Elections couplées du 22 novembre : La CODEL mobilise 3 800 observateurs
Les Burkinabè sont appelés aux urnes le 22 novembre prochain pour élire et le président du Faso et les députés de la 8e législature. Radars Info Burkina s’est rendu au siège de la Convention des organisations de la société civile pour l’observation domestique des élections (CODEL) pour savoir ce qu’elle a entrepris comme actions dans le cadre de ce processus électoral pour contribuer à crédibiliser les élections.
« La CODEL avait observé de façon remarquable les élections couplées de 2015 et les municipales de 2016, ce qui a été apprécié par l’ensemble des acteurs », a d’abord indiqué Masse Django Ladji, responsable à la communication au secrétariat exécutif de la CODEL.
Ainsi, pour les élections du 22 novembre, la CODEL a encore obtenu la confiance de ses partenaires, notamment de l’ONG suédoise DIAKONIA à travers le Programme d’appui au processus électoral (PAPE) II, financé par la Coopération suisse, l’ambassade de Danemark et l’Union européenne (UE).
Au moment de l’enrôlement, la CODEL a procédé à l’observation partout où les équipes de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) sont passées. «On a déployé 121 observateurs dans toutes les provinces. La CODEL est toujours fidèle à son principe qui est l’observation domestique, donc elle recrute ses observateurs sur place. Ainsi, même s’il y a des zones qui sont difficiles d’accès, dans la mesure où les observateurs sont sur place, ils ont accès aux différents sites. On a environ 1 400 sites d’observation à travers le pays », a relevé Masse Django Ladji.
S’agissant du volet sensibilisation, la CODEL a sensibilisé les populations afin qu’elles se fassent enrôler. Au nombre des actions menées par cette structure, on peut citer une conférence de presse ainsi que la conception et la diffusion de spots télé et radio dans 4 langues nationales. La CODEL a aussi à son actif la production d’affiches qu’elle a fait mettre sur des panneaux en ville pour exhorter les populations à s’intéresser au processus électoral. « En plus de ces actions, on a participé à plusieurs émissions radio et télé, surtout sur la participation citoyenne des femmes et des jeunes au processus électoral », a-t-il ajouté.
En outre, cette structure a mis en place une campagne digitale avec une de ses associations membres, en l’occurrence l’Association des blogueurs du Burkina (ABB). « Lorsqu’un jeune se rend dans un bureau de vote pour se faire enrôler, à sa sortie il prend une photo de sa carte d’électeur qu’il publie sur les réseaux sociaux en invitant les autres à aller aussi se faire enrôler », a expliqué le chargé de com.
En ce qui concerne l’observation le jour du scrutin, l’ambassade de France, qui a trouvé le projet intéressant, a décidé d’accompagner la CODEL. « Une convention a été signée à ce propos le 17 septembre 2020. L’ambassade de France ajoute 800 observateurs aux 3 000 déjà prévus dans le cadre du PAPE. Donc on a au total 3 800 observateurs recrutés par nos associations membres. Ils seront bientôt formés», a-t-il précisé.
Pour la première fois, les Burkinabè de l’étranger vont voter. Ainsi, la CODEL aura une équipe d’observation en Côte d’Ivoire. Ces observateurs seront recrutés sur place.
En plus des observateurs, la CODEL a entrepris la mise en place d’environ 200 moniteurs à travers le pays. Ils seront chargés du monitoring des violences lors du processus s’il y en a.
Comme en 2015, la CODEL va mettre en place la « situation room » dans son quartier général. « Les observateurs sur le terrain vont faire remonter les informations automatiquement sur la plateforme à l’aide de smartphones. Ainsi, si on se connecte au site le jour du scrutin, on pourra avoir à la minute près des informations précises sur le déroulement des élections. En cas de difficulté ou d’incident, à notre tour nous contacterons l’autorité compétente pour l’informer de la situation afin qu’elle prenne les dispositions appropriées», a fait savoir Masse Django Ladji.
Avec son partenaire qu’est le National Endowment for Democracy (NED), une structure américaine, un projet axé sur les fake news a été mis en place. « Pendant la période électorale, certaines informations véhiculées ne sont pas vraies. Nous sommes à l’ère du numérique ; beaucoup d’internautes reçoivent les informations et les partagent sans s’assurer au préalable de leur véracité », a souligné notre interlocuteur.
Des journalistes et les membres de la CODEL vont travailler sur le sujet. Lorsqu’il y aura des informations non vérifiées sur le numérique ou les médias classiques au cours du processus, des fact-checkers vont se charger de vérifier les faits pour donner la bonne information au public.
Autre action : la CODEL a tenu un atelier sur le financement privé des partis politiques, car jusqu’à présent « on ne maîtrise pas le financement privé des partis politiques ».
Aly Tinto
Ce lundi 26 octobre 2020 dans l’après-midi, soit à 5 jours du début de la campagne pour les élections du 22 novembre, le Conseil supérieur de la communication (CSC) a convié les candidats à la présidentielle, les partis ou formations politiques, les médias et organisations de la société civile (OSC) à la signature solennelle d’un pacte de bonne conduite pour que le discours politique électoral ne rompe pas l’harmonie de l’unité nationale. 
« Par ce pacte que nous signons, nous nous engageons à réaliser une campagne apaisée. Une campagne dans la courtoisie, dans le respect mutuel et la considération mutuelle. Notre pays a besoin de cela, la démocratie aussi », a indiqué Clément Sawadogo, premier responsable de l’APMP.


En prélude aux élections couplées du 22 novembre prochain, l’Union pour le progrès et le changement (UPC) a organisé une formation de 48h au bénéfice de ses commissaires électoraux des 45 provinces chargés de la supervision des opérations électorales. Ce renforcement de capacités a débuté ce samedi 17 octobre à Ouagadougou.
Le 2e module, lui, porte sur la centralisation des résultats. Quant au module 3, qui sera présenté demain dimanche, il a trait à la gestion des difficultés. « Par exemple si nous devons saisir le Conseil constitutionnel, il montre comment procéder et quels sont les documents qu’on doit réunir », a poursuivi Alain Olé Kam.
Des anecdotes sur la vie de Sankara, il y en a à la pelle dans le film, lequel est ponctué également de musiques et de danses contemporaines.

RB : Dans son discours, Henri Konan Bédié a appelé l'ONU à « se saisir du dossier ivoirien » pour mettre en place « un organe électoral véritablement indépendant et crédible ». L'ouverture de la campagne électorale officielle est fixée au 15 octobre et le président Ouattara va débuter sa campagne le vendredi 16 octobre 2020 à Bouaké. Est-ce que le temps joue en faveur de l’opposition ?
ASK : Oui, il y a des dispositions légales pour reporter le scrutin comme par exemple le décès inattendu d’un candidat pendant la campagne électorale ou bien une crise majeure qui porte atteinte à l’intégrité du territoire. Mais ces dispositions légales ne sont pas celles qui existent aujourd’hui. Le retrait d’un candidat de la course n’est pas de nature à faire annuler ou reporter le scrutin.

Yehia : Dans ce genre de conflit, on ne peut pas parler de rapport de force. En effet, le propre même des conflits asymétriques, c’est qu’on a deux forces qu’on ne peut pas comparer. L’une est plus grande que l’autre de façon multiple. Maintenant la force faible utilise des moyens de ruse pour éviter une confrontation directe et attaquer l’autre pratiquement à la marge. Je crois que c’est ce qui va continuer. On ne risque pas d’avoir un affrontement direct entre GSIM et les armées nationales, il se ferait écraser immédiatement ; mais peut-être faut-il s’attendre à une multiplication des attaques, des poses de mines, etc.
Le 4 août 2018, Kéré Architecture a été désigné pour conduire le pool avec comme membres Cauris Architecture et la Soudanaise. A ce jour, plus de 3000 livres ont été collectés pour le Mémorial. Le 17 mai 2020, a eu lieu le dévoilement de la statue corrigée de Thomas Sankara et des 12 bustes de ses compagnons. « Aujourd’hui, la statue est vivante et attire du public. C’est le site touristique le plus visité au Burkina en quatre (4) mois avec 37 333 visites, soit en moyenne 216 visiteurs par jour », a déclaré Luc Damiba, secrétaire général du CIM-TS.


De mars 2020 à nos jours, le Burkina Faso totalise 2008 cas de coronavirus, dont 56 décès. Le nombre de cas confirmés, qui avait considérablement baissé, est remonté fin août, compte tenu du relâchement de la population en matière de respect des mesures barrières édictées par les professionnels de la santé. Radars Info Burkina a tendu son micro à la ministre de la Santé, le Pr Claudine Lougué. Objectifs : savoir ce qu’elle pense de l’engagement des agents de santé auprès de leurs patients dans ce contexte de pandémie de coronavirus, s’enquérir de ses motifs de satisfaction dans le cadre de la riposte à cette maladie et de l’engagement du président Roch Marc Christian Kaboré dans la lutte contre le virus à couronne.
« Nous nous préparons à saluer le mérite des agents de santé. Ils ont joué leur rôle malgré la psychose et nous ont ainsi aidés à sortir d’une mauvaise passe. C’est vrai qu’on n’en est pas encore totalement sorti, donc nous devons continuer à veiller au respect des mesures barrières », a-t-elle indiqué.










