Volontaires du centre d’appels : Le Dr Bicaba leur garantit un suivi psychologique
Le ministère de la Santé, dans le cadre de la lutte contre le Covid-19, à travers le Centre des opérations de réponse aux urgences sanitaires (CORUS), a mis en place un centre d’appels composé de volontaires chargés de donner toutes les informations nécessaires dans le cadre de la lutte. Ils reçoivent des milliers d’appels par jour. Si certains appellent pour effectivement se renseigner sur la maladie, d’autres le font pour proférer des menaces ou même tenir des propos obscènes. A ce propos, le coordinateur national par intérim du plan de riposte rassure que ces volontaires auront un suivi psychologique.
« Oui, nous n’avons pas oublié cet aspect. Au temps fort de la maladie, certains volontaires au centre d’appels ont bénéficié d’un suivi psychologique quand le besoin s’est fait ressentir », a affirmé le coordinateur national par intérim du plan de riposte à la maladie, le Dr Brice Wilfried Bicaba. A la fin de l’opération, a-t-il poursuivi, un suivi complet sera encore fait pour s’assurer qu’ils vont bien. En plus du suivi psychologique, du fait du port de casques à longueur de journée, des examens ORL seront réalisés pour s’assurer qu’à ce niveau aussi, il n’y a pas de souci. « Apres ces examens, ceux qui auront un quelconque problème seront pris en charge automatiquement. Pour l’instant, il n’y a pas de souci majeur. Tout se passe pour le mieux », a-t-il précisé.
Le Dr Bicaba a indiqué que la sous-commission « gestion des appels » fait partie des quatre sous-commissions de surveillance. Elle assure quotidiennement la réception des appels téléphoniques, soit pour des informations sur le Covid-19, soit pour valider un cas suspect pour investigation. Cette supervision des téléopérateurs a révélé des insuffisances et la coordination nationale de la riposte en a fait une préoccupation majeure, d’où la nécessité d’une formation.
En effet, le Dr Bicaba a ajouté qu’en plus du suivi psychologique, les volontaires du centre d’appels, au nombre de 141, ont reçu une session de formation en communication. Selon lui, cette session de formation vise à résorber les insuffisances en matière de communication des informations erronées sur le Covid-19 par certains volontaires et des attitudes moins bonnes lors des conversations téléphoniques.
En rappel, les chiffres enregistrés depuis quelques semaines dans la lutte contre le Covid-19 au Burkina Faso sont un tant soit peu rassurants, du fait de la baisse continue du nombre de nouveaux cas et des cas actifs. Ainsi, à la date du 10 juin 2020, sur 105 échantillons analysés, le pays n’a enregistré aucun nouveau cas de maladie à coronavirus. 8 nouvelles guérisons ont été enregistrées, ce qui porte à 799 le nombre total de guérisons, aucun décès n’est à déplorer et on est actuellement au total à 53 le nombre total de décès. 40 personnes sont encore sous traitement. Depuis le 9 mars 2020, ce sont donc 892 cas, précisément 323 femmes et 569 hommes, qui ont été déclarés positifs sur 9 088 échantillons analysés. Ce qui fait un taux de positivité de 9,8%.
Obissa
Le point de presse hebdomadaire sur l’évolution du coronavirus au Burkina Faso s’est tenu le vendredi 12 juin 2020 à Ouagadougou. Le coordinateur national par intérim du plan de riposte est revenu sur la tendance baissière de la pandémie. La stratégie qui sera mise en place les semaines à venir a été également dévoilée.
Au titre du ministère de l'Economie et des Finances, le Conseil a examiné un rapport relatif à l'érection du bureau national des évaluations environnementales en Etablissement public administratif (EPA). « Le Conseil a donc marqué son accord pour cette proposition et adopté un décret portant érection du bureau national des évaluations environnementales en EPA qui va s'appeler désormais Agence nationale des évaluations environnementales (ANEE). L'objectif visé est de doter cette structure des véritables capacités et également d'une présence sur le territoire pour répondre au bien-être du travail dans ce cadre », a précisé le porte-parole du gouvernement.
En matière d’accueil dans les palais de justice, sur l’effectif des personnes ayant eu recours à un palais de justice, 53,3% jugent l’accueil satisfaisant contre 30,4% qui le jugent peu satisfaisant et 2,4% le jugent mauvais. Selon le milieu de résidence, 51% des enquêtés vivant en milieu rural sont satisfaits de l’accueil dans les palais de justice. En milieu urbain, cette proportion est de 56,8%.
Le ministère de la Justice, des Droits humains et de la Promotion civique a entrepris en 2018, avec l’appui de ses partenaires, la réalisation d’un sondage en vue de disposer de données renseignant des indicateurs de la politique sectorielle justice et droits humains (PS-JDH). L’objectif général de l’étude était de mesurer le niveau de confiance de la population vis-à-vis de la justice ainsi que sa perception du respect des droits humains et des règles du civisme au Burkina Faso. L’enquête, réalisée aussi bien en milieu rural qu’Urbain, a concerné toutes les 13 régions du pays. L’un des aspects de ce rapport, c'est qu'il s’est penché sur la culture de la tolérance et de la paix au Burkina Faso. Il en ressort qu’une grande majorité de la population burkinabè, précisément 62,4%, déclare qu’elle fera recours à la chefferie traditionnelle en cas de conflits communautaires.
En effet, on peut observer que le recours à la chefferie traditionnelle est envisagé par 68,7% de la population vivant en milieu rural contre seulement 43,3% de ceux qui vivent en milieu urbain. La proportion de la population envisageant le recours à l’administration (autorité administrative et autorité judiciaire) comme solution est de 25,7% en milieu rural et un peu plus du double (40,9%) en milieu urbain ».
L’hebdomadaire point de presse sur la Covid-19 s’est tenu ce vendredi 05 juin 2020 à Ouagadougou. Le Coordinateur national par intérim du plan de riposte à la Covid-19, Dr Brice Wilfried Bicaba, a détaillé la situation de la pandémie au Burkina Faso. On retient de son exposé que la diminution du nombre de cas n’est pas forcément synonyme de fin de la pandémie. 
<<Après six mois de mise en œuvre, le bilan de cette mesure autorise raisonnablement à l'étendre donc à l'ensemble des régions du pays. Nous avons adopté la planification familiale pour capturer le dividende démographique et nous visons une incidence synthétique de la fécondité de 4,7% et une prévalence de la contraceptive de 32% en 2020>>, a indiqué le porte-parole du gouvernement.
Le point de presse hebdomadaire de la Coordination nationale du plan de riposte au Covid-19, s’est tenu ce vendredi 29 mai à Ouagadougou. Il a été animé par le Dr Brice Wilfried Bicaba, coordinateur par intérim de la riposte au Covid-19, et le ministre de la Santé, Pr Claudine Léonie Lougué.











