Une délégation gouvernementale a eu une séance de travail avec le Directeur exécutif adjoint de l’Unicef, Monsieur Ted CHAIBAN et ses collaborateurs dans la soirée du jeudi 16 avril 2026. Cette rencontre qui s’est tenue au ministère des Affaires étrangères a été présidée par le ministre d’Etat, ministre de la Guerre et de la Défense Patriotique le Général de Division Célestin SIMPORE, avec la participation du ministre des Affaires étrangères et son ministre délégué, ainsi que des ministres en charge de l’Education, de la Santé, de la Solidarité nationale et de la Justice.
Cette concertation s’inscrit dans le cadre de la formulation d’un nouveau programme de coopération 2027-2030 entre le gouvernement et l’Unicef.
Elle émane d’un engagement et d’une volonté commune d’aligner les actions de l’Unicef sur les priorités nationales, en harmonie avec le nouveau référentiel de développement du Burkina Faso.
Le Directeur exécutif adjoint de l’Unicef a salué les nombreux efforts engrangés et les grandes réformes engagées par le gouvernement, pour l’effectivité des droits des enfants au Burkina Faso.
Il s’est dit très satisfait des initiatives présidentielles en matière d’éducation et de santé au profit des enfants, relevant les exemples réussis des programmes d’éducation en situation d’urgence, ainsi que la bonne couverture vaccinale, les efforts en matière de nutrition et d’approvisionnement en médicaments essentiels.
S’agissant des reformes au niveau du dispositif juridique, le Directeur exécutif adjoint de l’Unicef a salué la révision du code des personnes et de la famille qui vient accentuer la protection des enfants.
<< Lorsqu'il y a des résultats positifs il faut savoir les reconnaitre et saluer les efforts consentis et c'est le cas au Burkina Faso>>, a déclaré Monsieur CHAIBAN, tout en plaidant pour le maintien de cette dynamique et pour un renforcement de l’allocation budgétaire pour davantage relever les défis.
Sur le volet humanitaire, le représentant de l’Unicef a salué les acquis et souligné la nécessité de mener des actions conjointes d’évaluation des besoins pour apporter des réponses conséquentes.
Il a plaidé également pour la mise en œuvre de mesures spécifiques au profit des enfants affectés par les conflits armés et le renforcement des initiatives pour le retrait des enfants des groupes armés et assurer leur protection.
A leur tour les différents responsables des départements ministériels ont salué le partenariat avec l’Unicef et réitéré l’engagement du gouvernement à renforcer les actions, pour davantage garantir une éducation de qualité, la santé et l’épanouissement des enfants au Burkina Faso.
Le Gouvernement et son partenaire Unicef se sont engagés à renforcer le mécanisme de dialogue et de concertation, pour une harmonisation des données et des actions à mener en faveur des enfants.
En rappel, le Directeur exécutif adjoint de l’Unicef, Ted CHAIBAN est en visite au Burkina Faso depuis le 15 Avril 2026.
Cette mission lui a permis d’échanger avec les autorités burkinabè et d’effectuer une visite terrain dans la région du Liptako pour encourager et soutenir les acteurs engagés dans la promotion des droits des enfants.
Au Bénin, la Cour constitutionnelle a confirmé, le jeudi 16 avril 2026, les résultats provisoires de la Commission Électorale Nationale Autonome (CENA), en y apportant de légères modifications.
Selon les chiffres rendus publics par la Cour, le Ministre d’État, Ministre de l’Économie et des Finances, Romuald Wadagni, remporte l’élection présidentielle dès le premier tour avec 94,27 % des suffrages exprimés. Son principal adversaire, Paul Hounkpè, ancien ministre de la Culture, obtient quant à lui 5,73 % des voix.
Pour rappel, la CENA avait initialement annoncé 94,05 % pour le candidat Wadagni et 5,95 % pour Paul Hounkpè.
La Cour constitutionnelle indique que Romuald Wadagni et sa colistière Mariam Chabi Talata ont recueilli plus de 4,5 millions de suffrages, contre environ 278 000 pour le duo Paul Hounkpè et Rock Judicaël Hounwanou.
En conséquence, elle proclame élu provisoirement, dès le premier tour, le duo Wadagni–Talata. Les candidats disposent désormais d’un délai de cinq (05) jours, à compter du 16 avril, pour introduire d’éventuels recours avant la proclamation des résultats définitifs.
Par ailleurs, la Cour a précisé que sur près de 7,89 millions d’électeurs inscrits, plus de 4,85 millions se sont rendus aux urnes le dimanche 12 avril 2026, soit un taux de participation de 63,57 %.
Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a accordé, ce mercredi 15 avril 2026, une audience à une délégation burundaise conduite par Jean Claude Barutwanayo, Directeur de cabinet du Premier ministre de la République du Burundi. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’une mission d’échanges d’expériences sur les plateformes multisectorielles de nutrition et de sécurité alimentaire.
La délégation burundaise séjourne à Ouagadougou du 12 au 19 avril 2026 afin de s’inspirer des acquis de la Plateforme nationale d’information en nutrition (PNIN) du Burkina Faso. Ce dispositif national a pour vocation de renforcer le système d’information nutritionnelle et d’améliorer les capacités d’analyse des données existantes en matière de nutrition.
Au cours de l’audience, le chef de la délégation a transmis les salutations des autorités burundaises à leurs homologues burkinabè, avant d’exprimer sa satisfaction quant à l’accueil réservé à son équipe. « Nous sommes venus échanger sur les expériences, apprécier les progrès réalisés ici et identifier les bonnes pratiques que nous pourrons adapter chez nous », a déclaré Jean Claude Barutwanayo, précisant ainsi l’objet de la visite de sa délégation au Burkina Faso.
Le Premier ministre a salué cette dynamique de coopération Sud-Sud et encouragé le renforcement des échanges entre le Burkina Faso et le Burundi. « Nous sommes convaincus que les solutions aux défis de l’Afrique sont en Afrique. Votre séjour est l’occasion d’un enrichissement mutuel », a-t-il déclaré.
À mi-parcours de la mission, le chef de la délégation burundaise s’est dit confiant quant à l’atteinte des objectifs fixés. Au terme des premiers jours de travail, les membres de la délégation ont notamment salué le niveau d’organisation du dispositif burkinabè, en particulier la digitalisation des systèmes de gestion.
« Nous sommes à notre troisième journée et, déjà, nous découvrons des éléments très enrichissants que nous pourrons exploiter pour renforcer notre propre plateforme », a indiqué Jean Claude Barutwanayo.
La mission se poursuivra à travers des séances de travail techniques et des visites d’échanges destinées à approfondir le partage d’expériences en matière de gouvernance multisectorielle et de digitalisation des données nutritionnelles.
Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a reçu en audience, ce vendredi 10 avril 2026, le Directeur général du Bureau international du travail (BIT), Gilbert Fossoun Houngbo. La rencontre a porté sur le renforcement de la coopération entre le Burkina Faso et le BIT.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’une tournée régionale du responsable du BIT dans les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), visant à évaluer les actions de l’Organisation international du travail (OIT) sur le terrain et à renforcer le dialogue avec les autorités nationales.
Le Chef du Gouvernement a salué cette démarche, qui consiste à aller vers les pays pour avoir la réalité du terrain.
Les discussions ont également porté sur plusieurs points, notamment l’employabilité des jeunes et la protection sociale.
Le Premier ministre a souligné la volonté du Gouvernement de placer l’emploi des jeunes et la protection sociale au cœur de sa stratégie de développement.
« Le Burkina Faso est engagé dans une dynamique de réformes visant à offrir des opportunités d’emplois aux jeunes.
Ces questions sont au cœur des défis dans le cadre de la refondation de notre pays. Dans le domaine éducatif, par exemple, notre ambition est de former nos jeunes aux matières techniques et aux métiers. Nous avons également mis en place un programme de reconversion des diplômés de l’université pour résorber le chômage. Ce sont autant d’actions pour lutter contre l’immigration des jeunes. Le lancement de plusieurs initiatives, notamment dans le domaine agricole s’inscrit dans cette vision de résorption du chômage », a-t-il affirmé.
Abordant le travail des enfants, le Premier ministre a déclaré qu’il ne faut pas le conceptualiser de la même manière que l’Occident.« Chez nous, c’est une forme de socialisation de l’enfant. Il convient plutôt de lutter contre les pires formes de travail des enfants », a-t-il soutenu.
Le Chef du Gouvernement a insisté sur l’importance de poursuivre et d’approfondir le dialogue en cours, en vue de s’accorder pour harmoniser les points de vue.
De son côté, le Directeur général du BIT a salué les efforts du Burkina Faso dans la restauration de la sécurité et le développement durable, tout en saluant les initiatives engagées par les autorités burkinabè.
Évoquant la question de l’employabilité des jeunes et la protection sociale, Gilbert Fossoun Houngbo s’est montré optimiste quant aux progrès enregistrés.
Toutefois, il a lancé un appel à la population à « donner du temps au temps » pour permettre la pleine matérialisation des réformes engagées, notamment dans les domaines de l’éducation et de la formation professionnelle.
En ce qui concerne les perspectives de coopération, le premier responsable du BIT a fait savoir que des orientations claires ont été données par le Premier ministre.
Celles-ci portent notamment sur l’alignement des actions du BIT avec les priorités nationales, le renforcement de la collaboration avec le ministère des Serviteurs du peuple et l’élaboration d’une feuille de route concertée avec des indicateurs précis.
Gilbert Fossoun Houngbo a réaffirmé l’engagement du BIT à accompagner le Burkina Faso dans ses efforts de relance et de création d’emplois.
Cette rencontre illustre la volonté commune de bâtir un partenariat solide pour relever les défis de l’emploi et du développement social au Burkina Faso.
Le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a présidé ce mercredi 1er avril 2026, au Palais de Koulouba, la cérémonie de montée des couleurs dans le cadre des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC), phase 1 de l'année 2026. Cette cérémonie marquait également l’An I de la proclamation de la Révolution Progressiste Populaire (RPP). À cette occasion, le chef de l'État a dressé le portrait du révolutionnaire, lequel repose sur trois qualités fondamentales.
Voici l'extrait de son message, retranscrit par radarsburkina.net :
« Le révolutionnaire n'est pas l'Homme parfait, mais il doit posséder plusieurs qualités. Je vais m'apesantir sur trois d'entre elles.
Le révolutionnaire est celui qui a l'amour de sa patrie et des peuples épris de paix et de justice.
Pour avoir l'amour de sa patrie, vous devez aimer tous ceux qui vivent avec vous. Dès lors que vous n'êtes pas isolé seul dans une forêt ou un désert, vous devez, par vos comportements, votre langage et vos actes, prêcher l'amour au sein de votre communauté et surtout envers vos compatriotes.
Par-delà tout, vous devez aimer tous les peuples du monde épris de paix et de justice. Qui dit "amour autour de soi", cultive forcément la solidarité, l'entraide et la paix. Ce sont des valeurs qu'un révolutionnaire doit incarner.
Ensuite, un révolutionnaire doit chercher la connaissance.
Un ignorant ne peut être révolutionnaire. Quelqu'un qui stagne ou qui est borné ne peut être un révolutionnaire. Le révolutionnaire cherche la connaissance, car c'est par elle que l'on révolutionne nos vies.
Il doit chercher à connaître l'histoire, ses racines, ses ancêtres : savoir d'où ils viennent et quelle a été leur interaction avec le reste du monde. Le révolutionnaire doit analyser froidement le présent, les actes et les comportements des peuples et des dirigeants du monde pour comprendre comment se comporter dans le futur.
C'est pourquoi je dis souvent que le révolutionnaire est celui qui croise les données de l'histoire avec le présent pour pouvoir se projeter. Tant que vous n'avez pas cette capacité d'analyser froidement, sans émotion, vous ne comprendrez jamais le monde.
Le révolutionnaire cherche tout type de savoir. Nous devrions acquérir la connaissance scientifique pour reproduire, créer et faciliter la vie de nos concitoyens. Qu'elle soit idéologique, politique, philosophique ou scientifique, le révolutionnaire ne doit pas être un ignorant.
Si vous portez des lunettes, en tant que révolutionnaire, vous devriez réfléchir à les fabriquer ici. Si vous portez des souliers importés, vous devez trouver les artisans pour qu'on puisse les créer ici. Si vous portez une arme, vous devriez coûte que coûte chercher à la fabriquer ici. C'est cela, l'esprit révolutionnaire.
Enfin, le révolutionnaire est celui qui reste ferme face à l'oppression.
Au-delà de l'amour et de la connaissance, le révolutionnaire reste ferme face aux dirigeants qui cherchent à l'opprimer. Il s'oppose à l'oppresseur, à la domination et à l'impérialisme.
Le révolutionnaire ne peut aimer un traître. Il combat les impérialistes et les traîtres, d'abord par la force des idées et des arguments. Cette force s'acquiert par la connaissance avant de passer à toute autre forme de combat.
Être révolutionnaire n'est pas chose aisée. Cela ne se proclame pas ; c'est par vos actes que l'on vous définit comme tel. Les réactions épidermiques ou purement émotionnelles face à certains sujets ne sont pas révolutionnaires. C'est un état d'esprit qui doit nous amener à sortir du sous-développement, à améliorer nos conditions de vie et celles de ceux qui nous entourent.
Partout, nous devons chercher à faire la révolution à l'image de nos forces combattantes. »
Capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, Chef de l'État.
Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’Extérieur, Karamoko Jean Marie TRAORÉ, actuellement en séjour en Guinée Équatoriale, a été reçu en audience ce mardi 31 mars par son homologue équato-guinéen, Simeón Oyono Esono ANGUE.
Cette rencontre a permis aux deux diplomates de procéder à un tour d’horizon complet de la coopération bilatérale entre le Burkina Faso et la Guinée Équatoriale. Les échanges ont révélé une relation au beau fixe, portée par une convergence de vues et de visions entre les dirigeants des deux États.
« J’ai saisi l’occasion pour lui demander de transmettre les salutations fraternelles du Président du Faso à son homologue de Guinée Équatoriale. Au-delà du sommet de l’OEACP auquel nous avons pris part, notre déplacement à Malabo vise prioritairement à renforcer nos liens bilatéraux. À ce titre, nous avons convenu de tenir, dans les meilleurs délais, la Commission mixte de coopération entre nos deux pays », a précisé Karamoko Jean Marie TRAORÉ.
Au cours de l'entretien, le ministre équato-guinéen a souligné que le Président Teodoro Obiang Nguema MBASOGO a particulièrement salué la pertinence de l'intervention du chef de la diplomatie burkinabè lors du Sommet de l'OEACP. Il a réaffirmé la volonté du chef de l'État équato-guinéen de s’investir personnellement dans la dynamisation de l’axe Ouagadougou-Malabo.
Par ailleurs, la question de la forte communauté burkinabè établie en Guinée Équatoriale a été abordée. Le ministre TRAORÉ a tenu à rassurer les autorités locales sur l'intégrité et l'ardeur au travail de ses compatriotes, tout en plaidant pour qu'ils continuent de bénéficier d'un traitement et d'un accompagnement appropriés.
Les députés de l’Assemblée Législative de Transition (ALT) ont approuvé, ce vendredi 26 mars 2026, le projet de loi instaurant la « Charte de la Révolution ». Ce nouveau texte redéfinit les règles de la gouvernance actuelle.
L'adoption de cette loi vise, selon le texte à doter le Burkina d'un socle juridique consolidé pour encadrer la période de transition sous le prisme de la « Révolution progressiste populaire ».
Structuré en trois articles, ce texte acte officiellement le passage de la Charte de la Transition (datant d'octobre 2022 et modifiée en mai 2024) à cette nouvelle Charte de la Révolution.
La loi consacre un changement de terminologie symbolique :
Le Gouvernement de Transition devient le Gouvernement du Peuple.
L’Assemblée Législative de Transition (ALT) devient l’Assemblée Législative du Peuple.
La structure de l'organe législatif subit également une mutation. La charte supprime la représentation directe des partis et mouvements politiques au sein de l'assemblée.
Les sièges ainsi libérés seront réaffectés pour tenir compte de la nouvelle organisation territoriale du Burkina Faso, en vue de renforcer la représentativité des régions.
Le vote a fait l'objet d'un consensus total au sein de l'hémicycle : sur les votants, 70 députés ont voté pour, 0 contre et 0 abstention.
La cérémonie d’ouverture de la première édition du Forum national sur le financement de la santé (FONAFIS) s’est tenue, ce mercredi 25 mars 2026, à Ouagadougou, sous la présidence du Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, représentant le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré. Le forum réunit des acteurs politiques, des experts et des partenaires autour d’une réflexion sur des solutions innovantes et durables en faveur d’un système de santé plus résilient face aux crises et moins dépendant des bailleurs extérieurs.
Placée sous le thème « Bâtir un système de financement de la santé efficient et équitable pour une souveraineté sanitaire et la réalisation des objectifs du Plan national de développement 2026-2030 », cette édition 2026 du FONAFIS se veut une plateforme stratégique de réflexion et de décision.
Elle marque une étape importante dans la marche vers une souveraineté sanitaire fondée sur un financement endogène durable.
Faisant le point sur la situation du financement de la santé, le Directeur régional de l’OMS pour l’Afrique, Dr Mohamed Janabi, a affirmé qu’« un quart des dépenses de santé dans notre région provient de sources extérieures.
"Or, ces financements diminuent. Ils deviennent également moins prévisibles et plus fragmentés. Une évaluation de l’OMS montre que 27 pays africains sont fortement vulnérables à ces contractions du financement mondial », a-t-il expliqué.
Au nom des partenaires, il a formulé le vœu que ce forum débouche sur des conclusions pertinentes en faveur d’un financement endogène du secteur de la santé au Burkina Faso.
Dans son discours d’ouverture, le Chef du Gouvernement a mis en avant le changement de paradigme engagé par le Burkina Faso dans le domaine sanitaire.
« Pendant des décennies, nous avons tendu la main pour des financements et de l’expertise. Ce temps est à jamais révolu, car la souveraineté sanitaire est au cœur du projet de transformation nationale que nous portons. Nous allons désormais fixer nous-mêmes nos priorités en matière de santé pour nos populations. Nous allons financer, sur nos ressources propres, notre système de santé, et produire localement les médicaments essentiels, les équipements et les consommables dont nous avons besoin. Enfin, nous allons former nos propres cadres de santé, en nombre suffisant, avec les compétences adaptées à nos réalités », a-t-il insisté.
Le Premier ministre a salué la tenue de ce forum, soulignant que la santé mérite une attention particulière.
Ainsi, sous l’impulsion du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, le budget alloué au ministère en charge de la Santé a progressé pour atteindre 12 %, malgré un contexte sécuritaire et humanitaire difficile.
Le pays a également engagé plusieurs réformes et entrepris des actions à fort impact, notamment le plan « 1000 x 5 », qui prévoit le recrutement annuel et la formation spécialisée de 1 000 médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes.
Le Chef du Gouvernement, a par ailleurs, affirmé que la transformation du système de santé se fera avec l’engagement de tous, notamment des partenaires, dont l’accompagnement devra contribuer au renforcement de l’État, à travers un alignement total sur ses priorités.
Il a indiqué que les conclusions de ce forum permettront de poser les jalons d’un système de santé robuste, fondé sur les ressources endogènes du pays, mais également enrichi par les partages d’expériences avec des partenaires d’Afrique et d’ailleurs.
Le Forum national sur le financement de la santé (FONAFIS) s’inscrit dans la dynamique de réforme profonde du système sanitaire burkinabè.
Il traduit la volonté du Gouvernement de replacer la santé au cœur de la souveraineté nationale, notamment pour mieux protéger les ménages contre les dépenses exorbitantes de santé.
La Commission de Partenariat public-privé (PPP), présidée par le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a tenu sa première session ordinaire de l’année 2026, ce lundi 23 mars 2026, dans la salle de réunion de la Primature. Cette session s’inscrit dans la dynamique de mise en œuvre des orientations stratégiques des plus hautes autorités, visant à faire du Partenariat public-privé un levier majeur de financement du développement, sans alourdir la dette publique.
Les travaux de cette première session de l’année 2026 ont porté sur l’examen et l’adoption du rapport de mise en œuvre du programme PPP au 31 décembre 2025 ainsi que sur l’examen et la validation de l’avant-projet du programme PPP pour l’année 2026.
Dans son discours d’ouverture, le Premier Ministre a rappelé que, face à un contexte économique international contraignant, l’État ne peut plus se limiter aux mécanismes classiques de financement public. « Le Partenariat Public-Privé s’impose comme un instrument stratégique incontournable pour combler le déficit en infrastructures et stimuler durablement la croissance économique » a-t-il souligné.
Malgré les avancées enregistrées, le Directeur exécutif du Bureau national des grands projets du Burkina Faso (BN-GPB), le Pr Hamidou SAWADOGO, a relevé plusieurs contraintes ayant affecté la mise en œuvre de certains projets. Il s’agit notamment de la non-transmission, dans les délais, des offres techniques et financières par certains ministères, des insuffisances dans la gestion des projets PPP par les sectorielles et la non mise en place des cellules PPP dans certains départements ministériels.
Les échanges ont permis de recadrer les pratiques, précisement la sélection rigureuse des projets et des partenaires afin d'atteindre les objectifs. Ils ont également permis de poser les bases opérationnelles du volet investissement du Plan de relance 2026-2028, tout en mettant en lumière les progrès réalisés et les défis à relever. À l’issue des travaux, la Commission a validé un projet de programme PPP d’une trentaine de projets, aligné sur les priorités nationales du Plan RELANCE. Ils concernent, entre autres, les secteurs de l’énergie, des infrastructures routières, de l’habitat, de la santé, de la sécurité, du développement industriel et commercial.
Le Premier ministre a exhorté les départements ministériels à accélérer la mise en œuvre des projets et à renforcer la consolidation des initiatives déjà engagées. « Le temps de la planification doit désormais céder la place à celui de l’action visible et des résultats concrets. » a-t-il déclaré. Le Chef du Gouvernement a invité l’ensemble des parties prenantes à maintenir la dynamique enclenchée, en vue de traduire les engagements en réalisations concrètes au bénéfice des populations.
Le ministre des Affaires étrangères a reçu en audience, dans la soirée du mercredi 11 mars 2026, le Haut Responsable du Bureau des Affaires africaines au Département d’État américain, Monsieur Nick CHECKER. L'émissaire de Washington est venu présenter la nouvelle vision de son pays concernant la coopération avec le Burkina Faso.
Selon lui, après une période d’incompréhension, l’Administration TRUMP s’inscrit désormais dans une dynamique de coopération d'égal à égal avec le Burkina Faso. À travers cette visite, Washington affiche sa volonté de relancer le dialogue et de favoriser le réchauffement des relations bilatérales, dans le strict respect de la souveraineté du « Pays des Hommes intègres ».
« Nous avons eu un échange très constructif au cours duquel nous avons discuté de notre volonté de relancer les relations entre les États-Unis et le Burkina Faso, et de travailler ensemble sur des questions d’intérêt partagé. Il faut tirer les leçons du passé ; il s’agit d’aller de l’avant, de rétablir la confiance et de coopérer sur des sujets qui nous concernent tous », a déclaré Monsieur Nick CHECKER à sa sortie d’audience.
Dans ce nouvel élan dans lequel Washington souhaite s'engager, les axes de coopération incluent la lutte contre le terrorisme avec notamment la levée de la suspension des exportations des équipements de guerre vers le Burkina Faso ainsi que les secteurs de l'économie et du commerce, à travers le renforcement des échanges entre les opérateurs économiques des deux pays.
Le ministre des Affaires étrangères a salué cette nouvelle posture des États-Unis, qui entendent redéfinir leurs relations avec le Burkina Faso au regard des malentendus constatés par le passé.
« Les États-Unis veulent protéger leurs frontières, le Burkina Faso aussi; les États-Unis veulent protéger leurs citoyens, le Burkina Faso veut également assurer la sécurité des siens ; les États-Unis veulent des partenariats gagnant-gagnants, c'est ce que nous prônons aussi; nous avons les mêmes préoccupations », explique le Chef de la diplomatie burkinabè à son hôte.
Pour lui, « il est plus que nécessaire que les États-Unis, ainsi que l'ensemble des partenaires bilatéraux, comprennent et acceptent que nos pays ne sont pas des espaces qui n'attendent que d'être assistés ».
Le ministre TRAORÉ a dit fonder l'espoir que cet engagement des États-Unis à restaurer la confiance ne reste pas au stade des discours, mais qu'il se traduise par des actes concrets.
Outre Ouagadougou, la tournée du Haut Responsable du Bureau des Affaires africaines du Département d’État américain concerne également le Niger et le Mali. Cette mission a pour objectif de rapprocher Washington de la Confédération des États du Sahel (AES).