Humour : « Les enfants vont grandir » (groupe Gombo.com)
Ils font partie des meilleurs humoristes du Burkina. Eux, c'est Syatik et Kérékékankoukan du groupe Gombo.com, ce duo de fous du rire qui relève le défi d'être de plus en plus vu à des cérémonies lors desquelles il incarne le rôle d’enfants bien éduqués qui n’hésitent pas à dire tout à tout le monde. Qu’est-ce qui fait la particularité de ce groupe qui, depuis maintenant une dizaine d’années, arrache le sourire au public ? Réponse dans cet article.
Le groupe Gombo.com, composé de Syatik, Idrissa Nikiéma à l’état civil, qui est passé par le département d’études anglophones de l’université Joseph Ki-Zerbo de Ouagadougou, et d’Ousmane Bamogo dit Kérékékankoukan, titulaire d'un BTS en maintenance électronique et informatique, a un parcours atypique, et c'est le moins qu'on puisse dire. Ayant fait leurs premiers pas dans le théâtre, ces deux amis d’enfance ont finalement opté pour l’humour. «C’est après des formations en humour qu’on s'est rendu compte qu’on était à côté de la plaque ; on a opté pour l’humour mais à nos heures perdues, on fait du théâtre car cela nous permet de mieux nous former pour être meilleurs dans l’humour», nous a confié Ousmane Bamogo.
Comme on a coutume de le dire, la vérité sort de la bouche des enfants. C’est conscient de cela que ce duo a décidé d’incarner le rôle d’écoliers. « On a opté d’incarner le rôle d’enfants car l’enfant est pardonné d’office malgré tout ce qu’il fait et dit», a expliqué Idrissa Nikiéma. L’essentiel, c’est de proposer une représentation de qualité au public. Pratiquement absent depuis son dernier spectacle en février 2021, le groupe Gombo.com observe une sorte de pause mais, à en croire Ousmane Bamogo, « c’est un retranchement pour mener la réflexion sur de nouveaux personnages à incarner. » Avec la multiplication des spectacles, le groupe doit savoir qu’il lui est nécessaire de se réinventer s'il veut éviter de sombrer dans le piège de la monotonie, du déjà-vu. C'est en tout cas l’avis de John’s, artiste comédien, qui affirme : « Les artistes ont besoin d’explorer d’autres univers, artistiquement parlant, pour voir ce que cela donne, pour pimenter leur art. » Et d’exhorter la nouvelle génération à la créativité. Mais, ajoute Ousmane Bamogo, « la latitude est laissée au promoteur, voire au public, de choisir le rôle à incarner par Gombo.com : un rôle d’enfants ou de nouveaux personnages. » Toutefois, le groupe déplore le manque de salles pour les spectacles et invite le ministère de la Culture à œuvrer à diversifier les infrastructures dans tout le pays.
Syatik et son acolyte envisagent de créer au profit des jeunes qui désirent faire carrière dans l’humour un cadre leur permettant de se mettre en lumière après que ceux-ci auront été formés. « Le 2e mandat sera époustouflant », a conclu, taquin, Idrissa Nikiéma.
Mathias Kam (stagiaire)

Présent à cette soirée artistique, l’artiste Smockey n’a pas manqué d’éloges à l’égard de Bil. « C’est un musicien merveilleux. Ce qu’il faut retenir ce soir, c’est que les vieilles marmites font de la bonne sauce. Bil est un musicien qui a un bagage musical assez varié et puisé dans le terroir national», a-t-il déclaré.
Sous le haut patronage de la ministre de la Culture, Élise Ilboudo/Thiombiano, et du directeur du Bureau burkinabè du droit d'auteur (BBDA), Walib Bara, la 14e édition du FIRHO s’est ouverte le vendredi 9 avril 2021 au CENASA sur le thème «Humour et droit d'auteur». C’était en présence d’un nombreux public.
«C'est un honneur pour le BBDA d'être pris en compte dans le thème de ce festival. Cela nous invite à la veille pour assurer aux artistes un plein droit à leur dû qui récompense leurs efforts et travail», a dit M. Bara.
Le FIRHO, qui se tient cette année du 9 au 11 avril, a traversé vents et marées avant de se positionner comme un festival international avec des humoristes venant des quatre coins du monde pour l’occasion. Pour cette édition, Kôrô-Abou et Walass seront de la partie. L’une des principales innovations cette fois-ci est la participation au FIRHO de 10 filles des 13 régions du Burkina Faso formées à Ouagadougou pendant 10 jours pour «relever le défi féminin dans l'humour». Il y a également au programme un défilé de mode humoristique couronné par une coupure de gâteau d'anniversaire en présence de la première Dame du Faso, Sika Kaboré, et du couple Komboïgo.
Un thème qui est un plaidoyer envers les artistes à faire leur part mais aussi une invite au BBDA à respecter sa part du contrat. La crise sanitaire qui secoue le monde n’arrange pas les choses en ce qui concerne le financement qui est un maillon essentiel du bon déroulement de toute activité, à en croire Augusta Palenfo : « Beaucoup a été fait et reste à faire à travers les bonnes volontés et les sponsors avec au premier plan le public. Avec pour ambition nourrie de voir émerger de nouveaux talents issus des centres de formation.»
Le samedi 5 avril 2021 a eu lieu à la mairie centrale de Ouagadougou le lancement du premier catalogue de mode et de tourisme au Burkina Faso. Une initiative qui a permis de mieux faire connaître l’identité culturelle burkinabè à travers des stylistes.
Mode rimant avec pagne et tissu, cet événement a été l’occasion pour le ministre burkinabè du Commerce et de l’Artisanat, Harouna Kaboré, de saluer tous les artisans du pays avant d’inviter à la pérennisation d’une telle initiative pour que la destination Burkina Faso en ces temps de crise sécuritaire soit vue autrement, voire appréciée. « Soyez fier de vous habiller burkinabè, en faso-danfani, en koko-donda », a-t-il conclu.
A noter qu’a également eu lieu à cette occasion le lancement officiel de la boutique virtuelle pour les créateurs de mode dénommée « tondaaga », qui signifie « notre marché » en langue nationale mooré. Selon le promoteur Issa Malgoubri, « acheter un produit chez tondaaga, c’est rendre service aux artisans burkinabè ».
Très vite, Bandé est sollicité par des stylistes de la ville de Ouagadougou pour la promotion de leurs produits. Membre de la Ligue des sapeurs du Burkina, le jeune mannequin côtoie sur les podiums d’autres amoureux des défilés de mode comme le doyen Moussa, un professionnel qui défile un peu partout dans le monde. « C'est un grand frère avec qui je discute beaucoup et qui me donne des conseils », précise-t-il.
« C’est une allégorie qui reflète cette union, cette interintelligence qui existe dans l’atelier de forge. Elle permet de montrer au reste du monde que le continent africain est à l’image de l’atelier de forge, où tous les éléments sont interdépendants », explique-t-il.
Cette édition qui se tient du 23 au 26 mars 2021 connaîtra la participation de musiciens et d’humoristes comme Bassitey (Burkina Faso), Maréchal Zongo (Côte d'Ivoire), Abdoulaye Farouk (Bénin), Ozaguin (Centrafrique) et Sawani (France).
L’album « Maouland », c’est aussi des feat avec Floby et Smockey, preuve que la nouvelle génération de rappeurs burkinabè peut compter sur les aînés pour se propulser. A entendre Smockey, les titres chantés en mooré sont en rapport direct avec les réalités des populations. « C’est la nouvelle génération qui monte et on ne peut que l’accompagner lorsque c’est bon. On n’oublie pas d’où on vient », a-t-il ajouté.
Une telle collaboration, affirme Smockey, doit continuer. Vu la vague de rappeurs qui commencent à se faire connaître positivement dans le milieu du show-biz burkinabè, c’est tout le Faso qui gagne. « Je crois qu’il faut multiplier ces types de connexion afin de toujours fait rêver la jeunesse burkinabè qui n’attend que ça. Cela permet à la musique burkinabè de connaître un brassage et d’en sortir quelque chose de naturel », a-t-il affirmé.
Pour Irissa Nikiéma, dit Siatik, ce spectacle, à l’instar des autres qu’ils ont déjà eu à donner, vise surtout à dire haut et fort ce que beaucoup n’osent pas dénoncer. « Nous sommes des journalistes humoristes. Ce qui se passe dans nos pays, on le dit. Nous sommes la voix des sans voix. S’il y a quelque chose qui se passe, on le dit pour tout le monde pour que chacun puisse prendre conscience de la ‘’vraie réalité’’. En dénonçant les faits, notre objectif est que les choses changent positivement », a-t-il indiqué.
De nos jours, de plus en plus de personnes exercent la profession de maître de cérémonie. Parmi elles figurent des femmes. Cette présence de l’autre moitié du ciel est positivement appréciée par les hommes qui s’adonnent à cette activité depuis des années.
De l’avis de Mahamadi Ouédraogo, dit Mdi, tout comme les hommes, les femmes peuvent bien exercer ce métier. Selon ce maître de cérémonie, le constat que les femmes ne sont pas aussi bien connues que les hommes pourrait se justifier par certaines charges de la femme africaine qui doit s’occuper de son conjoint et des enfants. « Nous sommes dans une société africaine et les femmes doivent s’occuper de leur époux et des enfants. Et si l’époux n’est pas en mesure de comprendre la complexité du métier de MC, la femme peut, du jour au lendemain, être obligée d’arrêter, surtout que l’animation de certaines cérémonies requiert qu’on ait 2 maîtres de cérémonie de sexes différents et que certains conjoints craignent pour la survie de leur couple », a-t-il ajouté.
A entendre de nombreux présentateurs, la maîtrise de cérémonie, à l’instar d’autres métiers, nourrit bien son homme au Burkina Faso, il faut juste est professionnel et savoir satisfaire l’assistance. Malheureusement, de nos jours, plusieurs personnes se déclarent MC sans aucune formation en la matière. Et ce secteur d’activité risque d’être saturé par les amateurs qui sont sollicités par leurs amis qui préfèrent leur faire appel plutôt que de s’adresser aux professionnels du domaine, qui coûtent plus cher.










