mercredi 4 février 2026

lnd uneAujourd’hui 5 novembre 2020, nous sommes à 17 jours de la tenue des élections couplées au Burkina Faso. La campagne électorale a débuté le 31 octobre dernier.  Dans la matinée de ce jeudi, Zéphirin Diabré, candidat à la présidentielle à venir, a convié les  hommes de médias à une rencontre pour leur présenter son projet de société intitulé « le nouveau départ pour sauver le Burkina Faso », dont la réalisation sur 5 ans coûtera 17 995 milliards de F CFA. Radars Info Burkina vous propose la biographie du candidat ainsi que son projet de société.

Originaire de la province du  Zoundwéogo, précisément du département de Gomboussougou, Zéphirin Diabré est né le 26 août 1959 à Ouagadougou. Après des études secondaires et universitaires, il obtient un doctorat en sciences de gestion en 1987 à Bordeaux en France.

De retour au pays en 1987, M. Diabré débute sa carrière comme professeur assistant de gestion à l’université Joseph Ki-Zerbo. Par la suite, il devient directeur adjoint des Brasseries du Burkina de 1989 à 1992.

Son engagement politique a commencé sur les bancs de l’université de Bordeaux où il était le principal animateur du Mouvement anti-apartheid.   

Elu député en 1992, Zeph occupe successivement les postes de ministre du Commerce, de l’Industrie et des Mines (1992-1994), de ministre de l’Economie et des Finances (1994-1996) et de président du Conseil économique et social (1996-1997). Il est réélu député en 1997.

S’agissant de la carrière internationale de Diabré, en 1997 il rejoint la prestigieuse université américaine de Harvard. En janvier 1999, Kofi Annan, alors secrétaire général des Nations unies, le nomme directeur général adjoint du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).

En 2006, Zéphirin Diabré quitte les Nations unies pour le groupe AREVA pour y occuper les fonctions de Chairman, Afrique et Moyen-Orient.  En octobre 2011, le président de l’UPC quitte le groupe AREVA et devient consultant.

En mars 2010, avec d’autres camarades, il crée l’Union pour le progrès et le changement (UPC), un parti qui milite « pour l’alternance démocratique et le vrai changement au Burkina Faso ».

lnd 2Aux élections législatives et municipales de décembre 2012, l’UPC arrache la deuxième place dans l’arène politique du Burkina avec 19 députés, 19 maires et plus de 1600 conseillers municipaux. Grâce à ces résultats, Zéphirin Diabré prend les rênes de l’opposition politique burkinabè.

A l’élection présidentielle de novembre 2015, Zéphirin Diabré  est arrivé 2e avec 29, 65% des suffrages. Aux législatives, son parti a obtenu 33 députés.

En mars 2017, le chef de file de l’opposition politique, a été élu vice-président du Réseau libéral africain, chargé de l’Afrique de l’Ouest.

Le 25 juillet 2020, Zéphirin Diabré a été investi comme candidat de l’UPC à la présidentielle du 22 novembre.

Son projet de société qu’il propose de réaliser pour le quinquennat s’il est élu, est structuré en quatre parties.

lnd 3La première partie repose d’abord sur une vision forte qui comprend une proposition de philosophie nationale de gouvernance du pays,  le «Burkind’lim», comme creuset « de nos valeurs, socle de notre identité collective et boussole de notre développement».

La deuxième partie du programme se consacre aux urgences et aux priorités   du pays. Sauver le Burkina Faso du désastre sécuritaire vient premièrement  sur les  11 actions prioritaires.

Zéphirin Diabré estime que  la solution militaire à elle seule ne pourra jamais faire revenir la paix. Donc la voie du dialogue avec les groupes armés s’impose.

« Si l’Armée américaine la plus puissante au monde a échoué face aux Talibans au point qu’arrive l’obligation de s’asseoir avec eux pour discuter, cela montre bien qu’on ne pourra pas exclure le dialogue avec les groupes armés au Sahel. Maintenant, il y a tri à faire. D’abord il faut qu’on sache qui est qui. Est-ce que les gens se battent parce qu’ils ont un projet de société même si on n’est pas d’accord ? Ou bien ils se battent parce qu’ils veulent un espace pour faire du trafic ? La question du dialogue est incontournable.  C’est évidemment une question politique. Donc si on fait d’abord le tri, cela nous permet de voir avec qui discuter et sur quoi discuter », a expliqué M. Diabré.

La troisième partie du projet de société du candidat Zéphirin Diabré est consacrée à la présentation et à la description des piliers de la croissance et de la prospérité nationale qu’il compte développer.

« Le développent d’un pays doit s’appuyer sur un certain nombre de secteurs économiques qui vont tirer la croissance et entraîner de ce fait le développement de tous les secteurs », a-t-il indiqué.

Au niveau industriel, le candidat de l’UPC a choisi de lancer une révolution industrielle « pour redessiner l’architecture de notre économie  et de notre Produit intérieur brut (PIB), afin de faire en sorte que le secteur secondaire devienne  beaucoup plus important qu’il ne l’est aujourd’hui. C’est pour nous la seule façon d’assurer un développement durable et d’assurer des emplois durables aux générations actuelles et futures.  Notre ambition dans cette révolution industrielle, c’est de faire du Burkina Faso l’usine de la sous-région, l’usine de l’Afrique, voire du monde », a précisé le candidat.

Le coût global du programme de développement de l’UPC est estimé à 17 995, 23 milliards de Francs CFA pour les cinq années de mise en œuvre.

Pour financer son programme, le parti du Lion compte s’appuyer sur un effort exceptionnel de mobilisation de nos ressources propres, principalement les recettes fiscales, en veillant à maintenir la pression fiscale autour de 20% en moyenne.

Aly Tinto, Arnold Junior Sawadogo (stagiaire)

 

constce uneLa campagne électorale  pour les élections couplées du 22 novembre prochain au Burkina Faso bat son plein actuellement sur le territoire national. Ecarté de la compétition en 2015, l’ex-parti au pouvoir, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), est cette fois-ci parmi les prétendants à la magistrature suprême avec pour candidat Wend-Venem Eddie Constance Hyacinthe Komboïgo. Celui-ci a choisi la ville de Tenkodogo pour le lancement officiel de sa campagne le 1er novembre. Dans son projet de société, consigné dans un document de 75 pages, le candidat du CDP propose aux Burkinabè « le nouveau pacte pour l'édification d'un Burkina de paix et de prospérité » qui récence 21 défis majeurs à relever  au cours des cinq années à venir.

Après analyse de la situation actuelle du Burkina Faso, Eddie Komboïgo a identifié  21 défis majeurs. Pour les relever, il propose des actions vigoureuses afin de « redonner à notre peuple la quiétude et la prospérité ; à notre pays la sécurité, la paix et le remettre sur la voie d’un développement solidaire ».

constce 2Au nombre de ces défis figurent la réconciliation nationale et la cohésion sociale, la sécurité et la paix sur toute l’étendue du territoire, la bonne gouvernance, la relance économique, les infrastructures, l’économie numérique, la mobilisation des ressources financières, l’eau et l’assainissement, l’énergie, la promotion du capital humain, la justice, les secteurs de  la communication et des médias, ceux de la culture, des arts et du tourisme, l’administration du territoire et la décentralisation, l’efficacité et l’efficience de la fonction publique, l’emploi et la solidarité nationale, les transports et la sécurité routière, le sport et  les loisirs, la valorisation des résultats de la recherche et des innovations, la durabilité environnementale et, enfin, la diplomatie et l’implication de la diaspora.

En ce qui concerne la réconciliation  nationale et la cohésion sociale,  en pratique, selon le candidat du CDP, il s’agira de créer une dynamique nationale d’apaisement des cœurs, de pardon mutuel, de réparation des préjudices et de l’exercice de la justice en ressoudant le tissu social et en valorisant le vivre-ensemble entre les communautés ethniques, religieuses et culturelles, d’une part, et entre les groupes sociopolitiques, socio-économiques et socioprofessionnels, d’autre part.

constce 3Eddie Komboïgo s’engage à organiser des concertations nationales à l’intérieur et à l’extérieur du pays afin de jeter les bases de la réconciliation nationale, un forum de réconciliation nationale, mettre en place une commission vérité, justice, réparation et réconciliation.

Au niveau sécuritaire, le candidat de l’ex-parti au pouvoir propose une réforme indispensable de l’architecture des Forces de défense et de sécurité (FDS) pour répondre aux impératifs immédiats et ceux à venir.

D’abord s’il est élu, il promet la réforme des ministères de la Défense et de la Sécurité, la création d’un centre national de surveillance du territoire, la reconquête des zones occupées par les terroristes,  la dotation en matériel adéquat des forces de défense et de sécurité, la formation appropriée des FDS pour faire face à la menace terroriste. Par la suite, il va s’atteler à réussir la stabilisation des zones récupérées par la présence sécuritaire, la réhabilitation des infrastructures, le retour des institutions représentant l’Etat et le retour des déplacés.

Convaincu que les armes à elles  seules   ne peuvent venir à bout du terrorisme, Eddie Komboïgo estime qu’il faut « explorer toutes les voies, y compris la négociation avec les groupes rebelles, en vue de parvenir à leur désarmement et à leur réinsertion dans la société ».

En ce qui concerne la promotion de la jeunesse, il s’engage, entre autres, à mettre en œuvre une politique audacieuse qui vise  la promotion de l'entrepreneuriat des jeunes. « Le Burkina doit devenir un pays où les jeunes peuvent oser, innover, créer, bâtir, mettre en œuvre leur potentiel », a affirmé M. Komboïgo.

Pour le financement de son projet de société, selon le candidat du CDP, la mobilisation des ressources nécessaires procédera de la maîtrise du service de la dette publique et sera prioritairement assise sur les capacités productrices de l’économie nationale.

Aly Tinto

kadr uneC’est le samedi 31 octobre 2020 que s’est ouverte la campagne pour les élections présidentielle et législatives du 22 novembre. Kadré Désiré Ouédraogo, ancien Premier ministre de Blaise Compaoré et candidat à la présidentielle sous la bannière du mouvement Agir ensemble, a lancé sa campagne dans la région du Centre-Nord. Dans la course au fauteuil présidentiel, il a comme challengeurs le chef de file de l’opposition politique, Zéphirin Diabré, et 11 autres candidats. Radars Info Burkina fait un gros plan sur le candidat d’Agir ensemble.

 Kadré Désiré Ouédraogo est né le 31 décembre 1953 à Boussouma. En 1972, il obtient le baccalauréat série C, mention Bien, au lycée Philippe Zinda Kaboré de Ouagadougou. Ensuite, il effectue au lycée du Parc à Lyon en France des études de mathématiques supérieures puis est admis en 1974 à l’école des Hautes Études commerciales (HEC) à Paris où il obtient son diplôme en 1977.

Kadré Désiré Ouédraogo est également titulaire d’un diplôme d’études économiques générales et d’une licence ès sciences économiques, option Économie publique et politique économique, de l’université de Paris I.

Rentré au Burkina à la fin de ses études en France, Kadré Désiré Ouédraogo est engagé en octobre 1977 comme conseiller des affaires économiques au ministère du Commerce et du Développement industriel . Il assure le cours de comptabilité analytique et de gestion prévisionnelle à l’université de Ouagadougou, précisément à l’Institut universitaire de technologie, entre 1978 et 1984.

kadr 2Le candidat d’Agir ensemble rejoint la Communauté  économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) comme cadre financier à la division financière du FOSIDEC à Ouagadougou dans les années 1980 et est par la suite nommé chef de cette division financière, poste qu’il occupera jusqu’en 1983 où il devient conseiller financier du secrétaire général de la CEDEAO.

En 1985, il rejoint la CEDEAO à Lagos au Nigeria où il occupe le poste de secrétaire exécutif adjoint chargé des affaires économiques. Son mandat à ce poste est renouvelé en 1989 par le Conseil des ministres de ladite organisation.

En 1993, Kadré Désiré Ouédraogo est nommé vice-gouverneur de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) à Dakar au Sénégal.

kadr 3Le 6 février 1996, le natif de Boussouma, commune de la région du Centre-Nord, est nommé Premier ministre, chef du gouvernement du Burkina Faso, poste qu’il occupera jusqu’au 6 novembre 2000.

De 2001 à 2011, Kadré Désiré Ouédraogo est ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Burkina Faso dans de  nombreux pays avec plusieurs distinctions. De 2012 à 2016, KDO a été président de la Commission de la CEDEAO à Abuja au Nigeria.

En septembre 2020 à Bobo-Dioulasso, il est investi candidat d’Agir ensemble. Son projet de société s’articule autour de cinq grands points qui sont : la sécurisation du Burkina Faso pour une nation unie ; le capital humain et l’eau potable ; la gouvernance politique, judiciaire et administrative ; la croissance et le développement durable et enfin la culture, le tourisme  le sport et les loisirs.

Pour le candidat KDO, rien ne peut se construire dans l’insécurité, la peur et la division. « Pour restaurer la paix et réussir cette sécurisation du Burkina Faso, il nous faut mettre un accent particulier sur le principe d’universalité de la république », a-t-il indiqué. De plus, selon lui, il faut user du principe d’indivisibilité de la république et d’unité du peuple. « Ce principe surclasse les différences ethniques, régionales et raciales. L’origine, quelle que soit l’épithète qui l’accompagne, n’a pas sa place dans les principes d’indivisibilité, de fraternité et d’égalité citoyenne », a martelé le candidat.

Lors du lancement officiel de sa campagne, KDO a évoqué des questions comme la réconciliation nationale et le retour des exilés politiques. « Notre pays a besoin de tous ses fils et filles pour son développement. Je ferai en sorte qu’il n’y ait plus d’exilés politiques au Burkina Faso. La place de Blaise Compaoré est au Burkina Faso, et nous travaillerons à son retour si je suis élu au soir du 22 novembre », a lancé le candidat.

Arnold Junior Sawadogo (Stagiaire)

namdoud uneCommencée le samedi 31 octobre 2020, la campagne électorale pour les élections présidentielle et législatives fait son bonhomme de chemin. Le parti de l’Eléphant, l’Alliance pour la démocratie et la fédération/Rassemblement démocratique africain (ADF-RDA), à travers son candidat à la présidentielle, Me Gilbert Noël Ouédraogo, propose un projet de société de 32 pages intitulé « Mon projet pour le Faso » dans le but de conquérir le pouvoir. Radars Info Burkina s’est penché sur le parcours académique, professionnel et politique de ce candidat.

Gilbert Noël Naamdouda  Ouédraogo est né le 25 décembre 1968 à Ouagadougou au Burkina Faso. En 1988, il décroche le Bac A4 au lycée Mixte de Gounghin puis un diplôme d’études universitaires générales (DEUG) à l’Ecole supérieure de droit à Ouagadougou. Plus tard, de 1990 à 1992, il soutient une maîtrise en droit, option carrière judiciaire. Par la suite, il poursuivra ses études à l’université Jean Moulin de Lyon III en  France de 1992 à 1993 où il obtiendra un Diplôme d`études approfondies (DEA) de droit privé et sciences criminelles.  En 1993, Gilbert Noël Ouédraogo s’inscrit pour une thèse de droit pénal et sciences criminelles à l’université Jean Moulin de Lyon III en  France.

Né d’un père politicien, Gilbert Noël Ouédraogo a grandi dans la politique. Ainsi, il sera en juin 2003 président de l’ADF-RDA, 1er parti d’opposition et chef de file de l’opposition cette même année.

En mai 2002, il est élu député à l’Assemblée nationale. En juin de la même année, le jeune député de 34 ans est élu  vice-président de l`Assemblée nationale. namdoud 2Janvier 2006, Gilbert Noël Ouédraogo est nommé au poste de ministre des Transports sous le régime de l’ex-président Blaise Compaoré. Il est ensuite porté en  mars 2013 à la tête de la mairie de la commune de Ouahigouya.

Officier de l’Ordre national en 2001, il sera distingué citoyen d`honneur de la ville de Dallas en 2002, avant d’être fait commandeur de l’Ordre national en 2007, puis officier de l’Ordre national de la République de Côte d`Ivoire en 2008.

Sur le plan international, il est le président du Réseau libéral africain et vice-président de l’Internationale libérale.


namdoud 3Dans son projet de société, maître Gilbert Noël  Ouédraogo entend mener des « actions pour un Burkina Faso meilleur et pour un développement harmonieux ».

Les grands chantiers de son quinquennat  sont  la sécurité, la santé, l’éducation et l’emploi. Pour le parti de l’Eléphant, s’il est  primordial de  « restaurer l’autorité de l’Etat » et de   « renforcer la gouvernance, la démocratie et l’Etat de droit », il est tout aussi important de « réformer notre administration publique pour un service de qualité orienté vers les résultats », de «  réformer les institutions de la République pour éviter les doublons budgétivores», de « rassembler les Burkinabè à travers la réconciliation nationale », mais aussi de  « libérer et exploiter le potentiel insuffisamment exploité des femmes et des jeunes, fer de lance de notre société » et enfin « d’assurer une meilleure implication de notre diaspora dans le développement du pays».

La cohésion sociale, la paix et la réconciliation nationale sont au cœur des priorités du candidat. « La réconciliation nationale n’est pas un simple processus de dialogue politique, c’est un processus holistique qui prend en compte le dialogue social et politique, mais aussi l’inclusion sociale, les équilibres régionaux et la cohésion sociale »,  a-t-il mentionné dans son projet de société.

Farida Elise Sawadogo 2e jumelle (Stagiaire)

sma uneAu Burkina Faso, il se tiendra le 22 novembre de l’année en cours un scrutin présidentiel et législatif. Le président sortant, Roch Marc Christian Kaboré, candidat à sa propre succession, affronte 12 autres candidats parmi lesquels le professeur Abdoulaye Soma du parti Soleil d’Avenir. Radars Info Burkina fait un zoom sur le candidat de cette formation politique.

Abdoulaye Soma, né le 6 mai 1979 à Banfora dans la région des Cascades, est un juriste, enseignant-chercheur à l’université Thomas-Sankara depuis 2010 et président de la Société burkinabè de droit constitutionnel.

Il entre en 2000 à l'université de Ouagadougou où il décroche en 2004 une maîtrise en droit public. Deux ans plus tard, il obtient un DEA en droit de l'université de Genève. Il soutient ensuite une thèse de doctorat dont le thème est « Droit de l’homme à l’alimentation et sécurité alimentaire en Afrique », toujours en droit.

Il fonde un cabinet de consultance destiné aux gouvernements et organisations internationales. Abdoulaye Soma est, entre autres, président de la Société burkinabè de droit constitutionnel (SBDC), directeur du Centre d’études et de recherches sur le droit international général et les droits de l’homme (CERDIH) et président-directeur exécutif de l’Institut supérieur de droit international et des droits de l’homme (ISDH).

Entre décembre 2014 et janvier 2016, Abdoulaye Soma occupe les fonctions de Conseiller spécial du Premier ministre du gouvernement de transition burkinabè constitué suite à l’insurrection populaire d’octobre.

Ayant obtenu son inscription au barreau du Burkina Faso sur le fondement de son titre d’agrégé des Facultés de droit, Abdoulaye Soma a prêté serment le 3 août 2016 devant la Cour d'appel de Ouagadougou. Par la suite, précisément de 2017 à 2018, il occupe les fonctions de Directeur de cabinet du Médiateur du Faso. Début octobre 2020, le Professeur Soma accède au plus haut grade universitaire en devenant professeur titulaire au Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES), option droit public. Il se lance en politique en créant en 2019 son parti, le mouvement Soleil d’Avenir.

sma 2Son projet de société comporte 15 mesures concrètes et il envisage de former un gouvernement de 13 ministres. « Chaque ministère aura en charge l’exécution et la stabilisation d’une mesure du programme. Le Premier ministère aura en charge spéciale l’application d’une de ces mesures. Le président du Faso, chef de l’Etat, assumera la responsabilité d’une mesure. Les 15 mesures sont ainsi réparties ; la responsabilité de l’exécution de chacune d’elles est établie et le bilan de l’application concrète de chacune d’elles est objectivement et facilement traçable», déclare-t-il.

En ce qui concerne le premier point de son projet de société, à savoir la réconciliation, l’unité et la sécurité nationales, il clame que c’est le profil idéal pour réussir. « Le Burkina Faso est à la croisée des chemins, il lui faut une réconciliation intègre pour regagner et redonner espoir.

Dans une telle configuration, le positionnement public et la promotion d’un personnage politique dérivent fondamentalement des rapports de parenté, d’amitié, d’intimité, de cordialité et de confidentialité qu’il entretient avec les chefs politiques. C’est cela qui pose d’énormes problèmes et blocages au Burkina Faso. L’actuel président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a lui-même expliqué l’insécurité, la pauvreté et différentes difficultés que le pays vit sous son règne par cette situation d’inimitiés. »

En tant que président du Faso, il promet qu’il engagera un programme de vérité totale, de réparation juste et de réconciliation intègre. « Cette réconciliation devrait être complétée par une stabilisation de la situation sécuritaire du pays. A cet effet, un service militaire obligatoire d’un an au moins dans les différents corps des FDS pour les jeunes de 20 à 35 ans sera institué. Chaque année, 1 million de jeunes seront appelés à faire leur service militaire obligatoire dans les différents corps des FDS pendant un an. Cela permettra d’avoir une sorte de ressource humaine massive à la disposition des FDS, un grand apport pour la sécurité personnelle et institutionnelle. Un investissement conséquent sera aussi fait pour augmenter et moderniser la logistique d’opération des différents corps et services de FDS. »

Arnold Junior Sawadogo (Stagiaire)

 

 

 

zda uneLa campagne électorale bat son plein dans les villes et campagnes du pays des hommes intègres. Les différents candidats en lice sont appelés à convaincre l’électorat par la pertinence de leurs projets de société. Radars Info Burkina s’est intéressé au seul candidat à la présidentielle physiquement absent mais bien présent dans la campagne, en l’occurrence Yacouba Isaac Zida du Mouvement pour le salut (MPS), et à son projet de société.  

Yacouba Isaac Zida est  né le 16 novembre 1965 à Yako, dans la province du Passoré. Il poursuit des études de langue anglaise à l’université de Ouagadougou avant de s’engager à l’Académie militaire Georges-Namoano de Pô en 1993.  Il est titulaire d’un master II en management international obtenu à l’université Jean Moulin Lyon 3, en France.

M. Zida suit différentes formations militaires spécialisées à l'étranger, notamment à Taïwan, à Yaoundé au Cameroun et aux Etats-Unis.

En 1996, il rejoint le Régiment de sécurité présidentielle (RSP), la garde prétorienne du régime de l’ex-président  Blaise Compaoré, comme commandant de compagnie, commandant de groupement. Le jeune officier est nommé adjoint du chef de corps du RSP avec le grade de lieutenant-colonel.

Le candidat du MPS a été responsable de la sécurisation des déplacements présidentiels, puis placé à la division  renseignements de la présidence.

De 2002 à 2011, Yacouba Isaac Zida a été officier de liaison dans le cadre de la médiation Compaoré durant la crise ivoirienne.

zda 2De  2008 à 2009, l’officier Zida occupe le poste d’observateur Casque bleu en République démocratique du Congo (RDC). Il prend part en 2012 à une formation antiterroriste à l'université des forces spéciales de Tampa, en Floride.

Le 1er novembre 2014, après l’insurrection populaire, il est désigné  chef de l’Etat de la Transition du Burkina Faso par l'armée avant d'être nommé Premier ministre le 21 du même mois par le président de ladite Transition, Michel Kafando. Le régime de la Transition est l’objet d’un coup d’Etat le 17 septembre 2015. Yacouba Isaac Zida quitte son poste en janvier 2016 et vit, depuis lors, en exil  au Canada.

Bombardé entre-temps général de division,  Isaac Zida est radié en 2017 de l'armée burkinabè pour désertion en temps de paix et insubordination.                          Malgré son exil, il se lance en politique. En effet, d’abord président d’honneur du Mouvement patriotique pour le salut (MPS), l’exilé politique présente sa candidature à l’élection présidentielle sous la bannière de ladite formation.

Le MPS  est  un parti politique burkinabè fondé sur le principe de la social-démocratie. Il se veut un parti ouvert à tous les Burkinabè, sans distinction de race, d’ethnie, de religion ni d’âge. Il a été porté sur les fonts baptismaux le 9 mai 2019 avec pour président  le Professeur Augustin Loada.                 

Le projet de société du MPS repose sur 150 engagements subdivisés en quatre grands points. Le premier point majeur est de bâtir  « un Burkina sûr », protéger et défendre nos compatriotes contre la menace terroriste, réformer et redéployer l’Administration publique sur l’ensemble du territoire national  et parachever la décentralisation afin de rapprocher l’Administration de l’administré. Quant au deuxième point du projet de société du  MPS, il consiste à édifier « un Burkina d’espoir ». Comme troisième point,  ce parti ambitionne de construire  « un Burkina prospère » et de bâtir « un Burkina durable ». 

Farida Elise Sawadogo 2e jumelle (Stagiaire)

brry uneAu Burkina Faso, un double scrutin présidentiel et législatif se tiendra le 22 novembre à venir. Dans la course à la présidentielle, ils sont 13 prétendants au fauteuil de Kosyam, dont le président sortant, Roch Marc Christain Kaboré, et Tahirou Barry, candidat du Mouvement pour le changement et la renaissance (MCR). Comme en 2015, Tahirou Barry est de retour pour la conquête du pouvoir. Radars Info Burkina vous propose la biographie de ce candidat.

Né le 27 juillet 1975 à Gagnoa, en Côte d’Ivoire, Tahirou Barry est titulaire d’une maîtrise en droit et d’un DESS en science de la psychologie sociale et du travail, obtenus à l’université Joseph Ki-Zerbo de Ouagadougou.  Il est marié et père de 6 enfants.

Après une expérience en journalisme, Tahirou Barry a été le directeur du personnel de l’Université de Ouagadougou (où il a étudié), fonction qu’il exerça pendant trois ans avant de s’engager dans une entreprise minière où il occupe la fonction de chef du personnel.

Il a été directeur du Contentieux au ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Réinsertion sociale. De février 2007 à septembre 2010, il fut le chef du personnel de la société SOMITA-SA, une société d’extraction minière. D’octobre 2010 à janvier 2016, il fut chef du personnel de la société Bissa Gold (autre société d’extraction minière).

brry 2Sur le plan politique, le candidat Tahirou Barry a gravit les échélons au sein de son ex-parti le Parti de la renaissance nationale (PAREN) avant de demssionier pour créer son propre parti politique,  le Mouvement pour le changement et la renaissance (MCR).

Tahirou Barry a dirigré le ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme du gouvernement Paul Kaba Thiéba I pendant 22 mois. M. Barry a été identifié et invité en tant que jeune leader politique par le gouvernement américain en février 2014 pour participer à des débats d’idées, de bonne gouvernance.

brry 3A l’élection présidentielle de novembre 2015, sous la banière de son ex-parti le PAREN, il s’est classé 3e, respectivement après Roch Marc Christian Kaboré et Zéphirin Diabré, sur un total de candidats.

Une fois de plus, Tahirou Barry a été investi candidat à l’élection présidentielle de 2020 le dimanche 26 janvier à Gaoua dans la région du Sud-Ouest par le MCR. Dans son projet de société, sa vision est la suivante : « Reconstruire un Etat puissant qui repose sur des valeurs de solidarité, de justice et de cohésion sociale, gage d’une gouvernance vertueuse et d’un développement durable. »

Son  programme se fonde sur 2 grands axes stratégiques pour relever le défi du changement et du développement durable. Il s’agit de la refondation des institutions et la modernisation de l’admnistration ainsi que la transformation du système éducatif afin de créer un Burkinabè nouveau et conscient  de sa mission patiotique.

Dans les domaines de l’agriculture et de l’élevage, Tahirou Barry compte mener des actions fortes comme le respect du budget minimum de 10% contre seulement 8% en 2020 alloués au secteur agricole, conformément à l’engagement de Maputo pour réduire la vulnérabilité du secteur agricole face aux aléas climatiques et accroître substantiellement sa productivité.

Il s’engage à  sécuriser l’accès à la terre, à réduire la dépendance de la production aux aléas climatiques et à améliorer la productivité, à désenclaver les zones de production, à transformer et à commercialiser les produits agro-pastoraux, entre autres.

Arnold Junior Sawadogo (Stagiaire)

 

mkam uneLes Burkinabè iront aux urnes le 22 novembre prochain pour élire et le président du Faso et les députés de la 8e législature. La campagne électorale a débuté le samedi 31 octobre. Ils sont au total 13 candidats sur la ligne de départ de la course au fauteuil présidentiel. Parmi eux figure Yéli Monique Kam, l’unique femme. Radars Info Burkina  vous propose la biographie de cette amazone.

Yéli Monique Kam, épouse Ngankam, est née le 24 août 1973 à Bobo-Dioulasso. Fille d’un  électricien en automobile et d’une mère, elle obtint le Certificat d’études primaires (CEP) et l’entrée en 6e  à l’école primaire publique de Colsama à Bobo-Dioulasso. Ensuite, elle décrocha le Brevet d’études du premier cycle (BEPC)  au lycée mixte Montaigne à Ouagadougou. Orientée au lycée technique Charles Lavigerie, elle y obtint le Bac G1.

Titulaire d’un  DUT, option secrétariat, à l’Institut universitaire de technologies  de Bobo-Dioulasso, Monique Kam obtint par la suite un DUT, option Assurances, à l’IBAM, à Ouagadougou. Elle est aussi titulaire d’une licence en marketing et d’un master II en marketing et stratégies obtenus à l’Institut supérieur privé polytechnique  de Ouagadougou.

Sur le plan professionnel, Yéli Monique Kam a fait ses armes dans une multinationale de courtage d’assurances pendant 15 ans. Cheffe d’entreprise pendant plus de 10 ans, elle a créé il y a 3 ans son propre business, une société de courtage d’assurances.

mkam 2Convaincue que seules des actions politiques par la réforme des lois peuvent créer les conditions du développement du Burkina Faso, Dame Ngankam entre dans l’arène politique en muant son  mouvement associatif, le Mouvement pour la renaissance du Burkina (MRB), créé en 2012,  en parti politique en 2020.

Le MRB épouse une idéologie  social-démocratie et milite pour la refonte et la reconstruction du système éducatif afin de créer les conditions de la renaissance nationale.  « Le MRB a la ferme conviction que l’éducation est l’unique clé du développement durable du Burkina Faso », clame sa présidente.

Le projet de société dudit Mouvement repose sur 7 pactes clés qui passent par une réforme des lois et institutions. La réalisation de ces pactes consistera en l’ouverture et en l’exécution de 5 grands chantiers.

Le premier chantier du pacte républicain comporte 5 axes qui sont : les réformes institutionnelles, le vivre-ensemble, la bonne gouvernance, la lutte contre corruption et la sécurité nationale.

Quant au deuxième chantier du pacte, qui est Jeunesse et Éducation, il comporte 5 axes parmi lesquels figurent  l’égalité des chances pour tous, l’éducation, la recherche et l’innovation, entre autres.

Farida Elise Sawadogo 2e jumelle (Stagiaire)

diabr uneLa campagne électorale  pour les élections couplées du 22 novembre prochain au Burkina Faso a débuté le samedi  31 octobre. Arrivé 2e en 2015, le candidat de l’Union pour le progrès et le changement (UPC) à la présidentielle de 2020, Zéphirin Diabré, a choisi la ville de Tenkodogo pour débuter sa conquête du pouvoir. Dans son projet de société, consigné dans un document de 364 pages, le Chef de file de l’opposition politique (CFOP) propose aux Burkinabè « le nouveau départ pour sauver le Burkina Faso », dont la réalisation pendant le quinquennat coûtera 17 995 milliards de F CFA.    

Ce « nouveau départ » repose d’abord sur une vision forte qui comprend une proposition de philosophie nationale de gouvernance du pays,  le «Burkind’lim», comme creuset « de nos valeurs, socle de notre identité collective et boussole de notre développement».  Le «Burkind’lim » côtoie 3 éléments fondamentaux qui sont : la refondation du modèle de gouvernance sociopolitique,  la promotion d’un nouveau modèle de développement centré sur les besoins élémentaires de nos populations et la reconstruction de la société pour en faire un nouvel espace de dignité et de solidarité.

diabr 2Pour cela, beaucoup de réformes et de mesures sont à prendre. On peut citer, entre autres, la convocation d’une conférence générale de la nation pour définir, préciser et adopter le «Burkind’lim» comme philosophie nationale ; l’adoption d'une charte des chefs coutumiers et traditionnels sur la promotion de l'égalité entre les Burkinabè, de l'intégrité et de l'exemplarité en tant que dépositaires de traditions ; la systématisation de l’alphabétisation en langues nationales dans nos écoles, à côté du français ; l’instauration  d’un vrai dialogue social pour désamorcer la fronde sociale ; la convocation d’une conférence nationale des forces vives de la nation pour réfléchir sur la trajectoire à baliser pour le retour de la paix et la réconciliation. « L'intérêt supérieur de la nation doit nous rassembler en dépit de nos divergences idéologiques et politiques. Pour ce faire, nous travaillerons à faciliter le retour des exilés politiques », a affirmé Zéphirin Diabré.

En outre, le projet de société du parti du Lion s’articule autour des priorités et urgences,  au nombre de 11, sur lesquelles Zéphirin Diabré compte centrer son action. 

diabr 3Il compte, s’il est élu président au soir du 22 novembre 2020 : repenser la politique de sécurité nationale pour doter notre pays de forces de défense et de sécurité toujours plus républicaines, organisées, disciplinées, compétentes et professionnelles ; assurer une meilleure sécurité des personnes et des biens ; assurer à tous les Burkinabè l’accès aux services sociaux de base et développer le capital humain ; répondre aux aspirations pressantes de la jeunesse ; faire de l’égalité des chances hommes-femmes un facteur de développement harmonieux ; résoudre définitivement la question énergétique au Burkina Faso ; lutter résolument et efficacement contre la corruption et l’impunité ; apporter des solutions rapides et concrètes à la question cruciale du logement ; relever de manière substantielle le pouvoir d’achat des ménages ; rationaliser les dépenses courantes ; accorder une attention particulière à la problématique de l’efficacité de tout le processus de gestion des marchés publics et des délégations de service, de la passation à l'exécution.

Pour M. Diabré, une des solutions à la stabilité du pays serait le dialogue avec les groupes terroristes. « Pour notre programme, le taux de croissance économique moyen est de 10%, et le taux de pression fiscale moyen de 20%. Grâce aux efforts que nous allons déployer, le Produit intérieur brut (PIB) passera d’à peu près 8433,4 milliards en 2019 à plus de 14 539,51 milliards en 2025 », a fait savoir Zéphirin Diabré.

Si on l’en croit, les activités qui seront réalisées dans son projet de société permettront de créer environ 1 827 040 emplois durant la période 2021-2025.

Le coût global du programme de développement de l’UPC pour ses 5 années de mise en œuvre  est estimé à 17 995,23 milliards de F CFA.

Pour financer son programme, l’UPC s’appuiera sur un effort exceptionnel de mobilisation des ressources propres du pays, principalement les recettes fiscales, en veillant à maintenir la pression fiscale en moyenne autour de 20%, « condition sine qua non pour développer l’économie et réduire considérablement la pauvreté par la création d’emplois décents ».

Aly Tinto

roco uneAu Burkina Faso, la campagne électorale  pour les élections présidentielle et législatives couplées du 22 novembre prochain a débuté ce 31 octobre. Au Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), parti au pouvoir, la disparition du père du président sortant, Roch Marc Christian Kaboré, le 27 octobre 2020 a obligé la direction du parti à réaménager son programme de campagne. Son grand meeting de lancement de la campagne aura lieu le jeudi 5 novembre à Bobo-Dioulasso. En attendant cette date, les premiers responsables du MPP ont jugé utile de convier les hommes des médias au siège national dudit parti en cette matinée du 31 octobre pour un déjeuner de presse afin le présenter le nouveau projet de société de leur candidat à la présidentielle.

Etaient au présidium ce matin Simon Compaoré, président du MPP, par ailleurs directeur national de campagne présidentielle, le vice-président Clément Sawadogo, le président de l’Assemblée nationale, Alassane Bala Sakandé, le Dr Mathias Somé, premier responsable du bureau de suivi du programme présidentiel, le maire de Ouagadougou, Armand Béouindé, pour ne citer que ces personnes.

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C’est le Dr Mathias Somé qui a fait la présentation PowerPoint du nouveau projet de société du président Roch Marc Christian Kaboré, un document de 66 pages intitulé « Réformer l’Etat, l'administration publique pour garantir la sécurité, la stabilité et renforcer la résistance économique au Burkina Faso ».

C’est un référentiel subdivisé en 10 chapitres, lesquels constituent les 10 grands chantiers  du prochain quinquennat du candidat Kaboré s’il est réélu. Ces chantiers sont : Gagner le pari de la sécurité et de la stabilité du pays ; renforcer la démocratie, réconcilier les Burkinabè, consolider la paix et la cohésion sociale ; réformer l'Etat, moderniser et professionnaliser l'administration publique ; renforcer le processus de décentralisation et ouvrir des horizons plus larges aux régions ; consolider l'investissement dans le bien-être social : asseoir l'économie du savoir et redonner à l'école son rôle d'ascenseur social ; gagner le pari de l'emploi des jeunes et des femmes ; améliorer le rendement du secteur privé et relever le niveau de compétitivité de l'économie ; assurer un développement durable et, dixièmement, relever les grands défis sectoriels.

Le coût de ce programme présidentiel quinquennal est de 19 776 milliards de F CFA et le MPP veut mettre l’accent sur les ressources mobilisées au niveau interne pour financer l’ensemble des réalisations de ce référentiel.

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« La mobilisation des ressources internes va constituer l’élément clé en termes de financement du programme et représentera 73%. Pour la mobilisation des ressources auprès des partenaires techniques et financiers, elle sera de 27 % », a précisé le Dr Issa Larba Kobyagda, économiste et enseignant-chercheur, contre 60% de mobilisation de  ressources internes et 40% de mobilisation externe pour le programme présidentiel qui s’achève.

« Cette fois-ci, nous avons augmenté le potentiel à mobiliser au niveau intérieur, ce qui répond au slogan « Savoir compter sur ses propres forces ». Qu’on lise à travers ce budget notre volonté de nous assumer, avec la contribution de ceux qui sont prêts à nous accompagner », a soutenu Simon Compaoré.   

Au niveau sécuritaire, les 5 ans à venir, le président sortant s’engage, entre autres à : augmenter les effectifs de nos forces de défense et de sécurité, renforcer leurs moyens matériels et leurs compétences afin d’accroître leurs capacités opérationnelles, mobiliser des ressources nécessaires pour un financement conséquent de la politique de sécurité nationale, renforcer la formation et le déploiement des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) pour une meilleure implication des populations dans les actions de sécurisation du pays, intensifier la coopération au sein du G5 Sahel pour développer une approche plus cohérente et plus intégrée.

S’agissant de la fronde sociale et de la nécessité du dialogue social, « dans la mise en œuvre du nouveau programme, le président Kaboré réaffirme sa volonté du dialogue social avec l’ensemble des partenaires sociaux. Ce dialogue va mettre surtout l’accent sur la mise en œuvre d’une politique d’harmonisation des  revenus », a fait savoir  Clément Sawadogo.

Selon le Dr Somé, la particularité de leur candidat à la présidentielle est que s’il est réélu, il y aura plus de rigueur à tous les niveaux de l’Administration. « Des instructions ont été données pour que soit préparé un système de suivi avec des méthodes de suivi et de pilotage qui auront pour objectif de renforcer la culture de la redevabilité», a-t-il déclaré.

Pour cette campagne, « le MPP sera focus » sur 2 points qui sont : le bilan de ses 5 ans de gestion et les perspectives.  «Il n’y aura pas de problèmes au niveau du MPP, car nous allons mener une campagne civilisée », a assuré Simon Compaoré, président de cette formation politique.

Aly Tinto

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