mardi 22 septembre 2026

736218457 1041157888434654 8942218776033682363 nLe Conseil des ministres a adopté ce jeudi 2 juillet 2026 un décret portant création de l'Académie technologique du Faso. En raison de son caractère hautement stratégique, cette institution d'élite sera directement rattachée à la Présidence du Faso, a informé la Direction de la communication de la Présidence.
Selon le ministre Porte-parole du Gouvernement, le Burkina Faso ne veut plus seulement former des théoriciens, mais de véritables bâtisseurs qui « savent utiliser leur intelligence et leurs doigts pour concevoir, créer, fabriquer et ainsi accompagner la dynamique d'industrialisation en marche ».
L'infrastructure, dont le chantier a débuté en décembre 2025, est actuellement en phase de finition. Elle s'apprête à accueillir ses premières promotions au sein de filières hyper-spécialisées :
• Métallurgie
• Énergie nucléaire
• Aéronautique
• Cybersécurité
• Métiers miniers

 734339546 974522582070626 1915595474172522962 nLa présidence de l’Assemblée des États parties (AEP) au Statut de Rome a appelé, ce mercredi 1er juillet 2026, le Burkina Faso, le Mali et le Niger à reconsidérer leur retrait de la Cour pénale internationale (CPI).
Dans un communiqué, la présidente de l’AEP, Päivi Kaukoranta, a indiqué avoir pris acte « avec préoccupation » des démarches engagées par les trois pays membres de la Confédération des États du Sahel (AES).
Tout en regrettant cette évolution, la présidente estime qu’une telle décision risque d’affaiblir les efforts internationaux de lutte contre l’impunité et la quête de justice. Selon elle, le retrait d’États parties « risque de compromettre la poursuite collective de la justice » et de fragiliser le système international de responsabilité pénale.
L'AEP, l'organe de gouvernance de la CPI, rappelle que ces trois pays ont longtemps contribué à ses travaux. Elle réaffirme par ailleurs que l’efficacité de la Cour repose sur le soutien durable de ses 125 États membres. De ce fait, elle invite le Burkina Faso, le Mali et le Niger à demeurer parties au Statut de Rome et à poursuivre leur participation aux travaux de l’Assemblée.
La présidence de l'AEP rappelle que les États membres disposent de mécanismes institutionnels pour faire valoir leurs préoccupations et engager un dialogue sur le fonctionnement de la Cour. Elle souligne également qu’un retrait ne met pas fin aux obligations découlant de la période durant laquelle un État était partie au traité.
Pour rappel, le Niger a officiellement notifié son retrait de la CPI le 18 juin 2026 auprès du Secrétaire général des Nations unies, dépositaire du Statut de Rome. Conformément à l’article 127 du traité, ce retrait ne prendra effet qu'un an plus tard, soit le 18 juin 2027.
Cette décision s’inscrit dans la stratégie commune de la Confédération des États du Sahel (AES). En septembre 2025, les trois pays avaient annoncé leur intention de quitter la CPI, accusant la juridiction basée à La Haye d’être « incapable » de poursuivre les auteurs de crimes internationaux et de s’être transformée en un « instrument de répression néocoloniale » pratiquant une justice sélective.

730332919 122181750278745927 4617637858861515891 n 1Le Président de la Commission nationale de la Confédération des Etats du Sahel (CN-CES), Bassolma BAZIE a échangé, le lundi 29 juin 2026, avec une délégation de l’Association des Ambassadeurs du Burkina Faso à la retraite.

Les échanges ont porté sur l'organisation prochaine, à Ouagadougou, d'une rencontre des ambassadeurs à la retraite du Burkina Faso, du Mali et du Niger, prévue en novembre 2026. Cette initiative vise à mettre à contribution l'expérience diplomatique de ces anciens représentants de leurs États afin d'accompagner la construction de l'AES et de renforcer son rayonnement sur la scène régionale et internationale.733882609 122181750332745927 8024365406621990299 n 1

Selon les responsables de l'association, cette rencontre sera ponctuée de panels, de partages d'expériences, de visites de sites d'intérêt ainsi que d'audiences avec les autorités du Burkina Faso. Elle offrira un cadre de réflexion stratégique permettant de formuler des contributions en faveur de la souveraineté, de l'intégration et du développement de l'espace confédéral.

Le Président Bassolma BAZIÉ a salué cette initiative qu'il a qualifiée de contribution précieuse à l'édification de la Confédération des États du Sahel. Il a souligné que l'expérience et l'expertise des anciens ambassadeurs constituent un capital stratégique au service de la diplomatie confédérale et de la défense des intérêts communs des peuples de l'AES.734367786 122181750218745927 5153986031333715582 n 1

Réaffirmant l'engagement de la CN-CES à accompagner de telles initiatives, le Président de la Commission a assuré les initiateurs de son entière disponibilité pour contribuer à la réussite de cette importante rencontre.

Source : 𝗦𝗖𝗥𝗣/𝗖𝗡-𝗖𝗘𝗦

736260997 1659852025316222 1848868105507728236 nLe Camarade Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel OUEDRAOGO, a procédé ce mardi 30 juin 2026 matin à l’installation officielle des membres du Conseil d’orientation de l’Institut des Peuples Noirs (IPN-Farafina).
Composé d’experts issus des domaines comme la sociologie, la diplomatie, les finances et la recherche, ce Conseil d’orientation constitue l’organe stratégique chargé de définir les grandes orientations de l’IPN-Farafina.731390528 1549818346583976 3608329967693923537 n
« En acceptant de siéger au sein de cette instance à vocation nationale, panafricaine et internationale, vous portez une grande responsabilité devant l’histoire en marche. Il vous revient d’éclairer les choix stratégiques de l’Institut, d’en garantir la cohérence, de veiller à la fidélité de son action à sa vocation originelle et de contribuer à faire de l’IPN-Farafina un espace de recherche, de formation, de dialogue et de rayonnement des peuples noirs », a souligné le Camarade Premier ministre.
732933788 1625834792216531 2158698636888622411 nRimtalba Jean Emmanuel OUEDRAOGO a invité les membres du Conseil à exercer cette mission avec humilité, courage, créativité et un sens élevé du devoir, en posant des actes utiles et concrets. Cette installation du Conseil d'orientation de l'IPN-Farafina marque l’opérationnalisation de cette institution stratégique pour la promotion des valeurs endogènes propres aux noirs. « Notre Peuple attend de cette institution des résultats perceptibles : des recherches utiles, des formations structurantes, des contenus accessibles, des archives valorisées, des partenariats féconds et une contribution active à l’éducation patriotique et panafricaine de la jeunesse », a insisté le Premier ministre.735193527 1322225486785926 3907635031168543788 n
Le Président du Conseil d’orientation de l’IPN-Farafina, le Camarade Claude Aimé TASSEMBEDO, a pris l’engagement, avec l’ensemble des membres, de bâtir une institution solide, crédible et durable, capable de servir le Burkina Faso, l’Afrique et les générations futures.
Source : Direction de la communication de la Présidence du Faso

732392173 979551775073719 2444723543548830811 nMoins de quarante-huit heures après l'annonce historique de la rupture définitive des relations diplomatiques par le Burkina Faso, c'est au tour de Malabo de brandir la menace d'une séparation totale avec la France, sur fond de litige immobilier et judiciaire.
L'élément déclencheur de la colère de la Guinée équatoriale est la mise en vente aux enchères du complexe immobilier de luxe qui appartenait à Teodoro Nguema Obiang Mangue (dit « Teodorin »), actuel vice-président du pays et fils du chef de l'État, situé sur l'avenue Foch à Paris. Estimé à environ 100 millions d'euros, l'immeuble avait été définitivement confisqué par la justice française à la suite de sa condamnation pour blanchiment et détournement de fonds publics.
Si Paris affirme vouloir restituer le produit de cette vente à la population équato-guinéenne, Malabo y voit une provocation inacceptable et une violation flagrante du droit international. Pour les autorités de Guinée équatoriale, ce bâtiment n'est pas un simple actif financier saisi, mais le siège officiel de sa mission diplomatique en France, protégé à ce titre par l’immunité étatique.
Dans un communiqué, le gouvernement équato-guinéen qualifie les actions de la France d'actes « unilatéraux et hostiles ». Ainsi, Malabo annonce l'arme de la réciprocité diplomatique, menaçant d'adopter des mesures de rétorsion radicales si la vente venait à entraver l’activité de sa représentation à Paris.
Il s'agit de :
🛑La saisie immédiate des bâtiments abritant la mission diplomatique française en Guinée équatoriale.
🛑L'expulsion de l'ambassadeur et de l'ensemble du corps diplomatique français en poste à Malabo.
🛑La rupture totale et définitive des relations bilatérales avec la République française.
« Le gouvernement se réserve le droit d’adopter toutes les mesures souveraines qui s’imposent, y compris la rupture éventuelle de nos relations avec la République française. », indique le communiqué.
Pour rappel, c'est le 26 juin 2026, que le Burkina Faso a officiellement acté la rupture totale de ses relations diplomatiques avec Paris, ordonnant la fermeture réciproque des ambassades à Ouagadougou et à Paris.

parlement aesRéunis à Ouagadougou les 29 et 30 juin 2026, les Présidents des Parlements de la Confédération des États du Sahel (AES) ont fermement réagi à la récente résolution du Parlement européen concernant la situation des droits humains au Burkina Faso. Dans une motion de soutien unanime, les parlementaires du Sahel rejettent en bloc les conclusions de Strasbourg et réaffirment la souveraineté de l'espace AES.
Les chefs des parlements de l’AES condamnent la résolution européenne du 18 juin dernier, estimant qu'elle présente une « situation erronée» de la réalité burkinabè. Ils rappellent les principes fondamentaux de non-ingérence et d'égalité souveraine des États inscrits dans la Charte des Nations Unies, soulignant que la première des libertés reste le droit à la vie et à la sécurité des populations.
L'AES exprime son soutien indéfectible aux autorités et au peuple du Burkina Faso dans leur lutte pour la restauration de l'intégrité territoriale. Un hommage solennel a été rendu aux Forces de défense et de sécurité (FDS), aux Volontaires pour la défense de la Patrie (VDP) ainsi qu'à toutes les victimes du terr0risme.
Pour les parlements de l'AES, la lutte contre le terr0risme est un défi mondial qui nécessite de la solidarité et du respect mutuel, et non des « approches susceptibles d'affaiblir les États engagés sur la ligne de front».
Par ailleurs, « L'AES réaffirme sa détermination à construire un espace confédéral souverain, sécurisé et stable, ouvert à une coopération internationale fondée sur le respect mutuel et les intérêts réciproques. »
Radarsburkina.net

 731068460 2071525640101780 3463278568176712550 nLe Ministère français de l'Europe et des Affaires étrangères a réagi officiellement, ce samedi 26 juin 2026, à la décision des autorités burkinabè de rompre les relations diplomatiques avec Paris.
Dans un communiqué, la France indique « prendre acte » de cette décision qu'elle qualifie d'unilatérale, tout en exprimant ses vifs regrets face à une mesure jugée « hostile et sans fondement ».
Le gouvernement français affirme que des « mesures de réciprocité qui s’imposent sont en cours d’examen » en réponse à la décision de Ouagadougou.
Dans ce contexte dit « particulier », Paris indique porter une attention particulière à la sécurité des personnels de l'État présents au Burkina et de la communauté française résidant dans le pays. Par conséquent, les autorités françaises appellent leurs ressortissants à une vigilance renforcée.
Par ailleurs, le quai d'Orsay réitère sa « solidarité avec la population du Burkina Faso » et rappelle la densité des liens historiques qui unissent les deux peuples.

BURKINA FRANCEÀ compter de ce vendredi 26 juin 2026, le Burkina Faso met fin à ses relations diplomatiques avec la République française. L'annonce a été faite à travers un communiqué officiel du gouvernement.
Selon le document, cette décision fait suite à une évaluation approfondie de l’état actuel des relations bilatérales entre les deux pays. En effet, le gouvernement burkinabè estime que les conditions indispensables à la promotion de relations fondées sur le respect mutuel, la confiance réciproque, le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures et le respect de la souveraineté nationale ne sont plus réunies.
« Cet état de fait se traduit, entre autres, par un activisme incessant du régime en place en France contre les intérêts du Burkina Faso, des ambitions néocoloniales affichées avec le soutien actif à des réseaux subversifs et aux terroristes qui endeuillent notre pays et le Sahel, la perfidie et la partialité des discours et des opinions sur notre pays pour en faire un paria de la communauté internationale », explique le communiqué.
Face à ces « visées impérialistes de domination » et « d’asservissement », les autorités de la Transition affirment avoir fait « le choix de la responsabilité et de la souveraineté ».
Le Gouvernement tient toutefois à souligner que cette décision ne remet nullement en cause les liens historiques, humains, culturels et sociaux qui unissent les peuples burkinabè et français. Elle vise exclusivement le cadre institutionnel des relations diplomatiques entre les deux États.
Par ailleurs, l'Exécutif rassure l’opinion nationale et internationale de sa volonté et de son engagement à assurer la protection des ressortissants étrangers, auxquels il réaffirme son hospitalité, ainsi qu'à la préservation de leurs intérêts. Il invite l'ensemble des citoyens à faire preuve de responsabilité, de retenue et de civisme vis-à-vis des ressortissants français et de l’ensemble des expatriés vivant sur le sol burkinabè, dans le strict respect des lois de la République.
Le Burkina Faso réaffirme enfin sa détermination à poursuivre une politique étrangère indépendante, fondée sur la diversification de ses partenariats, le renforcement de la coopération Sud-Sud, le développement de relations équilibrées avec tous les États et la promotion de la paix, de la sécurité et du développement durable.
Le Gouvernement affirme demeurer ouvert au dialogue avec l'ensemble des États de la communauté internationale sur la base du respect mutuel, de la réciprocité, de l'égalité souveraine et de la défense des intérêts légitimes de chacun. Il se dit engagé à bâtir, avec toutes les Nations éprises de paix et de justice, un monde libre, plus juste et plus solidaire.

730748965 2198462870938362 2794125778256915334 n‎Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a présidé, ce vendredi 26 juin 2026 à Ouagadougou, la réunion des ministres en charge des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi de l’Alliance des États du Sahel (AES). Cette rencontre, qui fait suite aux travaux des experts, s’inscrit dans la mise en œuvre de la feuille de route de l’an 2 de l’AES, dont le Burkina Faso assure la présidence.
‎Dans son discours d’ouverture, le Chef du Gouvernement a salué la présence des ministres, des experts et des responsables techniques, y voyant l’expression d’une conviction commune : faire de l’AES une communauté de destin capable d’apporter des réponses concrètes aux attentes des peuples.730481175 1043103605039854 2969869155506263136 n
‎Il a rappelé que l’Alliance des États du Sahel repose sur la solidarité, la souveraineté et la prise en main du destin commun. Selon lui, cette ambition doit se traduire par des actions fortes en faveur de la jeunesse, principale richesse des trois pays.
‎« Notre jeunesse attend des perspectives claires, des opportunités réelles et des cadres d’engagement qui lui permettent de contribuer pleinement à l’édification de la Confédération. Il nous appartient d’y répondre par des décisions utiles, coordonnées et suivies d’effets », a-t-il déclaré.
‎Les travaux portent sur quatre projets majeurs : les Jeux de l’AES, le Forum de la Jeunesse et du Volontariat de l’AES, le Salon confédéral de l’Emploi de l’AES et le Centre de développement de la Jeunesse et des Sports de l’AES.730748965 861648469936212 9069174061712600702 n
‎Pour le Premier ministre, ces initiatives doivent poser les bases d’une intégration vécue par les populations, portée par la jeunesse et incarnée dans des réalisations visibles. Il a insisté sur la nécessité de les doter d’une architecture solide, d’un calendrier réaliste et de mécanismes efficaces de mise en œuvre et de suivi.
‎« Notre ambition commune doit être de passer des intentions aux réalisations, des annonces aux résultats et des projets aux opportunités concrètes pour nos populations », a-t-il souligné.
‎Le président de la Commission nationale de la Confédération des États du Sahel, le camarade Bassolma Bazié, a également salué la dynamique engagée et appelé à transformer les orientations politiques en actions concrètes au bénéfice des populations.730621359 1040132005069450 5768239268001803255 n
‎Les ministres en charge de la Jeunesse et des Sports du Niger et du Mali ont salué l’initiative du Burkina Faso d’accueillir cette rencontre ministérielle. Ils ont réaffirmé l’engagement de leurs pays à renforcer l’intégration, la souveraineté et la cohésion des peuples de l’espace confédéral, à travers la jeunesse, le sport et l’instruction civique.
‎Cette rencontre marque une nouvelle étape dans la consolidation de la Confédération des États du Sahel, avec l’ambition de traduire les engagements communs en réalisations tangibles au profit des peuples de l’espace AES.
‎𝐃𝐂𝐑𝐏/𝐏𝐫𝐢𝐦𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞

728195753 1449778507178100 9121917756824207206 n 1Dans une note officielle adressée à la Délégation de l'Union européenne à Ouagadougou, le gouvernement burkinabè a vivement réagi à la résolution du Parlement européen du 18 juin dernier concernant les libertés fondamentales au Burkina Faso.

Qualifiant ce texte d'ingérence inacceptable et de manœuvre « adossée à des desseins néocoloniaux », le gouvernement rejette fermement des accusations jugées partiales, rappelle la responsabilité historique de l’OTAN dans la crise sahélienne et déclare ladite résolution « nulle et de nul effet ».

Tout en opposant les progrès engrangés depuis 2022 dans la reconquête territoriale aux « chiffres erronés » de l'institution européenne, Ouagadougou réaffirme son attachement à un dialogue respectueux, tout en excluant fermement toute condescendance ou tentative de remise en cause de la souveraineté nationale.

Ci-dessous l'intégralité de la note verbale

"

Le Ministère des Affaires aires étrangères du Burkina Faso présente ses compliments à la Délégation de l'Union européenne à Ouagadougou et a l'honneur de porter à sa connaissance ce qui suit:

Le Gouvernement du Burkina Faso a pris connaissance avec une vive indignation et une grande déception de la résolution adoptée par le Parlement européen le 18 juin 2026, intitulée: Persistance de la répression de l'espace civique et des libertés fondamentales au Burkina Faso ».

Le Gouvernement voudrait d'emblée rappeler au parlement européen que cette résolution manifestement adossée à des desseins néocoloniaux et inspirée par des réseaux obscurs à la solde de la France, constitue une ingérence inacceptable dans les affaires intérieures d'un État souverain, en contradiction avec les principes consacrés par la Charte des Nations Unies, notamment ceux relatifs à l'égalité souveraine des États et à la non-ingérence dans leurs affaires internes.

Le Gouvernement relève avec gravité que certains parlementaires européens persistent à développer une approche paternaliste des relations internationales, fondée davantage sur des préjugés idéologiques que sur une compréhension objective des réalités du terrain.

Le Gouvernement du Burkina Faso s'étonne particulièrement que le Parlement européen ait choisi de s'appuyer sur des chiffres aussi erronés sur la situation nationale, pour adopter une telle résolution au moment même où le peuple burkinabè mène avec courage, détermination et dignité, une lutte existentielle contre le terrorisme et ses sponsors étatiques.

Le Gouvernement rejette avec la plus grande fermeté cette résolution dont les appréciations partiales, les allégations infondées ainsi que les jugements péremptoires traduisent un refus manifeste de ses initiateurs, de voir les progrès engrangés par le Burkina Faso depuis 2022 dans la reconquête du territoire national et dans la consolidation de son économie.

Le Gouvernement du Burkina Faso relève par ailleurs avec étonnement que le Parlement européen ait cru devoir s'ériger en juge des politiques internes d'un État souverain dont il ne maîtrise ni les réalités historiques, ni les contraintes sécuritaires, ni les défis spécifiques, alors même que de nombreuses crises humanitaires, violations graves des droits humains, phénomènes de discrimination, de radicalisation et de restriction des libertés continuent de susciter de profondes préoccupations au sein même de l'espace européen et dans son voisinage immédiat.

Le Gouvernement rappelle que la crise sécuritaire qui affecte aujourd'hui le Burkina Faso et plusieurs pays du Sahel, est la conséquence directe de la déstabilisation de la Libye à la suite de l'intervention militaire irréfléchie de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN) en 2011. Cette intervention, dont les effets dévastateurs continuent dans toute la région sahélienne, a favorisé le terrorisme, la prolifération et la circulation des armes de guerre ainsi que l'expansion de réseaux criminels transnationaux qui menacent la paix et la stabilité de toute l'Afrique de l'Ouest.

Le Gouvernement regrette profondément que le Parlement européen ait choisi d'ignorer cette réalité historique pourtant largement documentée et reconnue par de nombreux observateurs internationaux.

A l'évidence, ceux-là mêmes dont les décisions ont largement contribué à la dégradation de la situation sécuritaire dans le Sahel s'arrogent aujourd'hui le droit de porter des jugements hâtifs sur les mesures souveraines prises par les États de la région pour protéger leurs populations et préserver leur intégrité territoriale.

Pour la gouverne du parlement européen, le Gouvernement du Burkina Faso rappelle que grâce aux efforts conjugués des Forces de Défense et de Sécurité, des Volontaires pour la Défense de la Patrie et de l'ensemble du peuple burkinabè, des avancées significatives ont été enregistrées tant dans la lutte contre le terrorisme et la reconquête du territoire, que dans le développement durable.

Le Burkina Faso demeure attaché à un dialogue franc, respectueux et mutuellement bénéfique avec l'Union européenne ainsi qu'avec l'ensemble de ses partenaires. Toutefois, ce dialogue ne saurait prospérer dans un climat marqué par la condescendance, les injonctions, les procès d'intention ou les tentatives de remise en cause des choix souverains librement assumés par le peuple burkinabè. En tout état de cause, cette résolution est nulle et de nul effet.

Le Gouvernement du Burkina Faso réaffirme sa détermination inébranlable à poursuivre la mise en œuvre de ses politiques de reconquête territoriale, de refondation de l'État et de préservation de ses intérêts fondamentaux, conformément aux aspirations légitimes du peuple burkinabè.

Le Ministère saurait gré à la Délégation de l'Union européenne de bien vouloir porter le contenu de la présente Note Verbale à la connaissance des institutions compétentes de l'Union européenne.

Le Ministère des Affaires étrangères du Burkina Faso saisit cette occasion pour renouveler à la Délégation de l'Union européenne à Ouagadougou les assurances de sa considération distinguée.

Ouagadougou le 23 juin 2026

 

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