo-universitaire ou de chercheur, il faut une autorisation d’enseigner, délivrée par le Ministère chargé de l’enseignement supérieur. La délivrance de cette autorisation est désormais subordonnée à une formation préalable justifiée par la présentation d’un certificat de pédagogie universitaire délivré par une IESR. En outre, toute IPES doit compter dans l’effectif total de ses enseignants : ♦️au moins 20% d’enseignants permanents après 10 années académiques de fonctionnement ; ♦️au moins 50% d’enseignants permanents après 25 années académiques. De plus, lorsqu'une IPES offre une nouvelle formation (ou filière), elle a l'obligation de recruter au moins un (01) enseignant permanent supplémentaire dans le domaine de l’offre de formation à ouvrir.
Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (#MESRI), s'est entretenu avec la presse, ce mardi 18 novembre 2025, sur le nouveau cahier des charges des Institutions privées d’enseignement supérieur (IPES).
À l'occasion, le ministère a tenu à préciser que la mesure relative aux examens nationaux au niveau #licence, #master et #doctorat, s'applique aussi bien aux établissements privés que ceux du public. Cette précision vient mettre fin à la polémique qui battait son plein dans les discussions sur les réseaux sociaux et dans les grins de thé.
Le ministère a également annoncé la suppression des frais supplémentaires exigés par les établissements privés d'enseignement supérieur en vue de la soutenance des rapports de licence ou des mémoires de Master, etc. pour les apprenants régulièrement inscrits.
En outre, toute soutenance de BTS d’État (Brevet de technicien supérieur), DIT-DIC (diplôme d’ingénieur des travaux, diplôme d’ingénieur de conception), Licence-Master-Doctorat dans une IPES doit être communiquée au MESRI au plus tard 15 jours avant la date de soutenance avec la liste des membres des jurys.
Par ailleurs, les IPES ne sont plus autorisées à délivrer des doctorats, sauf en cas d'exception : la spécificité des offres doit être jugée par le ministre de tutelle.
Le MESRI se réserve donc le droit d’effectuer des contrôles inopinés dans les IPES pour s'assurer du respect des termes de ce nouveau cahier des charges.
45 jeunes stagiaires rejoignent les équipes de Nestlé Burkina Faso. C’est la toute première fois que la multinationale accueille simultanément un tel nombre d’étudiants à Ouagadougou.
Ces jeunes sont déjà à pied d’œuvre dans 12 villes du Burkina Faso, dans le cadre d’un programme d’immersion innovant baptisé « Commando Marketing », conçu pour former la prochaine génération de professionnels du marketing et de la vente. Pendant 8 à 12 semaines, les participants beneficent:
• d’une formation pratique sur les fondamentaux du marketing et de la vente ; • d’une expérience terrain au cœur des opérations commerciales ; • d’un encadrement rapproché par les équipes Nestlé. L’expérience terrain est au cœur de cette immersion : les stagiaires travaillent sur les points de vente, recueillent des données, apprennent les techniques de négociation et contribuent à la visibilité des produits. L’objectif : faire le lien entre les acquis académiques et la réalité du marché.
« Chaque étudiant immergé dans le monde professionnel est une victoire pour le Burkina Faso. L’avenir du pays se construit avec sa jeunesse, et nous sommes fiers de contribuer à cette dynamique », a déclaré M. Sidiki DIAWARA, Directeur de Nestlé Burkina Faso.
En accueillant simultanément 45 étudiants, Nestlé Burkina Faso réaffirme son engagement à créer une passerelle entre la formation académique et le monde professionnel. La cohorte des 45 stagiaires a été présentée en marge d’une cérémonie de remise de certificats organisée par Nestlé Burkina Faso dans le cadre du programme Nestlé YEP (Youth Entrepreneurship Program). Ce programme 100 % en ligne permet aux jeunes désireux d’entreprendre d’apprendre les fondamentaux de l’entrepreneuriat et de rejoindre une communauté mondiale de jeunes entrepreneurs. Plus de 500 certificats ont été obtenus par des jeunes au Burkina Faso cette année, contre 200 l’an dernier.
Présent à la cérémonie, le Directeur de Cabinet du Ministère en charge de la Jeunesse, Tegviel Evariste METUOLE DABIRE a salué ces initiatives qui s’inscrivent dans la dynamique impulsée par l’agenda gouvernemental : « Ce programme illustre parfaitement la vision du Gouvernement : offrir à chaque jeune Burkinabè une opportunité concrète d’insertion professionnelle. Nous saluons l’engagement de Nestlé Burkina Faso qui, par cette initiative, contribue à renforcer l’employabilité et à préparer la jeunesse à relever les défis économiques », a-t-il déclaré.
Lancé en milieu d’année, le Programme national de stages du Gouvernement a déjà permis de toucher 11 180 jeunes. Pour amplifier ces résultats, le Directeur de Cabinet a lancé un appel solennel aux entreprises afin que nous puissions ensemble passer de 10 000 stages à 25 000, voire 50 000 stages d’initiation à la vie professionnelle en 2026.
Cet engagement est partagé par Nestlé à travers son programme mondial « Nestlé Needs Youth », qui vise à contribuer, aux côtés des pouvoirs publics et des acteurs privés, à la construction d’un monde où la jeunesse est au cœur du développement.
Au Burkina Faso, Nestlé mène diverses initiatives dans ce sens depuis plusieurs années, notamment son projet de vente de boissons impliquant 750 jeunes, l’accompagnement d’initiatives de formation professionnelle et son implication dans des programmes d’entrepreneuriat comme Pépites d’Entreprises.
Cet engagement de Nestlé au Burkina a été reconnu lors de la deuxième édition des Vitrines RSE, organisées cette année. Nestlé Burkina Faso y a remporté un prix spécial pour l’accompagnement de la jeunesse.
À propos de Nestlé Burkina Faso
Nestlé est un leader mondial de l’alimentation et des boissons, engagé à améliorer la qualité de vie et à contribuer à un avenir plus sain. Au Burkina Faso, Nestlé œuvre pour le développement des compétences locales et l’insertion professionnelle des jeunes.
Le Ministère de l’Action humanitaire et de la Solidarité nationale (MAHSN), à travers le Secrétariat technique de la Promotion de la Paix et du Vivre-ensemble (ST/PPViE), a initié à Ziniaré, depuis le 10 novembre 2025, une rencontre de réflexion sur la mise en place d’une Infrastructure de Paix au Burkina Faso.
Selon le service de communication du ministère de la solidarité nationale, cette initiative s’inscrit dans le contexte actuel de reconquête du territoire national par les forces combattantes, marqué par des défis liés à la cohésion sociale. Conscient que la paix véritable se construit autant par le dialogue que par la sécurité, le Gouvernement, travaille à poser les fondations d’une infrastructure nationale de paix adaptée aux réalités du pays.
C’est pourquoi, une réflexion nationale sur la configuration, la fonctionnalité et les principes directeurs de cette future infrastructure de paix a été engagée. Les travaux visent à définir les contours d’un dispositif durable, ancré dans les ressources endogènes, les valeurs communautaires et les expériences nationales réussies en matière de dialogue, de médiation et de réconciliation.
Les axes de la future infrastructure de paix sont :
- La gouvernance inclusive et la participation citoyenne ; - La valorisation des mécanismes traditionnels et communautaires de gestion des conflits ; - Le renforcement des capacités des acteurs locaux de la paix ; - La coordination entre acteurs institutionnels, communautaires et techniques ; - La création d’espaces permanents de dialogue et de médiation ; - La mise en place de cadres de veille, d’alerte précoce et de réponse rapide. - Un instrument au service du vivre-ensemble et de la confiance
Une fois opérationnelle, cette infrastructure de Paix contribuera à : - Bâtir des passerelles de confiance entre les communautés ; - Renforcer la relation entre citoyens et institutions publiques ; - Favoriser la réintégration des populations affectées par la crise ; - Prévenir les violences par des mécanismes d’alerte et d’action anticipée.
Elle constituera un outil stratégique de résilience nationale, au service du vivre-ensemble, de la cohésion et du développement durable.