Traitement des dossiers de carrière des agents du MENAPLN : Le ministre Ouaro fait le point
Le ministre de l'Education nationale, de l'Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales, Stanislas Ouaro, a fait le point du traitement des dossiers de carrière de ses agents le vendredi 24 avril 2020, lors du point de presse du gouvernement sur le COVID-19. Cet état concerne la correction des indemnités et le traitement de la bonification d’échelon.
Selon le ministre de l'Education nationale, le traitement des actes de bonification a commencé en mars 2018 et à ce jour, sur un effectif d'environ 99 000 bénéficiaires potentiels, 78 371 agents au total ont eu leurs actes signés, parmi lesquels 66 852 agents ont bénéficié de l'incidence financière d'un montant total de plus de 20 millions de francs CFA. Il a précisé que l'incidence financière globale du traitement de l'indemnité spécifique harmonisée, de l'indemnité de logement et de la bonification d'échelon à titre exceptionnel au mois d'avril 2020 se chiffre à de 75 milliards 293 millions. Pour ce qui est de la correction des indemnités, le Pr Ouaro soutient que le processus a démarré en septembre 2018. D'après lui, pour ce qui concerne l'indemnité de logement, 88 441 agents (enseignants en classe et encadreurs sur le terrain) au total ont bénéficié de l'allocation des taux revalorisés de cette indemnité dont 77 206 agents ont été gratifiés du taux de 2018 et de 2019, et 11 235 du seul taux de 2018 de l'indemnité de logement. Quant à l'indemnité spécifique harmonisée, 110 373 agents en ont bénéficié et se répartissent comme suit : 89 699 ont acquis le taux de 2018 et 2019 et 20 674 agents du seul taux de 2019. A en croire le ministre, l'incidence financière globale du traitement de ces deux indemnités remonte à 54 milliards 321 millions 310 039 francs CFA. Il a indiqué que parmi les agents qui ont perçu seulement le taux de 2018 de l'indemnité de logement, il s'avère que 212 n'ont plus droit au taux de 2019 de cette indemnité parce qu'ils ont quitté définitivement l'administration (décès ou retraite...). Et sur ceux qui ont encaissé seulement le taux de 2018 de l'indemnité spécifique, 485 ont quitté définitivement l'administration. Le premier responsable du département de l'Education a terminé en faisant le point des travaux de regroupement de mars et avril 2020, suite aux mesures prises par le gouvernement le 5 février 2020, pour apurer la dette sociale du MENAPLN. “Pour ce qui est de l'indemnité de logement, au cours de mars et avril 2020, au total 56 306 agents ont reçu l'incidence financière, soit respectivement 40 788 et 15 518 agents pour une incidence globale de 4 milliards 687 millions 394 275 francs CFA", a déclaré le ministre. Pour la bonification d'échelon à titre exceptionnel, les travaux ont permis de prendre les actes de 10 251 agents. Les agents ayant bénéficié de l'incidence financière sont au nombre 4 310 et 2 263 agents ont constaté l'incidence respectivement en mars et avril 2020. " N’eussent été les contraintes nées de la situation sanitaire, une équipe devait constater l'incidence financière des autres actes de bonification ainsi que celle des actes d'intégration, dont le traitement a été suspendu", a-t-il conclu.
Obissa
Le point de presse sur l'évolution du Covid-19 au Burkina a été animé ce vendredi 1er mai par Brice Bicaba, coordonnateur par intérim du plan de riposte du coronavirus, en compagnie du ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement. Le Dr Bicaba est revenu sur la méthode mise en place pour la collecte des données. Les données de ce jour seront mentionnées dans le communiqué habituel.
Contrairement à ce que pensent les uns et les autres, l’UPC n’est pas restée silencieuse sur les circonstances du décès de Dame Compaoré, foi du Poé Naba, membre du bureau politique de l’UPC. « Les députés sont astreints au respect du règlement de l’AN. Nous ne pouvons pas crier sur tous les toits pour réclamer certaines actions », a-t-il affirmé. Il a ajouté qu’à l’étape actuelle des choses, des actions sont engagées par l’AN à l’encontre de tout le gouvernement et qu’elles iront peut-être jusqu’à la motion de défiance, car il y va de la crédibilité de l’institution parlementaire.
Au titre du ministère de la Sécurité, le Conseil a adopté un décret modificatif du décret 2018 N°097, portant création organisation, attributions et fonctionnement de la Brigade spéciale des investigations anti-terroristes et de lutte contre le crime organisé. « Dès 2019, il y avait le démarrage effectif de la brigade sur le terrain. Cependant, on s'est rendu compte que la brigade était confrontée à d'énormes difficultés, aussi bien au niveau de son organisation, de son fonctionnement que de ses attributions. Ce décret modificatif aborde les réponses clés liées à ces difficultés afin d'améliorer les investigations du terrorisme et la lutte contre la criminalité organisée », a expliqué M. Dandjinou.
Le chef de file de l'opposition politique, représenté par Mamoudou Hama Dicko, président de la NAFA, et Adama Séré, président du RDEBF, était face aux hommes de médias ce 28 avril à l'occasion de son traditionnel point de presse. Entre autres sujets abordés, les rencontres avec le gouvernement et certaines institutions, la « répression dans les médias publics » et le contentieux entre des magistrats et l’Etat.
Le point de presse du vendredi 24 avril 2020 sur le Covid-19 a été animé par le directeur du Centre des opérations de réponse aux urgences sanitaires (CORUS), le Dr Brice Wilfried Bicaba. Il avait à ses côtés la ministre de la Santé, le Pr Léonie Claudine Lougué, et celui de la Communication, porte-parole du gouvernement, Remis Fulgance Dandjinou. L’évolution de la pandémie connaît une baisse, selon le Dr Bicaba. A la suite du directeur du CORUS, le ministre de l’Education nationale a dévoilé le plan d’action de son département pour la reprise des cours dans les établissements.
Et c’est cela qu’ont retenu la plupart des citoyens. « Au début, on nous a dit que seuls les malades ou les personnes suspectées d’être malades devaient porter un masque. Même si la mesure semble un peu tardive, vu l’évolution de la situation sanitaire, je pense que c’était nécessaire », a affirmé Agathe Nanga, trésorière de l’association DIAFASO. Elle espère que cette mesure contribuera à stopper la propagation du virus. De l’avis du journaliste culturel et directeur de publication du magazine « Africa Stars », Tibiafouba Madiéga, cette mesure sera difficile à appliquer. En effet, il s’interroge sur la faisabilité de l’imposition du port du masque sans douter de son efficacité dans la maîtrise de la propagation du virus. « Est-ce que les masques seront distribués gratuitement à la population ? Le gouvernement a-t-il pensé aux personnes qui ont des difficultés respiratoires ? Que dire des personnes qui vivent dans les zones non loties et les villages ? » s’est-il interrogé. Pour lui, une chose est de prendre des décisions et une autre est de penser à son application tout en ne perdant pas de vue le contexte du Burkina Faso.










