samedi 31 octobre 2020

Stars et réseaux sociaux au Burkina : « On n’est pas obligé de commenter systématiquement les publications », Jacky El Féno, animateur télé

str uneLe showbiz burkinabè est en plein essor et ses acteurs sont de plus en plus professionnels. Il pourrait aller encore mieux si acteurs et Burkinabè acceptaient de se conformer aux normes internationales. Les réseaux sociaux, qui devaient être un tremplin pour se faire promouvoir, sont souvent mal utilisés. Alors, quelle attitude les « stars doivent-elles avoir sur les réseaux sociaux ?

De l’avis du présentateur et animateur radio et télévision Jacques Bassono premier jumeau, alias Jacky El Féno, au Burkina Faso, on veut faire du showbiz mais on a des réserves. En effet, à l’en croire, nous voulons faire du showbiz mais nous ne voulons pas nous conformer à la norme internationale. « Le showbiz, ce n’est pas nous qui l’avons créé. Il a ses règles, ses implications et ses obligations. Soit on va en étroite collaboration et on reste en phase avec ce que ces normes demandent, soit on libère le showbiz », a-t-il martelé.

str 3Il est revenu sur l’épisode Ka Kora et sa photo plutôt « hot » sur les réseaux sociaux. « Tout ce que je peux dire sur ce point, vous pensez que si elle n’était pas sûre d’elle, elle allait le faire ? Vous pensez que si elle doutait de sa capacité elle allait poster cette photo ? Laissez les femmes s’exprimer. Dans tous les cas, elle n’était pas nue. On a imaginé, c’était une configuration. Nous, on n’y peut rien », s’est-t-il offusqué. Quand tu acceptes d’être sur les réseaux sociaux, a-t-il poursuivi, il y a des choses que tu ne dois pas commenter. Tu regardes et tu passes. « Moi aussi j’ai vu, mais je n’ai pas commenté. Cela veut dire que soit je suis indifférent, soit ça me plaît mais je garde cela pour moi, soit ça ne me plaît pas et dans ce cas aussi, je garde cela pour moi. On n’est pas obligé de parler tout le temps», a-t-il affirmé.

Du reste, Jacky El Féno n’a pas manqué de faire un « big-up » à la nouvelle génération. « Je suis fan. Voilà des gens qui ont compris qu’à un moment donné, il faut mettre de côté les considérations à deux balles et s’inscrire véritablement dans l’univers de ce qu’ils veulent faire. Et moi, je leur dis chapeau », s’est-il réjoui. L’animateur télé et radio termine en disant : « Que ce soit sur les réseaux sociaux ou dans la vie, on ne peut pas plaire à tout le monde. Si tu me cherches sur les réseaux sociaux, je ne te répondrai pas, on aura l’occasion de se rencontrer. Je pense que c’est être minable que d’insulter quelqu’un sur les réseaux, surtout quand on le fait derrière un faux profile. La solution, c’est de ne pas répondre. C’est tout ».str 2

Même son de cloche chez Mariam Dramé, plus connue sous le nom d’Amity Meria. Elle se dit fière de cette nouvelle génération d’artistes musiciens qui émergent. « Je dirai qu’elle est beaucoup plus processionnelle et c’est tout à son honneur. Avec cette relève, je suis certaine que le Burkina Faso, dans un avenir proche, fera parler de sa musique », a-t-elle précisé.

Pour ce qui concerne le comportement des artistes surtout sur les réseaux sociaux, la diva de la musique burkinabè soutient que le domaine de l’art est le lieu où la liberté s’exprime le plus et le mieux. Chaque artiste a donc son style et sa manière de faire et c’est ce qu’il fait de lui ce qu’il est. « J’encourage tous les jeunes qui se fraient un passage louable dans la musique. Nul n’a le droit de juger son prochain, au-delà de cela, la musique c’est la grande liberté. Dans ce domaine, tout est permis et accepté, pourvu que vive la musique. Aujourd’hui avec les réseaux sociaux, c’est un tremplin qui permet à l’artiste de se promouvoir. Le buzz, par exemple, apporte un plus. Moi en tout cas, j’adore le buzz,       même si je me garde d’en faire », a conclu Amity Meria.

 Obissa

 

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