mercredi 4 février 2026

fdaGilbert Noël Ouédraogo, président de l’ADF/RDA, et Abdoulaye Arba, président du PMP, étaient face aux hommes et femmes de médias ce 19 mai à l’occasion du traditionnel point de presse hebdomadaire de l’opposition politique burkinabè. Au menu des échanges, les points ci-après : la mort de douze présumés terroristes à la gendarmerie de Tanwalbougou la tension sociale consécutive à la succession à la tête du Gulmu, le couvre-feu instauré dans le cadre de la lutte contre le Covid-19 ainsi que le don fait par la cellule MPP du ministère de l’Eau et de l’Assainissement.

Douze personnes interpellées et détenues dans les locaux de la gendarmerie de Tanwalbougou pour suspicion de terrorisme ont perdu la vie dans la nuit du 11 au 12 mai 2020. Si les causes troubles de leur mort ont conduit à l’ouverture d’une enquête par le procureur, le Collectif contre l'impunité et la stigmatisation des communautés (CICS) allègue, lui, qu’il s’agit ni plus ni moins que d’exécutions sommaires. Tout en réaffirmant son soutien aux FDS, l’opposition politique condamne fermement les exécutions sommaires, car elles peuvent être source d’élimination d’innocents ou être une occasion pour certains d’accuser et de faire éliminer leurs ennemis, leurs rivaux, leurs adversaires politiques, etc. « Si nous tuons des innocents, nous créons de nouvelles vagues d’ennemis internes assoiffés de vengeance qui travailleront contre l’Etat, donc en faveur de l’ennemi… Les exécutions sommaires font courir d’énormes risques à nos vaillantes FDS. En effet, l’armée et les institutions sécuritaires regroupant les enfants de toutes les communautés et de toutes les régions, elles peuvent connaître des divisions internes si certaines de leurs composantes se sentent victimes d’exécutions sommaires », a affirmé le CFOP. Elle exige donc que la lumière soit faite sur la mort des douze personnes à Tanwalbougou et que les éventuels coupables soient punis conformément à la loi.

Abordant par la suite la question de la montée du mercure social à Fada en raison de la succession au roi du Gulmu Sa Majesté le Koupiendieli, décédé le 17 août 2019, le CFOP a souhaité que les parties en conflit trouvent une issue pacifique à la crise grâce au dialogue, afin que la paix et la cohésion reviennent dans la famille royale. « Déjà que le Gulmu vit les affres du terrorisme, cette crise de la royauté n’est pas une bonne nouvelle», ont fait remarquer les conférenciers du jour. Ils ont par ailleurs recommandé à l’Administration de jouer pleinement son rôle, « dans un esprit neutre », pour éviter que ces tensions débouchent sur des affrontements.

Instauré  le 21 mars 2020 en vue de lutter contre la propagation du coronavirus, le couvre-feu ne revêt actuellement plus une grande utilité, de l’avis de l’opposition politique, au regard d’un certain nombre de faits tels la reprise du transport des personnes, la réouverture des débits de boissons et restaurants qui, pour la plupart, rentabilisent la nuit, l’instauration de nouvelles mesures comme le port obligatoire du masque ainsi que la tendance à l’amélioration de la situation de la pandémie au Burkina Faso. Face à ces différents constats, l’opposition propose une levée du couvre-feu afin de permettre « non seulement aux entreprises de se refaire une santé après la crise, mais aussi aux citoyens de souffler après que leurs libertés ont été exceptionnellement réduites pour endiguer la propagation de la pandémie ».

 Le 15 avril dernier, la cellule MPP du ministère de l’Eau et de l’Assainissement a procédé à un don de matériel de lutte contre la Covid-19 au premier responsable dudit ministère. Un acte décrié par l’opposition politique, qui voit là « une politisation à outrance de l’administration publique». Cette politisation, selon elle, constitue un frein à l’efficacité, à la cohésion et à la neutralité de l’Administration et est une « source de nominations par copinage, de laisser-faire et de corruption dans la fonction publique ». Pour le CFOP, ces cellules sont d’ailleurs illégales, car la loi N°081-2015 / CNT, portant statut général de la Fonction publique d’Etat, dispose en son article 44 ce qui suit : « … il est interdit notamment d’organiser des activités politiques ou d’installer dans l’administration publique, de manière formelle ou informelle, des cellules ou toutes formes de représentation à caractère politique ». C’est d’ailleurs à ce titre que le CFOP réclame le démantèlement de toutes les cellules MPP mises sur pied dans les ministères et autres structures étatiques.

Armelle Ouédraogo

memorLe dévoilement de la statue corrigée et des 12 bustes des compagnons d’infortune de Thomas Sankara est intervenu le dimanche 17 mai 2020 sur le site du mémorial du père de la Révolution burkinabè, l’ex-Conseil de l’Entente. Cette cérémonie symbolique s’est tenue en présence de plusieurs membres de l’exécutif burkinabè.

Suite à de nombreuses remarques et observations « pertinentes » après la première cérémonie d’inauguration officielle le 03 mars 2019, il avait été décidé d’entamer une procédure de « correction » de l’œuvre. C’est désormais chose faite ; la statue corrigée a été dévoilée le dimanche 17 mai 2020 sur le site du mémorial Thomas-Sankara, l’ex-Conseil de l’Entente, en présence de plusieurs membres du gouvernement.

La statue géante du père de la Révolution burkinabè a 5 mètres en « ronde bosse » symbolisant le Capitaine Thomas Isidore Noël Sankara entièrement réalisée en bronze patiné à partir de la technique de la cire perdue, a expliqué Serge Bayala, membre du comité du mémorial Thomas-Sankara.

La statue géante, a-t-il poursuivi, est montée sur un socle en béton de trois mètres de haut en forme pyramidale à quatre faces comportant sur chacune trois des douze bustes en « haut relief » symbolisant ses douze camarades d’infortune, fauchés avec le Capitaine Sankara le 15 octobre 1987. La hauteur finale, a-t-il précisé, est de 8 mètres pour un poids total estimé à 13 tonnes.

rial 2L’œuvre a été entièrement réalisée au Burkina Faso par l’entreprise culturelle BARSO avec une équipe estimée à 57 personnes. Le chef de l’entreprise BARSO, Jean Luc Bambara, a tenu à présenter ses excuses, au nom de toutes son équipe, pour les imperfections relevées lors de la première phase. « Surtout pour le choc que cela a causé aux camarades convaincus et convaincants », a-t-il déclaré. Et d’ajouter : « J’assume tout ce qui s’est passé ».

rial 3Selon M. Bambara, il a reçu les encouragements et le soutien du président du Faso himself et des membres de son gouvernement, qui lui ont adressé leurs encouragements. « Ils m’ont adressé leurs encouragements parce que c’était un défi national. Et il fallait le relever », a-t-il souligné.

En rappel, la réalisation de cette œuvre artistique, les bustes y compris, a fait l’objet d’un appel d’offres public. Les travaux ont coûté la somme de 150 millions de francs CFA. Le ministère de la Culture, en novembre 2018, a fait don de cette œuvre au Comité international du mémorial Thomas-Sankara dans le but de faire vivre le site du Conseil de l’Entente, en attendant le démarrage des travaux d’érection de l’infrastructure devant constituer le mémorial.

Obissa

ksyamLe Conseil des ministres s’est tenu en séance ordinaire le mercredi 13 mai 2020 sous la présidence du président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré. La question de la pandémie de coronavirus a été largement abordée à cette occasion. Au titre du ministère de la Fonction publique, le Conseil a, en outre, adopté un décret portant conditions d'organisation et d'administration des épreuves et de publication des résultats des examens professionnels de même que des concours de la Fonction publique. Il va permettre l'expérimentation en ligne de quelques concours professionnels.

La ministre de la Santé, Claudine Lougué, a fait au Conseil des ministres le point de l'évolution de la pandémie de COVID-19 ainsi que celui de la mise en œuvre du plan de riposte. « Le Conseil a instruit une poursuite des efforts dans le domaine de l'accélération des tests, dans le domaine de l'opérationnalisation des plans de ripostes régionaux et dans la prise en charge des différents cas positifs et des personnes mises en quarantaine. Les ministres en charge des enseignements et ceux de la formation professionnelle ont fait le point des rentrées administrative et pédagogique. Le Conseil a instruit un respect strict des mesures obligatoires pour la reprise des activités pédagogiques et administratives », a indiqué le ministre de la Communication, Remis Fulgance Dandjinou.

En ce qui concerne le point de l'expression de la solidarité nationale dans le cadre de la lutte contre le coronavirus, à la date du 13 mai 2020, le relevé du compte au niveau du Trésor public était de 1 832 833 989 francs CFA.

Quant aux autres dossiers examinés par le Conseil, au titre du ministère de la Fonction publique, le Conseil a adopté un décret portant conditions d'organisation, d'administration des épreuves et de publication des résultats des examens professionnels et des concours de la Fonction publique. Il va permettre l'expérimentation en ligne de quelques concours professionnels.

« Il s'agit de faciliter et de simplifier les dépôts des dossiers de candidature, l'administration des épreuves, la correction des épreuves et la proclamation des résultats », a expliqué le porte-parole du gouvernement.

Au titre du ministère de l'Economie et des Finances, le Conseil a adopté un décret portant conditions et modalités de réalisation de l'enquête d'utilité publique et de l'enquête parcellaire. « C'est un décret d'application de la loi N°09/2018 AN portant expropriation pour cause d'utilité publique et indemnisation des personnes affectées par les aménagements et projets d'utilité publique. Ce décret va contribuer à l'instauration d'un environnement social apaisé favorable à la réalisation des grands travaux d'investissement et de développement », a précisé Remis Dandjinou.

Toujours au titre du ministère de l'Economie, le Conseil a pris une ordonnance portant autorisation de ratification de l'accord de crédit N°6573-BF et du don N°D581-bf conclu le 4 mai 2020 à Ouagadougou  entre  le Burkina Faso et l'Association internationale de développement (IDA). « Ces crédits et dons doivent servir au financement des projets d'harmonisation et d'amélioration des notions de statistiques. Le montant du prêt est de 16,5 milliards FCFA.  Le montant du don est également de 16,5 milliards de FCFA », a fait savoir Monsieur le ministre.

Au titre du ministère du Commerce, de l'Industrie et de l'Artisanat, le Conseil a adopté un décret portant réglementation des prix de biens et services soumis au contrôle. Ce décret entre en application de la loi N°016-2017AN portant organisation de la concurrence au Burkina Faso.

« L'adoption de ce décret permettra de renforcer les dispositifs juridiques en matière de concurrence et de protection des consommateurs. Cela permettra également de maîtriser la flambée des prix de certains produits que nous constatons », a dit le porte-parole du gouvernement.

En matière de communications orales, le ministre de l'Agriculture a fait au Conseil une communication relative au lancement officiel de la campagne agricole de saison humide 2020-2021. Ledit lancement est fixé au vendredi 22 mai et le thème retenu est : « Quelle stratégie pour s'assurer une sécurité alimentaire et nutritionnelle dans un contexte de pandémie du coronavirus ? ». Les productions attendues sont de 5 670 615 tonnes de céréales, 1 585 724 tonnes de cultures de rente et 941 tonnes d'autres produits vivriers.

Aly Tinto

psrCe sont Carlos Toé du MCR et Alain Zoubga de L’Autre Burkina/PSR qui étaient face aux hommes et femmes des médias aujourd’hui 12 mai pour le traditionnel point de presse du chef de file de l’opposition politique. Au menu des échanges avec les pisse-copies, les décisions du gouvernement allégeant les restrictions relatives au COVID-19, les tergiversations sur la réouverture des classes et la reprise de l’enrôlement des électeurs par la CENI.

Dans la gestion de la pandémie de coronavirus, au lieu d’indiquer aux citoyens le chemin à suivre, l’Etat semble se laisser dicter par les citoyens la conduite à tenir, foi du CFOP. Il en veut pour preuves le fonctionnement, malgré les restrictions, des débits de boissons, les lieux de loisirs ainsi que la réouverture forcée par les commerçants de certains marchés et yaars. Des situations qui, selon l’opposition politique, ont contraint l’Etat et les collectivités territoriales à se précipiter pour rattraper les choses par des décrets et arrêtés. « Un Etat aussi impuissant représente un danger pour tout le peuple, parce qu’en cas de situation de catastrophe naturelle, sanitaire, de conflit généralisé ou d’invasion ennemie, les citoyens seront abandonnés à leur propre sort », a déploré l’opposition politique. Elle ajoute : « A cause des contre-vérités répétées du gouvernement et des manipulations qui entourent la gestion de la pandémie, la majorité des citoyens ne croient plus en l’existence du Covid-19. » Or, cela pourrait entraîner une négligence des gestes barrières et conduire à un rebond de la maladie dans notre pays.

Réagissant à la reprise des activités pédagogiques dans les classes d’examen initialement prévue pour le 11 mai et reportée au 1er juin, l’opposition politique voit en ce nouveau report l’incapacité des autorités en place à négocier une trêve avec les partenaires sociaux ainsi qu’une désorganisation au sommet de l’Etat. De plus, cette nouvelle date qui coïncide avec le début de la saison pluvieuse n’a pas été bien pensée, car « de nombreux villages et communes sont enclavés pendant l’hivernage». Pour le CFOP, il faut impérativement rouvrir les classes d’examen au plus tôt et prendre une décision définitive en ce qui concerne les classes intermédiaires, en concertation avec l’ensemble des acteurs du système éducatif. Il juge par ailleurs les cours à distance initiés par le MENAPLN totalement inadaptés, surtout pour l’écrasante majorité des élèves qui n’ont pas accès à Internet, à la télévision et à la radio. Afin de sauver l’année scolaire, il est demandé au gouvernement la réparation des injustices commises sur le personnel de l’éducation ainsi que la reprise du dialogue avec les partenaires sociaux à qui l’opposition demande de faire preuve de solidarité et de sacrifices dans le but de sauver l’avenir des élèves qui, autrement, risque d’être compromis.

Tout en se réjouissant de la reprise, depuis le 08 mai 2020, de l’enrôlement des électeurs, le CFOP a noté des difficultés. Il s’agit, à titre illustratif, de l’état défectueux des appareils de la CENI dans les communes de Tougouri et Yalgo dans le Namentenga où à peine une dizaine de personnes ont pu être enrôlées depuis le début de l’opération. Dans la province du Gourma, sur 101 sites d’enrôlement initialement prévus, seulement 51 sont fonctionnels du fait de l’insécurité. De plus, beaucoup d’électeurs qui avaient fait établir leur CNIB avant la quarantaine ne l’ont pas encore reçue et de nombreux déplacés souhaitant se faire enrôler ne disposent pas de CNIB.  L’opposition politique invite la CENI à combler au plus vite ces lacunes afin que l’enrôlement des électeurs puisse se poursuivre sereinement.

Armelle Ouédraogo

cbmcLe Coordinateur national du plan de riposte de la pandémie du COVID-19 par intérim, Brice Wilfried Bicaba, a fait le point de l’évolution du virus au Burkina ce vendredi 8 mai 2020. A sa suite, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, le Pr Alkassoum Maïga, a expliqué le plan de son département pour la rentrée académique le 11 mai prochain et le projet « un étudiant, un ordinateur ».

A la date d’aujourd’hui, le Burkina Faso enregistre 8 nouveaux cas qui portent à 744 le nombre total de cas, 4 guérisons et 0 décès, a annoncé le Coordinateur national par intérim, Brice Wilfried Bicaba, lors du point hebdomadaire ce vendredi 08 mai 2020, sur l’évolution de la pandémie de coronavirus au Burkina Faso. Il a souligné que la région des Hauts-Bassins est la plus touchée avec 69 après celle du Centre. Il a déclaré qu’en termes de prise en charge, la Coordination prévoit de mettre en place des centres de tri. S’agissant de l’augmentation des cas, le premier responsable du Centre des Opérations de Réponse aux Urgences Sanitaires (CORUS) maintient qu’il est dû aux cas importés. D’après lui, la différence entre le nombre de tests journaliers s’explique par le nombre de cas suspects. « L’augmentation ces deux jours du nombre de tests effectué est due non seulement à l’arrivée de nos compatriotes venus du Niger mais aussi aux tests ciblés sur les hémodialysés que nous effectuons », a-t-il avancé. Il est revenu sur le non-respect des mesures de prévention du coronavirus, notamment dans les mosquées. « En termes de comportement individuel, nous devons travailler à respecter ces mesures. Nous appelons tous les leaders religieux et communautaires à la sensibilisation pour changer ces comportements », a-t-il lancé.

A la suite du Dr Bicaba, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, le Pr Alkassoum Maïga, s’est exprimé sur la rentrée académique, prévue pour le 11 mai, et sur le projet « un étudiant, un ordinateur ».

« Nous commencerons la rentrée par les filières qui ont des effectifs réduits », a révélé d’entrée le ministre de l’Enseignement supérieur. Cela vise les étudiants en licences professionnelles où, selon lui, on n’a pas plus de 30 à 50 étudiants et les masters dont les effectifs sont réduits. Cette rentrée concerne également les universitaires de certaines régions où il existe des Centres universitaires polytechniques qui ont un nombre réduit d’apprenants. « La stratégie, c’est de faire en sorte que du point de vue du présentiel, ces effectifs puissent commencer les cours le 11 mai en tenant compte de la capacité des salles puisqu’il faut respecter la distanciation physique », a-t-il garanti. Les évaluations, a-t-il insisté, se dérouleront dans les mêmes conditions. Il déclare que les présidents de chaque université se sont organisés pour disposer des lave-mains, de la solution hydroalcoolique à l’entrée des salles de cours et autres amphithéâtres. Le ministre a laissé entendre qu’une commande de 15 000 à 20 000 masques a été faite pour que les petits effectifs puissent commencer. « En faisant cela, nous préparons la rentrée des gros effectifs. Cela va consister à faire en sorte que les supports physiques des cours soient mis à la disposition des étudiants et pendant ce temps, la version numérique de ces cours sera postée sur la plateforme de l’université virtuelle du Burkina », a-t-il expliqué. L‘avantage de cette méthode, à en croire le Pr Alkassoum, c’est que l’étudiant, au-delà de la version physique qu’il a, peut télécharger gratuitement la version numérique car le ministère négocié avec les compagnies de téléphonie mobile pour avoir un accompagnement.

Concernant le « projet un étudiant, un ordinateur », le ministre de l’Enseignement supérieur a rappelé que la subvention de l’Etat est de 60% et que le prix de l’ordinateur est plafonné à 100 000 francs CFA. L’étudiant n’aura donc que 40 000 francs CFA à débourser. « Cela peut non seulement se faire en cash, par la bourse ou encore le FONER. Les établissements concernés par ces transactions vont les aider à prendre des prêts pour solder », a-t-il dit. Pour la connectivité, le Pr Alkassoum assure que le contrat avec le prestataire sera signé très bientôt. « J’ai bonne foi qu’avec un peu de chance, tout cela sera effectif », a-t-il terminé.

 Obissa

mojor uneCe jeudi 7 mai 2020 dans la matinée, l'Alliance des partis de la majorité présidentielle (APMP) et l’Union pour le progrès et le changement (UPC), le principal parti d’opposition, ont animé tour à tour des conférences de presse. L’APMP s’est penchée sur la pandémie du coronavirus, la question sécuritaire, les élections couplées de novembre 2020 et la fronde sociale. Pendant ce temps, au siège de l’UPC, des élus et responsables UPC de la région de l’Est sont préoccupés par la situation sociosécuritaire dans leur région. Ils proposent une opération dénommée « Ogapo» (Ndlr : dénouement final en langue locale) dans cette région du pays puisque « depuis le début du mois de janvier, il ne se passe pas une seule journée sans qu’on parle de viols (souvent collectifs), d’attaques armées, de tueries, d’enlèvements et de menaces ».

En ce qui concerne la pandémie de coronavirus au Burkina, l’APMP a salué les efforts déployés par le chef de l’Etat, Roch Marc Christian Kaboré, et le gouvernement pour contenir cette pandémie et permettre aux Burkinabè de nourrir des espoirs pour des lendemains meilleurs.

« L’APMP salue l’engagement de tout le personnel de santé, des tradipraticiens, des scientifiques, de toutes ces femmes et hommes qui, au risque de leur propre vie, ont œuvré et continuent d’œuvrer à vaincre définitivement cette pandémie au Burkina Faso. L’APMP voudrait encore lancer à la population un appel au respect des mesures barrières dans le déconfinement progressif qui s’effectue actuellement car la pandémie n’est pas encore terminée et nous avons le devoir de maintenir les acquis de la lutte pour parvenir à l’éradication de la maladie », ont déclaré les conférenciers du jour.

oppSur le plan sécuritaire, selon les partis de la mouvance, malgré les énormes efforts faits dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, des foyers de tension existent toujours et demandent à être définitivement stabilisés. « L’APMP salue la forte mobilisation des volontaires pour la défense de la patrie et leur farouche détermination. Elle invite toutes les populations à faire corps avec les FDS en coopérant et en continuant à s’enrôler pour la défense de la patrie».
 

S’agissant de la crise humanitaire consécutive à l’insécurité, l’APMP invite le gouvernement, l’ensemble de nos partenaires et tout le peuple burkinabè à s’investir énergiquement pour assister et sécuriser les déplacés internes.

Pour ce qui est des échéances électorales, « le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, fidèle à ses engagements, a réitéré à la classe politique nationale sa détermination à respecter et à faire respecter la Constitution par à la tenue des différentes élections à bonne date.
Aussi, au regard des grands défis (sécuritaire, sanitaire et humanitaire) qui se dressent devant nous et auxquels la nation entière est confrontée, l’APMP privilégiera toujours le dialogue avec l’opposition politique afin de veiller au bon fonctionnement des institutions et de garantir des élections selon l’agenda établi »,
a soutenu l’APMP.

Au sujet de la fronde sociale, la mouvance présidentielle lance un appel au gouvernement à « poursuivre le dialogue permanent avec les partenaires sociaux, d’une part, et d’autre part, à inviter les partenaires sociaux à cultiver le sens du compromis et du patriotisme, essentiels à notre survie collective ».

Selon l’UPC, à l’Est du Burkina des communes entières sont sous occupation terroriste, et l’Etat y assiste impuissant. « Les terroristes ont implanté leurs drapeaux par endroits et contrôlent même les pièces d’identité des usagers de la route. Aujourd’hui, notre région a atteint un niveau où on se demande s’il y a un gouvernement digne de ce nom, à même de garantir la paix définitive à cette zone et à l’ensemble du territoire national », ont regretté des élus et responsables UPC de la région de l’Est.

Tout en tirant la sonnette d’alarme, ils proposent au gouvernement des actions concrètes comme « une opération « Ogapo» (Ndlr : Dénouement final dans une des langues locales), à travers laquelle les FDS et les volontaires de défense vont passer au peigne fin les 5 provinces de la région pour les expurger des terroristes et des grands bandits qui les écument. « Ogapo » devra tirer leçon des succès et des échecs de « Otapoanu », impliquer fortement les détenteurs du savoir traditionnel du Gulmu et associer toutes les forces vives de la région. S’ensuivront un retour des populations déplacées une fois l’opération menée avec succès, la création d’un centre de « déradicalisation », la prise de mesures de relance économique et d’accompagnement social dans la région et enfin un retour des agents et des symboles de l’Etat dans la région », ont affirmé les partisans de cette option.

Aly Tinto

dandjjUn conseil ordinaire des ministres s'est tenu le mercredi 6 mai 2020 sous la présidence du chef de l’Etat, Roch Marc Christian Kaboré. Au titre du ministère de l'Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Cohésion sociale, le Conseil a adopté un décret portant levée de la suspension et prorogation des actions de révision des listes électorales au titre de l'année 2020.

« Le ministre de l'Education nationale a fait au Conseil le point de la mise en œuvre du plan de riposte pour la continuité éducative. Il a également fait le point des rencontres d'information et d'échange avec les acteurs et les partenaires du monde de l'éducation ainsi que les responsables coutumiers et religieux. Le Conseil a donc instruit que les éléments essentiels, qui sont la mise à la disposition des enseignants, du personnel administratif et des élèves de masques, ainsi que la distanciation sociale, soient mis en place avant toute arrivée des élèves pour la reprise des cours. Si à la date du 11 mai les élèves n'ont pas le nombre de masques requis, il se peut que le gouvernement décale de quelques jours la reprise des cours », a informé Remis Fulgance Dandjinou, porte-parole du gouvernement.

Au titre du ministère de la Santé, en ce qui concerne la situation de la maladie à coronavirus, la ministre de la Santé, Claudine Lougué, a présenté au Conseil les axes sur lesquels son département travaille, qui visent l'accentuation de la surveillance. Elle a également présenté les éléments de prise en charge psychologique des soignants et des patients qui sont en train d'être mis en œuvre, ainsi que les mécanismes de réception des plaintes des patients et de leur famille au CHU de Tengandogo.

« A la date du 6 mai 2020, au niveau du compte riposte COVID-19 au Trésor public, nous avons enregistré 1 773 228 518 francs CFA>>, a fait savoir le ministre Dandjinou.

Au titre du ministère de l'Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Cohésion sociale, il a été adopté un décret portant levée de la suspension et prorogation des actions de révision des listes électorales au titre de l'année 2020.  « Ce décret permet de lever, à compter du 8 mars 2020, la suspension des opérations de révision des listes électorales biométriques. Lesdites opérations prendront fin le 30 juillet 2020 », a précisé le porte-parole du gouvernement.

Au titre du ministère de la Sécurité, le Conseil a adopté un projet de loi qui va être présenté à l'Assemblée nationale, lequel porte modification de la loi N°027-2018-AN du 1er  juin 2018 portant statut du cadre de la Police nationale. « A l'application de la loi 027, il s'est avéré qu'un certain nombre d'officiers de police rencontraient des problèmes aussi bien dans leur carrière que dans leur rémunération. Le projet de loi présenté par le ministre en charge de la Sécurité permet de régler définitivement ces problèmes. Cette situation va toucher la carrière de 225 officiers de police à qui la loi portait préjudice », a ajouté le ministre.

Au titre du ministère de l'Education nationale, le Conseil a adopté un décret portant dérogation, au titre de l'année scolaire 2019-2020, du décret N°2019-0157 du 27 janvier 2019 portant modalités d'évaluation et contrôle des apprentissages scolaires. « Ce décret doit permettre une évaluation adéquate des apprentissages et l'achèvement de l'année scolaire 2019-2020 dans le contexte du coronavirus. La dérogation porte sur le nombre d'évaluations et de contrôles requis par trimestre ou par semestre pour valider l'année », a poursuivi Remis Fulgance Dandjinou.

Au titre du ministère de l'Economie, le Conseil a adopté une ordonnance portant ratification de l'accord de prêt pour le financement du projet d'eau potable et d'assainissement en milieu rural. « Ce projet va toucher 2 millions de personnes avec 15 systèmes d'adduction d'eau potable simplifiée, 200 forages à motricité humaine, 50 blocs de latrines communautaires et 11 blocs de latrines familiales. D’un coût d’environ 9 milliards de FCFA, ce projet qui va concerner deux régions qui sont le Centre-Ouest et le Centre-Sud. Le prêt validé par cette ordonnance est de 5 280 000 000 FCFA », a-t-il annoncé. Toujours au titre de ce ministère, le Conseil a adopté une ordonnance portant autorisation de ratification de l'accord de prêt pour le financement du projet Yeelen. « Ce projet vise le renforcement des centrales solaires et du système électrique national. C'est un projet de 92 milliards de FCFA et il couvre l'ensemble du territoire national », a conclu le porte-parole du gouvernement.

Aly Tinto

oroLe ministre de l'Education nationale, de l'Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales, Stanislas Ouaro, a fait le point du traitement des dossiers de carrière de ses agents le vendredi 24 avril 2020, lors du point de presse du gouvernement sur le COVID-19. Cet état concerne la correction des indemnités et le traitement de la bonification d’échelon.

Selon le ministre de l'Education nationale, le traitement des actes de bonification a commencé en mars 2018 et à ce jour, sur un effectif d'environ 99 000 bénéficiaires potentiels, 78 371 agents au total ont eu leurs actes signés, parmi lesquels 66 852 agents ont bénéficié de l'incidence financière d'un montant total de plus de 20 millions de francs CFA. Il a précisé que l'incidence financière globale du traitement de l'indemnité spécifique harmonisée, de l'indemnité de logement et de la bonification d'échelon à titre exceptionnel au mois d'avril 2020 se chiffre à de 75 milliards 293 millions. Pour ce qui est de la correction des indemnités, le Pr Ouaro soutient que le processus a démarré en septembre 2018. D'après lui, pour ce qui concerne l'indemnité de logement, 88 441 agents (enseignants en classe et encadreurs sur le terrain) au total ont bénéficié de l'allocation des taux revalorisés de cette indemnité dont 77 206 agents ont été gratifiés du taux de 2018 et de 2019, et 11 235 du seul taux de 2018 de l'indemnité de logement. Quant à l'indemnité spécifique harmonisée, 110 373 agents en ont bénéficié et se répartissent comme suit : 89 699 ont acquis le taux de 2018 et 2019 et 20 674 agents du seul taux de 2019. A en croire le ministre, l'incidence financière globale du traitement de ces deux indemnités remonte à 54 milliards 321 millions 310 039 francs CFA. Il a indiqué que parmi les agents qui ont perçu seulement  le taux de 2018 de l'indemnité de logement, il s'avère que 212 n'ont plus droit au taux de 2019 de cette indemnité parce qu'ils ont quitté définitivement l'administration (décès ou retraite...). Et sur ceux qui ont encaissé seulement le taux de 2018 de l'indemnité spécifique, 485 ont quitté définitivement l'administration. Le premier responsable du département de l'Education a terminé en faisant le point des travaux de regroupement de mars et avril 2020, suite aux mesures prises par le gouvernement le 5 février 2020, pour apurer la dette sociale du MENAPLN. “Pour ce qui est de l'indemnité de logement, au cours de mars et avril 2020, au total 56 306 agents ont reçu l'incidence financière, soit respectivement 40 788 et 15 518 agents pour une incidence globale de 4 milliards 687 millions 394 275 francs CFA", a déclaré le ministre. Pour la bonification d'échelon à titre exceptionnel, les travaux ont permis de prendre les actes de 10 251 agents. Les agents ayant bénéficié de l'incidence financière sont au nombre 4 310 et 2 263 agents ont constaté l'incidence respectivement en mars et avril 2020. " N’eussent été les contraintes nées de la situation sanitaire, une équipe devait constater l'incidence financière des autres actes de bonification ainsi que celle des actes d'intégration, dont le traitement a été suspendu", a-t-il conclu.

Obissa

wpsLe point de presse sur l'évolution du Covid-19 au Burkina a été animé ce vendredi 1er mai par Brice Bicaba, coordonnateur par intérim du plan de riposte du coronavirus, en compagnie du ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement. Le Dr Bicaba est revenu sur la méthode mise en place pour la collecte des données. Les données de ce jour seront mentionnées dans le communiqué habituel.

"Nous avons mis en place un système de collecte des données qui prend en compte l'organisation du système de santé mais en apportant des innovations en tenant compte de la particularité de la maladie", a informé d'entrée le directeur du CORUS, coordonnateur national par intérim du plan de riposte à la maladie, Brice Wilfried Bicaba. Ainsi, en plus du système de surveillance habituel, a-t-il mentionné, un numéro vert (3535) a été disponibilisé, à travers lequel la population peut appeler gratuitement. D'après lui, à ce jour 1er mai 2020, le Centre de coordination a enregistré 473 136 appels reçus sur le serveur. Il a été répondu à 362 462 de ces appels, soit un taux de 76%. Il a indiqué que des efforts sont faits pour augmenter la capacité et la qualité pour servir au mieux la demande à mesure qu'ils identifient les besoins en communication. A en croire le Dr Bicaba, du début de la pandémie à la date du 30 avril 2020, la coordination a réalisé 3327 investigations suite aux alertes. En plus de cela, le premier responsable du CORUS a déclaré que 746 domiciles et 172 institutions sur l'ensemble des régions touchées ont été désinfectés. La bonne nouvelle, c'est que l'évolution de la courbe épidémiologique à la date d'aujourd'hui laisse entrevoir une tendance à la baisse du nombre de cas. "Il semble que le Burkina Faso a dépassé le pic de la maladie dans la semaine du 6 au 12 avril", a-t-il précisé. Mais il invite chacun à la vigilance pour éviter un rebond comme on l'a vu dans certains pays. Une autre bonne nouvelle, c'est que la région du Centre-Sud est sortie de sa quarantaine pour la simple raison qu'elle a enregistré 0 cas pendant 28 jours. Dans les semaines à venir, la coordination prévoit plusieurs actions. Ce sont, entre autres, le dépistage ciblé des personnes vulnérables, le suivi dans  les régions pour s’assurer du bon fonctionnement du système, de même que l'élargissement des centres de dépistage. Pour ce qui concerne les vols spéciaux qui ramènent les Burkinabè bloqués à l'extérieur, un dispositif a été mis en place pour les mettre immédiatement en confinement pendant 14 jours avant que ces personnes rejoignent leur domicile. Le Dr Bicaba a terminé en insistant sur le nécessaire respect les mesures de prévention car, a-t-il dit, plus ces mesures seront respectées, plus nous accélérerons la sortie du pays de la crise.

Obissa

roz uneL’Union pour le progrès et le changement (UPC) a tenu une conférence de presse ce jeudi 30 avril 2020 à Ouagadougou pour, a-t-elle dit, donner sa lecture de la gestion de la crise sanitaire née de la maladie à coronavirus au Burkina Faso. Les circonstances du décès, le 17 mars 2020, de l’élue nationale Rose Marie Compaoré, 2e vice-présidente de l’Assemblée nationale, ont été aussi abordées lors de ce point de presse.

C’est le deuil à observer suite à la mort de la députée Rose Marie Compaoré et de Mariam Sirima, autre militante de ce parti décédé, qui a contraint l’Union pour le progrès et le changement (UPC) au silence et au recueillement. C’est du moins ce qu’a affirmé Adama Sosso, vice-président du « parti du lion », lors de ce point de presse le jeudi 30 avril 2020 à Ouagadougou.

Selon l’honorable député Sosso, les circonstances de la disparition de la 2e vice-présidente de l’Assemblée nationale ont suscité une polémique qui n’a cessé d’enfler. Les informations fournies par le centre de coordination et le doute que cela a suscité sur les circonstances du décès de l’élue nationale ont amené les députés de l’UPC à interroger le gouvernement lors de la session de l’Assemblée nationale du 21 avril dernier. « Les informations données par madame le ministre de la Santé devant la représentation nationale ont poussé la famille de la défunte à apporter un démenti », a indiqué le vice-président de l’UPC. roz 2Contrairement à ce que pensent les uns et les autres, l’UPC n’est pas restée silencieuse sur les circonstances du décès de Dame Compaoré, foi du Poé Naba, membre du bureau politique de l’UPC. « Les députés sont astreints au respect du règlement de l’AN. Nous ne pouvons pas crier sur tous les toits pour réclamer certaines actions », a-t-il affirmé. Il a ajouté qu’à l’étape actuelle des choses, des actions sont engagées par l’AN à l’encontre de tout le gouvernement et qu’elles iront peut-être jusqu’à la motion de défiance, car il y va de la crédibilité de l’institution parlementaire.

En attendant, l’UPC exige la démission de la ministre de la Santé et que le gouvernement présente des excuses officielles à la représentation nationale et à tout le peuple burkinabè. En effet, selon le parti de Zéphirin Diabré, la ministre de la Santé tout comme ses collègues et collaborateurs ayant manipulé les faits dans l’affaire Rose Marie Compaoré, ils n’ont plus aucune légitimité pour traiter de la santé des Burkinabè. Et de faire remarquer que le gouvernement n’est pas à sa première « forfaiture » à l’AN. Selon M. Sosso, les « multiples mensonges de l’actuel gouvernement » l’ont tellement discrédité qu’à ce jour, un grand nombre de Burkinabè ne croient plus en l’existence de la maladie à coronavirus au Burkina, ce qui est extrêmement dangereux. En plus de ces mensonges, a-t-il poursuivi, des malades du Covid-19 ont été l’objet de traitements inhumains. Il a, à titre illustratif, cité les cas de Marvin Sawadogo, du vieux Maurice Dipama et d’Aboubacary Kiendrébéogo, le dernier cité ayant été déclaré malade du Covid-19 par erreur. Au regard de « tous ces manquements », l’Union pour le progrès et le changement qualifie de façon globale de chaotique la gestion du Covid-19 par le gouvernement burkinabè. De l’avis de M. Sosso, il y a un déficit de concertation entre l’exécutif et les syndicats, les leaders religieux, les coutumiers, etc. « Nous resterons vigilants sur la mise en œuvre des mesures de relance économique pour que l’occasion ne soit pas donnée à des gens de distribuer des milliards à leurs militants ou leurs familles. Ces fonds doivent aller à leurs véritables destinataires sans discrimination », a-t-il terminé.

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