C'est avec une grande satisfaction que s'est achevée la toute première session de la Commission mixte de coopération entre le Burkina Faso et la République du Burundi, ce 13 août 2026 dans la capitale burundaise.
Les travaux intenses et interactifs des experts se sont soldés par 14 accords de coopération, signés par les ministres des Affaires étrangères burkinabè et burundais lors de la cérémonie de clôture.
Il s'agit de :
- l’accord de coopération entre le Gouvernement du Burkina Faso et le Gouvernement de la République du Burundi en matière d’agriculture et d’élevage ;
- l’accord de coopération entre le Gouvernement du Burkina Faso et le Gouvernement de la République du Burundi en matière de sécurité ;
- l’accord de coopération entre le Gouvernement du Burkina Faso et le Gouvernement de la République du Burundi dans le domaine de la protection civile ;
- l’accord de coopération relatif aux services aériens entre le Gouvernement du Burkina Faso et le Gouvernement de la République du Burundi ;
- l’accord de coopération en matière de santé entre le Gouvernement du Burkina Faso et le Gouvernement de la République du Burundi ;
- l’accord de coopération en matière d’emploi entre le Gouvernement du Burkina Faso et le Gouvernement de la République du Burundi ;
- l’accord de coopération en matière de travail et de protection sociale entre le Gouvernement du Burkina Faso et le Gouvernement de la République du Burundi ;
- l’accord de coopération en matière de jeunesse entre le Gouvernement du Burkina Faso et le Gouvernement de la République du Burundi ;
- l’accord de coopération dans le domaine du sport et des loisirs entre le Gouvernement du Burkina Faso et le Gouvernement de la République du Burundi ;
- l’accord entre le Gouvernement du Burkina Faso et le Gouvernement de la République du Burundi portant suppression de visa en faveur des ressortissants des deux pays titulaires de passeport diplomatique, de passeport de service ou de passeport ordinaire ;
- l’accord de coopération entre le Gouvernement du Burkina Faso et le Gouvernement de la République du Burundi en matière de prévention des risques et gestion des catastrophes ;
- l’accord de coopération entre le Gouvernement du Burkina Faso et le Gouvernement de la République du Burundi en matière d’enseignement et de formation techniques et professionnels;
- l’accord de coopération entre le Gouvernement du Burkina Faso et le Gouvernement de la République du Burundi dans les domaines de l'enseignement supérieur et de la recherche ;
- et l’accord de coopération entre le Gouvernement du Burkina Faso et le Gouvernement de la République du Burundi sur la reconnaissance réciproque et l’échange de permis de conduire nationaux.
Ces nouveaux instruments juridiques contribueront à insuffler une dynamique nouvelle à une coopération scellée depuis près de trois décennies, pour davantage d'actions de développement au profit des peuples burundais et burkinabè.
Dans une convergence de vues, les deux chefs de délégations se sont réjouis de cette nouvelle étape qui vient d'être d'amorcée et ont émis le vœu qu' elle se consolide dans la durée.
Pour le Chef de la diplomatie burkinabè, après cette étape c'est maintenant que le vrai travail commence à travers des actions concrètes sur le terrain.
« La signature de ce jour n'est pas un aboutissement : c'est un point de départ. Nous devons poursuivre, sans relâche, les concertations, en vue d'une bonne mise en œuvre des instruments juridiques qui viennent d'être signés. Une Commission mixte n'est pas une simple formalité diplomatique : c'est un outil de gouvernance de la coopération, l'instance où l'intention politique de nos Chefs d'État se transforme en programmes concrets, en projets mesurables, en résultats tangibles pour nos populations », soutient le Camarade ministre des Affaires étrangères burkinabè Karamoko Jean Marie TRAORE.
Reconnaissant également la nécessité d'aller vite et bien dans la concrétisation des accords signés, le ministre des Affaires de la République du Burundi, encourage son pays et le Burkina Faso à dorénavant compter l’un sur l’autre et explorer les possibilités d’une coopération Sud-Sud fondée sur la confiance, le respect mutuel, la solidarité et la recherche d’intérêts communs.
«Nous devons engager des échanges entre opérateurs économiques, promouvoir les investissements réciproques, développer les partenariats entre les secteurs privés, faciliter la circulation des biens et des services et mieux faire connaître les opportunités qu’offrent nos deux économies. Nous devons également accorder une place de choix à la jeunesse, qui constitue à la fois la principale force vive de nos nations et le moteur de leur avenir. », a indiqué le ministre Edouard BIZIMANA.
Rappelons que c'est en droite ligne des très hautes instructions données par les Présidents Ibrahim TRAORE du Burkina Faso et Evariste NDAYISHIMIYE du Burundi que s'est tenue la présente session de la Commission de Coopération entre les deux pays.
Elle traduit ainsi une ambition claire et partagée de faire de la coopération entre le Burundi et le Burkina Faso une référence de la coopération Sud-Sud, bâtie sur les fondamentaux que sont l'intégration régionale et la paix.
Pour une mise en œuvre effective des accords signés, les deux parties ont décidé de la formalisation diligente des comités sectoriels de suivi des engagements.
La première rencontre des ministres chargés de l’Énergie, des Mines, des Carrières et du Pétrole de la Confédération des États du Sahel (AES) s’est ouverte ce jeudi 13 août 2026 à Ouagadougou, sous le haut patronage du Premier ministre, Chef du Gouvernement, le Camarade Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo. Réunissant les délégations du Burkina Faso, du Mali et du Niger, elle marque une nouvelle étape dans la volonté des trois États de faire de leurs ressources énergétiques, minières et pétrolières des leviers de souveraineté économique, d’industrialisation et de développement au sein de l’espace confédéral.
Présidant l’ouverture des travaux, le Premier ministre a placé cette coopération au cœur du projet confédéral. Pour lui, la maîtrise de l’énergie et des ressources naturelles conditionne la capacité des États à financer leur développement, à industrialiser leurs économies et à améliorer durablement les conditions de vie des populations.
« Nos ressources ne doivent plus être considérées comme de simples marchandises destinées à alimenter les industries et la prospérité des autres. Elles doivent devenir le levier de notre souveraineté, le moteur de notre transformation économique, le socle de notre justice sociale et le point de départ de chaînes de valeur industrielles créatrices d’emplois », a-t-il déclaré.
Cette ambition doit désormais se traduire par des instruments communs. Depuis le 10 août, les experts des trois pays ont travaillé sur un cadre général d’exploitation des ressources énergétiques et minières, des cadres harmonisés des politiques énergétique et minière, ainsi qu’un mémorandum d’entente relatif à l’institution de la Semaine de l’Énergie et des Mines de l’AES.
Ces dispositifs doivent notamment contribuer à améliorer l’accès à une énergie fiable et abordable, accélérer l’interconnexion des réseaux, mutualiser les capacités de production, de transport et de stockage et promouvoir les énergies renouvelables.
Dans le domaine pétrolier, les trois États entendent sécuriser les corridors d’approvisionnement, mutualiser les capacités de stockage et de transport et, à terme, développer des capacités de raffinage. Dans le secteur minier, la priorité est donnée à une meilleure mobilisation des revenus, au développement du contenu local, à la traçabilité des flux et, surtout, à la transformation sur place des matières premières.
Cette volonté de créer davantage de valeur au sein de l’espace confédéral est partagée par les trois délégations. Pour le commissaire-colonel Ousmane Abarchi, ministre des Mines de la République du Niger, le véritable enjeu dépasse désormais l’extraction.
« Notre véritable défi n’est donc plus d’extraire davantage, il est de transformer davantage », a-t-il affirmé.
Il a défendu la perspective d’une « civilisation énergétique du Sahel », fondée sur la mise en commun des potentialités des trois pays, notamment dans le solaire, l’éolien, le gaz, le pétrole, l’uranium et le charbon.
Le ministre malien des Mines, le Pr Amadou Keïta, a également insisté sur la nécessité de doter la Confédération de projets structurants et intégrateurs capables de soutenir sa souveraineté économique.
« Il nous revient dès lors d’outiller cette Confédération d’outils techniques, notamment de projets structurants et intégrateurs dans les secteurs stratégiques comme l’énergie, le pétrole et les mines », a-t-il soutenu.
Cette transformation économique doit s’accompagner d’une gouvernance plus rigoureuse. Le Camarade Premier ministre a appelé à renforcer la transparence des contrats, la maîtrise des données géologiques, la traçabilité des flux physiques et financiers et la lutte contre la fraude, les trafics illicites et l’évasion des revenus. La protection de l’environnement, la réhabilitation des sites, la santé des travailleurs et la sécurité des communautés doivent également demeurer au cœur des politiques publiques.
L’objectif est que l’or, le lithium, l’uranium, le fer, le phosphate, le pétrole et les autres ressources du sous-sol contribuent davantage à la création d’emplois, au développement des compétences et au financement des infrastructures.
La rencontre de Ouagadougou devra surtout se traduire par des résultats tangibles. C’est l’exigence formulée par le Chef du Gouvernement, qui a appelé à assortir les décisions prises de priorités, de calendriers, de responsabilités clairement établies et de mécanismes de suivi efficaces.
« Nos populations ne nous jugeront pas sur la beauté de nos textes, mais sur les résultats concrets obtenus », a-t-il déclaré.
Ces résultats devront se mesurer à davantage d’énergie disponible, à la réduction des délestages, à des coûts mieux maîtrisés, à la sécurisation des approvisionnements pétroliers, à la création d’emplois pour les jeunes, à une transformation accrue des matières premières et à une amélioration visible des conditions de vie.
L’enjeu de la première rencontre des ministres chargés de l’Énergie, des Mines, des Carrières et du Pétrole de la Confédération des États du Sahel (AES) dépasse ainsi l’harmonisation des politiques et l’adoption de nouveaux instruments. En choisissant de mieux maîtriser, transformer et valoriser ensemble leurs ressources, le Burkina Faso, le Mali et le Niger optent de faire de l’énergie, des mines et du pétrole des leviers concrets de leur souveraineté économique. Pour l’AES, cette souveraineté devra désormais se mesurer à la valeur créée sur l’espace confédéral, aux emplois générés, aux recettes mobilisées et, surtout, aux retombées effectivement ressenties par les populations.
Le Président du Faso, Chef de l'État, Président de la Confédération des États du Sahel, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a accordé une audience, ce mercredi dans la matinée, aux ministres chargés de l'Action humanitaire et du Genre des pays de la Confédération des États du Sahel (AES).
Conduite par la Ministre burkinabè de la Famille et de la Solidarité, le Lieutenant-Colonel Passowendé Pélagie KABORÉ, la délégation est venue rendre compte de la tenue à Ouagadougou du 2e forum humanitaire conjointement avec la réunion des ministres chargées du Genre de AES.
De l'urgence à la résilience
Au regard des défis sécuritaires et socio-économiques du Sahel, la stratégie humanitaire de l'AES doit dépasser la simple gestion de la crise immédiate pour bâtir un avenir durable, selon la porte-parole de la délégation, la Ministre de la Santé et du Développement social du Mali, Colonel-Major Assa Badiallo TOURÉ.
« Par rapport à l'humanitaire, il faut qu'on sorte de tout ce qui est urgence pour passer à la résilience et à des projets de relèvement pour nos populations », a-t-elle indiqué, tout en soulignant que cette orientation s’inscrit dans l'élaboration d’une feuille de route commune issue des concertations précédentes tenues à Niamey et à Bamako.
Lancement imminent de la Plateforme des Femmes de l'AES
Le volet social et inclusif est aussi dans l'agenda des ministres de la Confédération, qui s'activent pour une représentativité des femmes au Sahel. « En ce qui concerne le forum sur le Genre, il y aura le lancement de la plateforme des femmes de l'AES », a annoncé Madame Assa Badiallo TOURÉ.
Réconfortées par les directives et l'engagement du Président de la Confédération AES à les accompagner, les ministres se disent confiantes quant à la concrétisation des projets de l'An 2 de la Confédération pour le bonheur de leurs populations.
Radarsburkina.net
source : Direction de la communication de la Présidence du Faso
Sous l'impulsion des Présidents Ibrahim TRAORE et Evariste NDAYISHIMIYE après leur rencontre en avril 2026 à Ouagadougou, le Burkina Faso et la République du Burundi tiennent la première session de la grande Commission mixte de coopération entre les deux pays, du 10 au 12 août dans la capitale burundaise.
Après un Accord-cadre de coopération signé depuis décembre 1997, le Burkina Faso et la République du Burundi se lancent ainsi dans une dynamique de consolidation de leur relations bilatérales.
La grande session de la Commission mixte de coopération entre les deux pays, a débuté ce lundi par la rencontre des experts du Burundi et du Burkina Faso, dont les délégations sont respectivement conduites par Madame Marie-Ancilla NTAKABURIMVO, Directrice générale et responsable du Programme de défense des intérêts du Burundi et des Burundais à l'international, et le Camarade Hermann Yirigouin TOE, Secrétaire général du ministère des Affaires étrangères du Burkina Faso.
Les interventions deux chefs de délégations ont marqué la cérémonie d’ouverture des travaux des experts.
Pour la cheffe de la délégation burundaise, la tenue de cette session de la grande Commission mixte de coopération, constitue une étape importante pour donner plus de vitalité aux liens d’amitié, de fraternité et de solidarité qui unissent les peuples burkinabè et burundais.
"C'est un tournant décisif dans l'histoire de nos relations bilatérales; nos deux nations démontrent ainsi leur volonté inébranlable de transformer une volonté politique en partenariats tangibles et mutuellement bénéfiques", a souligné Madame Marie-Ancilla NTAKABURIMVO.
Dans la même veine, le chef de la délégation burkinabè a précisé que la présente session traduit l'engagement commun des Présidents burkinabè et burundais, à elever le niveau de l'amitié entre les peuples des deux pays et à faire de la coopération Sud-Sud un véritable levier de développement.
" La géographie nous éloigne peut-être; mais l'histoire, les défis et l'espérance nous rapprochent; le Burundi et le Burkina Faso sont deux peuples de courage, de résilience et de dignité; deux peuples qui savent le prix de la paix; deux peuples qui savent aussi que la souveraineté ne se proclame pas seulement, mais elle se défend, elle se construit et elle se traduit en actes", a indiqué le Camarade Hermann Yirigouin TOE, tout en relevant que le Burkina Faso s'inscrit pleinement dans cette vision de souveraineté, à travers la Révolution Progressiste et Populaire, sous le leadership du Camarade Capitaine Ibrahim TRAORE.
Tout comme la cheffe de la délégation burundaise, le chef de la délégation burkinabè a rassuré que durant les deux jours de travaux, les experts vont procéder à un examen minitieux de l'éventail des opportunités qui s'offrent aux deux pays.
Les différents projets d'accords sur la table des experts concernent des domaines tels que l'agriculture et la sécurité alimentaire, la gestion des catastrophes humanitaires, les investissements et les services du transporta aérien, l'enseignement supérieur et la formation professionnelle, les échanges culturels et les partages d'expertises entre la jeunesse des deux pays.
Les projets d'accords issus des travaux des experts seront soumis à la signature des ministres des Affaires étrangères burkinabè et burundais, le 12 août prochain à Bujumbura.
Le Premier ministre, le Camarade Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a présidé, ce lundi 10 août 2026 à Ouagadougou, la cérémonie d’ouverture de la deuxième édition du Forum humanitaire de la Confédération des États du Sahel (AES), couplée à la deuxième réunion des ministres chargés du Genre de l’espace confédéral.
Réunissant des délégations du Burkina Faso, du Mali et du Niger, ces deux rencontres traduisent la volonté des États membres de renforcer leur coopération face aux défis humanitaires, tout en accordant une place centrale à la résilience des communautés et à l’autonomisation des femmes.
À l’ouverture des travaux, le Chef du Gouvernement a rendu hommage à la vision et au leadership des Chefs d’État de l’espace confédéral, engagés dans la consolidation d’une souveraineté fondée sur les réalités et les aspirations des peuples du Sahel. Le couplage du Forum humanitaire avec la réunion des ministres chargés du Genre s’inscrit, selon lui, dans cette dynamique et traduit une approche intégrée associant action humanitaire, relèvement, résilience, inclusion sociale et égalité de genre.
Le deuxième Forum humanitaire est placé sous le thème : « De l’urgence à la résilience : vers un modèle d’action humanitaire intégré pour l’AES ». La deuxième réunion des ministres chargés du Genre porte, pour sa part, sur le thème : « Mise en œuvre des référentiels nationaux de développement des pays de l’AES : contribution des femmes à la construction d’un espace souverain, résilient et prospère ».
Ces réflexions interviennent dans un contexte marqué par des défis sécuritaires, humanitaires, climatiques et économiques qui aggravent les vulnérabilités et affectent durement les populations, notamment les plus fragiles.
Face à cette situation, le Camarade Premier ministre a salué la détermination des peuples et des forces armées des pays de l’AES engagés dans la reconquête du territoire. Pour lui, cette dynamique de souveraineté ne peut toutefois se limiter au domaine sécuritaire. Elle doit aussi se traduire par la capacité des États à définir leurs priorités et à conduire leurs propres politiques de développement.
Cette exigence suppose de repenser en profondeur l’action humanitaire afin qu’elle ne se limite plus à la seule gestion de l’urgence, mais contribue également au renforcement des capacités nationales, locales et communautaires.
« L’assistance ne saurait être une finalité en soi. L’action humanitaire doit répondre à l’urgence tout en préparant les conditions de l’autonomie », a déclaré le Chef du Gouvernement.
Le Premier ministre a ainsi plaidé pour une meilleure articulation entre action humanitaire, relèvement et développement, dans le respect de la souveraineté des États, de la dignité des populations, du leadership des autorités nationales et des principes humanitaires.
La réflexion engagée à Ouagadougou s’inscrit dans la continuité de la première édition du Forum, organisée à Bamako en 2025, qui avait permis de poser les bases d’une coopération renforcée, notamment en matière de coordination et de financement de l’action humanitaire. Accueillie par le Burkina Faso dans le cadre de sa présidence de la Confédération, cette deuxième édition doit permettre d’aller plus loin dans la consolidation de ces acquis.
Les échanges portent notamment sur le renforcement de la gouvernance et de la coordination humanitaires, la mutualisation des capacités, le partage d’expériences, la préparation aux crises et la mobilisation de ressources endogènes. Ils doivent aussi permettre d’approfondir les réflexions sur la prévention, l’alerte précoce, le relèvement socio-économique, la restauration des moyens d’existence et la réhabilitation des services sociaux de base.
Le Chef du Gouvernement a, dans le même esprit, appelé à des mécanismes de financement plus prévisibles et davantage endogènes, ainsi qu’à une amélioration du ciblage, de la coordination et de la redevabilité de l’action humanitaire.
La construction de ce modèle plus autonome et plus résilient repose également sur une meilleure valorisation de la contribution des femmes. Le Camarade Premier ministre a rappelé leur rôle central dans la cohésion sociale, les activités productives, l’éducation, la prévention des conflits et la reconstruction du tissu communautaire.
La deuxième réunion des ministres chargés du Genre devra notamment faire le bilan de la mise en œuvre de la feuille de route sur la Déclaration de Niamey, identifier des mécanismes de financement endogènes et innovants, procéder au lancement officiel de la plateforme régionale des organisations de femmes de l’AES et formuler des recommandations pour renforcer leur participation au développement de l’espace confédéral.
Pour le Premier ministre, la construction d’une Confédération forte et résiliente passe nécessairement par une pleine reconnaissance de la contribution des femmes et par leur participation effective aux instances de décision, aux politiques publiques ainsi qu’à la vie économique et sociale.
Tout en saluant l’engagement des acteurs humanitaires nationaux, communautaires et internationaux, il a insisté sur la nécessité d’une réponse durable, alignée sur les priorités définies par les États et orientée vers le relèvement et l’autonomie des communautés.
« Ensemble, nous avons la responsabilité historique de faire émerger, à partir de nos réalités, un modèle humanitaire sahélien, porté par les États, ancré dans les communautés et centré sur les populations », a-t-il déclaré.
Dans son intervention, le Coordonnateur résident et Coordonnateur humanitaire des Nations Unies au Burkina Faso, M. Njoya Tikum, a salué la dynamique engagée par les États de l’AES et l’évolution vers une action humanitaire davantage orientée vers la résilience et le développement durable.
Il a indiqué que « le système des Nations Unies partage pleinement la direction fixée par ce forum » et réaffirmé sa disponibilité à accompagner le Burkina Faso, le Mali et le Niger dans la mise en œuvre des recommandations, dans un esprit de respect, de dialogue et de partenariat.
M. Njoya Tikum a également insisté sur la nécessité d’adapter les réponses humanitaires aux réalités de chaque territoire et de renforcer les capacités nationales et locales. « Notre rôle n’est pas de prendre la place de ceux qui sont aux premières lignes. Notre rôle est de renforcer les capacités et de les soutenir », a-t-il souligné.
À travers le Forum de Ouagadougou, les États membres entendent ainsi consolider leur coopération et faire émerger des réponses communes, durables et adaptées aux réalités des populations sahéliennes.
Le Ministre des Affaires étrangères, le Camarade Karamoko Jean Marie TRAORÉ, a reçu, dans la soirée du jeudi 06 août 2026, le Chargé d’Affaires de l’Ambassade de la République fédérale du Nigéria au Burkina Faso, à la suite des déclarations du Président nigérian, Bola Ahmed TINUBU, sur la situation sécuritaire dans les pays de la Confédération des États du Sahel (AES).
Cette rencontre s’est déroulée en présence des Chargés d’Affaires des Ambassades du Mali et du Niger, illustrant la position concertée et solidaire des trois États membres de la Confédération.
Le 30 juillet dernier, lors d’une rencontre avec des chefs traditionnels nigérians, le Président TINUBU a imputé la recrudescence des enlèvements et des attaques terroristes au Nigéria à ce qu’il a qualifié d’« effondrement » de la sécurité dans les pays voisins du Sahel.
« Certains d’entre eux (les terroristes) ne sont pas Nigérians. Vous voyez, le problème de l’insécurité au Mali, au Burkina Faso et au Niger ne fait qu’aggraver nos difficultés. », avait affirmé le Président TINUBU devant les chefs traditionnels nigérians.
Au nom de ses homologues du Mali et du Niger, le Ministre Karamoko Jean Marie TRAORÉ a exprimé le profond regret des pays de la Confédération face à ces propos inexacts et peu compatibles avec l’esprit de solidarité qui doit prévaloir entre États voisins confrontés à une menace commune.
Selon le Chef de la diplomatie burkinabè, cette lecture de la situation sécuritaire occulte les sacrifices considérables consentis quotidiennement par les Forces de défense et de sécurité, ainsi que par les populations, du Burkina Faso, du Mali et du Niger dans la lutte contre le terrorisme.
« C’est une analyse rapide, très simpliste et surprenante, qui révèle un biais préoccupant de la part de la première autorité du Nigéria. Nous aurions souhaité que le contexte sécuritaire soit présenté avec davantage de justesse, plutôt que de faire porter à des pays voisins la responsabilité d’une situation complexe, au risque d’alimenter des incompréhensions et des frustrations entre des peuples liés par l’histoire, la géographie et la fraternité », a déclaré le Ministre TRAORÉ.
Pour le cas particulier du Niger, le ministre des Affaires étrangères estime que les propos du Président TINUBU constituent un mépris du sacrifice consenti par l’armée nigérienne face à Boko Haram depuis des années, alors que le phénomène de terrorisme ne sévissait pas encore dans les pays de la Confédération AES.
Le Ministre a par ailleurs rappelé que malgré les connexions établies entre Boko Haram et certains groupes terroristes actifs au Sahel, les États de la Confédération AES se sont toujours gardés de toute accusation publique contre le Nigéria, privilégiant une approche fondée sur la coopération et la responsabilité partagée.
Pour le Chef de la diplomatie burkinabè, « le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Nigéria font face au même ennemi. À ce titre, les succès enregistrés par les Forces de défense et de sécurité des pays de l’AES bénéficient à la sécurité de l’ensemble de la sous-région, y compris du Nigéria, en limitant les capacités de nuisance et la mobilité des groupes terroristes ».
Le Ministre TRAORÉ a ainsi invité les autorités nigérianes à privilégier des discours fédérateurs et porteurs de solidarité, plutôt que des déclarations susceptibles d’alimenter les divisions ou les malentendus entre peuples voisins.
« Nous ne sommes pas responsables de ce qui nous arrive. Nous en payons la facture, mais les véritables ennemis sont ailleurs. C’est pourquoi nous devons agir comme des peuples frères, unis par une même histoire et confrontés à une même menace », a-t-il souligné.
Le Ministre Karamoko Jean Marie TRAORÉ a réaffirmé que la démarche des trois pays de la Confédération AES ne relevait ni de la polémique ni de la confrontation diplomatique, mais traduisait la volonté d’entretenir un dialogue franc, respectueux et constructif entre États frères, convaincus que seule une coopération sincère permettra de relever durablement les défis sécuritaires de la sous-région.
En réponse, le Chargé d’Affaires de l’Ambassade du Nigéria a indiqué avoir pris bonne note du message qui lui a été transmis et s’est engagé à en rendre fidèlement compte à ses autorités à Abuja.
Il a, par ailleurs, reconnu les efforts considérables consentis par les pays de la Confédération des États du Sahel dans la lutte contre le terrorisme, citant notamment le rôle déterminant joué par le Niger dans la prévention d’attaques qui auraient pu viser le territoire nigérian.
Le diplomate nigérian a enfin salué la démarche des Ministres des Affaires étrangères de la Confédération AES, y voyant la volonté des États voisins de privilégier le dialogue, la compréhension mutuelle et la solidarité face à une menace commune.
Le Camarade Premier ministre, Chef du Gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a reçu en audience, ce mardi 4 août 2026, Monsieur Maurice Azonnankpo, Représentant résident par intérim du Système des Nations Unies au Burkina Faso, en fin de mission. Cette rencontre a permis de dresser le bilan de la coopération entre le Gouvernement burkinabè et les agences du Système des Nations Unies, ainsi que d’échanger sur les perspectives de consolidation de ce partenariat au service des populations.
À l’issue de l’audience, Maurice Azonnankpo a exprimé sa reconnaissance au Gouvernement et au peuple burkinabè pour l’accueil qui lui a été réservé et pour la qualité des relations entretenues tout au long de sa mission.
« J’ai profité de cette audience pour témoigner toute la gratitude institutionnelle du Système des Nations Unies à l’endroit du Gouvernement et du peuple burkinabè, ainsi que ma reconnaissance personnelle envers le Camarade Premier ministre et l’ensemble des autorités pour l’excellente collaboration que nous avons entretenue au cours de ces dernières années », a-t-il déclaré.
Il a également salué la qualité du dialogue entre les deux parties. « Nous avons salué la transparence, le dialogue permanent, l’écoute et surtout la convivialité qui caractérisent le partenariat entre le Gouvernement burkinabè, le Système des Nations Unies et ses différentes agences. C’est un partenariat solide, consolidé et appelé à se poursuivre dans les mois et les années à venir », a-t-il affirmé.
Au titre des principaux acquis, Maurice Azonnankpo a cité le renforcement du dialogue stratégique entre l’État burkinabè et les Nations Unies, la mise en œuvre de programmes structurants au profit des communautés vulnérables, ainsi que la finalisation du nouveau Cadre de coopération des Nations Unies pour le développement durable au Burkina Faso. Cet instrument devra permettre d’accompagner les priorités nationales en matière de développement.
Le Camarade Premier ministre a, pour sa part, salué le management dont a fait preuve Monsieur Azonnankpo dans la conduite de sa mission. Il a réaffirmé la volonté du Gouvernement de poursuivre et de renforcer la coopération entre le Burkina Faso et le Système des Nations Unies, dans le respect des priorités nationales et des intérêts des populations.
« La dynamique de la RPP n’est contre personne. L’ONU est l’émanation de tous les pays. Le Système des Nations Unies ne doit pas servir de cheval de Troie à l’impérialisme contre notre peuple. C’est ce que nous refusons », a déclaré le Chef du Gouvernement.
Monsieur Maurice Azonnankpo, appelé à d’autres fonctions, passe le témoin à Monsieur Njoya Tikum, nouveau Coordonnateur résident du Système des Nations Unies et Coordonnateur humanitaire au Burkina Faso. Celui-ci a présenté, le 31 juillet 2026, ses lettres de créance au ministre en charge des Affaires étrangères, marquant ainsi le début de sa mission dans un contexte de relance des relations entre les Nations Unies et les autorités burkinabè.
Les relations bilatérales entre le Ghana et le Gabon franchissent un nouveau cap stratégique. Le président de la République du Gabon, le Général Brice Clotaire Oligui Nguema, a entamé ce mardi 28 juillet une visite officielle de deux jours à Accra, où il a été accueilli à son arrivée par son homologue ghanéen, le président John Dramani Mahama. Cette visite d'État s'inscrit dans le cadre du renforcement des liens historiques d'amitié, de respect mutuel et de solidarité africaine qui unissent les deux nations depuis de nombreuses années.
Après un entretien en tête-à- tête à la Jubilee House, les deux chefs d’État ont présidé une séance de travail bilatérale.
Tout en exprimant leur satisfaction quant à l'excellence de leurs relations diplomatiques, le président Mahama et le président Oligui Nguema ont réaffirmé leur volonté commune de traduire cette solide entente politique en un partenariat économique concret. Les discussions ont ainsi porté sur un large éventail de secteurs prioritaires, notamment l'expansion du commerce bilatéral, les investissements privés et la valorisation des opportunités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF).
Les deux dirigeants ont également abordé la coopération dans les domaines de l'énergie, du pétrole, de l'agriculture, de la pêche, des forêts, du climat, de la santé, de l'éducation, de la transformation numérique, des affaires maritimes ainsi que de la défense et de la sécurité, donnant des instructions précises à leurs ministères respectifs pour la mise en place rapide de cadres d'action pratiques.
Les échanges ont abouti à la signature de deux mémoires d'entente majeurs. Selon le ministère des Affaires étrangères de la République du Ghana, le premier porte sur l'instauration de consultations politiques régulières entre les deux gouvernements, tandis que le second vise la coopération dans la formation des diplomates entre le Ghana et l'Institut de Diplomatie du Gabon. Ces accords visent à consolider la collaboration institutionnelle et à créer de nouvelles opportunités d'échange. Pour marquer de manière symbolique la pérennité de cette alliance, le président Brice Clotaire Oligui Nguema a planté un arbre commémoratif dans les jardins de la Jubilee House à l'issue des travaux, scellant ainsi une étape décisive pour l'intégration et le développement durable des deux pays.
Le gouvernement de la République du Tchad a officiellement notifié au Secrétaire général de l'ONU son retrait du Statut de Rome.
L'annonce a été faite dans un communiqué publié par le ministère des Affaires étrangères, de l'Intégration africaine et des Tchadiens de l'étranger, ce 27 juillet 2026.
« En date du 27 juillet 2026, le Gouvernement de la République du Tchad a notifié au Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, dépositaire du Statut de Rome, sa décision souveraine de se retirer du Statut de Rome de la Cour pénale internationale, conformément aux conditions et modalités prévues à l'article 127 dudit Statut », indique le communiqué.
N'Djamena estime que la Cour applique une justice « à géométrie variable » concentrée sur l'Afrique.
Pour appuyer son constat, le gouvernement s'appuie sur le bilan de l'institution : « Selon les données officielles publiées par la Cour et mises à jour au 11 mai 2026, le Statut de Rome compte cent vingt-cinq (125) États parties, dont trente-trois (33) États africains. Depuis son entrée en activité, la Cour a ouvert treize (13) enquêtes, dont les premières ont successivement concerné l'Ouganda, la République démocratique du Congo, le Darfour (Soudan), la République centrafricaine, le Kenya, la Libye, la Côte d'Ivoire, le Mali et le Burundi, avant l'ouverture progressive de situations dans d'autres régions du monde. »
Poursuivant sa démonstration chiffrée, N'Djamena souligne : « À cette même date, neuf (9) des situations faisant l'objet d'enquêtes concernent donc des États africains, contre quatre (4) ouvertes dans d'autres régions mais sans grande avancée concrète. Le Bureau du Procureur ne maintient plus qu'un seul examen préliminaire, relatif au Nigéria, État africain. À la même date, la Cour ne compte plus que sept (7) personnes détenues, dont six (6) sont poursuivies dans des situations africaines et une (1) seule dans une situation située hors du continent africain. »
N'Djamena soutient que ce sont des éléments objectifs qui expliquent « la perception, largement partagée au sein de nombreux États ainsi que de leurs opinions publiques, d'une concentration durable de l'activité judiciaire de la Cour sur le Sud global en général et le continent africain en particulier », qu'il décrit comme les « victimes consentantes d'une forme d'instrumentalisation politique de la CPI ».
Le gouvernement tchadien réaffirme toutefois son « attachement irréversible à la lutte contre l'impunité des auteurs des crimes les plus graves » ainsi qu'au respect de ses engagements découlant d'autres instruments internationaux.
Pour lui, cette décision est « irrévocable », mais ne constitue nullement un « renoncement à l'impératif moral de rendre justice aux victimes ». Elle traduit plutôt la conviction que les « systèmes judiciaires nationaux et les mécanismes judiciaires africains disposent désormais de capacités croissantes leur permettant d'assurer pleinement cette mission dans la dignité ».
De ce fait, le Gouvernement du Tchad invite l'Union africaine et ses États membres à « approfondir la réflexion sur l'avenir d'un système en apparence biaisé ». Il exhorte également l'UA « à accélérer le renforcement ainsi que l'opérationnalisation des mécanismes judiciaires africains, en vue de l'émergence d'une justice continentale plus équitable, plus équilibrée, plus crédible et plus efficace au bénéfice des générations présentes et futures, dans le respect de la souveraineté africaine et des souverainetés nationales ».
L’évaluation de la mise en œuvre, au 30 juin 2026, des contrats d’objectifs des membres du Gouvernement par le Camarade Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, s’est poursuivie, ce vendredi 24 juillet 2026 à la Primature, avec le Camarade ministre de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales, Jacques Sosthène Dingara.
Au terme de l’examen de ce bilan à mi-parcours, le taux d’exécution du contrat d’objectifs du ministre s’établit à 63,08 %.
Ce bilan est marqué par plusieurs résultats probants dans la mise en œuvre de la politique gouvernementale en matière d’éducation de base. Il s’agit notamment de la poursuite des réformes engagées, dont l’introduction progressive des langues nationales dans le système éducatif. La phase pilote de cette réforme a concerné environ 900 classes de CP1.
Le département a également expérimenté l’enseignement des savoirs endogènes. Selon le ministre Jacques Sosthène Dingara, un répertoire de ces savoirs a été élaboré pour chacune des régions du pays. L’année scolaire 2025-2026 a, par ailleurs, été marquée par la mise en place des Conseils d’école, une réforme qui vise à renforcer la participation de l’ensemble de la communauté à l’éducation des enfants.
« Cette réforme a suscité beaucoup d’incompréhensions. Elle traduit une nouvelle vision qui consiste à permettre à toute la communauté de participer à l’éducation de l’enfant. C’est pourquoi plusieurs acteurs sont désormais pris en compte. Cette nouvelle dynamique devient la règle. Nous avons instauré des contributions au niveau des différents acteurs afin que la communauté puisse davantage contribuer à l’éducation des enfants », a expliqué le ministre.
Parmi les acquis enregistrés figurent également l’organisation réussie du Mois artistique et culturel ainsi que les performances réalisées au cours de l’année scolaire.
Au Certificat d’études primaires (CEP), le taux national de réussite s’établit à 95,23 %.
« Parmi ces résultats, plus de 60 % des classes de CM2 ont enregistré un taux de réussite de 100 %. Nous comptons également 43 circonscriptions d’éducation de base qui ont réalisé un taux de 100 %. C’est le lieu pour moi de saluer et d’encourager l’ensemble des acteurs pour le travail extraordinaire abattu sur le terrain, au prix d’énormes sacrifices », a souligné le ministre.
Après avoir félicité le département pour les résultats obtenus, le Camarade Premier ministre a donné des orientations pour la poursuite et l’approfondissement des réformes. Celles-ci portent notamment sur le lancement de la phase pilote de l’éducation inclusive dans le système éducatif, l’opérationnalisation du décret portant réglementation des frais de scolarité, la classification de l’ensemble des écoles primaires du territoire national ainsi que la mise à disposition effective des manuels scolaires.