Culture : Lancement du tout premier catalogue de tourisme et de mode au Burkina
Le samedi 5 avril 2021 a eu lieu à la mairie centrale de Ouagadougou le lancement du premier catalogue de mode et de tourisme au Burkina Faso. Une initiative qui a permis de mieux faire connaître l’identité culturelle burkinabè à travers des stylistes.
Sous le haut parrainage de Sika Kaboré, première Dame du Faso, et en présence des ministres du Commerce et des Affaires étrangères a eu lieu le tout premier catalogue de mode et de tourisme du pays des hommes intègres qui vient à point nommé nous rappeler que notre culture est un patrimoine touristique et que de ce fait, tout apport qui vise à mieux faire connaître le Burkina Faso est le bienvenu. Le ministre Alpha Barry des Affaires étrangères a salué cette initiative qui vise à « donner un visage à la mode burkinabè ». Elle se veut transcontinentale et c’est pourquoi le ministre Barry exhorte les acteurs de ce secteur et les membres du corps diplomatique à vendre cette image du pays afin de le faire connaître davantage. Il s’engage à cet effet à « faire en sorte que ce catalogue soit dans les valises des voyageurs, soit présenté dans toutes les ambassades et tous les consulats généraux, dans toutes les missions diplomatiques et partout ailleurs pour montrer aux étrangers la culture burkinabè ».
Mode rimant avec pagne et tissu, cet événement a été l’occasion pour le ministre burkinabè du Commerce et de l’Artisanat, Harouna Kaboré, de saluer tous les artisans du pays avant d’inviter à la pérennisation d’une telle initiative pour que la destination Burkina Faso en ces temps de crise sécuritaire soit vue autrement, voire appréciée. « Soyez fier de vous habiller burkinabè, en faso-danfani, en koko-donda », a-t-il conclu.
Le rideau fut levé par Sika Kaboré sur la page de couverture du premier catalogue de mode et de tourisme accompagné des officiels présents.
A noter qu’a également eu lieu à cette occasion le lancement officiel de la boutique virtuelle pour les créateurs de mode dénommée « tondaaga », qui signifie « notre marché » en langue nationale mooré. Selon le promoteur Issa Malgoubri, « acheter un produit chez tondaaga, c’est rendre service aux artisans burkinabè ».
Ce catalogue, œuvre d’Issa Sorgho alias « Sorobis », créateur de mode, directeur de publication et par ailleurs promoteur de Fashion Alive, à travers toutes son équipe et avec le soutien de la première Dame du Faso a rassuré de la disponibilité de ce joyau culturel.
Les catalogues sont disponibles et seront mis à la disposition du public dans les prochains jours. Ils sont à retrouver au musée national et à meuble de robe, sis à Ouaga 2000.
Sié Mathias Kam (stagiaire)

Très vite, Bandé est sollicité par des stylistes de la ville de Ouagadougou pour la promotion de leurs produits. Membre de la Ligue des sapeurs du Burkina, le jeune mannequin côtoie sur les podiums d’autres amoureux des défilés de mode comme le doyen Moussa, un professionnel qui défile un peu partout dans le monde. « C'est un grand frère avec qui je discute beaucoup et qui me donne des conseils », précise-t-il.
« C’est une allégorie qui reflète cette union, cette interintelligence qui existe dans l’atelier de forge. Elle permet de montrer au reste du monde que le continent africain est à l’image de l’atelier de forge, où tous les éléments sont interdépendants », explique-t-il.
Cette édition qui se tient du 23 au 26 mars 2021 connaîtra la participation de musiciens et d’humoristes comme Bassitey (Burkina Faso), Maréchal Zongo (Côte d'Ivoire), Abdoulaye Farouk (Bénin), Ozaguin (Centrafrique) et Sawani (France).
L’album « Maouland », c’est aussi des feat avec Floby et Smockey, preuve que la nouvelle génération de rappeurs burkinabè peut compter sur les aînés pour se propulser. A entendre Smockey, les titres chantés en mooré sont en rapport direct avec les réalités des populations. « C’est la nouvelle génération qui monte et on ne peut que l’accompagner lorsque c’est bon. On n’oublie pas d’où on vient », a-t-il ajouté.
Une telle collaboration, affirme Smockey, doit continuer. Vu la vague de rappeurs qui commencent à se faire connaître positivement dans le milieu du show-biz burkinabè, c’est tout le Faso qui gagne. « Je crois qu’il faut multiplier ces types de connexion afin de toujours fait rêver la jeunesse burkinabè qui n’attend que ça. Cela permet à la musique burkinabè de connaître un brassage et d’en sortir quelque chose de naturel », a-t-il affirmé.
Pour Irissa Nikiéma, dit Siatik, ce spectacle, à l’instar des autres qu’ils ont déjà eu à donner, vise surtout à dire haut et fort ce que beaucoup n’osent pas dénoncer. « Nous sommes des journalistes humoristes. Ce qui se passe dans nos pays, on le dit. Nous sommes la voix des sans voix. S’il y a quelque chose qui se passe, on le dit pour tout le monde pour que chacun puisse prendre conscience de la ‘’vraie réalité’’. En dénonçant les faits, notre objectif est que les choses changent positivement », a-t-il indiqué.
De nos jours, de plus en plus de personnes exercent la profession de maître de cérémonie. Parmi elles figurent des femmes. Cette présence de l’autre moitié du ciel est positivement appréciée par les hommes qui s’adonnent à cette activité depuis des années.
De l’avis de Mahamadi Ouédraogo, dit Mdi, tout comme les hommes, les femmes peuvent bien exercer ce métier. Selon ce maître de cérémonie, le constat que les femmes ne sont pas aussi bien connues que les hommes pourrait se justifier par certaines charges de la femme africaine qui doit s’occuper de son conjoint et des enfants. « Nous sommes dans une société africaine et les femmes doivent s’occuper de leur époux et des enfants. Et si l’époux n’est pas en mesure de comprendre la complexité du métier de MC, la femme peut, du jour au lendemain, être obligée d’arrêter, surtout que l’animation de certaines cérémonies requiert qu’on ait 2 maîtres de cérémonie de sexes différents et que certains conjoints craignent pour la survie de leur couple », a-t-il ajouté.
A entendre de nombreux présentateurs, la maîtrise de cérémonie, à l’instar d’autres métiers, nourrit bien son homme au Burkina Faso, il faut juste est professionnel et savoir satisfaire l’assistance. Malheureusement, de nos jours, plusieurs personnes se déclarent MC sans aucune formation en la matière. Et ce secteur d’activité risque d’être saturé par les amateurs qui sont sollicités par leurs amis qui préfèrent leur faire appel plutôt que de s’adresser aux professionnels du domaine, qui coûtent plus cher.
Selon Amzy, son ambition à travers « Ma mission est de contribuer à donner plus d’éclat au drapeau du Burkina à tout point de vue. Ma mission sonne comme la mission de tous, celle d’apporter le meilleur de ce que nous avons à notre partie, qui nous a tout donné et que nous avons la responsabilité de construire, d’élever parmi les grandes nations. C’est donc un appel à un engagement citoyen et à la responsabilité commune ».
« Ma mission » a bénéficié de la maestria des meilleurs arrangeurs dans les genres de prédilection de l’artiste. Il s’agit de : Shadow Stone, Petit Jeano, Mister Leo et H-Cone. C’est en somme un album aux couleurs variées allant de l’afro-rap à l’afro-trap en passant par le drill, l’afro-beat et le warba dancehall.
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Le producteur-réalisateur scénariste burkinabè Oumar Dagnon termine l’année 2020 en apothéose. En effet, avec son film « A bout de souffle », il vient de remporter le 1er prix du meilleur long métrage au Sprouting Seed International Short Film Festival (SSISFF) en Inde. Bien que le réalisateur n’ait pas pu assister à la cérémonie solennelle de remise, COVID-19 oblige, son trophée arrivera très prochainement au Burkina Faso.
Voici ce qu’on peut retenir du synopsis du film « A bout de souffle » : c’est quelqu’un qui décide de sortir du banditisme pour entrer dans le droit chemin. Par la suite, des difficultés surgissent. « Face à ces difficultés va-t-il se battre pour demeurer dans le droit chemin ou va-t-il basculer ? C’est toute la problématique du film », a expliqué le réalisateur.
C’est un sentiment de fierté qui anime Oumar Dagnon aujourd’hui. Sa plus grande satisfaction, c’est de voir que cette œuvre sortie de son imagation arrive à représenter le Burkina Faso dans le monde, qu’elle a fait son bonhomme de chemin et est aujourd’hui reconnue sur le plan international.
M. Ouedraogo se rappelle le bon vieux temps où, par mois, il pouvait enregistrer une à deux commandes de 1 à 3 millions F CFA en Europe.
Depuis son l’apparition de la Covid-19 en mars 2020, l’artisanat a connu une baisse sur le plan commercial au Burkina Faso. En effet, la maladie a fait que les touristes ne voyagent plus. « Je suis dans l’inquiétude, parce que nos ventes ne font que baisser et de nombreux commerçants d’œuvres d’art comme moi abandonnent le métier actuellement », a précisé Karim Ouédraogo.










