mercredi 4 février 2026

komboigo uneDepuis le 31 octobre, nous sommes en pleine campagne électorale au Burkina Faso. 13 candidats briguent la magistrature suprême. Au nombre de ces prétendants au fauteuil présidentiel figure l’expert-comptable et homme d’affaires Wend-Venem Eddie Constance Hyacinthe Komboïgo, candidat du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP). Radars Info Burkina vous présente sa biographie.

Wend-Venem Eddie Constance Hyacinthe Komboïgo est né le 11 septembre 1964 à Ouagadougou d’un père comptable et d’une mère ménagère. Il obtient le certificat d’études primaires dans une école à Manga puis est envoyé au CEG de Tenkodogo où il réussit au BEPC et à l’entrée en seconde. Après un BEP à l’ex- Lycée technique de Ouagadougou (LTO), il s’inscrit au lycée CEPEC pour faire un Bac G2. Il poursuivra par la suite des études supérieures à l’Institut universitaire de technologies (IUT) de Ouagadougou où il fait un DUT finances-comptabilité. Plus tard, il s’inscrit à l’Institut national des techniques économiques et comptables de Paris. Il en sortira nanti d’un diplôme d’études supérieures en comptabilité et finances.

komboigo 2

De retour au bercail le 31 décembre 1993, Eddie Komboïgo officie comme expert-comptable à la Cour d’appel. En janvier 1994, il commence à donner des cours à la Faculté des sciences économiques et de gestion de l’université de Ouagadougou (actuelle UFR-SEG de l’université Joseph Ki-Zerbo).

Il crée en 1994 le cabinet d’audit financier et d’expertise-comptable Komboïgo qui deviendra plus tard CAFEC-KA.

En décembre 2012, Eddie Komboïgo est élu député au compte de la province du Passoré à l’Assemblée nationale sous la bannière du CDP.

komboigo 3

Le 9 juillet 2015, il est désigné par les membres du Haut Conseil et du Bureau exécutif national pour défendre les couleurs du CDP au scrutin d’octobre 2015 et est investi le 11 juillet 2015. Mais sa candidature à la présidentielle de 2015 est rejetée.

Le 16 septembre 2015, il est perpétré un putsch contre la Transition. En janvier 2016, Eddie Komboïgo est arrêté puis inculpé de complicité avec les putschistes. Il est incarcéré à la Maison d’arrêt et de correction des armées (Maca).

Après 4 mois et demi de détention, l’expert-comptable bénéficie d’une liberté provisoire. En décembre 2017, il est blanchi dans l’affaire du putsch et le 25 février 2018, il reprend pleinement les rênes du parti.

Le 26 juillet 2020, M. Komboïgo est investi candidat du CDP à la présidentielle du 22 novembre. En guise de nouveau pacte pour l'édification d'un Burkina de paix et de prospérité, le candidat du parti ayant pour emblème l’épi et la daba propose dans son projet de société une offre politique basée sur des actions prioritaires. Au nombre de celles-ci figurent des actions fortes dans les domaines de la sécurité et de la paix sur toute l’étendue du territoire.  A ce propos, Eddie Komboïgo propose une réforme des Forces de défense et de sécurité (FDS) pour répondre aux impératifs immédiats et à venir. Selon lui, il s’agira, entre autres, de la réforme des ministères de la Défense et de la Sécurité, de la création d’un centre national de surveillance du territoire, ainsi que de la reconquête des zones du pays occupées par les terroristes. « Il faudra également procéder à la dotation en matériel adéquat des FDS et à leur formation appropriée pour faire face à la menace terroriste », a-t-il indiqué. Le candidat de l’ex-parti au pouvoir promet aussi qu’il veillera, s’il est élu président du Faso, à stabiliser les zones qui auront été récupérées et à assurer le retour des déplacés internes dans leurs localités d’origine.

Farida Elise Sawadogo (stagiaire)

uaa uneUne mission conjointe de haut niveau de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union africaine (UA) a séjourné au Burkina Faso du 11 au 14 novembre dans le cadre de la diplomatie préventive visant à promouvoir la tenue d’élections crédibles, transparentes et pacifiques. Ladite mission, conduite par Jean Claude Kassi Brou, président de la Commission de la CEDEAO, et l’ambassadeur Minata Samaté Cessouma, commissaire aux Affaires politiques de l’UA, vise à évaluer l’état de préparation des élections pour un double scrutin crédible et pacifique.

Au cours de son séjour de 96 heures à Ouagadougou, la mission conjointe a été reçue en audience par le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, qui lui a exprimé « sa gratitude pour la manifestation de la solidarité africaine au Burkina Faso et l’a assurée de l’engagement du gouvernement pour la tenue d’élections crédibles et transparentes ».

La mission a été également reçue tour à tour par les ministres des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Burkinabè de l’extérieur, de la Sécurité ainsi que par les présidents du Conseil constitutionnel et de la Commission électorale nationale indépendante (CENI).  En outre, elle s’est entretenue avec les responsables de partis politiques, des diplomates africains et européens accrédités auprès du Burkina Faso ainsi que le système des Nations unies.

uaa 2La mission s’est félicitée des efforts importants consentis par les autorités nationales ainsi que les acteurs politiques pour l’obtention d’un consensus sur les questions majeures relatives au processus électoral, notamment l’audit du fichier électoral.

« La mission conjointe CEDEAO-UA a salué le dialogue politique permanent insaturé très tôt et qui a permis à l’ensemble de la classe politique de régler toutes les questions qui se sont posées, notamment l’audit du ficher électoral, le processus des élections, les questions liées au vote des personnes déplacées internes, l’introduction du vote de la diaspora. Ce dialogue politique a permis de créer un cadre propice à des élections transparentes, crédibles et apaisées », s’est réjoui Jean Claude Kassi Brou.

La mission conjointe, tout en présentant ses condoléances au peuple burkinabè, a fermement condamné la dernière attaque terroriste qui a coûté la vie à 14 soldats du pays des hommes intègres au Sahel.

Eu égard au contexte sécuritaire particulier du pays, elle a invité les autorités burkinabè à continuer à prendre les dispositions nécessaires pour la sécurisation du processus électoral, en particulier des candidats à la présidentielle.

«Nous encourageons tous les acteurs à œuvrer pour que ces élections se tiennent dans de très bonnes conditions. Nous sommes satisfaits de ce que nous avons vu. Nous tenons à féliciter les autorités pour ce qui a déjà été fait et encourageons la CENI à poursuivre le dialogue déjà engagé pour pouvoir régler toutes les difficultés qui pourraient survenir », a déclaré le président de la Commission de la CEDEAO.

La CEDEAO et l’UA déploieront des missions d’observation électorale.  La CEDEAO va déployer 70 observateurs électoraux, à savoir 10 de long terme et 60 de court terme. Les 10 observateurs de long terme seront déployés dès ce week-end. Ceux de court terme arriveront le lundi 16 novembre.

L’UA, quant à elle, déploiera 30 observateurs électoraux. 

Aly Tinto

 

tassmbdo uneDepuis le début de la campagne électorale entrant dans le cadre du double scrutin de novembre, les 13 prétendants à la magistrature suprême s’évertuent à conquérir l’électorat burkinabè. Au nombre de ces postulants figure le Dr Aimé Claude Tassembedo, consultant international, expert en audit organisationnel et en gestion des ressources humaines. Radars info Burkina s’est penché sur la biographie de ce candidat indépendant.

Aimé Claude Tassembedo est né le 03 juin 1967 à Bobo-Dioulasso, la capitale économique du Burkina Faso. Il est marié et père de deux enfants.

Il décroche son baccalauréat au Prytanée militaire de Kadiogo (PMK) puis poursuit des études supérieures en France, à l’université Paris XIII, où il obtient en 1994 une maîtrise en sciences sociales, option psychosociologie. En 1996, il obtient un Diplôme d’études supérieures spécialisées (DESS) en diagnostic social et gestion des ressources humaines à l’université Paris X Nanterre. Puis, il devient formateur après une certification spécialisée en formation des cadres en gestion informatisée des ressources humaines et systèmes d’information à Moncton au Canada en 1998.

En 1999, M. Tassembedo soutient une thèse de doctorat en sciences de gestion, spécialité management des ressources humaines et stratégie d’entreprise, à l’université de Paris VIII-France. Diplômé en gestion des organismes sociaux, le jeune docteur sera titularisé par le Centre national d’études supérieures en sécurité sociale à Saint-Etienne en France en 2002.

Après avoir occupé le poste de chargé d’études à la Banque internationale pour le commerce, l’industrie et l’agriculture du Burkina-Faso (BICIA-B) en 1995, Claude Tassembedo est devenu en 1996 consultant au cabinet Action, recherche, conseil (ARC) au Burkina Faso. Il occupera par la suite le poste de directeur des Ressources humaines chargé des services généraux à la Caisse autonome de retraite des fonctionnaires (CARFO) de 1997 à 2007.

tassmbdo 2Membre fondateur de l’Association burkinabè des gestionnaires des ressources humaines (ABGRH), il en fut le responsable à la formation de 2001 à 2011. Il est membre fondateur de l’Association burkinabè du management de qualité (ABMAQ). De janvier 2008 à juin 2009, Claude Aimé Tassembedo a été consultant à la Caisse nationale de crédit agricole. Il fut par ailleurs consultant à la Caisse populaire du Burkina Faso entre janvier et mars 2009. De septembre 2009 à mai 2010, il est également consultant pour le compte de l’ONEA.

Depuis 2007, Aimé Tassembedo est manager d’un cabinet conseil en ressources humaines nommé Africa Knowledge. A l’Université Aube Nouvelle, le Docteur Claude Aimé Tassembedo est le responsable du département management des ressources humaines depuis 2008. A l’université de Ouagadougou, il est enseignant associé dans la filière management des relations de travail depuis 2010. Aimé Claude Tassembedo porte donc une casquette de consultant international, expert en audit organisationnel et en gestion des ressources humaines.

Claude Aimé Tassembedo se présente en tant que candidat indépendant à l’élection présidentielle de 2020 avec comme slogan « La révolution politique en marche ».

Fort d’un engagement dynamique et pragmatique, l’unique candidat indépendant à la présidentielle veut agir pour «restaurer la grandeur et la dignité du Faso, en renouant avec les valeurs traditionnelles d’intégrité et de travail dans la discipline».  

Dans son projet de société, le candidat indépendant, s’il est élu, dit qu’il gouvernera dans l’efficacité et l’efficience à travers un gouvernement de 20 ministères. C’est le premier ministère qui assurera la coordination de l’action gouvernementale et élaborera la stratégie de développement national.  Ce ministère aura également pour missions d’exécuter la politique de défense nationale définie par le président du Faso, d’exercer le pouvoir réglementaire conformément à la loi mais également d’assurer l'exécution des lois et de recruter les membres du gouvernement. Ces derniers auront un contrat à durée déterminée d’un an renouvelable.

Au nombre de ces 20 ministères, figure également un ministère d’Etat chargé du contrôle éthique et de l’efficacité gouvernementale. Il aura notamment pour missions de mettre en place des mécanismes d’évaluation des actions des ministères, de réaliser un audit annuel des ministères et sociétés d’Etat, mais aussi de créer un comité de contrôle de l’éthique des agents de la fonction publique, de lutter contre la corruption et les infractions assimilées tout en nommant aux emplois civils et militaires et en gérant continuellement les fonds alloués au social dans les différentes structures.

Farida Elise Sawadogo (stagiaire)

afarama uneA 10 jours de la tenue des élections couplées du 22 novembre, villages et villes du Burkina Faso accueillent les différents candidats à la présidentielle et formations politiques inscrites sur la liste des législatives.  Chaque candidat, chaque parti tente de conquérir l’électorat.  Parmi les 13 candidats qui prétendent à la magistrature suprême, figure l’avocat fiscaliste Ambroise Ségui Farama de l’Organisation des peuples africains -section Burkina Faso (OPA-BF). Il propose aux Burkinabè un projet de société intitulé « pour un Faso sécurisé, libéré de la politique de l’endettement en vue d’un développement endogène et durable » et affirme qu’il fera de la sécurité des personnes et des biens, de la défense nationale, de l’intégrité du territoire ainsi que du vivre-ensemble la priorité des priorités de son gouvernement s’il est élu.

Le projet de société de Me Farama est basé sur la réalisation de 5 chantiers de développement populaire, à savoir la souveraineté nationale, l’économie, le bien-être social, le civisme et la cohésion nationale pour un meilleur vivre-ensemble et, enfin, les relations avec l’extérieur.

En ce qui concerne le chantier de la souveraineté nationale, la sécurité des personnes et des biens est une priorité du candidat de l’OPA-BF. « Je m’engage, dans l’urgence, avec toi mon peuple, avec les forces de défense et de sécurité, à mettre en œuvre un système de sécurité et de défense performant en vue d’assurer l’intégrité du territoire national ainsi que le retour de l’Administration sur l’ensemble du territoire, et celui des populations à leurs lieux de travail et de résidence d’origine. C’est ma première priorité », assure l’avocat de « la veuve, de l’orphelin et du faible ».

afarama 2Pour ce faire, sur le plan sécuritaire, Me Farama fera passer le budget national de 14% à 20%. Le ratio 1 policier pour 910 habitants, lui, passera sous sa présidence à 1 policier pour 400 habitants. Le taux de couverture des régions en plan Organisation de la réponse de la sécurité civile (ORSEC) passera de 53% en 2015 à 100% en 2025 ; le taux de maillage du territoire national en services de sécurité opérationnels de 70% en 2019 à 90% en 2025.

En plus des mesures appropriées à prendre, selon lui, il faut mobiliser les moyens (humains, financiers, logistiques et techniques) indispensables au succès de cette mission.

afarama 3Il ordonnera le retrait des bases militaires étrangères. Pour réaffirmer les droits inaliénables du Burkina Faso sur tout son territoire, le candidat de l’OPA-BF s’attellera, dans l’immédiat, à faire de notre armée une armée nationale professionnelle et forte en rendant plus performante et plus opérationnelle l’armée burkinabè, en la dotant de matériel et d’équipement adéquats, en mettant l’armée au diapason des nouvelles technologies de défense et en créant un climat de confiance entre l'armée et les populations.

Sur le plan économique, Ambroise Farama prône le développement socio-économique solidaire assurant la croissance harmonieuse et le développement par une production élevée, ainsi que la redistribution des effets de cette croissance à travers l’investissement, la création d’emplois, la couverture sociale généralisée. Il promet de faire un audit intégral et participatif de la dette publique du pays afin d’établir l’illégitimité de certaines dettes et de décider de leur sort.

L’OPA-BF élaborera sa Stratégie nationale de développement économique et social (SNDES), « conçue par les Burkinabè pour les Burkinabè, avec une contribution nationale à hauteur de 80% pour son financement ».

Pour le secteur primaire, l’agriculture occupe la première place. Selon Me Farama, la production céréalière annuelle, qui se situe actuellement à environ 5 millions de tonnes, connaîtra une hausse pour viser les 6 millions de tonnes. L’excédent brut annuel de céréales, qui se situe à environ 200 000 tonnes, l’OPA-BF le portera à 500 000 tonnes. Sur les 80% de Burkinabè actifs dans l’agriculture, l’OPA-BF travaillera à libérer la moitié dans les 2 premières années, et sur le reste 50% les 2 années suivantes afin d’orienter la main-d’œuvre libérée vers d’autres secteurs de production. L’OPA-BF réhabilitera près de deux millions d’hectares de terres dégradées (20% de la superficie totale des terres dégradées du pays) à l’horizon 2025.

Autres actions à entreprendre, il y a l’organisation et la formation des agriculteurs sur les nouvelles techniques culturales, la modernisation des moyens de production par la création d’unités de fabrication, la création d’industries agro-alimentaires pour absorber et conserver les produits agricoles, le développement, la production des cultures de contre-saison, etc.

Aly Tinto

abs uneDans la perspective du double scrutin présidentiel et législatif le 22 novembre 2020 au Burkina Faso, le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) a organisé un grand meeting à l’arrondissement 5 de Ouagadougou dans l’objectif de mobiliser plus de voix au soir du 22 novembre.

Le MPP a sonné la mobilisation au terrain du stade de France pour discuter avec ses militants de la valeur de chaque électeur pour le Burkina Faso. Ce fut un meeting chaudement animé par de nombreux artistes musiciens ainsi que des militants du parti du Soleil-Levant qui ont fait danser la foule.

Ce jamboree politique a été présidé par le chef du Parlement, Alassane Bala Sakandé, qui a profité de l’occasion pour présenter et défendre le travail déjà abattu par le MPP en 5 ans sur les plans éducatif, sanitaire et économique. Le président de l’Assemblée nationale (PAN) a toutefois déploré que le quinquennat du président Roch Kaboré ait été marqué par la recrudescence des attaques terroristes. Néanmoins, il a assuré à leurs militants et sympathisants que le parti au pouvoir est déterminé à travailler davantage pour relever le défi sécuritaire actuel auquel est confronté le pays et ramener la quiétude.

abs 2En outre, le PAN a invité la population de l’arrondissement 5 à suivre la voie de la vérité et non celle de la corruption.

Pour finir, Bala Sakandé, un bulletin de vote en main, a montré aux militants comment voter pour le candidat Roch Marc Christian Kaboré à la présidentielle et le MPP aux législatives le 22 novembre.

Arnold Junior Sawadogo (Stagiaire)

msures uneAu Burkina Faso, la campagne a été lancée officiellement le 31 octobre 2020. Ce top de départ permettant aux différents partis et formations politiques de se faire connaître des électeurs a fait place à une course à l’affichage sauvage. Radars Info Burkina s'est entretenu avec Edouard Bouda, directeur général de l’Agence du développement économique urbain (ADEU), pour connaître les sanctions prévues contre les contrevenants.

Selon un communiqué de la mairie de Ouagadoudou en date du 2 novembre 2020, des partis et formations politiques procèdent à des affichages sauvages sur le territoire communal, en violation de la loi n°080-2015/CNT du 23 novembre 2015 portant réglementation de la publicité au Burkina Faso et de la loi n°014-2001/AN du 03 juillet 2001, portant Code électoral.

Le directeur général de l’Agence du développement économique urbain (ADEU) et le directeur général de la Police municipale sont chargés de veiller à l’application des textes encadrant la publicité dans la commune de Ouagadougou.

msures 2C’est sur cette base qu’une opération de nettoyage et de sensibilisation a été  effectuée pour avertir les différents partis et formations politiques.

Le directeur général de l’ADEU, Edouard Bouda, invite les différents candidats à consulter les lois qui régissent le fonctionnement de l’Etat et des collectivités. « Je pense que c’est une méconnaissance de la réglementation qui est à l’origine de cet incivisme », a-t-il lancé. Il précise également qu’ils ont remarqué une prise de conscience de certains partis dépuis le communiqué officiel, tandis que d’autres partis persistent.

msures 3Il invite donc les différents partis et formations politiques à faire recourt aux personnes agréées afin d’éviter l’anarchie dans la ville.

En ce qui concerne les sanctions prévues contre ces actes, les premières sorties des agents de l’ADEU ont été des avertissements. Mais si ces partis continuent à afficher en violation de la loi, nous on fait le pointage parce que la réglementation a indexé la pénalité sur le nombre, il faut que par parti et par affiche on puisse calculer le montant précis afin d’adresser la facture à qui de droit, et ce travail est en train d’être fait », a précisé M. Bouda.

Arnold Junior Sawadogo (Stagiaire)

tielle uneLe Burkina Faso est actuellement en période électorale en prélude au double scrutin du 22 novembre. Les candidats à la présidentielle parcourent les villes et les campagnes du pays pour vendre leurs offres politiques aux populations. Radars Info Burkina a tendu son micro à des Ouagavillois afin de savoir quels sont, à leur avis, les deux problèmes les plus urgents à résoudre par le candidat qui aura l’heur de s’installer dans le fauteuil présidentiel.

Pour Aly Sawadogo, qui vient de finir son petit déjeuner dans un restaurant de la place, sa première préoccupation, c’est la réconciliation nationale.  « Le candidat qui sera élu doit avoir cela comme priorité dès l’entame de son quinquennat. Il faut le pardon et la réconciliation ainsi que le retour des exilés pour qu’ensemble nous construisions le pays », a-t-il souhaité. Et d’ajouter que sur le plan économique, il y a aussi la vie chère qui est une triste réalité. « Les prix des produits de première nécessité sont à la hausse. Donc le président élu au soir du 22 novembre doit également travailler à améliorer les conditions de vie des populations», a affirmé notre interlocuteur.

tielle 2De l’avis d’Abdoul Karim, marchand ambulant d’articles ménagers, la stabilité du Burkina Faso devra être la priorité du candidat qui sera élu le 22 novembre, cela afin de mettre fin à la violence meurtrière.     En outre, celui-ci devra se pencher sur la question du chômage des jeunes. « Il faut mettre en place des fonds au profit des jeunes pour qu’ils puissent entreprendre », a-t-il poursuivi.

tielle 3Mahamadi Ouédraogo propose la réalisation de grands barrages comme celui de Samandéni, à travers le territoire, ce qui va permettre à de nombreux jeunes de mener des activités génératrices de revenus. 

Conducteur de camion, M. Mandé vit dans une zone non lotie à Ouagadougou depuis 2003. Pour lui, le candidat élu devra prioritairement s’atteler à résoudre la question des zones non loties. « C’est toujours pendant les campagnes électorales que les politiciens viennent nous faire des promesses en la matière pour avoir nos voix. Nous voulons nous loger en toute sécurité. Donc il faut lotir ces zones et nous attribuer des parcelles », a-t-il insisté.

Adama Sana et ses collègues vendeurs de sable souhaitent également qu’une solution soit rapidement trouvée à la question des zones non loties. « Se loger fait partie des besoins vitaux de l’être humain. Nous vivons dans les zones non loties depuis longtemps. Pendant ce temps, des sociétés immobilières sont en train de borner les terrains pour se faire de l’argent. Ce n’est pas normal », a-t-il regretté.

Aly Tinto

tahir uneLa campagne électorale  pour les élections couplées du 22 novembre prochain au Burkina Faso bat son plein actuellement sur le territoire national. Parmi les 13 candidats à la présidentielle, figure Tahirou Barry du Mouvement pour le changement et la renaissance (MCR). Celui-ci a choisi la commune de Ouessa, dans la province du Ioba, région du Sud-Ouest, pour le top départ de sa campagne le 31 octobre. Son projet de société, intitulé « pour un Burkina uni et plus fort c’est maintenant ! », recense 2 grands axes stratégiques pour relever le défi du changement et du développement durable, et 4 réformes sectorielles.

La  vision du candidat Tahirou Barry est la suivante: «Reconstruire un Etat puissant qui repose sur des valeurs de solidarité, de justice et de cohésion sociale, gage d’une gouvernance vertueuse et d’un développement durable».

Le premier axe de son projet de société concerne la refondation des institutions et la modernisation de l’administration. Quant au second axe, il vise à transformer le système éducatif afin de créer « un Burkinabè nouveau et conscient de sa mission patriotique ».

tahir 2

S’agissant des réformes sectorielles, on cite d’abord les réformes culturelles, ensuite les réformes pour la promotion du capital humain et la transformation de l’économie, celles politiques et institutionnelles et les réformes économiques.

Les réformes en vue de promouvoir le capital humain et de transformer l’économie portent sur l’agriculture et l’élevage, l’eau et l’assainissement, l’éducation et la recherche, l’emploi et la protection sociale, la santé, la décentralisation, l’habitat et la voirie urbaine ainsi que le sport.

« Après plus de 60 ans de souveraineté politique, il n’est pas normal que notre pays n’ait pas acquis la souveraineté alimentaire et laisse végéter dans la misère les populations rurales. tahir 3A cet effet, des actions fortes qui passent par le respect du budget minimum de 10% contre seulement 8% en 2020 alloué au secteur agricole conformément à l’engagement de Maputo seront engagées pour réduire la vulnérabilité du secteur agricole face aux aléas climatiques et accroître substantiellement sa productivité », a indiqué Tahirou Barry.

Il s’engage à sécuriser l’accès à la terre, à réduire la dépendance de la production aux aléas climatiques et à améliorer la productivité, à désenclaver les zones de production et à transformer et commercialiser les produits agropastoraux.

Le secteur éducatif et scientifique sera érigé en priorité avec près de 30% du budget national qui lui sera accordé chaque année. Selon le candidat, ce budget devrait assurer, entre autres, la construction et l’équipement des d’infrastructures publiques d’éducation préscolaire, formelle et non formelle, scolaires, secondaires ainsi qu’universitaires adaptées aux effectifs ; la construction d’une université virtuelle et la mise en place de 20 espaces numériques, précisément 5 à Ouagadougou, 4 à Bobo-Dioulasso et 1, dans chacune des 11 régions en vue de contribuer progressivement à la normalisation des années académiques ; l’octroi de bourses d’études à tous les élèves et étudiants méritants et démunis (20 000 F CFA /mois pendant dix (10) mois pour 400 000 élèves, soit annuellement 80 milliards) et (40 000 F/mois pendant dix 10 mois pour 200 000 étudiants), soit annuellement 80 milliards.

En matière d’emploi, le candidat du MCR a l’ambition de créer au moins 100 000 emplois par an, soit 500 000 en 5 ans.

S’agissant de la question sécuritaire, Tahirou Barry propose de : modifier la loi de programmation militaire avec affectation d’un budget de 1000 milliards pour une période de 3 ans qui permettra aux Forces de défense et de sécurité (FDS) de se doter de moyens pour assurer le recrutement, la formation, la motivation, le renseignement et l’équipement en matériel moderne, adapté et efficace ; construire 1 brigade de gendarmerie et 1 commissariat de police de districts bien équipés dans des zones d’insécurité non ou moins couvertes par la présence sécuritaire ; construire des garnisons militaires en dehors des villes et transformer ceux des villes en hôpitaux militaires spécialisés ; responsabiliser à la tête des structures sécuritaires et militaires des chefs compétents, crédibles et proches des troupes.

Pour réaliser son projet de société en 5 ans, Tahirou Barry attend mobiliser 15 000 milliards.

Aly Tinto

abbl uneLe 22 novembre, un scrutin présidentiel et législatif aura lieu au Burkina Faso. Le candidat de « Le Faso Autrement » affrontera à cette occasion 12 autres candidats. Radars Info Burkina fait un zoom sur Ablassé Ouédraogo, candidat de cette formation politique à la présidentielle.

Ablassé Ouédraogo est né le 30 juin 1953 à Dabaré, dans la province du Kadiogo, au Burkina Faso. Il a fait ses études primaires à l’école primaire publique de Boussé et celles secondaires au lycée Philippe Zinda Kaboré de Ouagadougou.

Titulaire d’un Bac B (sciences économiques), Ablassé Ouédraogo obtient une bourse de l’Association des universités africaines pour des études supérieures de sciences économiques à l’université nationale du Gabon de 1973 à 1975. Il y obtiendra le Diplôme d’études économiques générales (DEEG). Ensuite, il poursuivra ses études de deuxième et troisième cycles en économie à l’université de Nice, en France, de 1975 à 1981.

Plus tard, il soutient une thèse de doctorat de 3e cycle en sciences économiques, option économie du développement, de l’université de Nice avec la mention Très honorable et félicitations du jury le 15 décembre 1981. De retour au pays, Ablassé Ouédraogo enseigne l’économie à l’Ecole supérieure des sciences économiques (ESSEC), aujourd’hui UFR-SEG, de l’actuelle université Joseph Ki-Zerbo de janvier 1982 à juillet 1982 avant de se lancer dans une carrière au sein d’institutions internationales.

abbl 2De 1982 à 1994, Ablassé Ouédraogo a travaillé au Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). De 1999 à 2002, il fut le premier Africain à occuper les fonctions de directeur général adjoint de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

De mars 1994 à février 1999, Ablassé Ouédraogo a été ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso puis conseiller spécial du président du Faso de février à novembre 1999. À ce titre, il a œuvré à la réorientation stratégique de la politique extérieure du pays à travers l’élaboration du concept de « diplomatie du développement » ainsi qu’à sa pleine mise en œuvre.

Il décide de se lancer officiellement en politique, dans les rangs de l’opposition, en portant sur les fonts baptismaux en juin 2011, « Le Faso Autrement », un parti d’idéologie libérale centriste. Ablassé Ouédraogo envisage « la transformation politique, économique et sociale du Burkina Faso, ensemble et autrement, en vue de poursuivre les progrès socio-économiques pour tous dans un cadre stable et sécuritaire. Au cœur de la stratégie, le développement du capital humain constitue le point d’ancrage pour assurer une croissance inclusive et un développement durable pour tous les Burkinabé ».

Le projet de société qu’il propose aux Burkinabè à cette campagne électorale comporte 5 priorités qui sont : la réconciliation nationale, la paix et la sécurité, la relance économique et le développement durable, les réformes institutionnelles et administratives et, enfin, le rayonnement international.

« Nous allons reconstruire notre Nation en rétablissant la confiance entre l’Etat et chacun d’entre nous afin que chacun puisse jouer son rôle et s’épanouir dans notre beau pays. Nous comptons promouvoir la cohésion sociale en construisant sur la richesse de notre diversité ethnique et culturelle et en faisant la promotion du civisme, de l’éthique, du travail, du mérite, de la justice, de l’équité et de la solidarité », a affirmé le candidat Ablassé.

Arnold Junior Sawadogo (stagiaire)

sessoum uneLe 22 novemebre à venir, un scrutin présidentiel et législatif se tiendra au Burkina Faso. Le samedi 31 octobre 2020 a marqué l’ouverture officielle de la campagne pour la présidentielle et les législatives. Le président sortant, Roch Marc Christian Kaboré, candidat à sa propre succession, affronte 12 autres candidats parmis lesquels Kiemdoro Dô Pascal Sessouma, candidat du parti Vision Burkina. Radars Info Burkina fait un zoom sur ledit candidat.

Kiemdoro Dô Pascal Séssouma est né en 1957 à N’Dorla, province du Kénédougou, région des Hauts-Bassins. Il est titulaire d’un diplôme universitaire d’études générales en géographie de l’université Joseph Ki-Zerbo de Ouagadougou, d’un diplôme supérieur de journalisme de l’université de Dakar au Sénégal, d’un master en communication de l’université du Québec à Montréal, ainsi que d’une dizaine de certificats de formation dans les domaines de la communication, des médias et des projets.

De 2006 à 2010, Dô Pascal Sessouma a été enseignant de journalisme et communication à l’Institut des sciences et techniques de l’information et de la communication (ISTIC). Il a été responsable de la communication de la Maîtrise d’ouvrage de l’aéroport de Donsin (MOAD) de 2010 à 2017. M. Sessouma est surtout connu comme journaliste présentateur à la Radiodiffusion télévision du Burkina (RTB) de 1981 à 2001.

Il a été rédacteur en chef et présentateur de 5 sur 5 Afrique, une série de la télévision canadienne en partenariat avec TV5 et plusieurs télés d’Afrique francophone. Le candidat a été le fondateur et directeur de l’agence DPS Communication. Il fut également consultant pour le Réseau liberté, organisme canadien oeuvrant dans le domaine de la liberté de la presse et de la démocratie en Afrique et dans les Caraïbes  de 2004 à 2006.

sessoum 2Convaincu que les armes ne devraient plus être le seul moyen de régler les conflits, il décide de  créer en 2020 un parti, Vision Burkina, formation politique sous la bannière duquel il se présente à l’élection présidentielle qui aura lieu dans un peu plus de 2 semaines. Son objectif ? Un Burkina Faso plus pacifique. « Le pacifisme, c’est la doctrine des partisans de la paix, de  tous ceux qui aiment la paix. Travailler à promouvoir la paix à l’intérieur comme à l’extérieur des frontières de notre pays, c’est cela le pacifisme. Le pacifisme, c’est le refus de la guerre et de la violence », martèle DPS.

Son projet de société s’articule autour de 7 points majeurs qui sont : l’établissement de la paix et de la sécurité sur l’ensemble du territoire et la démilitarisation du Burkina Faso, la réorganisation de l’exercice du pouvoir d’Etat, la réforme totale de l’appareil judiciaire, la refondation de l’administration publique, le refus absolu de la corruption, la déconcentration de la gouvernance d’Etat, la reconnaissance et l’encadrement de la chefferie coutumière.

En matière sécuritaire, M. Sessouma se dit convaincu que les armes n’ont jamais été la solution pour construire la paix. Selon lui, lorsque le pays viendra à bout de l’hydre terroriste et retrouvera sa quiétude et sa paix d’antan, il va falloir « changer carrément le système ». « Il n’y aura plus de ministère de la Défense, il n’y aura plus d’achat de chars. Nous considérons que les chars ne sont pas des outils de développement. Si nous n’achetons plus de chars, il y aura assez d’argent à injecter dans des secteurs vitaux. Si cet argent est investi dans l’agriculture, par exemple, on pourra se nourrir convenablement. Et si le peuple est bien nourri, il pourra bâtir la patrie. Cela illustre bien notre devise : paix, pain, patrie », a déclaré le présidentiable.

Par ailleurs, Vision Burkina entend proposer un regard « fondamentalement différent » sur la situation des Forces de défense et de sécurité. Cette analyse, a confié le président dudit parti, commencera par une réforme en profondeur de nos forces armées pour aboutir à la démilitarisation du pays, à l’instar d’autres Etats dans le monde. « Avec ce choix, au Burkina Faso, à moyen, court et long terme, il n’y aura plus de recrutement militaire et, par conséquent, plus d’armée au sens conventionnel du terme. Notre ambition est de faire du Burkina Faso un pays neutre qui renoncera définitivement à la guerre comme moyen de règlement des conflits. Il y a 25 pays dans le monde qui n’ont pas d’armée et qui n’ont jamais été attaqués.  En Afrique, il y a un seul pays, l’Île Maurice, qui n’a pas d’armée et qui est l’un des plus riches d’ailleurs », a-t-il argumenté.

Arnold Junior Sawadogo (Stagiaire)

  1. Les Plus Récents
  2. Les Plus Populaires
  1. Articles vedettes