Lutte contre le terrorisme au Burkina : Les pistes de solution du Dr Abdoul Karim Sango, président du PAREN
Entamé le jeudi 17 juin 2021, le dialogue politique entre acteurs politiques burkinabè avait pour objectif, entre autres, de proposer des solutions au terrorisme qui hante le Burkina depuis maintenant 6 ans. Pour Abdoul Karim Sango, président du Parti de la renaissance nationale (PAREN), la sécurité est un sujet tellement sérieux qu'elle ne saurait être abordée exclusivement dans un environnement de « politique politicienne ».
De l'avis d’Abdoul Karim Sango, « Le cadre du dialogue politique n'est même pas approprié pour traiter de la question sécuritaire nationale, parce que c'est un sujet tellement sérieux qu'il ne saurait être abordé exclusivement dans un environnement de politique politicienne ». Et de marteler : « Exiger la démission de X ou Y n'est pas l'idéal. L'opposition, en faisant cela, fait ce que j'appelle de la politique politicienne. »
« Pour résoudre la question sécuritaire au Burkina Faso, des solutions existent », s'est empressé d’ajouter notre interlocuteur. « L’essentiel, c’est de les opérationnaliser », a-t-il souligné. Le président du PAREN propose, à cet effet, ses solutions pour venir à bout de l'hydre terroriste. Dans un premier temps, M. Sango suggère que les Burkinabè resserrent les liens qui les unissent. « Il faut renforcer chez les Burkinabè le sentiment que ce pays appartient à tout le monde. Il faut que celui qui est à Gorom-Gorom, par exemple, sente la présence d'un État qui peut lui garantir un minimum de droits en matière d’éducation, de santé, d’eau potable, d’infrastructures routières et d'emploi, car toutes ces zones délaissées ont finalement fait le nid du djihadisme et du terrorisme avec certainement la complicité des populations qui sont grillées des deux côtés », a-t-il dit. Et de poursuivre : « Il faut un plan Marshall d'investissement réel transparent dans ces zones. » Ensuite, le premier responsable du PAREN propose au gouvernement d'investir dans l'armée afin de permettre aux soldats qui sont sur le terrain de riposter efficacement en cas d'attaque. Voici sa 3e proposition de solution contre l'insécurité : il faut une bonne coordination sur le plan hiérarchique. Il faut revenir à cette règle de base de l'armée qu'est la discipline. Enfin, l'ancien ministre de la Culture Sango pense que le renseignement est déjà un atout pour réussir sur le terrain. « Tous les éléments dont je dispose me confortent que le dispositif de renseignement burkinabè fonctionne parfaitement. Par exemple, concernant ce qui s'est passé à Solhan, selon les informations que j'ai lues dans la presse et que j'ai entendues de part et d’autre, on savait ce qui s'y préparait. Je crois qu'on a les moyens. Le véritable problème, c'est l'organisation que nous mettons en place », a-t-il conclu.
Bessy François Séni.
« La Constitution du 2 juin 1991 face aux crises sociopolitiques de 1991 à 2020 », c'est le thème sur lequel a exposé à Ouagadougou le Dr Luc Marius Ibriga à l'occasion des 30 ans de la Constitution burkinabè du 2 juin 1991, célébrés par la Société burkinabè de droit constitutionnel (SBDC) le samedi 19 juin 2021 au cours d’un panel. Selon le Dr Ibriga, la Constitution de 1991 n'est pas sans mécanismes de résolution de crises sociopolitiques. Malheureusement, tous sont demeurés inefficaces à les juguler.
Ce jour 15 juin 2021, l’Association des ressortissants du Yagha (ARY) a tenu à Ouagadougou une conférence de presse sur « la situation sécuritaire et humanitaire de la province du Yagha au lendemain du drame de Solhan ». C’était en présence du maire de la commune de Sebba et du 1er adjoint de l'édile de Solhan.
Le ministre d’Etat chargé de la Réconciliation nationale et de la Cohésion sociale, Zéphirin Diabré, a tenu un point de presse à Ouagadougou ce 1er juin 2021. Au cours de ce face-à-face avec les journalistes, il a procédé à une présentation générale des éléments de la feuille de route dont fait partie le Conseil national d’orientation et de suivi (CNOS) pour la réconciliation nationale. Cette conférence de presse a été l’occasion pour le ministre Diabré de se prononcer sur sa récente visite à Abidjan.
« En effet, toutes les demandes de transmission d’archives sur l’assassinat de Thomas Sankara ont été étudiées favorablement. Et elles ont toutes été transmises en toute transparence selon les termes de la partie burkinabè, c’est-à-dire dans le cadre d’une coopération entre les deux pays qui ont signé des accords d’entraide judiciaire », s’est-il réjoui.
On se rappelle qu’en novembre 2017, le président français, Emmanuel Macron, alors en visite officielle à Ouagadougou, avait promis la restitution des documents administratifs pendant le régime de Sankara et après son assassinat couverts par le « secret national », mais la lenteur que prend ladite restitution laisse à penser que tout n’a pas été fait du côté de l’Hexagone pour que soit élucidé cet assassinat. Les archives constituent donc un enjeu important pour faire la lumière sur l’affaire Thomas Sankara.
A l’occasion du bilan mensuel de la situation de la maladie à coronavirus au Burkina Faso, le Dr Brice Bicaba, directeur du Centre des opérations de réponse aux urgences sanitaires (CORUS), était face aux hommes de médias le vendredi 26 mars 2021 au Service d’information du gouvernement (SIG).
Il est plus compétitif que la route pour l’acheminement des produits pondéreux (céréales, engrais, ciment, hydrocarbures, fibres de coton) sur des distances relativement longues en raison de la forte dégressivité des coûts en fonction de la distance à parcourir. Exploité dans des conditions normales, il permet d’évacuer rapidement des tonnages plus importants, notamment par la composition de trains blocs il présente une fiabilité sécuritaire pour les personnes et les biens et est moins polluant.
Quant au tracé en territoire ghanéen, il débute au Port de Tema, longe la partie est du pays et chemine vers le port fluvial d'Akosombo pour desservir Ho et Yendi au nord. La ligne rejoint ensuite Tamale pour emprunter la colonne vertébrale centrale et continuer jusqu'à Paga en passant par Walewale, Bolgatanga et Navrongo, soit une distance totale de 782 km. Il faut noter qu’environ 90 km entre le Port de Tema et Akosombo sont déjà en construction sur fonds propres du gouvernement ghanéen.
Au Burkina Faso, le débat fait rage au sein de la population, qui est divisée sur le projet de réconciliation promis par le président Kaboré lors de la campagne électorale du scrutin couplé de novembre 2020. Réconcilier les Burkinabè et faire rentrer des exilés comme l’ancien président Blaise Compaoré et l’ancien Premier ministre de la Transition, Yacouba Isaac Zida, c’est ce à quoi ce processus est censé conduire. Des mouvements et partis politiques donnent de la voix en faveur de cette réconciliation. Parmi eux figure le parti de l’ex-président Blaise Compaoré, le CDP.
S’exprimant sur la question du retour de Blaise Compaoré au Burkina Faso, le président du CDP a affirmé que l’ex-président du Faso désire ardemment rentrer chez lui, se reposer et apporter son soutien dans la gouvernance politique du Burkina. « Parti suite aux événements des 30 et 31 octobre 2014, il souhaite rentrer chez lui. Les questions de réconciliation, de justice et de vérité seront mieux traitées s’il est présent. Mais si on dit qu’il ne rentre pas chez lui, comment mettre en application le triptyque Justice-Vérité-Réconciliation ?» s’est-il interrogé.
Le ministre de la Réconciliation nationale et de la Cohésion sociale était face aux hommes de media ce jeudi 4 mars. Au cours de cette rencontre, Zéphirin Diabré a présenté sa stratégie de réconciliation nationale et fait le point des différentes rencontres avec les leaders religieux et coutumiers.
A ces problèmes s’ajoute la question du retour des exilés politiques. A ce sujet, le ministre de la Cohésion sociale assure que toutes les conditions sont en train d’être réunies afin d’y trouver une solution. « Nous allons les recenser (NDLR : Les exilés) et échanger avec eux pour voir les conditions de leur retour. S’il y a des gens qui veulent revenir au bercail, nous leur dirons les conditions dans lesquelles ils pourront le faire, conditions qui seront portées à leur connaissance à l’avance. Il faut être sûr que ce ne sera pas une prime à l’impunité, donc on discutera avec ces exilés d’abord, vu qu’ils sont hors du pays pour certaines raisons», a précisé celui qui fut chef de file de l’opposition politique dans une autre vie.
Tout en admettant que les guerres se terminent grâce à des négociations, Zeph s’est empressé d’ajouter que ce n’est pas pour autant que le Burkina Faso négociera avec les terroristes. « Je dis et je confirme que nous (le gouvernement) ne négocions ni ne négocierons avec les terroristes », a-t-il martelé avant de conclure que la réconciliation nationale ne saurait se limiter à la dimension sociopolitique, car il faut l’implication de tout le monde.










