mardi 1 décembre 2020

Elections couplées du 22 novembre : Un pacte de bonne conduite signé par les candidats, partis politiques, médias et OSC

paact uneCe lundi 26 octobre 2020 dans l’après-midi, soit à 5 jours du début de la campagne pour les élections du 22 novembre, le Conseil supérieur de la communication (CSC) a convié les candidats à la présidentielle, les partis ou formations politiques, les médias et organisations de la société civile (OSC) à la signature solennelle d’un pacte de bonne conduite pour que le discours politique électoral ne rompe pas l’harmonie de l’unité nationale. 

La salle de conférences de Ouaga 2000 était pleine cet après-midi. Le Premier ministre, Christophe Dabiré, et le ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Cohésion sociale,  Siméon Sawadogo, étaient présents.

Selon Mathias Tankoano, président du CSC, au-delà des dispositions législatives et réglementaires qui encadrent le discours politique en période électorale, le pacte de bonne conduite est apparu au CSC, depuis 2002, comme un moyen juridique supplémentaire qui consacre l’engagement sur l’honneur des acteurs politiques, médiatiques et de la société civile à conformer leur conduite aux aspirations profondes de paix et de cohésion.

La signature a commencé avec les candidats à l’élection présidentielle. Par ordre alphabétique et tour à tour, les candidats se sont succédé à la table de signature. Tahirou Barry a été le premier, suivi de Zéphirin Diabré. Roch Marc Chistain Kaboré s’est fait représenter par son porte-parole, Clément  Sawadogo. Augustin Loada a signé pour le candidat Yacouba Isaac Zida. Les absents étaient Kadré Désiré Ouédraogo, Abdoulaye Soma et Me Ambroise  Farama.

paact 2Viennent par la suite les candidats aux élections législatives. Ont signé à ce titre le représentant de l'Alliance des partis de la majorité présidentielle (APMP), le représentant du Chef de file de l'opposition politique (CFOP), celui de l'Opposition non affiliée (ONA), le représentant de la Coalition pour la démocratie et la réconciliation nationale (CODER), le doyen des listes d’indépendants, et la plus jeune des listes d’indépendants, Samiratou Ouédraogo. Me Halidou Ouédraogo a signé au compte des OSC et Boureima Ouédraogo pour la presse écrite privée. Dr Cyriaque Paré a signé pour la presse en ligne tandis que l’audiovisuelle privée est représentée par Charlemagne Abissi.  Pascal Yemboini  Thiombiano a signé pour les médias publics. Les entreprises de publicité étaient représentées par Cécile Gouba. Basseratou Kindo a signé pour le compte des bloggeurs et utilisateurs des médias sociaux. 

Mathias Tankoano a bouclé la séance de signature en signant pour le compte du CSC.

Dans ce pacte, les candidats s’engagent, entre autres, à soigner leur langage et à éviter tout propos haineux, stigmatisant et divisant. Ils s’engagent à recourir, en cas de besoin, aux organes légaux de gestion des conflits, ils s’engagent aussi à sensibiliser leurs militants à avoir un langage apaisant et rassembleur 

paact 3« Par ce pacte que nous signons, nous nous engageons à réaliser une campagne apaisée. Une campagne dans la courtoisie, dans le respect mutuel et la considération mutuelle. Notre pays a besoin de cela, la démocratie aussi », a indiqué Clément Sawadogo, premier responsable de l’APMP.

Pour Zéphirin Diabré, c’est une bonne chose qu’ils aient signé ce pacte. Mais des comportements constatés actuellement sur le terrain qui causent problèmes ne semblent pas être pris en compte.

«Quand on voit tout ce qu’il y a comme corruption électorale où on prend des cartes d’électeurs des femmes pour leur promettre de l’argent via mobile money, c’est bien qu’on ait signé ce pacte mais il ne résout pas l’ensemble des questions qui peuvent entacher le caractère transparent et apaisé des élections », a précisé M. Diabré.

Le président du CSC a félicité tous les acteurs politiques, les médias et les OSC de la signature du pacte de bonne conduite. « Notre pays traverse des difficultés, c’est à nous, pendant ces compétitions électorales, de savoir utiliser le langage qu’il faut afin d’éviter d’attiser encore cette tension sociosécuritaire », a soutenu Mathias Tankoano.

Aly Tinto

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