Dans le cadre du renforcement des actions de sécurité routière et de sensibilisation des usagers, la Direction Régionale de la Police Nationale du Centre-Ouest a conduit dans la journée du lundi 28 avril 2025, une opération de contrôle routier sur plusieurs axes stratégiques de la ville.
Une sortie qui a permis l’interpellation de soixante-huit (68) usagers de la route, dont 58 motocyclistes et 8 cyclistes, principalement pour non-respect des feux tricolores, une infraction récurrente qui met en danger tous les usagers.
L’incivisme routier, défini comme l’ensemble des comportements contraires aux règles de circulation, continue de compromettre la sécurité publique. Ces comportements incluent notamment le non-respect du code de la route, les dépassements dangereux, le stationnement illicite, l’usage du téléphone au volant ou encore la conduite en état d’ivresse.
En réponse à ces infractions, les personnes interpellées ont été conduites à la Direction Régionale de la Police Nationale du Centre-ouest pour une séance de sensibilisation aux règles de circulation et aux valeurs citoyennes et patriotiques.
Ensuite, sous la supervision du Service d’Hygiène de la mairie, elles ont été mobilisées pour des travaux d’intérêt général : nettoyage des alentours de la Mairie, du Palais de Justice, de la cour du Haut-Commissariat du Boulkiemdé, ainsi que le nettoyage de caniveaux le long de la RN14 de la mairie jusqu'à la SONAPOST.
Selon le Lieutenant de Police YAMYAOGO, Chef du Service Régional de la Circulation et de la Sécurité Routière, ces actions s’inscrivent dans une stratégie durable de lutte contre l’indiscipline sur la voie publique. À l’avenir, les contrevenants encourent des travaux d’intérêt général allant de trois à sept jours.
À l’issue de la journée, les fautifs ont reconnu leur erreur, salué l'initiative éducative et exprimé leur volonté de respecter désormais les règles de la circulation.
Les autorités réaffirment leur engagement pour une ville plus sûre, disciplinée et solidaire. Elles invitent tous les citoyens à faire preuve de civisme et de responsabilité sur nos routes.
Ensemble, faisons de Koudougou une cité modèle en matière de sécurité routière.
Employabilité : qu’est-ce que Nestlé Burkina offre aux jeunes ?
Les équipes de Nestlé Burkina Faso et les jeunes étudiants de Bobo Dioulasso ont eu l'opportunité de se côtoyer ce samedi 26 avril 2025, à l'occasion d'un forum dédié aux stages. Cette rencontre a vu la participation de trois ministres en charge de différents départements ciblant les jeunes, de même que la participation de nombreuses entreprises.
Lors de ce forum, Nestlé Burkina a présenté aux jeunes sa plateforme YEP (Youth Entrepreneurship Platform), un espace numérique qui vise à doter les jeunes des connaissances nécessaires pour mieux comprendre le monde de l'entrepreneuriat.
Accessible gratuitement sur https://nestleyouthentrepreneurship.com, les jeunes étudiants peuvent y suivre des cours d'entrepreneuriat en ligne et obtenir un certificat à tout moment.
"Nous tenons à présenter et à équiper les jeunes d'outils techniques qui peuvent les aider à saisir des opportunités économiques. De nombreux étudiants se retrouvent entrepreneurs par défaut d'emplois salariés. Certains se lancent dans des activités secondaires. Peu importe la perspective envisagée par le jeune étudiant, YEP lui donne l'opportunité d'acquérir des bases solides en entrepreneuriat", a indiqué Omaro KANE, Directeur de la communication de Nestlé Burkina.
Plus de 650 jeunes ont pu côtoyer les équipes de Nestlé lors de ce forum. À cette même occasion, les jeunes étudiants ont pu s'exercer à des tests virtuels d'entretiens d'embauche et de tests psychotechniques. À l'issue de ce forum, certains jeunes auront l'opportunité de rejoindre Nestlé pour des stages.
Cette initiative de Nestlé vient en complément d'autres activités organisées pour accélérer l'employabilité des jeunes.
Pour rappel, Nestlé Burkina a récemment organisé la première édition du Nestlé Campus Challenges, qui a touché 5000 étudiants dans 10 universités et instituts du Burkina. Plus de 150 projets d'entreprises ont été enregistrés et l'initiative "Wifash" a été sacrée lauréate.
La cérémonie des Kundé, les trophées de la musique burkinabè, s'est tenue le vendredi 25 avril 2025 à la salle des banquets de Ouaga 2000. Quinze prix ont été décernés, dont dix (10) prix principaux et cinq (5) prix spéciaux. De plus, six (6) trophées d'honneur ont été attribués à des acteurs de la musique pour saluer leur engagement. Cette 23e édition a vu le sacre de l'artiste Floby (avec son titre "Burkina Faso"), qui succède à Amzy, lauréat de l'édition 2024.
Floby, en plus du prestigieux Kundé d'or, a remporté le trophée de la meilleure chanson moderne d’inspiration traditionnelle et celui de l’artiste le plus joué en discothèque avec son titre "Ouaga zeune".
Un sentiment de satisfaction anime l'artiste qui décroche ainsi son troisième Kundé d'or après ceux de 2010 et 2019.
« Je suis vraiment content. Je profite pour dire merci à mon équipe qui a su mettre les petits plats dans les grands afin de proposer un album de qualité qui a pu compétir. Déjà, avec la nomination, j'étais satisfait. Si mes sept albums ont été nominés au Kundé, c'est déjà une fierté. Si nous avons été désignés Kundé d'or de l'année 2025, nous ne pouvons que nous réjouir, nous féliciter et redoubler d'efforts pour les années à venir », a déclaré Floby.
Il dédie son trophée aux forces de défense et de sécurité (FDS), aux volontaires pour la défense de la patrie (VDP) et à tout le peuple burkinabè. « Le titre de l'album, c'est "Burkina Faso" parce que je l'ai dédié au Burkina Faso qui, actuellement, a besoin de ses fils et filles. Donc, si l'album "Burkina Faso" remporte un trophée, ce n'est pas mon trophée. C'est le trophée de ceux qui sont au front, qui se battent jour et nuit pour que nous ayons des nuits paisibles à Ouagadougou et dans les autres villes. Ce trophée revient à nos FDS, nos VDP, nos dirigeants, qui se battent jour et nuit pour restaurer l'intégrité du territoire national, pour que le Burkina Faso retrouve la sécurité », a affirmé l'artiste.
Floby affirme que ce sacre est une preuve qu'il ne se repose pas sur ses lauriers. « Ça veut dire que je travaille. Le Kundé d'or, on ne le donne pas à qui veut, parce que c'est mon petit, mais on le donne au plus méritant. Si nous avons mérité, c'est que nous avons travaillé. C'est comme un cultivateur, c'est à la fin qu'on regarde les récoltes. Cette récompense nous encourage à aller plus loin », a-t-il soutenu.
Quant à ceux qui estiment qu'il devrait se retirer de la compétition des Kundé pour céder la place aux plus jeunes, "Le Baba" n'a pas mâché ses mots pour affirmer sa volonté de poursuivre l'aventure.
« Je ne fais pas ma musique pour des trophées. Et si jamais je fais un album qui est nominé et si je le mérite, remettez-moi mon trophée. Ça, je ne vais pas mentir. Je ne vais jamais me retirer un jour. Je suis là depuis 19 ans et je suis toujours là. Ceux qui disent que Floby doit se retirer, dites-moi qui va payer l'école de mes enfants si j'arrête de chanter ? Chacun a son travail. Tu es fonctionnaire, tu es dans ton bureau. N'y a-t-il pas des étudiants qui n'ont pas de poste ? Il y a des étudiants qui n'ont pas de poste. Pourquoi vous (ceux qui travaillent déjà, ndlr) ne dites pas : "Viens prendre mon poste, je veux me reposer" ? Non, moi, c'est mon travail, c'est mon poste, c'est mon bureau qui est là. C'est ma vie qui est là. Je ne vais jamais laisser tomber. Si Dieu décide que j'arrête, j'arrêterai. Sinon, actuellement, j'ai toujours la force, je vais créer des albums. Et rassurez-vous, je ne vais pas faire de petits albums. Ce sont de grands albums que je vais faire. Ceux qui pensent que je dois arrêter là, préparez-vous au pire », a-t-il déclaré avec conviction.
Miss Tanya, qui a obtenu trois distinctions, à savoir le prix du public, le trophée du meilleur clip vidéo et le Kundé du meilleur artiste féminin, a exprimé toute sa joie pour cet honneur.
« Je suis très contente. Merci à toute mon équipe, à toutes les personnes qui m'ont aidée à réaliser ce chef-d'œuvre, merci infiniment. On a rêvé, on l'a fait et voilà, Dieu a aussi exaucé nos prières en nous récompensant. Ça fait plaisir. Merci également à toutes les personnes qui ont voté pour moi. Que Dieu vous bénisse abondamment », a-t-elle déclaré, promettant que « le meilleur reste à venir ».
Pour elle, le fait de n'avoir pas remporté le Kundé d'or n'est pas un échec, car c'est la culture burkinabè qui a gagné.
« Ça a marché parce que le public a voté pour moi. Floby a gagné, mais j'ai gagné aussi. C'est la musique burkinabè qui gagne, c'est la culture burkinabè qui gagne. Que #Floby gagne, que #Kayawoto gagne, que je gagne, nous avons tous gagné. Le simple fait d'être nominée, c'est énorme. Ça veut dire que vous travaillez fort, on vous regarde et pour vous encourager, on vous nomine. Il y a de nombreuses personnes qui sont là mais qui n'ont pas été nominées. Donc, on a déjà gagné, on n'a pas perdu », a-t-elle expliqué.
Ismaël Zongo, alias "Commandant Papus", directeur du plateau artistique des Kundé et membre du comité d'organisation, s'est dit satisfait car cette 23e édition a bien commencé et s'est bien terminée.
Il a réaffirmé la volonté du comité d'organisation de tout mettre en œuvre pour que les Kundé continuent d'avoir l'adhésion du grand public.
« Quand on organise un tel événement depuis une vingtaine d'années, chaque jour, on ne cesse de se poser des questions à plusieurs niveaux. Chaque jour que Dieu fait, quand on pense à cet événement, c'est de voir comment on met encore plus de rigueur, comment on fait en sorte que cet événement qui a gagné l'adhésion du grand public, continue de la conserver. J'ai l'espoir que pour les années à venir, on mettra tout ce qu'il faut pour que ce Kundé continue d'être le Kundé du Burkina et le Kundé de l'Afrique », a-t-il notifié.
Par ailleurs, en tant que manager, le Commandant Papus soutient qu'il n'y a pas d'âge pour faire de la musique, puisque c'est le talent qui est demandé. Aussi, il invite les jeunes générations à ne point se décourager mais à toujours persévérer pour viser le sommet.
« Quand on fait de la musique, quand on fait de l'art, il n'y a pas d'âge, sinon à un moment donné, on risque de faire de la musique pour chaque génération, pour chaque tranche d'âge. On peut être un artiste auteur-compositeur et produire une musique qui parle à toutes les générations. Je pense qu'il y a des gens qui ont su perdre à un moment donné et qui ont aussi gagné à un autre moment. Un artiste comme Floby, ça fait plus de 18 ans qu'il est dans la musique, il a plus de six albums. Il n'a gagné que deux Kundé et cette année, c'est son troisième. Je pense aussi à Dicko Fils, Dez Altino, le Kundé doit être un booster. Ce n'est pas une fin en soi, mais le trophée contribue à vous envoyer un message pour dire que vous avez travaillé et que votre mérite a été reconnu. Je crois que c'est pour cela aussi que les artistes tiennent beaucoup aux trophées et surtout au Kundé d'or », a-t-il souligné.
Ceci est un communiqué de presse de la Cellule "Communication & Relations Presse" de la Clinique Princesse Sarah (CPS) sur le contentieux juridique qui existait entre la CPS et la Clinique Les Genêts, parvenu à Radars Info Burkina ce 9 avril 2025.
Victoire judiciaire historique : La Clinique Princesse Sarah (CPS) triomphe devant la CCJA face à la Clinique Les Genêts.
Ouagadougou, le 07 avril 2025
Par un arrêt décisif rendu ce jour sous le numéro 112/2025, la Cour Commune de Justice et d'Arbitrage (CCJA) de l'Organisation pour l'Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA), basée à Abidjan en Côte d'Ivoire, a tranché en faveur de la Clinique Princesse Sarah (CPS) dans l'affaire l'opposant à la Clinique Les Genêts. Cette décision met un point final à un contentieux juridique qui aura duré plus de cinq ans et qui a tenu en haleine le secteur médical et financier du Burkina Faso et au-delà.
Le litige trouve son origine dans la saisie des biens de la Clinique Les Genêts par la Société Générale Burkina Faso (SGBF) pour cause d'impayés. Suite à cette saisie, les actifs ont été acquis aux enchères par Mahamadou Bonkoungou, Président-Directeur Général (PDG) du Groupe EBOMAF, qui a transformé l’établissement en un centre de santé ultramoderne : la Clinique Princesse Sarah (CPS).
Une bataille judiciaire aux enjeux financiers majeurs
La Clinique Les Genêts et son fondateur, le Dr Zoungrana Paul Stanislas, ont contesté la légalité de la saisie et de l'acquisition, multipliant les recours judiciaires. Après plusieurs rebondissements devant les juridictions nationales, l'affaire a été portée devant la CCJA, juridiction suprême des États membres de l’OHADA.
Avant de parvenir devant la CCJA, l’affaire a été traitée par les juridictions nationales du Burkina Faso. De nombreuses procédures ont eu lieu, mais chaque décision rendue semblait compliquer davantage le dossier, sans parvenir à une solution définitive. Les parties prenantes, qu'il s'agisse de créanciers, d’investisseurs ou des cliniques concernées, ont vu leurs intérêts entremêlés dans une série de recours et d’appels qui ont duré plusieurs années.
La Clinique Les Genêts, avec l’appui de ses défenseurs, a contesté vigoureusement chaque étape de la procédure, mettant en cause la légalité de la saisie et la validité de l’acquisition par Mahamadou Bonkoungou. L’enjeu était majeur, car il ne s’agissait pas seulement de la propriété de biens immobiliers et d’équipements, mais aussi de la préservation d’un établissement de santé de grande envergure. Enfin l'épilogue de l'affaire "Clinique les Genêts contre la SGBF et la Clinique Princesse Sarah (CPS)”.
Après une longue série de rebondissements, le dossier a été porté devant la CCJA, juridiction suprême des pays de l’OHADA. Dans une décision définitive, la CCJA a confirmé les droits de la Clinique Princesse Sarah (CPS) sur les biens acquis de la Clinique Les Genêts. Elle a ainsi validé la légalité de la saisie opérée par la SGBF et l’acquisition des biens par Mahamadou Bonkoungou. La décision met ainsi fin à cette bataille judiciaire qui a déstabilisé tant les parties concernées que l’ensemble du secteur médical et financier du pays.
La CCJA a statué sans appel avec fermeté. A son audience du 03 avril 2025, la Juridiction supranationale a rendu une décision sans appel en faveur de la Clinique Princesse Sarah (CPS) à travers l'Arrêt N°112/2025 dont la teneur est la suivante :
“Ordonne la jonction des trois procédures :
En la forme :
Déclare recevable la demande de sursis à exécution de la SGBF ;
Au fond :
La rejette :
Déclare recevable la demande d'interprétation de la SGBF ;
Dit que la SGBF n'est tenue ni à une quelconque restitution de matériels, ni au paiement de la somme de 100 000 000 FCFA qui avait été ordonnée - a défaut de restitution - ; seule demeure contre elle la condamnation au paiement -de la somme de 7 500 000 000 FCFA, toutes causes des préjudices confondues - ;
Précise que cette condamnation de la SGBF aux préjudices subis par la Clinique les Genets et le Dr Zoungrana Paul Stanislas n'est nullement solidaire avec la clinique Sarah qui n'est en rien concernée :
Déclare la clinique Princesse Sarah bien fondée en sa demande d'interprétation ;
Dit que la restitution des matériels visée par l’Arrêt N°175/2023 du 26 octobre 2023, en application de l'Article 144 de l'Acte uniforme portant organisation des procédures simplifiées de recouvrement et des voies d'exécution, vise explicitement à la rétablir dans ses droits et comprend aussi bien les éléments corporels que ceux incorporels, tels qu'ils sont clairement désignés dans le procès-verbal de vente du 03 octobre 2019 :
Rejette la demande reconventionnelle de la Clinique Les Genêts et du Dr Zoungrana Paul Stanislas ;
Ordonne la mention du présent Arrêt en marge des minutes des Arrêts N°061/2023 du 30 mars 2023 et N°175/2023 du 26 octobre 2023 de la CCJA de l'OHADA et N°175/2023 du 26 octobre 2023 de la CCJA de l'OHADA ;
Dit que chaque partie supporte ses propres dépens”.
L’Arrêt de la CCJA renforce la sécurité juridique des investisseurs
La victoire de Clinique Princesse Sarah (CPS) devant la CCJA représente bien plus qu’une simple victoire judiciaire. Elle est la reconnaissance d'un droit légitime, de créances antérieures et de la validité de l’acquisition réalisée par Mahamadou Bonkoungou, Président-Directeur Général du Groupe EBOMAF. Cette décision met fin à des années de lutte juridique et permet à la Clinique Princesse Sarah (CPS) de retrouver une stabilité nécessaire pour poursuivre ses activités. L’issue de cette affaire est également un message fort pour l’ensemble des acteurs économiques : la justice, même dans des affaires complexes, finit par triompher.
Il ressort clairement des termes de l’Arrêt N°112/2025 de la CCJA que la Clinique Princesse Sarah (CPS) n'est pas solidairement avec la SGBF sur le paiement de la somme de 7,5 milliards FCFA au profit de la Clinique les Genêts et du Dr Zoungrana Paul Stanislas d'une part. L'arrêt précise aussi que la CPS reste propriétaire des éléments corporels et incorporels tels qu'ils sont clairement désignés dans la vente du 03 octobre 2019 d'autre part.
En effet, le Procès-Verbal de ventes précise que la Clinique Princesse Sarah (CPS) a été désignée adjudicataire des éléments incorporels constitués par l'enseigne, le nom commercial, la clientèle et toutes les licences y enseignées ainsi que des éléments corporels composés du matériel médico-professionnel, des matériels, des mobiliers et des engins. En somme l’Arrêt définitif N°112/2025 de la CCJA indique que la dénomination "Clinique les Genêts" appartient à la Clinique Princesse Sarah (CPS) ainsi que les licences et la clientèle.
Cette décision illustre la prévisibilité et la sécurité juridique offertes par l'OHADA aux investisseurs et acteurs économiques. Elle confirme que les procédures de saisie-exécution et d’acquisition doivent être respectées et protégées par le droit.
Un avenir serein pour la Clinique Princesse Sarah (CPS)
L'acquéreur de l'ex-Clinique Les Genêts par le biais de la SGBF, Mahamadou Bonkoungou, Président-Directeur Général du Groupe EBOMAF, a salué cette victoire comme une étape décisive dans le développement de la Clinique Princesse Sarah (CPS). Il estime que cet Arrêt définitif de la CCJA permet à l'établissement sanitaire de se consacrer pleinement à sa mission d'offrir des soins de qualité au service des populations du Burkina Faso et d'ailleurs.
La Clinique Princesse Sarah (CPS) se réserve, néanmoins, le droit d'exploiter pleinement cette décision et de tirer toutes les conséquences juridiques qui en découlent. Son conseil juridique, Maître Barterlé Mathieu Somé, Docteur en Droit et Spécialiste des Questions d'Arbitrage Judiciaire, a souligné la portée historique de cette affaire et l'importance du respect du droit dans le développement économique en Afrique.
Désormais débarrassée de toute insécurité juridique, la Clinique Princesse Sarah (CPS) entend poursuivre son expansion et renforcer son rôle dans le domaine de la santé en Afrique de l'Ouest. Ce jugement définitif conforte son statut d'acteur majeur du secteur hospitalier privé et ouvre la voie à de nouveaux investissements pour offrir des soins de qualité aux populations.
Il y a vingt-quatre (24) ans, une cohorte d’exception de trente-trois personnes, venues d’horizons divers, a défié l’histoire. Animée par une passion commune pour l’information et la communication, la 15ᵉ promotion du Centre de Formation Professionnelle de l’Information (CFPI), devenu aujourd’hui l’Institut des Sciences et Techniques de l’Information et de la Communication (ISTIC), n’a pas seulement suivi une formation; elle a écrit une page mémorable du journalisme burkinabè. Entre adversité, sacrifices et détermination, ces "pionniers" ont su imposer leur marque dans un environnement où chaque acquis a été en réalité une conquête. Plus qu’une promotion, ces apprenants ont été une génération de bâtisseurs, des sources d'inspiration et des précurseurs, laissant derrière eux un héritage indélébile après vingt-deux (22) de vie professionnelle.
Il est des promotions qui traversent le temps comme des ombres discrètes et d’autres qui marquent leur époque à l’encre indélébile. La 15ᵉ promotion du Centre de Formation Professionnelle de l’Information (CFPI), devenu l’Institut des Sciences et Techniques de l’Information et de la Communication (ISTIC), appartient à la seconde catégorie. Constituée d'une cohorte de trente-trois (33) personnes dont vingt (20) pour la section Programmes (Journalisme) et treize (13) pour la section Techniques, elle est entrée en formation en décembre 2001 et sortie le 6 septembre 2003, en incarnany l’audace, le sacrifice et la résilience d’une génération d’apprenants plongés dans un environnement où l’aisance matérielle relevait du mirage.
À une époque où le Centre se remettait à peine de la suspension d’une année après la sortie de la 14ᵉ promotion, la 15ᵉ a dû affronter la solitude d’une première année sans repères ni modèles à suivre. Pourtant, elle a tenu bon, fière d’être la deuxième promotion issue du concours direct avec niveau baccalauréat, après celle de 1990 qui comptait des figures emblématiques comme Dr Cyriaque Paré, Zoumana Traoré et Patrice Diallo. Le défi était immense, mais la passion pour le métier et la solidarité entre camarades ont forgé un esprit de corps inébranlable.
Une cohésion et un esprit d’équipe remarquables
Il y a eu une réelle osmose entre les apprenants de la section Programmes (Journalisme) et celle de la section Technique, ainsi qu'une complicité fructueuse avec la direction du Centre et le corps professoral. La promotion s'est distinguée par une bonne entente et une synergie entre les apprenants des deux sections. L'esprit de promotion a prévalu et a permis de surmonter beaucoup d'obstacles.
La cohésion et la solidarité entre les étudiants ont dominé, favorisant une bonne dynamique de groupe. Le tandem franc entre les deux délégués respectifs, Sidibé Pagbeleguem et Michaël Diguemdé, a permis de former un bloc de camarades qui résiste au temps. Sous l'ombre des caicédrats, autour du kiosque de fortune, en équipe dans le studio pour animer la radio-école, les étudiants des sections Programmes et Technique ont entretenu une relation harmonieuse et constructive. Leur union et leur travail d'équipe ont contribué à bâtir une entraide durable, qui perdure même après la fin de la formation.
Un séjour de deux ans semé d’embûches
La vie au CFPI à cette époque relevait plus du parcours du combattant que d’un cursus académique ordinaire. Avec des journées de formation interminables de 8h30 à 19h30, interrompues seulement par de courtes pauses, le stress était palpable et la fatigue, un compagnon quotidien. Sans oublier qu'une bonne partie des apprenants de cette promotion avait toujours un pied à l'université de Ouagadougou, devenue Université Joseph Ki-Zerbo.
Ce n'est donc pas surprenant de voir aujourd'hui Aboubacar Sanfo, Concepteur, perdre prématurément une partie de ses cheveux, comme si le savoir s’en échappait directement par le cuir chevelu. Les étudiants devaient rédiger leurs mémoires dans des conditions spartiates : un seul ordinateur de bureau pour tout le centre, un unique Nagra pour les enregistrements radio et aucune caméra à disposition. À défaut d’équipements modernes, l’ingéniosité et le système D prenaient le relais.
Des sacrifices pour la postérité
À voir l’acharnement de certains camarades, on aurait cru que Grâce Foro, la seule femme technicienne, se préparait pour la NASA, que Issoufou Kabdaogo allait révolutionner l’industrie spatiale ou que Fidèle Tamini s’apprêtait à exporter du dolo en version numérique. Que le vice-doyen allait promouvoir la vente du bandji comme Coca-Cola. Que M. GMAO allait pouvoir imprimer le journal Sidwaya à partir de chez lui. Que la chantre du CPD, aujourd'hui hors du pays, allait transformer Koumi en Bordeaux. Que le digne fils, sociologue du Pulaku, allait permettre de vendre du bétail via Amazon... Bref, chaque apprenant a carburé pour obtenir d'abord son parchemin et ensuite faire preuve de ses compétences sur le terrain.
La 15ᵉ promotion n’a pas seulement subi, elle a aussi osé. Face au retard du paiement de leurs pécules, ses membres n’ont pas hésité à déclencher un arrêt de cours tacite et poursuivre le ministre de tutelle de l'époque, Raymond Édouard Ouedraogo (REO), dans les escaliers du ministère, un certain mardi 4 mars 2003. Cette action a permis le paiement sans discontinuer du dû des pensionnaires jusqu'à aujourd'hui. Mieux, un régisseur a été détaché plus tard auprès du Centre.
Résultat de cet "affront" qui n'est qu'une revendication légitime pour survivre dans des conditions difficiles: deux camarades recalés sans pitié et pas même un sachet d’eau de robinet en guise de reconnaissance ni de cocktail à leur sortie. L'enveloppe du ministère de l'Information à cette cérémonie s'est élevée à vingt-cinq mille (25.000) FCFA. Au fil du temps, les deux parties ont fini pour fumer le calumet de la paix et entretiennent aujourd'hui des relations cordiales d'aînés à cadets.
Parrainée par Lassiné Diawara, Président du conseil d'administration de MABUCIG, Vice-président de la Chambre de Commerce, de l'Industrie et de l'Artisanat du Burkina Faso (CCIA-BF), du conseil économique et social (CES) à l'époque, la 15e promotion s'est préparé à toutes les éventualités en mobilisant ses propres moyens, auprès de son parrain et d'autres partenaires, pour offrir gratuitement à chaque membre une tenue de sortie et initier les premières soixante-douze (72) heures de l'histoire de CFPI, actuel ISTIC, dénommées "Journées du Futur Journaliste" (JFJ).
Celles-ci ont mobilisé du beau monde dans un cadre d'échanges et de partages dans l'enceinte du Centre, le Bureau burkinabè des droits d'auteur (BBDA), la Direction Générale des Douanes (DGD), l'Association professionnelle des Africaines de la communication (APAC), le SYNATIC, l'AJB, l'OBM autour de thèmes pertinents et actuels sur la vie de la nation en général et la pratique du journalisme en particulier.
L'engouement autour de ces activités a permis à des personnes de découvrir pour la première fois ce sanctuaire de formation et de susciter des vocations. Les JFJ ont été clôturées en apothéose par une soirée dansante où encadreurs, 15e et 16e promotions et d'autres invités ont communié à travers des pas de danse, des rasades et des bouchées. Malheureusement, la transmission de flambeau entre promotion ne semble plus être une préoccupation des successeurs.
Un héritage durable dans les médias burkinabè
Nonobstant les défis et de l'adversité auxquelles la promotion s'est vue confronter, c’est elle qui a sonné l’alerte sur les conditions de formation et posé les bases des revendications qui ont fini par améliorer le sort des générations suivantes. Le niveau 3, si prisé aujourd’hui, doit beaucoup à cette cohorte qui a su faire entendre raison aux autorités. La 15ᵉ promotion n’a jamais été une génération qui plie sous la pression ; elle s’est imposée dans le milieu professionnel, bravé les embûches et gravi les échelons avec détermination.
Loin de se laisser broyer par les contraintes, les anciens du CFPI ont prouvé leur valeur dans des domaines variés. Certains brillent toujours dans les médias d’État, occupent des postes de responsabilité, d’autres ont pris en main les directions de communication de ministères et institutions, tandis que d’autres encore excellent dans des ONG, des entreprises privées et même sur la scène internationale.
Le journalisme et la communication burkinabè doivent une fière chandelle à ces pionniers qui, avec les moyens du bord, ont su tracer la voie. Si aujourd’hui l’ISTIC est une institution respectée, une référence en matière de formation, c’est en partie grâce à l’héritage laissé par cette promotion qui n’a jamais baissé les bras.
Des conditions difficiles mais une formation d’exception
L'environnement et le cadre de travail laissaient à désirer. Les infrastructures ainsi que les moyens matériels, mobiliers et techniques se posaient avec acuité. Des latrines dignes d’une époque révolue, un car Saviem « Badjan » datant de la création du CFPI en 1974, une pancarte rouillée sur laquelle le nom du centre n’était même pas mentionné… Pourtant, ces conditions n’ont pas entamé leur volonté.
En dépit de ces insuffisances indéniables, l'engagement de la direction, la hauteur de vue du corps professoral et la capacité d'adaptation des apprenants ont permis d'asseoir les fondements d'un apprentissage concret et de garantir une formation de qualité. C’est bien dans cette institution que se sont formés des professionnels qui continuent de façonner le paysage médiatique du pays.
Sous la houlette d'encadreurs de renom issus de la profession, du monde universitaire, de l'administration publique ou du secteur privé, tels que René Sebgo, Césaire Da, Aisseta Sangaré, Gnama Pako Drabo, Pr André Nyamba, Pr Benoît Kambou, Ahmed Koné, Sita Bamba, Dr Jean Hubert Bazié, Noël Dah, Idrissa Barry, Redo Porgo, Gaston Kaboré, Dr Victor Sanou, Pr Jean Ki Célestin, Alassane Kogoda Ouédraogo, Issa Barthélémy Kaboré, Ferdinand Dabiré, Jean Pierre Somda, Yacouba Zerbo, Aminata Bakayogo/Ouédraogo, Michel Bossofa Somé, Ali Zerbo, Boureima Ouédraogo, Mamadou Diawara, Francois Darga, Geneviève Barro, Barnabé Kiemtarboum, Salifou Belem, Ali Tanson, Clément Zéda, Rafael Onadja, François Belemnaba, Samuel Nassa, Pierre Kasony, Clément Tapsoba, Léopold Ouédraogo, Moussa Soura et bien d’autres, ces apprenants ont acquis un savoir-faire unique dans une école d’excellence où rien ne leur a été donné sur un plateau d’argent.
Un vibrant hommage aux formateurs et aux disparus
Certains enseignants ne sont malheureusement plus de ce monde, mais leur souvenir, comme celui de tous les autres, est constamment entretenu au sein de la 15ᵉ promotion. Elle espère rendre hommage à tou(te)s leurs enseignant(e)s à travers cette reconnaissance infinie, empreinte de l’antinomie de Georg Wilhelm Friedrich Hegel : « C'est faire insulte à son maître que de demeurer son élève ». La 15ᵉ promotion reste convaincue que la réussite, l'ascension et la promotion de ses membres procurent une immense satisfaction à ses formateurs. "La reconnaissance est la mémoire du cœur", dit-on. Que chacun soit comblé des fruits du sacrifice qu'il a consenti en faveur de cette cohorte du CFPI, actuel ISTIC.
En célébrant les 50 ans de cette institution en 2024, il est impossible de ne pas avoir une pensée pour nos camarades disparus trop tôt, comme Diguemdé Michaël, ainsi que pour notre doyen de promotion, Casimir Sanfo, aujourd’hui retraité mais dont l’empreinte sur le paysage médiatique burkinabè, avec ses emissions "Yelsolma" et "Histoire d'un peuple" sur les antennes de la Télévision nationale qui demeure indélébile.
Si l’ISTIC est aujourd’hui un pilier de la formation en journalisme et communication en Afrique de l’Ouest, c’est en grande partie grâce au combat, à la ténacité et à l’engagement de promotions comme la 15ᵉ, qui ont su tenir bon contre vents et marées. Alors, levons nos stylos, nos micros et nos caméras pour leur rendre l’hommage qu’ils méritent.
Au Burkina Faso, l’augmentation des prix du café devient de plus en plus marquante. La célèbre marque Nestlé Nescafé, particulièrement populaire à Ouagadougou, connaît une envolée des tarifs : la petite boîte, qui se vendait à 850 francs CFA, coûte désormais entre 1500 et 1800 francs CFA, selon les quartiers. Parallèlement, dans les kiosques, le prix d’une tasse de café, traditionnellement vendue à 100 FCFA, varie désormais entre 150 et 200 FCFA. Quelles sont les raisons sous-jacentes de cette hausse spectaculaire des prix ?
Une inflation mondiale pour la deuxième matière première la plus échangée
Le café, qui occupe la place de la deuxième matière première la plus échangée au monde après le pétrole, subit une inflation qui semble se confirmer au fil des années. Selon les dernières données disponibles, le marché mondial du café a connu une hausse des prix considérable lors de la campagne 2023-2024. Ainsi, le prix du café a atteint 5 580 $/TM (soit environ 3 313 FCFA par kilogramme) au 30 août 2024. D’autre part, l'Organisation internationale du café a rapporté une chute spectaculaire de 50 % des exportations de café robusta en juin 2024, accompagnée d’un stock presque épuisé.
L’impact des événements climatiques et des mauvaises récoltes
Le phénomène du dérèglement climatique représente l’un des principaux moteurs de cette flambée des prix. Les conditions climatiques extrêmes, qui se multiplient au fil des ans, réduisent la capacité des fermes à produire. En 2024, des récoltes désastreuses ont notamment frappé le Vietnam, leader mondial de la production de café robusta, mais aussi le Brésil, deuxième producteur global qui cultive les variétés arabica et robusta.
Le Brésil, pilier central de la production mondiale de café, a été particulièrement affecté par de fortes pluies et des vagues de chaleur répétées, entraînant une baisse significative de sa production. De manière générale, ces dérèglements climatiques perturbent le cycle naturel des plants de café, affectant directement les rendements et, in fine, l’offre mondiale.
Une consommation qui explose à l’échelle mondiale
Au-delà des facteurs climatiques, la consommation mondiale de café connaît une explosion, notamment dans des pays autrefois peu consommateurs, tels que l’Inde, la Chine et le Brésil. La Chine, qui figure désormais parmi les plus grands consommateurs mondiaux, devance même certains pays européens et l’Amérique du Nord en termes de consommation.
Des perspectives incertaines et un café en voie de raréfaction
Face à cette conjoncture, le prix du café, et en particulier celui des matières premières, ne devrait pas baisser de sitôt. Cette hausse continue des coûts se répercutera inévitablement sur le prix de la tasse de café quotidienne, la transformant en un produit de plus en plus haut de gamme et rare.
Ainsi, dans un avenir proche, boire un café pourrait devenir un luxe pour beaucoup, un petit plaisir qui n’est plus accessible à tous, comme il l’était dans le passé.
Dans le cadre de la gestion de la période chaude et dans une dynamique d'information des consommateurs, l'Office National de l'eau et de l'assainissement (ONEA), a organisé une sortie terrain avec les Hommes de médias suivie d’une conférence de presse, ce mardi 18 mars 2025. L'objectif était de faire part des difficultés qu'elle rencontre dans sa mission de service public d'approvisionnement en eau potable, des mesures prises pour soulager les populations en cette période de forte chaleur et les perspectives pour assurer l'accès à l'eau potable à un plus grand nombre de populations.
Les données de l'ONEA indiquent que le nombre d'abonnés au 31 décembre 2024 est de 634.453. La population desservie est de 6 millions 705 mille 988 personnes avec un taux d'accès à l'eau potable de 92 %. La capacité de production moyenne journalière de l'Office est de 507.696 m³avec une demande moyenne journalière de 551.238 m³. Le déficit journalier est de 43.542 m³. Face à ce déficit et avec la demande qui s’accroît en cette période de forte chaleur des perturbations sont ressenties par les abonnés. Ces perturbations sont essentiellement liées aux capacités de production et de distribution insuffisantes.
Il s'agit selon le Directeur général de l’ONEA, Flandion Idrissa Sourabié, de l'insuffisance ou la rareté de la ressource en eau dans certains centres, le contexte hydrogéologique défavorable, la démographie et l'urbanisation galopantes, les particularités topographiques qui rendent difficiles l'approvisionnement en eau de certaines zones ( faibles capacités de production), l'instabilité dans le fonctionnement des équipements, la réalisation des divers travaux d'urbanisation occasionnant de multiples casses sur le réseau, l'occupation des berges des barrages exploités et la pollution liée aux activités anthropiques.
L’on note également la situation sécuritaire difficile dans certains centres ainsi que l'accroissement de la demande dans certaines villes avec l'arrivée massive des populations déplacées internes, les difficultés avec les propriétaires terriens pour la réalisation des investissements, la défaillance de certaines entreprises pour la fourniture et la réalisation des travaux.
Conscient que les consommateurs attendent des services de qualité et particulièrement la disponibilité de l'eau, l’ONEA déploie des efforts importants pour répondre à la demande des consommateurs d’où des actions de renforcement de la desserte en eau potable. Mais
Pour cette période chaude, l’ONEA a mis en place un plan d’action qui va contribuer à renforcer la production de l’eau potable pour la population. Ce plan d’action sera mis en œuvre d’ici maximum un mois.
Ainsi, à Ouagadougou l'ONEA compte finaliser la remise en service de tous les forages non fonctionnels, assurer la production maximale de la station de Paspanga et de Ziga (réhabilitation des équipements vitaux), installer des boosters pour alimenter les zones hautes.
Les journalistes ont pu constater de visu certaines actions réalisées à Ouagadougou notamment l’installation d’un booster et la réhabilitation d’un forage à Bossa, l’amélioration de la capacité de la station de traitement de l’eau à Paspanga et la station de pompage n°3 (SP3) sise à Bendogo, pour ne citer que ceux-là.
Selon le Directeur Régional de Ouagadougou (DRO), Moussa Siemdé, le booster est un système de pompage qui permet d’augmenter la pression de l’eau. De ses explications, l’eau n’arrive pas dans les zones les plus élevées et avec ce système, ces zones hautes pourront être alimenter en eau potable. Le booster à Bossa est le premier de la ville de Ouagadougou et du Burkina. L’objectif est de l’installer dans toutes les zones pour assurer la disponibilité de l’eau.
Le forage réhabilité à Boassa, a une capacité de production de 6m3/heure et alimente à lui seul, 800 personnes par jour, a notifié le chef de service production de la DRO, Issaka Singbeogo. Il fonctionne pour l’instant avec un champ solaire de 22 panneaux de 200 watts crêtes pendant 8 heures par jour. Mais l’ONEA envisage d’installer un groupe électrogène pour assurer le fonctionnement de la pompe pendant 16 à 20 heures par jour.
Selon le DRO Moussa Siemdé, à ce jour, 70 forages sur 97 sont fonctionnels et les 27 restants seront réhabilités dans un délai d'un mois. « Les instructions ont été fermes. D’ici un mois, tous ces forages doivent être fonctionnels » a-t-il précisé.
Pour ce qui est de la station de traitement à Paspanga, selon le Chef de la station de traitement Amadou Sawadogo, elle a une capacité de traitement de 2300 m³ par heure, et 35000 m³ par jour. Mais au regard de l'urgence actuelle, des modifications ont été engagées en vue d'atteindre la capacité maximale.
« Grâce à ces travaux qui sont toujours en cours, la station est passée d'une capacité de traitement de 450m³/heure à 675m³/heure soit un gain de 7000 m³ par jour qui permet de pouvoir desservir au moins 120.000 personnes. Mais d'ici deux à trois semaines, nous pensons aller à 900 m³ par heure pour résoudre une bonne partie de la desserte en eau au niveau de la branche centrale. Ce serait une desserte supplémentaire », a-t-il expliqué.
Au niveau de la station de pompage n°3 (SP3) sise à Bendogo, I'ONEA a expliqué comment se fait la répartition de l'eau vers les différents réservoirs de la ville de Ouagadougou.
À partir de cette station, l'opérateur a la possibilité d'arrêter par exemple une pompe depuis le quartier Nagrin ou la démarrer et assurer une répartition équitable de l'eau dans les différents réservoirs.
Les actions de renforcement de la desserte en eau potable entreprises par l'ONEA dans les autres villes.
À #Bobo-#Dioulasso, le général de l'eau compte renforcer l'alimentation en eau potable des zones hautes et les équipes de fuites pour une prise en charge rapide des fuites.
Pour #Dori, #Boulsa, #Kongoussi, #Gorom-Gorom, il s'agit de renforcer la production par le raccordement de quinze (15) forages, mettre en œuvre un programme de distribution alternée, réhabiliter le système de télégestion des centres.
À #Kaya, l'ONEA veut assurer la production maximale de la station, renforcer la production par le redimensionnement de trois (3) forages.
À #Fada N'Gourma il s'agit de renforcer la production par le raccordement de quatre (4) forages, réhabiliter et remettre en service la nouvelle station.
À #Koupéla, #Pouytenga, #Tenkodogo, la mesure engagée est le renforcement de la production par le raccordement de sept (7) forages, la mise en œuvre d'un programme de distribution alternée.
Il sera assuré à #Koudougou et à #Boromo, la production maximale de la station de Koudougou et de Boromo et renforcé la capacité de la production par le raccordement de trois (3) forages.
S'agissant de #Kombissiri, #Manga, #Sapouy, #Réo, #Sabou, #Léo, #Zabré, la capacité de la production y sera renforcée par le raccordement de vingt-deux (22) forages et les équipements de production renouvelés.
À #Ouahigouya, la capacité de la production sera renforcée par le raccordement de deux (02) forages et un programme de distribution alternée mis en œuvre.
#Gourcy, #Yako, #Boussé, eux bénéficieront d'un renforcement de la capacité de la production par le raccordement de cinq(5) forages et la mise en œuvre un programme de distribution alternée.
À #Gaoua, #Dano, #Batié, #Houndé, l'ONEA compte renforcer la capacité de la production par le raccordement de 10 forages, mettre en œuvre un programme de distribution alternée.
#Niangoloko et #Orodara, il est prévu un renouvellement des équipements de production, la mise en œuvre d'un programme de distribution alternée.
Outre ces actions de renforcement de la desserte, l'ONEA a également lancé des projets structurants dans les treize régions du Burkina Faso. Ces projets sont déjà en cours de réalisation selon les responsables de la structure et visent entre autres, à renforcer la capacité de production, de distribution, de stockage, de relevage, du système d'approvisionnement.
Pour le Directeur général de l’ONEA, Flandion Idrissa Sourabié, « les besoins de la population en eau augmentent pendant la période chaude, ce qui fait que sa structure n’arrive pas à couvrir les besoins.
« On travaille pour qu’il n’y ait pas de perturbation mais il y a des situations qui ne dépendent pas de nous.
Certaines contraintes ne sont pas imputables à l’ONEA notamment l’insuffisance de la ressource en eau. Aussi, la période chaude a un impact sur nos installations donc il y a des perturbations qu’on rencontre. Tout cela joue sur la production. Les perturbations ne dépendent pas de nous.
Mais rassurez-vous, les dispositions sont prises pour qu’il n’y ait pas trop d’impact sur la population. On tient à vous rassurer que les perturbations vont diminuer. Nous avons mis en place des projets structurants qui vont nous permettre d’accroître notre capacité de production. Ces projets sont prévus pour être démarrés très bien bientôt et vont contribuer significativement à renforcer la production de l’eau potable au profit des populations.
Je voudrais vous rassurer qu’à l’ONEA, nous sommes engagés et déterminés pour travailler à mobiliser les ressources nécessaires afin que les populations puissent avoir accès à l’eau potable.
Nous projetons mettre l’accent sur les eaux souterraines pour l’approvisionnement en eau potable. Mais le contexte hydrogéologique n’est pas du tout favorable. Nous sommes en train de voir dans quelle mesure on pourra avoir des technologies beaucoup plus adaptées à notre contexte pour pouvoir mobiliser l’eau à des profondeurs assez importants au profit des populations.
En cas de perturbation, on prendra le soin de faire un communiqué pour informer les populations afin qu’elles fassent des réserves d’eau pour minimiser les effets des perturbations », a-t-il laissé entendre.
Le DRO, Moussa Siemdé pour sa part, a affirmé que « toutes les actions qui ont été engagées vont améliorer la desserte pour environ 200.000 habitants ».
« Actuellement, nous ne pouvons pas donner l’assurance que tout le monde aura l’eau 24H/24 à une bonne pression, parce que c’est une période assez critique. La température en décembre est autour de 15 à 16°. Actuellement, la température va à 40°. La consommation étant liée à la température, il est difficile de s’adapter à cette variation. On va tout faire pour que les gens aient de l’eau, mais dire que tout le monde aura l’eau 24/24, c’est notre objectif mais ce serait difficile », a-t-il également notifié.
Les ressortissants de la Zone Siou, ont organisé du 8 au 9 mars 2025, la première édition des retrouvailles des filles et fils de la zone du Siou, à Pouni dans la province du Sanguié, région du Centre-Ouest.
Placé sous le thème « Quelles contributions des filles et fils dans le processus de développement socio-économique de la Zone du Siou : Bilan et perspectives », ces journées de retrouvailles avaient pour but, de réfléchir sur les actions concrètes en vue de contribuer à l’édification et au développement de cette localité.
Deux jours durant, les participants ont eu droits à des conférences autour de la thématique centrale développée en des sous-thèmes, des rues marchandes, des expositions d'art culinaire et d'objets divers.
Le Président de la Commission nationale de la Confédération des États du Sahel (#CN_CES), #Bassolma_Bazié, patron de la cérémonie, a félicité les organisateurs pour la tenue d'une telle activité.
Pour lui, le Burkina Faso est dans la dynamique de la conquête de son #intégrité #territoriale et de sa #souveraineté.
Pour ce faire, les fils et filles du pays « doivent s'unir pour soutenir l'élan entamé par les plus hautes autorités, à travers la solidarité, la cohésion et le développement endogène », a-t-il exhorté.
Selon la présidente de la délégation spéciale de la commune de Pouni, cette cérémonie des retrouvailles est un moment privilégié pour célébrer l'unité, l’espoir et la résilience.
De sa conviction, en cette période de crise sécuritaire qui affecte les régions, il est crucial de rester solidaires et de garder à l’esprit que la souveraineté nationale et la paix sont liées à la force de l’unité. Aussi, le développement de notre pays « repose sur notre capacité à nous soutenir mutuellement, à créer des opportunités locales, à valoriser nos ressources naturelles et humaines, et à promouvoir la paix et la cohésion sociale », a-t-elle soutenu.
C’est pourquoi, elle a invité les fils et filles de la zone à unir leurs forces, renforcer leur engagement et redoubler d’efforts pour apporter des solutions durables aux défis de développement, car, « l'heure est à la reconstruction et à l'innovation » et le « temps de l’individualisme est révolu ». Il est « désormais temps de se rassembler pour la paix, la stabilité et le progrès de nos localités et de notre nation toute entière », a-t-elle lancé.
Yacouba Yaro, président du Comité d’organisation, a pour sa part, affirmé, que ces retrouvailles ne sont pas simplement un événement festif, mais un rendez-vous symbolique « pour célébrer notre identité, notre histoire, et surtout, notre engagement envers le développement endogène de notre région ».
À l’en croire, le développement de la région ne peut se faire que par la mobilisation de tous et c’est à travers la solidarité, le travail commun et la connaissance des réalités locales que les défis pourront être relevés.
Également, ce développement passe par la valorisation des compétences locales, le soutien aux entrepreneurs locaux, les agriculteurs, les artisans et l’innovation à partir des ressources endogènes.
D’où son invite aux fils et filles de la zone Siou, à se réjouir de ce qu’ils ont déjà accompli et faire de cet événement, une source de motivation, d’idées nouvelles, et de projets porteurs d’avenir pour la région, qui auront un impact direct sur la vie des populations locales.
Le mois de mars est consacré mois de la femme. Pour aider les femmes à mieux vivre ce mois qui leur est dédié, la clinique Yidantwa, sise à Bendogo, dans l'arrondissement 4 de Ouagadougou, a lancé ce samedi 1er mars 2025, une campagne de dépistage des cellules précancéreuses du col de l'utérus et du sein.
Cette campagne s'étend sur deux jours de 8 h à 16 h, mais le dépistage se fait tous les jours au sein de la clinique.
Selon Alda Miriam Barkwendé Zoungrana, Sage-femme, Attachée de santé en soins gynécologiques et obstétriques, responsable de la clinique Yidantwa, cette campagne de dépistage est une manière d'accompagner les femmes à suivre de près leurs états de santé, face à la récurrence des cas de cancer.
Une contribution de 2000 F CFA est demandée à chaque patiente pour le matériel de dépistage, pour cette campagne. Il est attendu au moins 200 à 250 patientes.
« On a initié cette campagne parce qu'en tant que femme, il est bon de faire un bilan particulier de santé, en dehors du bilan général que tout le monde fait. Aussi, comme mars, c'est le mois de la femme dit-on, on commence notre mois avec ce dépistage », a-t-elle fait savoir.
L'initiative est bien appréciée par les femmes venues se faire dépister, ce premier jour.
Pour Madame Kaboré/Baguian Nématou, c'est une bonne idée, car au lieu d'être préoccuper par comment obtenir le pagne de 8 mars ou quel modèle coudre, il est mieux de connaître son état de santé.
« Le dépistage permet de savoir ce qu'il y a et d'éviter ou minimiser le pire dans la mesure du possible. », a-t-elle indiqué.
Pour étayer ces propos, elle prend l'exemple de sa sœur, qui, après un dépistage qu'elle estime d'ailleurs un peu tardif, a découvert la présence d'un cancer du sein. « Elle a subi une intervention chirurgicale et ça va beaucoup mieux aujourd'hui », a-t-elle dit insistant sur l'importance du dépistage.
Madame Idogo/Yaro Delphine, qui est à son troisième dépistage, voit également en cette campagne une belle opportunité parce que nombreuses sont ces femmes qui n'ont pas les moyens pour faire le dépistage.
« Ça nous aide beaucoup puisqu'on est situé sur notre état de santé. Ça permet de sauver beaucoup de femmes », a-t-elle soutenu.
À ces femmes qui hésitent encore, ou qui ont peur de se faire dépister, dame Idogo les invite, à ne pas jouer avec leur santé, car c'est une question de vie ou de mort.
« Il ne faut pas avoir peur en matière de santé. Je leur conseille de se faire dépister, connaître leur état de santé, pour vivre mieux », affirme-t-elle.
Rabiatou Zagré, venue se faire dépister pour la deuxième fois, se réjouit de la tenue de cette campagne dépistage et s'engage à sensibiliser son entourage.
« Quand on se dépiste tôt, on a plus de chance de pouvoir traiter. Si le dépistage ne révèle aucune anomalie, l'on est psychologiquement apaisé.
Toutefois, elle souhaiterait que le dépistage puisse se faire à titre gracieux durant la campagne, pour booster l'engagement des femmes.
Par ailleurs, en cas de détection de signes d'un début de cancer chez une patiente, la clinique Yidantwa, s'engage à l'accompagner à travers la prise des rendez-vous auprès des médecins dans les centres de santé qui s'occupent des maladies cancéreuses.
« On peut l'accompagner pour ses rendez-vous, l'orienter dans les hôpitaux où il y a la subvention pour la prise en charge des soins. », a-t-elle rassuré
Une autre campagne de dépistage sera lancée en avril prochain après la fête de Pâques, pour permettre aux femmes qui n'auront pas l'occasion de se faire dépister à la présente campagne.
De tout cœur, elle exhorte les femmes à bannir la peur, car « ça n'arrive pas qu'aux autres. Ça arrive à tout le monde. Plus tôt, tu sais que tu as, plus vite tu te prends en charge et tu as de meilleures chances de guérir de cette maladie.
L’Association des femmes scientifiques du Burkina (AFSCIB), en collaboration avec la direction générale de la promotion de la femme et du genre, ainsi que l’Institut national des sciences des sociétés (INSS), ont procédé au lancement officiel d’un projet dénommé « Promotion de l'approche Cercle de Paix pour la transformation des conflits pour un meilleur enracinement de la paix, de la cohésion sociale et du vivre-ensemble au Burkina Faso ». C’était au cours d’un atelier présidé par le ministre de l’Enseignement Supérieur, de la recherche et de l’innovation, représenté par son conseiller technique Dr Habib Ahmed Djiga, ce vendredi 14 février 2025, à Ouagadougou.
La finalité du projet est de contribuer à la consolidation de la paix et au renforcement de la résilience des communautés.
De l’avis de la coordonnatrice du projet, Dr GUE Julienne, les femmes et les filles des localités touchées par l'insécurité subissent des agressions sex-uelles lors des attaques terr0ristes. Dans ce contexte, l'accès des survivantes à une prise en charge appropriée est crucial pour leur restauration physique, psychologique, sociale et économique. Cependant, le système de prise en charge des vi@lences s6xuelles fait face à de nombreux défis grandissants, comme la réticence des survivantes elles-mêmes, à solliciter les services de prise en charge face aux risques de frustrations, de non-respect de la confidentialité, de représailles et de la stigmatisation sociale.
Aussi, une faible prise en charge psychosociale et médicale dû à une faible disponibilité des ressources surtout humaines et financières, des infrastructures, occasionnent un manque de kits de premiers soins sanitaires dans de nombreux centres de santé.
Face à cette situation, l’association des femmes scientifiques du Burkina s’engage à disséminer les « cercles de paix » dans les régions du Nord et du Centre-Nord du Burkina, en réhabilitant et en relevant le moral des femmes et filles déplacées internes, victimes de vi@ls. L'approche permet de panser les blessures et de convertir les femmes et filles victimes, en artisanes et actrices de Paix.
L ’approche cercle de paix est une initiative centrée sur l’individu et le groupe, notamment sur les femmes et les filles victimes (directes ou indirectes) des conflits armés. Elle est basée sur la communication (échanges/dialogues intra-personnels, intra-intercommunautaires) pour l’accroissement d’un sentiment de confiance en soi et aux autres.
Concrètement, c’est un outil qui permet de panser les blessures des femmes, de les aider à surmonter ce qu’elles ont vécu en termes de vi@ls, de sévices, de façon à les transformer elles-mêmes, en actrices, artisanes de paix, qu’elles soient le cheval de bataille dans la sensibilisation, la conviction des autres femmes blessées, meurtries, à accepter de pardonner et à surmonter la douleur. », dira la Coordonnatrice Dr GUE.
Selon l’AFSCIB porteuse du projet, 24 femmes du ministère du genre et d’organisations féminines de la société civile ont déjà été formées. Et les premières évaluations ont montré des « effets très positifs en matière de pansement des blessures, d’apaisement des cœurs des victimes, de leur transformation pour un réinvestissement en tant qu’actrices de promotion de la paix et de la cohésion sociale. »
Donc, la finalité du projet est de contribuer à la consolidation de la paix et au renforcement de la résilience des communautés par la mobilisation du leadership des femmes. « Nous pensons que c’est un outil qui permet d’opérationnaliser toute action qui vise le relèvement ou la réhabilitation morale d’une femme ou d’une fille blessée », a soutenu Dr GUE.
Dr Habib Ahmed Djiga, représentant le ministre de l'Enseignement supérieur de la recherche et de l'innovation, indique que la contribution des femmes à la promotion de la paix est un élément important dans le contexte actuel du Burkina, puisqu'il n'est pas possible de vouloir résoudre un conflit, sans impliquer la cohésion sociale et le vivre ensemble.
Pour lui, le projet s’inscrit en droite ligne avec la mise en œuvre du plan d’action pour la stabilisation et le développement en matière de renforcement de la cohésion sociale.
De ce fait, il a invité les femmes à un engagement patriotique qui doit se « reposer sur la recherche du savoir et la recherche des connaissances, une approche basée sur des légalités mais qui doit aussi mettre en avant, la volonté de tout un chacun pour non seulement assurer la cohésion sociale, mais aussi permettre d’avoir une paix durable dans notre pays ».
Le projet sera mis en œuvre sur une période de trois ans. Le Budget alloué est de 29 millions de FCFA grâce à l’appui technique et financier du Fonds national de la recherche et de l’innovation pour le développement (FONRID). À termes, l’AFSCIB souhaite couvrir toutes les treize régions du Burkina et compte de ce fait, sur l’appui financier d’autres partenaires pour y parvenir. Pour l’heure, le projet s’applique aux femmes, mais à l’avenir, l’approche sera également adaptée à la prise en charge psychologique des hommes victimes de sévices, a annoncé la Coordonnatrice.