samedi 31 octobre 2020

Culture : A la découverte de deux humoristes talentueux nommés « Les homotokés »

tok uneLes « homotokés » sont composés de deux jeunes humoristes. « Homo », parce qu’ils portent le même prénom, Yacouba, et « Tokés », qui signifie créatif. Le premier, Yacouba Nana, est garde de sécurité pénitentiaire (GSP) et l’autre, Yacouba Belem, titulaire d’une licence en lettres modernes, est formateur en théâtre. Radars Info Burkina les a rencontrés pour vous.

Radars Info Burkina (RB) : Comment vous êtes-vous rencontrés ?

Yacouba Nana (YN) : Nous ne nous connaissions pas mais je discutais avec mon homonyme sur Messenger sans savoir que je l’avais déjà vu sur les planches. C’est en 2018, lors d’un spectacle de « El Presidente », que nous nous sommes croisés. Nous avons constaté que nous avions la même vision du monde, donc nous nous sommes demandé pourquoi ne pas former un groupe. C’est ainsi que notre groupe a vu le jour.

RB : Depuis que votre groupe existe, donnez-vous des spectacles sur les plans national et international ?

YN : Sur le plan national nous le faisons, mais pas encore sur le plan international, même si nous avons des projets en la matière. Nous avons beaucoup voyagé à l’intérieur du pays pour des spectacles.

RB : Ce que vous faites, c'est de la comédie ou de l’humour ?

Yacouba Belem (YB) : Nous faisons de l’humour et pour être un bon humoriste, il faut passer par le théâtre pour en connaître le b.a.-ba.

tok 2RB : Avez-vous suivi une formation en la matière ?

YB : Oui, tous deux, nous avons suivi des formations en humour ainsi qu’en théâtre. Personnellement, je donne même des cours de théâtre.

YN : Nous avons bénéficié de formations en humour et d’ateliers. Personnellement, en 2017 j’ai suivi la formation du Cercle des arts vivants de Gérard Ouédraogo. Après cela, nous avons suivi des formations avec John de génération 2000 à camp vacances humour.  

YB : Je voudrais ajouter que suite à notre spectacle du 22 novembre 2019, que nous avons dénommé « Bienvenue au QG », en featuring avec Soum le sapeur, des aînés très connus nous ont également coachés.

RB : Avec le Covid-19, comment vos activités se déroulent-elles ?

YN : Franchement, le Covid-19 a négativement impacté nombre de secteurs, à l’instar de celui de la culture. La scène nous manque parce qu’un artiste sans scène, c’est la catastrophe. C’est sur scène que nous apprenons beaucoup  et s’il n’y en a plus, il faut tout faire pour ne pas se faire oublier par son public et ses fans.  

YB : En dehors de l’humour, nous faisons des vidéos que nous postons sur les réseaux sociaux. Et en cette période de coronavirus, nous en avons fait beaucoup. C'est  un moyen pour nous de communiquer avec nos fans.

RB : M. Nana, en tant que garde de sécurité pénitentiaire, ne rencontrez-vous pas des contraintes ? Si oui, comment arrivez-vous à concilier emploi du temps de fonctionnaire et spectacles ?

YN : Je remercie énormément ma hiérarchie  qui me permet d'exercer ma passion. Je suis à la Direction des arts et de la culture ; du coup, cela me facilite la tâche. Et Dieu merci, on ne m'a jamais refusé d’autorisation.

RB : Est-ce que l’humour nourrit son homme au Burkina ?

YN : Pour  le moment, l’humour ne nourrit pas vraiment son homme, mais comme dans toute activité, il faut avoir une vision car c’est cela qui mène au succès. Au Burkina, nous avons des devanciers qui s'en sortent, donc je peux dire que ça va. Même si tout n’est pas rose, nous remercions Dieu et espérons que ça ira. En tout cas, nous ne regrettons pas d’être des humoristes.

RB : Etant donné que vous êtes deux, comment se fait la répartition de vos cachets ?

YB : C'est l’entente, le respect et la confiance qui passent avant tout.

RB : Avez-vous déjà reçu un prix ?

YB : Oui, nous avons été sacrés Meilleurs humoristes émergents au Ouistiti d’or 2019.

RB : Quelle sera votre actualité après la pandémie de coronavirus ?

YN : Il y a un festival au Niger auquel nous devons participer. Pour le moment, nous ne pouvons pas fixer de date, vu que toutes les activités ont été annulées. Toutefois, nous nous préparons actuellement pour notre propre spectacle après le Covid-19.

RB : Votre dernier mot ?

YN : Je lance un appel à nos autorités pour qu’elles se penchent sur la question du terrorisme. Le Covid-19 tue, certes, mais pas comme le terrorisme. Il ne faudrait pas que nos autorités oublient le volet sécuritaire. Je lance aussi un appel aux populations pour que tous ensemble, nous collaborions avec les forces de défense et de sécurité afin de lutter contre le terrorisme. Et surtout, respectons les mesures barrières.

YB : Le meilleur est à venir. Que Dieu protège le Burkina Faso.

Elza Nongana (Stagiaire)

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