Accessibilité de la justice au Burkina : 51,6% de la population estiment que la justice est accessible contre 38,9% qui la jugent peu accessible (selon une enquête)
Le ministère de la Justice, des Droits humains et de la Promotion civique a entrepris en 2018, avec l’appui de ses partenaires, la réalisation d’un sondage en vue de disposer de données renseignant des indicateurs de la politique sectorielle justice et droits humains (PS-JDH). L’objectif général de l’étude était de mesurer le niveau de confiance de la population vis-à-vis de la justice ainsi que sa perception du respect des droits humains et des règles du civisme au Burkina Faso. L’enquête, réalisée aussi bien en milieu rural qu’urbain, a concerné toutes les 13 régions du pays. L’un des aspects de ce rapport, c'est qu'il s’est penché sur l’accessibilité de la justice. Parmi ceux ayant eu recours à la justice, 51,6% des répondants estiment que la justice est accessible contre seulement 5,2%qui jugent respectivement que la justice est inaccessible et peu accessible.
Selon ce rapport, l’accessibilité de la justice suppose que tout citoyen, quel qu’il soit, doit pouvoir saisir facilement le service public de la justice, avec le moins d’entraves possibles liées aux distances et aux coûts des actes et procédures judiciaires, à l’effet de faire entendre sa cause ou de se faire délivrer tout acte qu’il est en droit d’obtenir. « En vue de recueillir l’opinion des citoyens sur l’accessibilité de la justice, les enquêtés ont été invités à se prononcer sur l’accueil dans les palais de justice, l’accueil dans les établissements pénitentiaires, la distance à parcourir pour accéder à un Tribunal de grande instance (TGI), le coût des actes de justice et le coût des honoraires des auxiliaires de justice. Ils ont été également invités à donner une opinion globale sur l’accessibilité de la justice », précise dans un premier temps le rapport.
En matière d’accueil dans les palais de justice, sur l’effectif des personnes ayant eu recours à un palais de justice, 53,3% jugent l’accueil satisfaisant contre 30,4% qui le jugent peu satisfaisant et 2,4% le jugent mauvais. Selon le milieu de résidence, 51% des enquêtés vivant en milieu rural sont satisfaits de l’accueil dans les palais de justice. En milieu urbain, cette proportion est de 56,8%.
S’agissant de l’accueil dans les établissements pénitentiaires, 28,5% de citoyens ayant eu recours à la justice se disent satisfaits de l’accueil dans les établissements pénitentiaires (EP), 17,3% sont peu satisfaits et 9,5% trouvent l’accueil mauvais. 44,7% de citoyens n’ont pas donné leur opinion sur l’accueil dans les établissements pénitentiaires (EP).
Pour ce qui est de la distance à parcourir pour accéder à un TGI, sur cet effectif des enquêtés ayant eu recours à un TGI, 60% estiment que la distance pour y accéder est longue, contre seulement 9,6% qui la jugent courte. 27,5% des répondants la jugent moyenne. 3% des enquêtés ne se sont pas prononcés. L’accessibilité physique à un TGI varie selon le milieu de résidence. En effet, les répondants vivant en milieu rural sont 70,3% à juger que la distance à parcourir pour accéder à un TGI est longue, contre 43,2%en milieu urbain.
Concernant le coût des actes de justice, sur l’effectif des personnes ayant eu recours à un TGI, 25,7%jugent le coût des actes peu élevé et 34,9% estiment qu’il est moyen. Ils sont 26,2% à estimer que le coût des actes est élevé.
S’agissant des coûts des honoraires des auxiliaires de justice, 45,8% de la population (ayant eu recours à la justice) n’ont pas une idée des honoraires des auxiliaires de justice, 22,5% les jugent élevés, 31,7% de la population estime le coût peu ou moyennement élevé.
Enfin, en matière d’accessibilité de la justice, il a été posé aux enquêtés la question suivante : «Que pensez-vous de l’accessibilité à la justice ?» Ces derniers pouvaient trouver la justice «inaccessible», «peu accessible», «accessible» ou ils «ne savent pas». Dans la population ayant eu recours à la justice, 51,6% des répondants estiment que la justice est accessible, contre seulement 5,2% et 38,9% qui jugent respectivement que la justice est inaccessible et peu accessible. Selon le milieu de résidence, il ressort que 51,0% des répondants vivant en milieu rural jugent la justice globalement accessible contre seulement 6,7% qui la jugent inaccessible. En milieu urbain, ils sont 52,5% des enquêtés qui estiment que la justice est accessible.
Aly Tinto
Le ministère de la Justice, des Droits humains et de la Promotion civique a entrepris en 2018, avec l’appui de ses partenaires, la réalisation d’un sondage en vue de disposer de données renseignant des indicateurs de la politique sectorielle justice et droits humains (PS-JDH). L’objectif général de l’étude était de mesurer le niveau de confiance de la population vis-à-vis de la justice ainsi que sa perception du respect des droits humains et des règles du civisme au Burkina Faso. L’enquête, réalisée aussi bien en milieu rural qu’Urbain, a concerné toutes les 13 régions du pays. L’un des aspects de ce rapport, c'est qu'il s’est penché sur la culture de la tolérance et de la paix au Burkina Faso. Il en ressort qu’une grande majorité de la population burkinabè, précisément 62,4%, déclare qu’elle fera recours à la chefferie traditionnelle en cas de conflits communautaires.
En effet, on peut observer que le recours à la chefferie traditionnelle est envisagé par 68,7% de la population vivant en milieu rural contre seulement 43,3% de ceux qui vivent en milieu urbain. La proportion de la population envisageant le recours à l’administration (autorité administrative et autorité judiciaire) comme solution est de 25,7% en milieu rural et un peu plus du double (40,9%) en milieu urbain ».
L’hebdomadaire point de presse sur la Covid-19 s’est tenu ce vendredi 05 juin 2020 à Ouagadougou. Le Coordinateur national par intérim du plan de riposte à la Covid-19, Dr Brice Wilfried Bicaba, a détaillé la situation de la pandémie au Burkina Faso. On retient de son exposé que la diminution du nombre de cas n’est pas forcément synonyme de fin de la pandémie. 
<<Après six mois de mise en œuvre, le bilan de cette mesure autorise raisonnablement à l'étendre donc à l'ensemble des régions du pays. Nous avons adopté la planification familiale pour capturer le dividende démographique et nous visons une incidence synthétique de la fécondité de 4,7% et une prévalence de la contraceptive de 32% en 2020>>, a indiqué le porte-parole du gouvernement.
Le point de presse hebdomadaire de la Coordination nationale du plan de riposte au Covid-19, s’est tenu ce vendredi 29 mai à Ouagadougou. Il a été animé par le Dr Brice Wilfried Bicaba, coordinateur par intérim de la riposte au Covid-19, et le ministre de la Santé, Pr Claudine Léonie Lougué.
Le point de presse hebdomadaire sur l’évolution de la maladie à coronavirus s’est tenu ce 22 mai à Ouagadougou. « Les étudiants burkinabè rentrés du Niger n’ont pas reçu l’ordre du ministère de la Santé de rentrer chez eux, contrairement à certaines informations », a affirmé le principal conférencier, le Dr Brice Wilfried Bicaba, coordinateur national par intérim du plan de riposte à la pandémie.
Pour soutenir et relancer les activités culturelles, le président Kaboré, dans sa deuxième adresse à la Nation le 2 avril 2020, a décidé de mettre à la disposition de ce secteur un fonds de 1 milliard 25 millions de francs CFA. Un comité a été installé le 6 avril 2020 pour déterminer les conditions d’une répartition judicieuse dudit fonds.
S’agissant du respect des droits humains dans la lutte contre le terrorisme, le locataire de la primature a assuré que les FDS interviennent en « ayant à l’esprit le respect des droits humains et la sécurité des personnes qui ont trouvé refuge au Burkina Faso ». Et de préciser : « En tout état de cause, chaque fois qu’il y a des présomptions d’exactions, d’incidents graves ou de manquements, des procédures administratives et judiciaires sont diligentées pour faire la lumière sur la situation ».
En 2019, le taux de croissance économique a été de 5,7%. « Ce taux, en léger recul par rapport à 2018, reste l’un des plus élevé de la sous-région. Il traduit la compétitivité de notre économie et justifie à souhait la confiance que les partenaires et le secteur privé continuent de placer en notre pays », a souligné Christophe Dabiré.










