En séjour à Boromo, le ministre en charge de la Justice, Garde des Sceaux, Me Edasso Rodrigue BAYALA, accompagné de son homologue de l’Habitat et de l’Urbanisme, M. Mikaïlou SIDIBÉ, a effectué une halte au Centre pénitentiaire agricole de Baporo pour encourager les acteurs de mise en œuvre de l'offense agropastorale de la chaîne pénale. Le constat est jugé satisfaisant. Selon le ministre BAYALA, la production de la saison hivernale 2025 a doublé par rapport à celle de l'année précédente. Toutes spéculations confondues (riz, maïs, niébé, soja, sorgho et sésame), la récolte est estimée à environ trois cent (300) tonnes réalisées sur une superficie de cent trente (130) hectares emblavés. Ce résultat, souligne le Garde des Sceaux, traduit une dynamique positive vers l’objectif assigné par le Président du Faso : faire de la prison une opportunité de production par le travail et un véritable cadre de réinsertion sociale des détenus à travers la mise en œuvre du travail d'intérêt général (TIG) . Il a, à cet effet, invité l’administration pénitentiaire à poursuivre et renforcer les efforts engagés pour améliorer les rendements à l'hectare et augmenter les superficies cultivées. Au-delà du bilan, les perspectives s’annoncent prometteuses. Pour la campagne sèche qui se profile à l'horizon, la station de pompage a été rétablie, permettant l’exploitation de 50 hectares en cultures de contre-saison, tout en préparant les superficies de la prochaine saison humide. En rappel, le centre pénitentiaire agricole (CPA) de Baporo a été créé par le président père de la Révolution Burkinabè le Camarade président Thomas SANKARA en 1984, en vue d'y acceillir les condamnés de toutes les juridictions du Burkina Faso pour leur donner l'opportunité de contribuer à l'autosuffisance alimentataire du pays et de préparer chaque condamné à une réinsertion sociale réussie à travers l'apprentissage d'un métier. Le Président du Faso le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, sous la Révolution Populaire Progressiste (RPP) soutient cette belle vision à travers un appui conséquent en équipements spécifiques, en engins agricoles, en intrants, ainsi que l'érection d'un bâtiment de détention d’une capacité de 600 places en phase d'achèvement pour augmenter la capacité d'accueil dudit CPA de Boromo qui reçoit déjà quelques détenus du Burkina Faso admis au travail d'intérêt général. L'offensive agricole lancée dans les Maisons d'Arrêt et de Correction du Burkina Faso permet aujourd'hui de couvrir les besoins en alimentation toutes spéculations confondues, de tous les détenus du pays des hommes intègres, estimés à cent cinquante (150) tonnes et de dégager un excédent de 100%. À Baporo, se dessine ainsi, pas à pas, la concrétisation de la vision du camarade Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré : une prison utile à la Nation, productrice de richesse et creuset de dignité retrouvée.
Ce vendredi 26 décembre 2025 à l’Université Libre du Burkina (ULB), Blaise Tienin a présenté les résultats de ces travaux de recherche ayant porté sur le thème « Genre et participation politique des femmes dans l’espace de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) », pour l'obtention du diplôme de Master 2 en Diplomatie et Relations internationales. Le Jury était composé de Dr SARE Honorine (Présidente), de Dr GNOUMOU/THIOMBIANO Bilampoa, Maître de conférences à l'ISSP/UJKZ (Directeur de mémoire) et de Dr SAWADOGO Poussi (Rapporteur). Après évaluation, ils ont jugé recevable le travail de l’impétrant et lui ont décerné une note de 16/20 avec la mention très bien.
L'étude de Blaise Tienin a consisté à analyser les defis liés à la promotion du genre par la participation des femmes aux instances législatives dans l'espace UEMOA. Selon lui, les femmes constituent plus de 50% de la population dans la plupart des États membres de l’UEMOA. Mais celles-ci demeurent sous-représentées dans les parlements nationaux avec seulement 24% en moyenne, ce, malgré l'adoption de lois sur les quotas et la parité, la ratification d'instruments internationaux comme la Convention sur l’Elimination de toutes les formes de discriminations à l’égard des femmes (CEDEF), l’adoption des politiques et stratégies genre. Ces recherches lui ont permis de découvrir que les femmes font face à des défis qui constituent une entrave à leur engagement. Ces défis sont d’ordre socioculturel, institutionnel et économique. Au niveau socioculturel, il révèle que le défi majeur porte sur la lutte contre les pesanteurs socioculturelles. Sur le plan économique, les difficultés portent entre autres sur la mobilisation des ressources financières pour la campagne électorale. Ainsi, afin d’atteindre une représentation équitable et un développement inclusif dans l'espace UEMOA, il suggère des réformes juridiques, une transformation culturelle et un soutien économique. De façon concrète, il propose la prise de mesures d’accompagnement pour les femmes en politique ; l’autonomisation économique des femmes et des jeunes filles ; la facilitation de l’accès au crédit des femmes ; le renforcement des capacités financières des structures de promotion du genre.
À cela s’ajoutent la relecture des textes pour les rendre plus dissuasifs, la promotion du genre en dépit du contexte de crise sécuritaire et humanitaire, le développement de stratégies d’accompagnement des femmes. Ces mesures y vont de l’intérêt de toutes et de tous, a-t-il précisé.
Le Président du Faso, Chef de l'État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a inauguré, ce mercredi 24 décembre 2025, le Centre hospitalier universitaire (CHU) de Pala et son Centre de radiothérapie. La réalisation de ces infrastructures sanitaires traduit la volonté des autorités burkinabè d’améliorer l’offre et la qualité des soins de santé au profit des populations. Le Centre hospitalier universitaire de Pala, d’un coût de plus 70 milliards FCFA et d’une capacité de 500 lits est l'expression d'un partenariat fructueux entre le Burkina Faso et la République populaire de Chine. « L’inauguration de cet hôpital de haut standing vient nous prouver la capacité de certaines Nations à se mettre au-dessus de toutes les considérations et tisser une amitié forte avec le Burkina Faso. Ce CHU est le fruit du partenariat entre le Burkina Faso et la République populaire de Chine. C’est une matérialisation concrète en termes de relations stratégiques entre les deux Nations. C’est une fierté », indique le Capitaine Ibrahim TRAORÉ. « L’une des spécificités de ce CHU est sans conteste sa salle d’imagerie interventionnelle cérébrale et cardio-vasculaire. La salle Pheno Artis Siemens qui est installée au CHU de Pala est une salle de dernière génération et serait la première à être installée dans la sous-région », soutient le Ministre de la Santé, Dr Robert Lucien Jean-Claude KARGOUGOU. Neuf autres CHU de même standing annoncés dans d'autres localités à commencer par Fada Dans sa volonté d’offrir un plateau technique de pointe aux structures sanitaires, le Chef de l’État annonce la construction des CHU de même standing que celui de Pala. « Nous avons pris la décision d’en construire neuf pareils, en commençant par Fada N’Gourma. L’objectif est d’accroître le plateau technique pour permettre à nos médecins et infirmiers de s’exprimer parce qu’ils ont du talent », souligne le Président du Faso.
Quant au Centre de radiothérapie, il va permettre entre autres l’amélioration de la disponibilité et l'accès à des services de santé et traitements de qualité pour les personnes touchées par le cancer. Il a été construit grâce à l’appui de la coopération autrichienne.
Source : Direction de la communication de la Présidence du Faso
Le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, a procédé ce mercredi 24 décembre 2025 à Bobo-Dioulasso, dans la région du Guiriko, à l’inauguration officielle du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Pala et de son service de radiothérapie.
C’était en présence du Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, accompagné d’une délégation gouvernementale, dont le ministre de la Santé, Dr Robert Kargougou, de présidents d'institution et d'autorités administratives et coutumières.
Selon le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, l’inauguration de cet hôpital de haut standing vient démontrer la capacité de certaines nations à se placer au-dessus de toutes les considérations et à tisser une amitié forte avec le Burkina Faso. « Ceci est une matérialisation concrète des relations stratégiques qui existent entre le Burkina Faso et la République populaire de Chine, c’est une fierté », a-t-il exprimé.
Le ministre de la Santé, Dr Robert Kargougou, a indiqué que ces infrastructures sanitaires de très haut niveau de soins spécialisés s’inscrivent dans la vision du Capitaine Ibrahim Traoré pour un Burkina Faso nouveau dans le secteur de la santé, visant à garantir un accès équitable à des soins de haute qualité pour tous les Burkinabè.
Il a par ailleurs souligné que le CHU de Pala se distingue tant par son architecture que par son plateau technique de haut niveau, innovant, moderne et conforme aux standards internationaux. « C’est une satisfaction nationale, une véritable référence sous-régionale », a-t-il affirmé.
Cet événement historique marque une nouvelle étape majeure dans le renforcement du système de santé au Burkina Faso.
Le Président du Conseil supérieur de la communication (CSC), Wendingoudi Louis Modeste Ouédraogo, a présidé ce mardi 23 décembre 2025 à Ouagadougou, la cérémonie de décoration des travailleurs et partenaires de l’institution. Issus principalement du monde de l’information, de la communication et de la culture, ils sont au total 41 récipiendaires à avoir été honorés cette année. Parmi eux, 35 personnes ont reçu leur distinction cet après-midi du 23 décembre : 3 officiers de l'Ordre du mérite des Arts, des Lettres et de la Communication (agrafe Radio, Télévision, Presse écrite) et 32 chevaliers du même ordre. Sept autres personnalités, dont trois dans l'Ordre de l'Étalon et quatre dans l'Ordre du Mérite burkinabè, complètent cette liste. Ces dernières avaient déjà reçu leurs insignes le 3 décembre 2025 à la Grande Chancellerie.
Des parcours marqués par l'engagement
Le Directeur de publication de Radars Info Burkina, Boubié Richard Tiéné, a été élevé au rang de Chevalier de l'ordre du mérite des Arts, des Lettres et de la Communication. Cette distinction fait suite à une première reconnaissance par le ministère de la Communication en 2020. Pour lui, cette médaille évoque un double sentiment de fierté et de nostalgie, couronnant plus de 20 ans de collaboration avec l'instance de régulation.
«En 2001 j'ai effectué un stage au CSC dès mes débuts à l'Université, sous la Présidence de Luc Adolphe Tiao. Cela m'a permis de mieux appréhender le paysage audiovisuel. Je lui suis très reconnaissant et lui rend un grand hommage sincère pour sa rigueur et son professionnalisme. En 2003, toujours au sein de cette institution, j'ai été moniteur pendant les législatives. Au département des études et des programmes, nous avons observé le passage à l'antenne des candidats. Sous Béatrice Damiba , nous avons pris des initiatives pour le respect du quota de diffusion de la musique burkinabè dans les médias privés. J'ai, par ailleurs, été membre du comité technique pour la délivrance de la carte de presse et du laisser-passer pendant deux mandats. Récemment, nous nous sommes engagés, avec la faîtière des médias en ligne, dans la lutte contre le plagiat en collaboration avec le CSC», a-t-il confié. C'est donc cet engagement continu qui a été reconnu par la Nation.
Rassurant de sa volonté à être dans le même élan d’engagement, Richard Tiéné a précisé qu'il ne s'agit pas d'une « chasse aux médailles mais une chasse au travail bien fait, à l'excellence » car dans « notre métier, un travail mal fait peut avoir des répercussions néfastes au quotidien sur les lecteurs, les téléspectateurs ou encore les auditeurs. » Ainsi, cette médaille est un appel à toujours mieux faire. « Nous n'avons pas le choix, nous sommes condamnés à vie à bien faire notre travail », a-t-il précisé , dédiant sa médaille à tous ses collaborateurs sans distinction, sans qui, il ne parviendrait pas à ces résultats.
Tout comme Richard Tiéné, l'animateur radio et télé, Éric Soudré a été décoré de la médaille de Chevalier de l'ordre du mérite des Arts des Lettres et de la Communication avec agrafe radio, télévision, presse écrite. Pour lui, « il n'est pas donné à tout le monde d'être reconnu par la nation. Cette médaille représente la reconnaissance du travail bien fait par ma hiérarchie, les auditeurs et les téléspectateurs ». Il est conscient que cette distinction est une invite à plus d'ardeur dans le travail : « L'honneur que je viens de recevoir m'engage à faire plus, à m'engager plus comme tout citoyen burkinabè actuellement, surtout dans un contexte d'insécurité où chacun doit pouvoir apporter sa pierre à la construction de la paix au Burkina Faso».
Une boussole pour l'excellence
Dans son allocution, le président du CSC, Wendingoudi Louis Modeste Ouédraogo, a souligné que ces distinctions ne sont pas le fruit du hasard, mais la « résultante de l'investissement personnel et de la conscience professionnelle » des récipiendaires qui concourent à « l'édification d'une société de paix et de développement ». Soulignant la vision du CSC, qui est « d’amorcer une régulation ambitieuse des médias et de la communication dans notre pays », et afin de « contribuer efficacement au renforcement de la cohésion sociale, à l’unité nationale et au retour de la paix et de la sécurité dans notre pays », le président du CSC a insisté sur le rôle majeur des journalistes, communicateurs, leaders d’opinions et personnes de ressource dans la mise en œuvre des idéaux de la Révolution progressiste populaire (RPP). C’est pourquoi, il les a invités à mener davantage des actions qui impactent au quotidien, en donnant une information juste, responsable et vraie, en sensibilisant les concitoyens, mais aussi et surtout, en donnant l'exemple en matière d’engagement patriotique.
Salam Ouédraogo, a, au nom des récipiendaires, traduit sa profonde reconnaissance au CSC, à son président, et à l’ensemble de son équipe. Pour lui, cette distinction honorifique vient saluer « le reflet d'un engagement collectif, discret mais constant, fait d'heures silencieuses, de nuits sans sommeil, de rigueur professionnelle, et parfois de sacrifices personnels au nom d'un idéal plus grand : celui de servir notre société par la force de la parole maîtrisée, de l'image fidèle et de l'information vérifiée au service du beau, du juste et du vrai ».
Aussi, la distinction traduit concrètement l'engagement de l'organe de régulation en faveur de la valorisation des bonnes pratiques et de la reconnaissance des efforts individuels et collectifs, a-t-il notifié. Toutefois, il estime que cela « n’est pas une fin en soi» mais plutôt « une boussole morale, un rappel silencieux mais poignant que nous devons rester des repères de déontologie, de vérité, de respect du public et du bien commun ». ll a exprimé la pleine et entière solidarité de tous les récipiendaires aux plus hautes autorités et a pris l'engagement « de servir de modèles aux générations montantes, de promouvoir les pratiques professionnelles exemplaires et de cultiver une éthique irréprochable ». Par ailleurs, les heureux du jour ont réaffirmé leur disponibilité à mettre leur savoir-faire au service de la paix, de la cohésion, de la bonne gouvernance et de l'unité du peuple burkinabè.
Conformément à ses missions régaliennes de protection des personnes, des biens et des intérêts vitaux de la Nation, la Police Nationale, à travers le Service Régional de la Police Judiciaire (SRPJ) du Kadiogo, a procédé au démantèlement de trois (03) groupes de malfrats qui opéraient dans la ville de Ouagadougou. Il s’agit d’un réseau de grands bandits, d’un réseau de contrefacteurs et d’une entreprise clandestine de traitement et de recyclage de composants électroniques. S’agissant du premier groupe, le principal suspect, armé d’une kalachnikov et d’un pistolet automatique, opérait dans la zone de Karpala. Il sillonnait tardivement sa zone d’intervention à la recherche de personnes détenant des sommes d’argent ou des biens de valeur. Il tenait en respect ses victimes et les dépouillaient de tous leurs biens qui étaient remis à son receleur pour être écoulé. Ce réseau a, à son actif une trentaine de victimes, une cinquantaine de téléphones et plus de 1.000.000 FCFA remportés. Relativement au deuxième groupe, ses membres s’adonnaient à des activités de contrefaçon massive et de vente de produits au préjudice de la société TOVIO, équipementier sportif. Leur mode opératoire consistait à importer des produits TOVIO contrefaits dans des pays asiatiques qu’ils écoulaient à travers le pays. Le troisième groupe, quant à lui, était une unité clandestine de traitement et de récupération de composants électroniques, basée dans un quartier résidentiel de la ville de Ouagadougou. Ses membres de nationalité étrangère se livraient au recyclage de téléphones portables usagés. Ces derniers avaient mis en place un atelier pour extraire les métaux précieux contenus dans les téléphones, lesquels étaient ensuite exportés sous forme de colis postaux vers un pays asiatique afin d’être réutilisés dans la fabrication de nouveaux produits électroniques. Il est à noter que cette unité fonctionnait sans aucune autorisation administrative depuis près d’une année et a pu expédier hors du Burkina près de 388 kg de matières extraites. Grâce à la collaboration des citoyens, les enquêteurs ont réussi à appréhender plus d’une dizaine de membres actifs de ces réseaux. Ils ont également saisi entre leurs mains une Kalachnikov, un pistolet automatique, des munitions, des téléphones portables, des sacs contenant des accessoires de téléphones, plus de 2000 maillots contrefaits et divers autres objets. La Police Nationale remercie encore une fois les populations grâce à qui ces résultats ont été atteints. Tout en réaffirmant son engagement à lutter sans relâche contre toutes les formes de criminalité, elle invite les populations à poursuivre la dynamique de dénonciation en signalant les cas suspects aux numéros verts que sont les 17, 16 et 1010.
La Division des Investigations Criminelles (DIC) de la Direction de la Police Judiciaire (DPJ) de la Police Nationale a mis aux arrêts vingt-deux (22) personnes, présumées auteurs des faits de traite des personnes, de complicité de traite des personnes, de proxénétisme et de blanchiment de capitaux. En effet, ayant constaté la prolifération des maisons closes, particulièrement dans la ville de Ouagadougou dans lesquelles des infractions de traite des personnes sont commises, cela ajouté aux nombreuses dénonciations anonymes des populations auprès du Parquet et des services de sécurité pour les mêmes faits, ainsi que les correspondances émanant de l'ambassade du Nigéria au Burkina Faso faisant cas des faits de traite, de trafic et de proxénétisme et autres infractions commises par des ressortissants nigérians résidants au Burkina Faso, une enquête a été ouverte sur plusieurs sites. Il s’agit entres autres des auberges « Naba Karfo » à Dapoya et « Top 51 » à Bonheur ville, des maisons closes de « Gambre Yaar », « Allatikouma », « Grotto », « Petit Ouaga », « Soutou-nooma », « la Plage » et « Tabtenga » respectivement à Tampouy, Zagtouli, Somgandé, Toudoubwéogo, Wapassy, Gonsin et Saaba. Le mode opératoire de ces présumés auteurs consistait à sillonner les villages nigérians pour recruter des filles en leur faisant des promesses d'emplois très bien rémunérés au Burkina Faso. Ils faisaient passer leurs victimes par le Bénin via des car « Dina » ou des véhicules « France au revoir » et une fois à Cotonou, ils établissaient pour elles de fausses cartes d'identité nigérianes en utilisant de fausses identités et en inscrivant de fausses dates de naissance pour majorer l’âge des mineures. Dès leur arrivée au Burkina Faso, elles avaient pour tutrices des dames nigérianes qui récupéraient leurs téléphones portables, leurs documents d'identité et procédaient à leur placement dans des maquis, des maisons closes, des auberges et autres lieux en les contraignant à se prostituer avec la complicité des gérants et propriétaires. Après leur placement, le versement d'un montant compris entre 1.300.000 et 1.500.000 FCFA leur était imposé avant toute libération. Les patronnes usaient de tous les moyens dont des « actes de magie noire » pour les dissuader de les dénoncer aux autorités judiciaires. Aussi, sur ces différents sites dont certains occupaient illégalement le domaine public et d’autres construits sur des parcelles d’habitation, se développaient, en plus des maladies sexuellement transmissibles, plusieurs fléaux tels que la vente des drogues et autres substances nuisibles à la santé, l’hébergement des délinquants et le recel des butins d’infractions commises. Il est à noter que plus de deux cents (200) jeunes filles nigérianes ont été identifiées dans les maisons closes et autres lieux similaires à Ouagadougou, parmi elles des mineures âgées de 15 à 17 ans dont une enceinte. Celles-ci ont toutes été mises à la disposition des autorités compétentes. La Police Nationale remercie les citoyens qui ont contribué à l’atteinte de ce résultat. Elle les exhorte à plus de vigilance autour d’eux et à toujours collaborer avec les forces de sécurité dans le cadre de la lutte contre l’insécurité sous toutes ses formes. Elle les invite par ailleurs à poursuivre la dynamique de dénonciation des cas suspects aux numéros verts que sont les 17, 16 et 1010.
L'Unité industrielle pour la transformation des céréales (UTRACER), a été officiellement inaugurée le vendredi 19 décembre 2025 à Kaya, chef-lieu de la région des Kuilsé, par le ministre délégué chargé des Ressources animales, Amadou Dicko, représentant le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo.
Le lancement des activités de cette usine est une réponse à l’appel du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, notamment la promotion du développement endogène et la valorisation des compétences nationales.
Située au secteur 4 de Kaya, cette unité industrielle d'un coût global de réalisation de plus d'un milliard de F CFA est spécialisée dans la production, la transformation et la commercialisation de la farine et du couscous de maïs (jaune et blanc), la bouillie enrichie pour enfants et l'alimentation de bétail.
Cette infrastructure agroalimentaire a une capacité de production annuelle estimée à 16 000 tonnes de farine et couscous de maïs, 7 000 tonnes d’aliments de bétail, 5 000 tonnes de bouillies infantiles, pour un chiffre d’affaires prévisionnel de 12 milliards de FCFA par an.
Elle contribuera à la création de 45 emplois permanents,150 emplois non permanents, et plus de 500 emplois indirects, notamment au profit des producteurs, transporteurs, commerçants et prestataires de services.
Selon Jean Marc Poadiagué représentant le promoteur L’hadji Bassiro Kiemtoré, UTRACER Sarl ambitionne de favoriser la valorisation des matières premières locales en créant de la valeur ajoutée, de réduire l’importation, de renforcer la souveraineté alimentaire. Elle a pour objectif entre autres de mettre sur le marché des produits de qualité avec une garantie de sécurité alimentaire, de participer à l’accroissement de l’économie locale.
A l’issue de l’inauguration, le ministre Amadou Dicko, a, au nom du gouvernement, salué l’ambition du promoteur, son engagement et son patriotisme.
Selon lui, l’unité permettra de « structurer la production agricole dans la région, de garantir un débouché pour les producteurs de la région et au-delà des kuilsés, de réduire les pertes post-récolte ».
Il a souhaité qu’UTRACER soit « un outil de prospérité, d’innovations technologiques et nutritionnelles », qu’elle « contribue durablement à l’autosuffisance alimentaire de notre pays, à la création d’emploi et à la transformation structurelle de notre économie ».
Par ailleurs, il a réaffirmé la volonté du Gouvernement à accompagner toutes les initiatives industrielles qui contribue au développement de notre pays. Il a également rassuré de l’engagement du gouvernement à renforcer la protection des céréales afin de permettre aux industries locales de disposer de la matière première pour la transformation.
Ainsi, il a invité les opérateurs économiques, la diaspora, les jeunes porteurs de projets et les investisseurs à emboîter le pas de L’hadji Bassiro Kiemtoré.
Le Sergent de Police Dougona Adélaïde SANOU a brillamment défendu, ce vendredi 19 décembre 2025 à l’École Supérieure de Commerce (ESC) de Ouagadougou, son mémoire de fin de cycle pour l’obtention de sa licence professionnelle en Gestion des Ressources Humaines. Ses travaux ont porté sur le thème : « Analyse du processus de recrutement des élèves sous-officiers de Police Nationale ». Le jury était composé du Dr Ousséni SORE (Président), du Dr Ernestine NANEMA (Directrice de mémoire) et du Capitaine de Police Vincent KABORE (représentant le Maître de stage, le Commissaire de Police Jérémie NIKIEMA). Après évaluation, le jury a sanctionné son travail par la note de 17,5/20. Dans sa présentation, l’impétrante a souligné que le processus de recrutement doit concilier deux impératifs majeurs : la sélection des meilleurs candidats et la garantie de transparence et d'égalité d'accès. Dans le contexte sécuritaire actuel du Burkina Faso, la qualité de ce recrutement s'avère d'autant plus stratégique. Le Sergent SANOU s'est interrogée sur l'effectivité de l'équité, de la transparence et de la compétence tout au long du processus. Elle a également identifié les défis qui pourraient limiter l'efficacité globale du système. Après une analyse rigoureuse des étapes, des critères et des acteurs impliqués, l'étudiante note un encadrement de qualité assuré par des professionnels expérimentés, ainsi qu'une réelle rigueur lors des épreuves physiques et académiques. Toutefois, elle relève une centralisation excessive du processus. Cette situation engendre des obstacles pour les candidats résidant hors de Ouagadougou (coûts de transport élevés, difficultés d'accès aux centres, risques sécuritaires). À cela s'ajoutent une communication insuffisante dans les régions éloignées, une faible intégration des outils numériques et l’absence de tests psychosociaux. Selon elle, le manque de digitalisation limite tant la transparence que l'accessibilité du concours. Pour clore son analyse, le Sergent SANOU suggère une décentralisation de certaines étapes du concours, Ouagadougou étant jusqu'ici l'unique épicentre du recrutement. Elle préconise également l’introduction de tests psychotechniques et d’intégrité, le renforcement de la communication au niveau régional et communautaire, la mise en place d’un mécanisme d’audit indépendant pour garantir la crédibilité du concours.
Le Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a inauguré ce samedi 20 décembre 2025 l’usine de transformation de noix d’anacarde, dénommée Burkina Cajou. Située dans la zone industrielle de Bobo 2010, Burkina Cajou est la concrétisation d’un rêve, celui de Madame Masso SO/TRAORÉ. Confronté à des obstacles de plusieurs natures, c’est grâce au soutien du Capitaine Ibrahim TRAORÉ que ce projet a pu, enfin, se réaliser. Selon la promotrice, chaque difficulté surmontée renforçait sa détermination. « Je savais qu’au-delà de mon histoire personnelle, il y avait une conviction plus grande, celle que notre pays mérite mieux que d’exporter ses richesses à l’état brut », se convainc-t-elle. « Elle nous a approchés avec le projet qui avait connu des difficultés, et nous avons décidé de l’accompagner avec les instruments de l’État », explique le Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ. La réalisation de Burkina Cajou a donc bénéficié, pour un total de 25%, de l’accompagnement décisif du Conseil burkinabè des Filières agricoles, du Fonds Dumu Ka Fa, du Fonds burkinabè de Développement économique et social (FBDES) et de la Banque commerciale du Burkina (CBC). L’usine, selon sa promotrice, incarne une vision industrielle ambitieuse, avec une capacité de transformation de 150 000 tonnes de noix d’anacarde par an grâce à des équipements de dernière génération. D’un coût total de 9 milliards 743 millions francs CFA, l’usine offre une opportunité de 1 700 emplois directs et indirects. Dans son discours, le Ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Serge Gnaniodem PODA a rappelé que l’anacarde constitue aujourd’hui l’une des filières stratégiques du Burkina Faso. La dynamique étant de valoriser les productions nationales et donner de l’emploi à la jeunesse, le Président du Faso invite « tous ceux qui sont dans l’exportation à revenir dans la transformation », car l’État est prêt à les accompagner. Source : Direction de la communication de la Présidence du Faso