Le point de presse hebdomadaire sur l’évolution de la maladie à coronavirus s’est tenu ce 22 mai à Ouagadougou. « Les étudiants burkinabè rentrés du Niger n’ont pas reçu l’ordre du ministère de la Santé de rentrer chez eux, contrairement à certaines informations », a affirmé le principal conférencier, le Dr Brice Wilfried Bicaba, coordinateur national par intérim du plan de riposte à la pandémie.
La dizaine d’étudiants burkinabè rentrés du Niger n’ont pas reçu l’autorisation du ministère de la Santé de rentrer chez eux, foi du coordinateur national par intérim du plan de riposte au Covid-19, le Dr Brice Wilfried Bicaba. Il l’a affirmé ce vendredi 22 mai 2020 lors de l’hebdomadaire point de presse sur l’évolution de la pandémie.
Les apprenants burkinabè venus du Niger ont reçu des fiches les informant des conditions de confinement. Dans ladite fiche, ils sont soumis à trois tests pendant les 14 jours de confinement. « Un le premier jour, le deuxième au jour 7 et le troisième au dernier jour du confinement », a-t-il précisé. A en croire le Dr Bicaba, ils ont déserté leur lieu de confinement sans l'approbation du ministère de la Santé. « Ces derniers n'ont pas eu leur troisième prélèvement. Il n’est pas question que le ministère de la Santé leur donne l’ordre de rentrer chez eux », a indiqué le Dr Bicaba. Pour ce qui concerne le décalage des communiqués sur le point journalier de la maladie, le premier responsable de la Coordination répond qu’il en est conscient et que tout est mis en œuvre pour relever le défi à ce niveau.
La tendance baissière constatée depuis des semaines se confirme au fur et à mesure. Selon le médecin, la plupart des modèles qui ont été présentés ont montré que nous avons effectivement dépassé le premier pic. « Nous espérons qu’avec l’implication des uns et des autres, la pandémie pourra être jugulée plus tôt que possible », a-t-il espéré.
Pour les prochaines semaines, la Coordination prévoit de poursuivre les dépistages avec son élargissement aux autres groupes vulnérables. En plus de cela, le nombre de tests sera augmenté et atteindra au moins 500. Une autre mesure et non des moindres, c’est la recherche active des cas et la mise en œuvre de la surveillance communautaire. « Les voyageurs qui arriveront au Burkina seront systématiquement confinés », a-t-il précisé.
Pour soutenir et relancer les activités culturelles, le président Kaboré, dans sa deuxième adresse à la Nation le 2 avril 2020, a décidé de mettre à la disposition de ce secteur un fonds de 1 milliard 25 millions de francs CFA. Un comité a été installé le 6 avril 2020 pour déterminer les conditions d’une répartition judicieuse dudit fonds.
La culture est l’un des secteurs les plus touchés par la crise sanitaire liée au coronavirus. C’est pourquoi, lors de sa deuxième adresse à la Nation, le 2 avril 2020, le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a décidé d’octroyer aux acteurs culturels plus de 1 milliard 25 millions de francs CFA.
Plusieurs semaines après, Radars Info Burkina est allé au ministère de la Culture, des Arts et du Tourisme pour s’imprégner de l’état d’avancement du processus. Selon le ministère, le comité installé le 6 avril 2020 a réfléchi et déterminé les formes de préjudices que les acteurs culturels ont subis durant cette crise. L’étape suivante de la réflexion a consisté à déterminer les conditions d’accompagnement.
Joint au téléphone, le premier responsable du comité, par ailleurs conseiller technique au ministère de la Culture, Rasmané Kamba, a indiqué qu’un rapport comportant toutes les modalités d’accompagnement des acteurs culturels ayant subi des préjudices liés à la pandémie a été transmis, il y a plusieurs jours, au ministre de la Culture, Abdoul Karim Sango, pour avis et validation.
Après avis et validation du ministre, le plan d’accompagnement sera définitivement adopté. Une fois qu’il l’aura été, l’étape suivante pour le comité consistera à passer à l’action, c'est-à-dire à procéder à l’accompagnement proprement dit. « Rassurez-vous, le processus est en bonne voie », a-t-il affirmé.
En rappel, le fonds du président du Faso, selon le ministre de la Culture, n’a pas pour objet d’être distribué comme des « beignets » mais devra surtout servir à relancer le secteur culturel. Ce n’est pas non plus un dédommagement parce que, dit-il, le gouvernement n’est pas responsable d’autant plus qu’il s’agit d’un cas de force majeure qui s’est imposé à l’ensemble du peuple burkinabè.
Aux termes des dispositions de l’article 109, alinéas 2 et 3 de la Constitution du Burkina Faso, le Premier ministre expose directement aux députés la situation de la Nation lors de l’ouverture de la première session de l’Assemblée nationale. Cet exposé est suivi de débats. C’est ainsi que pour la 2e fois depuis sa nomination en janvier 2019, le Premier ministre Christophe Dabiré s’est livré à cet exercice ce mardi 19 mai 2020 à l’hémicycle. En matière de lutte contre le terrorisme, le PM a relevé la montée en puissance de l’armée nationale qui a été rendue possible « grâce aux efforts d’équipement, de formation et de réorganisation ».
Le Burkina, à l’instar d’autres pays de la planète, est confronté actuellement à une crise sanitaire liée à la pandémie de coronavirus. Le Premier ministre a salué la mobilisation générale de la population, son adhésion « aux mesures difficiles prises par le président du Faso ». « Par ailleurs, j’apprécie à sa juste valeur la chaîne de solidarité qui s’est créée à cette occasion, dans un élan de sursaut national et dans un esprit de coopération internationale », a-t-il poursuivi.
Au niveau sécuritaire, « avec courage, notre pays a fait face à des épreuves souvent graves telles que les attaques terroristes de plus en plus complexes et les conflits communautaires », a reconnu le chef du Gouvernement.
« En ce qui concerne les attaques terroristes, les décisions politiques et militaires prises ont permis à nos Forces de défense et de sécurité (FDS), d’adopter de nouvelles stratégies face aux groupes armés terroristes. La montée en puissance de notre armée nationale a été rendue possible grâce aux efforts d’équipement, de formation et de réorganisation. Ces efforts ont été grandement facilités par l’expertise et le soutien logistique de la coopération internationale », a-t-il soutenu.
S’agissant du respect des droits humains dans la lutte contre le terrorisme, le locataire de la primature a assuré que les FDS interviennent en « ayant à l’esprit le respect des droits humains et la sécurité des personnes qui ont trouvé refuge au Burkina Faso ». Et de préciser : « En tout état de cause, chaque fois qu’il y a des présomptions d’exactions, d’incidents graves ou de manquements, des procédures administratives et judiciaires sont diligentées pour faire la lumière sur la situation ».
« Dans le cadre de la mise en œuvre du Plan de réponse humanitaire élaboré à l’effet de prendre en charge les besoins de première nécessité de ces personnes déplacées internes, les interventions du gouvernement sont évaluées à plus de 3,9 milliards de FCFA en 2019 », a souligné Christophe Dabiré.
Pour ce qui concerne le Programme d’urgence pour le Sahel (PUS) au Burkina Faso, élargi depuis 2018 à toutes les régions à défi sécuritaire, en 2019 le gouvernement a financé la réalisation de 224 projets d’investissement à hauteur de 134,5 milliards de FCFA, dont certains sont toujours en cours d’exécution.
Sur le plan du front social, « le président du Faso a instruit le gouvernement de reprendre et d’achever le dossier de la réforme du système de rémunération dans une optique d’équité et de justice. En attendant la conclusion des travaux engagés, j’invite tous les acteurs à s’investir pour l’apaisement du climat social afin d’aboutir à des résultats durablement satisfaisants pour tous », a exhorté le PM.
En 2019, le taux de croissance économique a été de 5,7%. « Ce taux, en léger recul par rapport à 2018, reste l’un des plus élevé de la sous-région. Il traduit la compétitivité de notre économie et justifie à souhait la confiance que les partenaires et le secteur privé continuent de placer en notre pays », a souligné Christophe Dabiré.
Au titre des infrastructures de soutien à la transformation de l’économie, le gouvernement a porté à 771 km la longueur totale des routes bitumées ou ayant reçu un entretien de 2016 à 2019. 960 autres km sont en travaux. Pour 2020, l’objectif est d’engager la réalisation de 614 km. Au cours de la même période, sur 2 323 km de pistes rurales, dont les travaux ont été engagés, 1928 km sont achevés.
Le renforcement des investissements dans le secteur de l’énergie a permis de porter la puissance électrique installée à 410 mégawatts en 2019 contre 359,5 mégawatts en 2018.
«Dans le secteur agricole, la production céréalière de la campagne agricole 2019/2020 s’est stabilisée à 4,94 millions de tonnes. Elle est en hausse de 9,9% par rapport à la moyenne des 5 années précédentes », a-t-il indiqué.
En matière de santé, le gouvernement burkinabè a réalisé 59 CSPS, normalisé 67 autres, lancé les travaux du CHR de Manga et inauguré le CHR de Ziniaré. Il a entamé la mise en œuvre de la loi sur la fonction publique hospitalière en vue d’améliorer les conditions de travail du personnel de santé. En outre, il a renforcé les effectifs du personnel soignant avec la mise à disposition de 150 médecins spécialistes, 500 médecins généralistes, 50 pharmaciens généralistes et 10 pharmaciens spécialistes.
Dans le domaine de l’éducation, « un autre acquis de l’école burkinabè en fin 2019 a été la réalisation de 2 578 salles de classe dont 1 167 sont en cours de finition, en vue de résorber celles sous paillotes initialement identifiées ; de 1405 salles de classe en vue notamment de la normalisation des écoles de moins de 6 classes ; de 5 lycées professionnels dont 1 en finition ; de 2 lycées techniques ; de 8 lycées scientifiques dont 2 en finition ; de 5 Collèges d’enseignement et de formation technique et professionnelle dont 2 au stade de finition », a fait savoir le chef du gouvernement.
Gilbert Noël Ouédraogo, président de l’ADF/RDA, et Abdoulaye Arba, président du PMP, étaient face aux hommes et femmes de médias ce 19 mai à l’occasion du traditionnel point de presse hebdomadaire de l’opposition politique burkinabè. Au menu des échanges, les points ci-après : la mort de douze présumés terroristes à la gendarmerie de Tanwalbougou la tension sociale consécutive à la succession à la tête du Gulmu, le couvre-feu instauré dans le cadre de la lutte contre le Covid-19 ainsi que le don fait par la cellule MPP du ministère de l’Eau et de l’Assainissement.
Douze personnes interpellées et détenues dans les locaux de la gendarmerie de Tanwalbougou pour suspicion de terrorisme ont perdu la vie dans la nuit du 11 au 12 mai 2020. Si les causes troubles de leur mort ont conduit à l’ouverture d’une enquête par le procureur, le Collectif contre l'impunité et la stigmatisation des communautés (CICS) allègue, lui, qu’il s’agit ni plus ni moins que d’exécutions sommaires. Tout en réaffirmant son soutien aux FDS, l’opposition politique condamne fermement les exécutions sommaires, car elles peuvent être source d’élimination d’innocents ou être une occasion pour certains d’accuser et de faire éliminer leurs ennemis, leurs rivaux, leurs adversaires politiques, etc. « Si nous tuons des innocents, nous créons de nouvelles vagues d’ennemis internes assoiffés de vengeance qui travailleront contre l’Etat, donc en faveur de l’ennemi… Les exécutions sommaires font courir d’énormes risques à nos vaillantes FDS. En effet, l’armée et les institutions sécuritaires regroupant les enfants de toutes les communautés et de toutes les régions, elles peuvent connaître des divisions internes si certaines de leurs composantes se sentent victimes d’exécutions sommaires », a affirmé le CFOP. Elle exige donc que la lumière soit faite sur la mort des douze personnes à Tanwalbougou et que les éventuels coupables soient punis conformément à la loi.
Abordant par la suite la question de la montée du mercure social à Fada en raison de la succession au roi du Gulmu Sa Majesté le Koupiendieli, décédé le 17 août 2019, le CFOP a souhaité que les parties en conflit trouvent une issue pacifique à la crise grâce au dialogue, afin que la paix et la cohésion reviennent dans la famille royale. « Déjà que le Gulmu vit les affres du terrorisme, cette crise de la royauté n’est pas une bonne nouvelle», ont fait remarquer les conférenciers du jour. Ils ont par ailleurs recommandé à l’Administration de jouer pleinement son rôle, « dans un esprit neutre », pour éviter que ces tensions débouchent sur des affrontements.
Instauré le 21 mars 2020 en vue de lutter contre la propagation du coronavirus, le couvre-feu ne revêt actuellement plus une grande utilité, de l’avis de l’opposition politique, au regard d’un certain nombre de faits tels la reprise du transport des personnes, la réouverture des débits de boissons et restaurants qui, pour la plupart, rentabilisent la nuit, l’instauration de nouvelles mesures comme le port obligatoire du masque ainsi que la tendance à l’amélioration de la situation de la pandémie au Burkina Faso. Face à ces différents constats, l’opposition propose une levée du couvre-feu afin de permettre « non seulement aux entreprises de se refaire une santé après la crise, mais aussi aux citoyens de souffler après que leurs libertés ont été exceptionnellement réduites pour endiguer la propagation de la pandémie ».
Le 15 avril dernier, la cellule MPP du ministère de l’Eau et de l’Assainissement a procédé à un don de matériel de lutte contre la Covid-19 au premier responsable dudit ministère. Un acte décrié par l’opposition politique, qui voit là « une politisation à outrance de l’administration publique». Cette politisation, selon elle, constitue un frein à l’efficacité, à la cohésion et à la neutralité de l’Administration et est une « source de nominations par copinage, de laisser-faire et de corruption dans la fonction publique ». Pour le CFOP, ces cellules sont d’ailleurs illégales, car la loi N°081-2015 / CNT, portant statut général de la Fonction publique d’Etat, dispose en son article 44 ce qui suit : « … il est interdit notamment d’organiser des activités politiques ou d’installer dans l’administration publique, de manière formelle ou informelle, des cellules ou toutes formes de représentation à caractère politique ». C’est d’ailleurs à ce titre que le CFOP réclame le démantèlement de toutes les cellules MPP mises sur pied dans les ministères et autres structures étatiques.
Le dévoilement de la statue corrigée et des 12 bustes des compagnons d’infortune de Thomas Sankara est intervenu le dimanche 17 mai 2020 sur le site du mémorial du père de la Révolution burkinabè, l’ex-Conseil de l’Entente. Cette cérémonie symbolique s’est tenue en présence de plusieurs membres de l’exécutif burkinabè.
Suite à de nombreuses remarques et observations « pertinentes » après la première cérémonie d’inauguration officielle le 03 mars 2019, il avait été décidé d’entamer une procédure de « correction » de l’œuvre. C’est désormais chose faite ; la statue corrigée a été dévoilée le dimanche 17 mai 2020 sur le site du mémorial Thomas-Sankara, l’ex-Conseil de l’Entente, en présence de plusieurs membres du gouvernement.
La statue géante du père de la Révolution burkinabè a 5 mètres en « ronde bosse » symbolisant le Capitaine Thomas Isidore Noël Sankara entièrement réalisée en bronze patiné à partir de la technique de la cire perdue, a expliqué Serge Bayala, membre du comité du mémorial Thomas-Sankara.
La statue géante, a-t-il poursuivi, est montée sur un socle en béton de trois mètres de haut en forme pyramidale à quatre faces comportant sur chacune trois des douze bustes en « haut relief » symbolisant ses douze camarades d’infortune, fauchés avec le Capitaine Sankara le 15 octobre 1987. La hauteur finale, a-t-il précisé, est de 8 mètres pour un poids total estimé à 13 tonnes.
L’œuvre a été entièrement réalisée au Burkina Faso par l’entreprise culturelle BARSO avec une équipe estimée à 57 personnes. Le chef de l’entreprise BARSO, Jean Luc Bambara, a tenu à présenter ses excuses, au nom de toutes son équipe, pour les imperfections relevées lors de la première phase. « Surtout pour le choc que cela a causé aux camarades convaincus et convaincants », a-t-il déclaré. Et d’ajouter : « J’assume tout ce qui s’est passé ».
Selon M. Bambara, il a reçu les encouragements et le soutien du président du Faso himself et des membres de son gouvernement, qui lui ont adressé leurs encouragements. « Ils m’ont adressé leurs encouragements parce que c’était un défi national. Et il fallait le relever », a-t-il souligné.
En rappel, la réalisation de cette œuvre artistique, les bustes y compris, a fait l’objet d’un appel d’offres public. Les travaux ont coûté la somme de 150 millions de francs CFA. Le ministère de la Culture, en novembre 2018, a fait don de cette œuvre au Comité international du mémorial Thomas-Sankara dans le but de faire vivre le site du Conseil de l’Entente, en attendant le démarrage des travaux d’érection de l’infrastructure devant constituer le mémorial.
Le Conseil des ministres s’est tenu en séance ordinaire le mercredi 13 mai 2020 sous la présidence du président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré. La question de la pandémie de coronavirus a été largement abordée à cette occasion. Au titre du ministère de la Fonction publique, le Conseil a, en outre, adopté un décret portant conditions d'organisation et d'administration des épreuves et de publication des résultats des examens professionnels de même que des concours de la Fonction publique. Il va permettre l'expérimentation en ligne de quelques concours professionnels.
La ministre de la Santé, Claudine Lougué, a fait au Conseil des ministres le point de l'évolution de la pandémie de COVID-19 ainsi que celui de la mise en œuvre du plan de riposte. « Le Conseil a instruit une poursuite des efforts dans le domaine de l'accélération des tests, dans le domaine de l'opérationnalisation des plans de ripostes régionaux et dans la prise en charge des différents cas positifs et des personnes mises en quarantaine. Les ministres en charge des enseignements et ceux de la formation professionnelle ont fait le point des rentrées administrative et pédagogique. Le Conseil a instruit un respect strict des mesures obligatoires pour la reprise des activités pédagogiques et administratives », a indiqué le ministre de la Communication, Remis Fulgance Dandjinou.
En ce qui concerne le point de l'expression de la solidarité nationale dans le cadre de la lutte contre le coronavirus, à la date du 13 mai 2020, le relevé du compte au niveau du Trésor public était de 1 832 833 989 francs CFA.
Quant aux autres dossiers examinés par le Conseil, au titre du ministère de la Fonction publique, le Conseil a adopté un décret portant conditions d'organisation, d'administration des épreuves et de publication des résultats des examens professionnels et des concours de la Fonction publique. Il va permettre l'expérimentation en ligne de quelques concours professionnels.
« Il s'agit de faciliter et de simplifier les dépôts des dossiers de candidature, l'administration des épreuves, la correction des épreuves et la proclamation des résultats », a expliqué le porte-parole du gouvernement.
Au titre du ministère de l'Economie et des Finances, le Conseil a adopté un décret portant conditions et modalités de réalisation de l'enquête d'utilité publique et de l'enquête parcellaire. « C'est un décret d'application de la loi N°09/2018 AN portant expropriation pour cause d'utilité publique et indemnisation des personnes affectées par les aménagements et projets d'utilité publique. Ce décret va contribuer à l'instauration d'un environnement social apaisé favorable à la réalisation des grands travaux d'investissement et de développement », a précisé Remis Dandjinou.
Toujours au titre du ministère de l'Economie, le Conseil a pris une ordonnance portant autorisation de ratification de l'accord de crédit N°6573-BF et du don N°D581-bf conclu le 4 mai 2020 à Ouagadougou entre le Burkina Faso et l'Association internationale de développement (IDA). « Ces crédits et dons doivent servir au financement des projets d'harmonisation et d'amélioration des notions de statistiques. Le montant du prêt est de 16,5 milliards FCFA. Le montant du don est également de 16,5 milliards de FCFA », a fait savoir Monsieur le ministre.
Au titre du ministère du Commerce, de l'Industrie et de l'Artisanat, le Conseil a adopté un décret portant réglementation des prix de biens et services soumis au contrôle. Ce décret entre en application de la loi N°016-2017AN portant organisation de la concurrence au Burkina Faso.
« L'adoption de ce décret permettra de renforcer les dispositifs juridiques en matière de concurrence et de protection des consommateurs. Cela permettra également de maîtriser la flambée des prix de certains produits que nous constatons », a dit le porte-parole du gouvernement.
En matière de communications orales, le ministre de l'Agriculture a fait au Conseil une communication relative au lancement officiel de la campagne agricole de saison humide 2020-2021. Ledit lancement est fixé au vendredi 22 mai et le thème retenu est : « Quelle stratégie pour s'assurer une sécurité alimentaire et nutritionnelle dans un contexte de pandémie du coronavirus ? ». Les productions attendues sont de 5 670 615 tonnes de céréales, 1 585 724 tonnes de cultures de rente et 941 tonnes d'autres produits vivriers.
Ce sont Carlos Toé du MCR et Alain Zoubga de L’Autre Burkina/PSR qui étaient face aux hommes et femmes des médias aujourd’hui 12 mai pour le traditionnel point de presse du chef de file de l’opposition politique. Au menu des échanges avec les pisse-copies, les décisions du gouvernement allégeant les restrictions relatives au COVID-19, les tergiversations sur la réouverture des classes et la reprise de l’enrôlement des électeurs par la CENI.
Dans la gestion de la pandémie de coronavirus, au lieu d’indiquer aux citoyens le chemin à suivre, l’Etat semble se laisser dicter par les citoyens la conduite à tenir, foi du CFOP. Il en veut pour preuves le fonctionnement, malgré les restrictions, des débits de boissons, les lieux de loisirs ainsi que la réouverture forcée par les commerçants de certains marchés et yaars. Des situations qui, selon l’opposition politique, ont contraint l’Etat et les collectivités territoriales à se précipiter pour rattraper les choses par des décrets et arrêtés. « Un Etat aussi impuissant représente un danger pour tout le peuple, parce qu’en cas de situation de catastrophe naturelle, sanitaire, de conflit généralisé ou d’invasion ennemie, les citoyens seront abandonnés à leur propre sort », a déploré l’opposition politique. Elle ajoute : « A cause des contre-vérités répétées du gouvernement et des manipulations qui entourent la gestion de la pandémie, la majorité des citoyens ne croient plus en l’existence du Covid-19. » Or, cela pourrait entraîner une négligence des gestes barrières et conduire à un rebond de la maladie dans notre pays.
Réagissant à la reprise des activités pédagogiques dans les classes d’examen initialement prévue pour le 11 mai et reportée au 1er juin, l’opposition politique voit en ce nouveau report l’incapacité des autorités en place à négocier une trêve avec les partenaires sociaux ainsi qu’une désorganisation au sommet de l’Etat. De plus, cette nouvelle date qui coïncide avec le début de la saison pluvieuse n’a pas été bien pensée, car « de nombreux villages et communes sont enclavés pendant l’hivernage». Pour le CFOP, il faut impérativement rouvrir les classes d’examen au plus tôt et prendre une décision définitive en ce qui concerne les classes intermédiaires, en concertation avec l’ensemble des acteurs du système éducatif. Il juge par ailleurs les cours à distance initiés par le MENAPLN totalement inadaptés, surtout pour l’écrasante majorité des élèves qui n’ont pas accès à Internet, à la télévision et à la radio. Afin de sauver l’année scolaire, il est demandé au gouvernement la réparation des injustices commises sur le personnel de l’éducation ainsi que la reprise du dialogue avec les partenaires sociaux à qui l’opposition demande de faire preuve de solidarité et de sacrifices dans le but de sauver l’avenir des élèves qui, autrement, risque d’être compromis.
Tout en se réjouissant de la reprise, depuis le 08 mai 2020, de l’enrôlement des électeurs, le CFOP a noté des difficultés. Il s’agit, à titre illustratif, de l’état défectueux des appareils de la CENI dans les communes de Tougouri et Yalgo dans le Namentenga où à peine une dizaine de personnes ont pu être enrôlées depuis le début de l’opération. Dans la province du Gourma, sur 101 sites d’enrôlement initialement prévus, seulement 51 sont fonctionnels du fait de l’insécurité. De plus, beaucoup d’électeurs qui avaient fait établir leur CNIB avant la quarantaine ne l’ont pas encore reçue et de nombreux déplacés souhaitant se faire enrôler ne disposent pas de CNIB. L’opposition politique invite la CENI à combler au plus vite ces lacunes afin que l’enrôlement des électeurs puisse se poursuivre sereinement.
Le Coordinateur national du plan de riposte de la pandémie du COVID-19 par intérim, Brice Wilfried Bicaba, a fait le point de l’évolution du virus au Burkina ce vendredi 8 mai 2020. A sa suite, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, le Pr Alkassoum Maïga, a expliqué le plan de son département pour la rentrée académique le 11 mai prochain et le projet « un étudiant, un ordinateur ».
A la date d’aujourd’hui, le Burkina Faso enregistre 8 nouveaux cas qui portent à 744 le nombre total de cas, 4 guérisons et 0 décès, a annoncé le Coordinateur national par intérim, Brice Wilfried Bicaba, lors du point hebdomadaire ce vendredi 08 mai 2020, sur l’évolution de la pandémie de coronavirus au Burkina Faso. Il a souligné que la région des Hauts-Bassins est la plus touchée avec 69 après celle du Centre. Il a déclaré qu’en termes de prise en charge, la Coordination prévoit de mettre en place des centres de tri. S’agissant de l’augmentation des cas, le premier responsable du Centre des Opérations de Réponse aux Urgences Sanitaires (CORUS) maintient qu’il est dû aux cas importés. D’après lui, la différence entre le nombre de tests journaliers s’explique par le nombre de cas suspects. « L’augmentation ces deux jours du nombre de tests effectué est due non seulement à l’arrivée de nos compatriotes venus du Niger mais aussi aux tests ciblés sur les hémodialysés que nous effectuons », a-t-il avancé. Il est revenu sur le non-respect des mesures de prévention du coronavirus, notamment dans les mosquées. « En termes de comportement individuel, nous devons travailler à respecter ces mesures. Nous appelons tous les leaders religieux et communautaires à la sensibilisation pour changer ces comportements », a-t-il lancé.
A la suite du Dr Bicaba, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, le Pr Alkassoum Maïga, s’est exprimé sur la rentrée académique, prévue pour le 11 mai, et sur le projet « un étudiant, un ordinateur ».
« Nous commencerons la rentrée par les filières qui ont des effectifs réduits », a révélé d’entrée le ministre de l’Enseignement supérieur. Cela vise les étudiants en licences professionnelles où, selon lui, on n’a pas plus de 30 à 50 étudiants et les masters dont les effectifs sont réduits. Cette rentrée concerne également les universitaires de certaines régions où il existe des Centres universitaires polytechniques qui ont un nombre réduit d’apprenants. « La stratégie, c’est de faire en sorte que du point de vue du présentiel, ces effectifs puissent commencer les cours le 11 mai en tenant compte de la capacité des salles puisqu’il faut respecter la distanciation physique », a-t-il garanti. Les évaluations, a-t-il insisté, se dérouleront dans les mêmes conditions. Il déclare que les présidents de chaque université se sont organisés pour disposer des lave-mains, de la solution hydroalcoolique à l’entrée des salles de cours et autres amphithéâtres. Le ministre a laissé entendre qu’une commande de 15 000 à 20 000 masques a été faite pour que les petits effectifs puissent commencer. « En faisant cela, nous préparons la rentrée des gros effectifs. Cela va consister à faire en sorte que les supports physiques des cours soient mis à la disposition des étudiants et pendant ce temps, la version numérique de ces cours sera postée sur la plateforme de l’université virtuelle du Burkina », a-t-il expliqué. L‘avantage de cette méthode, à en croire le Pr Alkassoum, c’est que l’étudiant, au-delà de la version physique qu’il a, peut télécharger gratuitement la version numérique car le ministère négocié avec les compagnies de téléphonie mobile pour avoir un accompagnement.
Concernant le « projet un étudiant, un ordinateur », le ministre de l’Enseignement supérieur a rappelé que la subvention de l’Etat est de 60% et que le prix de l’ordinateur est plafonné à 100 000 francs CFA. L’étudiant n’aura donc que 40 000 francs CFA à débourser. « Cela peut non seulement se faire en cash, par la bourse ou encore le FONER. Les établissements concernés par ces transactions vont les aider à prendre des prêts pour solder », a-t-il dit. Pour la connectivité, le Pr Alkassoum assure que le contrat avec le prestataire sera signé très bientôt. « J’ai bonne foi qu’avec un peu de chance, tout cela sera effectif », a-t-il terminé.
Ce jeudi 7 mai 2020 dans la matinée, l'Alliance des partis de la majorité présidentielle (APMP) et l’Union pour le progrès et le changement (UPC), le principal parti d’opposition, ont animé tour à tour des conférences de presse. L’APMP s’est penchée sur la pandémie du coronavirus, la question sécuritaire, les élections couplées de novembre 2020 et la fronde sociale. Pendant ce temps, au siège de l’UPC, des élus et responsables UPC de la région de l’Est sont préoccupés par la situation sociosécuritaire dans leur région. Ils proposent une opération dénommée « Ogapo» (Ndlr : dénouement final en langue locale) dans cette région du pays puisque « depuis le début du mois de janvier, il ne se passe pas une seule journée sans qu’on parle de viols (souvent collectifs), d’attaques armées, de tueries, d’enlèvements et de menaces ».
En ce qui concerne la pandémie de coronavirus au Burkina, l’APMP a salué les efforts déployés par le chef de l’Etat, Roch Marc Christian Kaboré, et le gouvernement pour contenir cette pandémie et permettre aux Burkinabè de nourrir des espoirs pour des lendemains meilleurs.
« L’APMP salue l’engagement de tout le personnel de santé, des tradipraticiens, des scientifiques, de toutes ces femmes et hommes qui, au risque de leur propre vie, ont œuvré et continuent d’œuvrer à vaincre définitivement cette pandémie au Burkina Faso. L’APMP voudrait encore lancer à la population un appel au respect des mesures barrières dans le déconfinement progressif qui s’effectue actuellement car la pandémie n’est pas encore terminée et nous avons le devoir de maintenir les acquis de la lutte pour parvenir à l’éradication de la maladie », ont déclaré les conférenciers du jour.
Sur le plan sécuritaire, selon les partis de la mouvance, malgré les énormes efforts faits dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, des foyers de tension existent toujours et demandent à être définitivement stabilisés. « L’APMP salue la forte mobilisation des volontaires pour la défense de la patrie et leur farouche détermination. Elle invite toutes les populations à faire corps avec les FDS en coopérant et en continuant à s’enrôler pour la défense de la patrie».
S’agissant de la crise humanitaire consécutive à l’insécurité, l’APMP invite le gouvernement, l’ensemble de nos partenaires et tout le peuple burkinabè à s’investir énergiquement pour assister et sécuriser les déplacés internes.
Pour ce qui est des échéances électorales, « le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, fidèle à ses engagements, a réitéré à la classe politique nationale sa détermination à respecter et à faire respecter la Constitution par à la tenue des différentes élections à bonne date. Aussi, au regard des grands défis (sécuritaire, sanitaire et humanitaire) qui se dressent devant nous et auxquels la nation entière est confrontée, l’APMP privilégiera toujours le dialogue avec l’opposition politique afin de veiller au bon fonctionnement des institutions et de garantir des élections selon l’agenda établi », a soutenu l’APMP.
Au sujet de la fronde sociale, la mouvance présidentielle lance un appel au gouvernement à « poursuivre le dialogue permanent avec les partenaires sociaux, d’une part, et d’autre part, à inviter les partenaires sociaux à cultiver le sens du compromis et du patriotisme, essentiels à notre survie collective ».
Selon l’UPC, à l’Est du Burkina des communes entières sont sous occupation terroriste, et l’Etat y assiste impuissant. « Les terroristes ont implanté leurs drapeaux par endroits et contrôlent même les pièces d’identité des usagers de la route. Aujourd’hui, notre région a atteint un niveau où on se demande s’il y a un gouvernement digne de ce nom, à même de garantir la paix définitive à cette zone et à l’ensemble du territoire national », ont regretté des élus et responsables UPC de la région de l’Est.
Tout en tirant la sonnette d’alarme, ils proposent au gouvernement des actions concrètes comme « une opération « Ogapo» (Ndlr : Dénouement final dans une des langues locales), à travers laquelle les FDS et les volontaires de défense vont passer au peigne fin les 5 provinces de la région pour les expurger des terroristes et des grands bandits qui les écument. « Ogapo » devra tirer leçon des succès et des échecs de « Otapoanu », impliquer fortement les détenteurs du savoir traditionnel du Gulmu et associer toutes les forces vives de la région. S’ensuivront un retour des populations déplacées une fois l’opération menée avec succès, la création d’un centre de « déradicalisation », la prise de mesures de relance économique et d’accompagnement social dans la région et enfin un retour des agents et des symboles de l’Etat dans la région », ont affirmé les partisans de cette option.
Un conseil ordinaire des ministres s'est tenu le mercredi 6 mai 2020 sous la présidence du chef de l’Etat, Roch Marc Christian Kaboré. Au titre du ministère de l'Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Cohésion sociale, le Conseil a adopté un décret portant levée de la suspension et prorogation des actions de révision des listes électorales au titre de l'année 2020.
« Le ministre de l'Education nationale a fait au Conseil le point de la mise en œuvre du plan de riposte pour la continuité éducative. Il a également fait le point des rencontres d'information et d'échange avec les acteurs et les partenaires du monde de l'éducation ainsi que les responsables coutumiers et religieux. Le Conseil a donc instruit que les éléments essentiels, qui sont la mise à la disposition des enseignants, du personnel administratif et des élèves de masques, ainsi que la distanciation sociale, soient mis en place avant toute arrivée des élèves pour la reprise des cours. Si à la date du 11 mai les élèves n'ont pas le nombre de masques requis, il se peut que le gouvernement décale de quelques jours la reprise des cours », a informé Remis Fulgance Dandjinou, porte-parole du gouvernement.
Au titre du ministère de la Santé, en ce qui concerne la situation de la maladie à coronavirus, la ministre de la Santé, Claudine Lougué, a présenté au Conseil les axes sur lesquels son département travaille, qui visent l'accentuation de la surveillance. Elle a également présenté les éléments de prise en charge psychologique des soignants et des patients qui sont en train d'être mis en œuvre, ainsi que les mécanismes de réception des plaintes des patients et de leur famille au CHU de Tengandogo.
« A la date du 6 mai 2020, au niveau du compte riposte COVID-19 au Trésor public, nous avons enregistré 1 773 228 518 francs CFA>>, a fait savoir le ministre Dandjinou.
Au titre du ministère de l'Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Cohésion sociale, il a été adopté un décret portant levée de la suspension et prorogation des actions de révision des listes électorales au titre de l'année 2020. « Ce décret permet de lever, à compter du 8 mars 2020, la suspension des opérations de révision des listes électorales biométriques. Lesdites opérations prendront fin le 30 juillet 2020 », a précisé le porte-parole du gouvernement.
Au titre du ministère de la Sécurité, le Conseil a adopté un projet de loi qui va être présenté à l'Assemblée nationale, lequel porte modification de la loi N°027-2018-AN du 1er juin 2018 portant statut du cadre de la Police nationale. « A l'application de la loi 027, il s'est avéré qu'un certain nombre d'officiers de police rencontraient des problèmes aussi bien dans leur carrière que dans leur rémunération. Le projet de loi présenté par le ministre en charge de la Sécurité permet de régler définitivement ces problèmes. Cette situation va toucher la carrière de 225 officiers de police à qui la loi portait préjudice », a ajouté le ministre.
Au titre du ministère de l'Education nationale, le Conseil a adopté un décret portant dérogation, au titre de l'année scolaire 2019-2020, du décret N°2019-0157 du 27 janvier 2019 portant modalités d'évaluation et contrôle des apprentissages scolaires. « Ce décret doit permettre une évaluation adéquate des apprentissages et l'achèvement de l'année scolaire 2019-2020 dans le contexte du coronavirus. La dérogation porte sur le nombre d'évaluations et de contrôles requis par trimestre ou par semestre pour valider l'année », a poursuivi Remis Fulgance Dandjinou.
Au titre du ministère de l'Economie, le Conseil a adopté une ordonnance portant ratification de l'accord de prêt pour le financement du projet d'eau potable et d'assainissement en milieu rural. « Ce projet va toucher 2 millions de personnes avec 15 systèmes d'adduction d'eau potable simplifiée, 200 forages à motricité humaine, 50 blocs de latrines communautaires et 11 blocs de latrines familiales. D’un coût d’environ 9 milliards de FCFA, ce projet qui va concerner deux régions qui sont le Centre-Ouest et le Centre-Sud. Le prêt validé par cette ordonnance est de 5 280 000 000 FCFA », a-t-il annoncé. Toujours au titre de ce ministère, le Conseil a adopté une ordonnance portant autorisation de ratification de l'accord de prêt pour le financement du projet Yeelen. « Ce projet vise le renforcement des centrales solaires et du système électrique national. C'est un projet de 92 milliards de FCFA et il couvre l'ensemble du territoire national », a conclu le porte-parole du gouvernement.