Maitre Bénéwendé Stanislas Sankara au ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville : Des sankaristes en parlent
Autrefois candidat à la présidentielle, Maitre Bénéwendé Stanislas Sankara et son parti, l’UNIR-PS, se sont alliés à la majorité. Aujourd’hui, il est nommé ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville dans le gouvernement Dabiré II. Radars Info Burkina a recueilli l’avis de certains sankaristes à ce sujet.
Le parcours politique du président de l’UNIR-PS, Maitre Bénéwendé Stanislas Sankara, est apprécié de certains sankaristes qui pensent que ce dernier a joué un rôle important dans le monde politique burkinabè. Serge Bayala nous a donné ses impressions : « Ce sont des félicitations que nous adressons à M. Sankara qui, dans son parcours politique, a apporté de façon spécifique sa pierre à l’édifice nationale ». Pour ce qui est de sa nomination en tant que ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville, les sankaristes attendent beaucoup de lui. « Ce que nous attendons de lui en sa qualité de sankariste, c’est de revoir les aspects concernant l’organisation de la ville, l’organisation des rapports sociaux et de toutes les questions liées au foncier, en tant que sankariste c’est une occasion et un défi pour lui de prouver qu’il est à la hauteur de l’idéal de l’homme, un véritable travail de justice sociale doit être introduit dans l’urbanisme et surtout traiter avec diligence et urgence la question du foncier liée à l’accaparement des terres par des promoteurs immobiliers». A la suite de son intervention, notre interlocuteur nous a rappelé ce qu’était la vision de Thomas Sankara en ce qui concerne le foncier. « Sankara dans sa vision avait perçu la nécessité de faire en sorte que devant la terre, le foncier et le droit au logement, il n y ait pas des citoyens qui aient mille parcelles et qu’il y ait de l’autre côté des milliers de citoyens qui n’aient même pas un non-loti ». La différence de l’idéologie prônée par les sankaristes et celle du MPP n’est pas un frein à la résolution des problèmes liés à l’urbanisme.
Ainsi, Serge Bayala explique : « Thomas Sankara a travaillé à deux reprises en tant que secrétaire d’information pour un pouvoir hyper libéral et hyper corrompu et il a été aussi Premier ministre sous Jean Baptiste Ouédraogo ; les valeurs qu’il avait n’étaient pas assimilables à celles de ces derniers mais il a su garder sa dignité et il a mis en valeur sa propre vision et sa propre conception de la gouvernance politique ». Avant de terminer, notre interlocuteur rappelle que les espaces verts sont également à protéger. Ainsi, il nous confie : « La gestion du patrimoine vert est également importante parce qu’il permet aux populations de faire le sport ou d’autres activités récréatives nécessaires pour l’hygiène publique, ils sont malheureusement exploités par les promoteurs immobiliers ».
Toutefois, il espère que l’urbanisation sera réorganisée et que Maitre Sankara fera en sorte qu’on ressente dans les politiques publiques qu’il viendrait à dégager sa fidélité à l’idéal Sankara.
Quant à Inoussa Konaté, sankariste, il avoue avoir été surpris de la nomination de Maitre Sankara mais il pense tout de même que ce dernier accomplira bien les tâches qui lui ont été confiées au sein de son ministère : « Je pense qu’il pourra se charger de ce ministre même si c’est en petite partie, cela nous sera utile parce que notre pays vit beaucoup de problèmes liés au foncier et cela est en train de prendre de l’ampleur ». A son avis, il y a trop de problèmes liés à l’urbanisme et il pense que Maitre Sankara devra beaucoup travailler dans ce sens : « cela fait quelques années que les problèmes sont recurrents, il ya beaucoup de personnes qui ont des pacifs en matière de foncier et qui n’ont pas été réglé depuis 2015 ». Dans la suite de son intervention, il explique que le ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville doit travailler en collaboration avec celui de la Cohésion sociale parce que ledit ministère ne lutte pas uniquement contre les terroristes mais il traite aussi les questions du vivre-ensemble et les questions de justice sociale et d’équité entre les nantis et les moins nantis. Cette collaboration permettra que personne ne se sente lésé parce qu’il n’a pas la possibilité de plaider pour sa propre cause en tant que citoyen burkinabè. Toutes ces différentes questions doivent donc être réglées dès maintenant par la question de la justice sociale au niveau du foncier, a-t-il conclu.
Les sankaristes souhaitent un bon mandat au désormais ministre Bénéwendé Sankara tout en espérant voir un changement s’opérer au niveau du foncier.
Stéphanie W.Lallogo

A travers ce choix qu’il entend assumer avec détermination, le président de la 3e force politique burkinabè annonce que son parti quitte officiellement l’institution Chef de file de l’opposition politique (CFOP) et ce, pour une mission plus noble.
« Ainsi donc, après avoir été un parti d’opposition pendant 10 ans et après avoir dirigé l’opposition politique pendant d’abord 2 ans et ensuite 5 ans, l’UPC ne siège plus au sein de l’opposition politique burkinabè », a-t-il affirmé.
Après la formation du gouvernement Dabiré II, l’équipe gouvernementale a tenu son premier Conseil des ministres dans la matinée du lundi 11 janvier 2021. Au cœur de la rencontre, les orientations du président du Faso où il est attendu des résultats concrets et des comportements qualifiés de rupture avec toutes les couches de la société.
Cette nomination n’est pas une surprise, de l’avis de Me Apollinaire Kyelem de Tambela, qui a rappelé que « Zéphirin Diabré a lui-même dit qu’il ne faut pas s’attendre à ce qu’il soit dans le CFOP ». Voici l’analyse faite par l’homme de droit à ce sujet : « S’il dit ça, vous voulez qu’il soit où ? N’étant pas dans le CFOP, il va être où ? Dès le soir des élections, Zéphirin Diabré a compris que sa tactique n’avait pas marché et qu’il lui fallait changer son fusil d’épaule. » L’autre fait marquant est l’arrivée dans ce nouveau gouvernement de Me Bénéwende Sankara en qualité de ministre de l'Urbanisme, de l’Habitat et de la Ville.
Ce choix a été porté sur le président de l’UNIR/PS pour régler efficacement et juridiquement les questions foncières « parce que la réforme foncière qui doit nécessairement contribuer à faire en sorte que notre politique en la matière soit solide et réponde aux préoccupations de l’ensemble des populations doit être conduite par des hommes qui ont la maîtrise juridique de ces questions », a déclaré le chef de la primature. Mais cet argument est infondé, selon l’analyste Kyelem, qui rappelle que l’UNIR/PS était déjà dans la majorité présidentielle, laquelle a soutenu la candidature à l’élection présidentielle de Roch Marc Christian Kaboré.
Nommé ministre d’État, ministre auprès du président du Faso, chargé de la Réconciliation nationale et de la Cohésion sociale, le désormais ex-chef de file de l’opposition burkinabè, Zéphirin Diabré, joue son avenir politique.
De l’avis de Maître Bénéwendé Sankara, président de l’Union pour la renaissance/Parti sankariste (UNIR/PS), membre de la majorité présidentielle, le temps mis pour désigner le Premier ministre ne peut être source de polémique, car le président du Faso devait nécessairement prendre le temps d’analyser le profil des différentes personnes qui lui ont été proposées, mais aussi d’écouter l’opinion afin de faire un bon choix. La reconduction du Premier ministre Dabiré n’est pas une surprise pour lui puisque, selon ses dires, celui-ci à toutes les compétences qu’il faut pour être à la tête du gouvernement burkinabè. « En tout état de cause, je pense que le président du Faso, qui a la prérogative constitutionnelle de désigner son Premier ministre, doit nécessairement prendre du temps pour mûrir sa réflexion, voir le profil des premiers ministrables, écouter aussi l’opinion », a-t-il analysé. 
Hier, 28 décembre 2020, le président Roch Marc Christian Kaboré a été investi pour un second mandat de 5 ans à la tête du Burkina. Radars Info Burkina a sillonné les rues de la ville de Ouagadougou pour recueillir les avis et souhaits de citoyens sur ce nouveau mandat.
Pour Zimposgo Naaba, « le président a tout dit et nous souhaitons qu’il agisse selon les aspirations du peuple ».
Au-delà de la question sécuritaire, c’est de travailler à ce qu’il y ait l’auto emploi des jeunes. « Généralement ici au Burkina Faso, les gens veulent travailler dans la Fonction publique. Pourtant c’est difficile. Donc il va falloir multiplier les formations au profit des jeunes pour leur permettre d’être indépendants en matière de travail ».
Pour lui, Roch Marc Christian Kaboré se présente comme le Président de tous les Burkinabè et c’est un discours qu’il faut prendre à la lettre, mais aussi surveiller et superviser de sorte qu’il tienne parole.
L’artiste musicien Smockey du mouvement Balai citoyen souhaite d’abord que ce second mandat de M. Kaboré permette de rétablir la sécurité sur tout le territoire national. En plus de souhaiter qu’il donne l’exemple et assainisse de façon générale la gestion des fonds publics afin d’éliminer la corruption, il veut que le gouvernement mène à terme les dossiers emblématiques qui sont pendants en justice.
Considérant que les suffrages obtenus par chaque candidat s’établissent ainsi qu’il suit :
Considérant que le candidat Kaboré Roch Christian Marc a obtenu 1 645 229 voix, correspondant à 57,74% des voix, soit plus de la majorité absolue des suffrages exprimés exigée par l’article 39 de la Constitution ; qu’il doit en conséquence être déclaré élu, au premier tour, président du Faso.
Après l’hymne national, ensemble ils ont effectué la revue des troupes. Les festivités pouvaient alors commencer. Le public a d’abord eu droit à une séance de démonstration de kung fu. Puis ce fut le défilé civil à pied. Ce sont des élèves des établissements primaires et secondaires de la commune, les villages de la commune de Saaba, des communes de la région du Centre, des associations de développement qui sont passés tour à tour sous les ovations du public. S’en est suivi le défilé militaire et paramilitaire à pied et motorisé qui a tenu le public en haleine et l'a beaucoup émerveillé.
Désiré Sawadogo, président du Conseil régional du Centre, a reçu la médaille d’honneur des collectivités locales. « Nous sommes fiers d’avoir été choisis parmi tant d’autres. Je remercie vraiment les autorités du Conseil régional d’avoir pensé à nous pour le travail abattu sous ma mandature », a-t-il affirmé.
A l’issue des élections couplées du dimanche 22 novembre 2020, le président sortant, Roch Marc Christian Kaboré, a été réélu, selon les résultats provisoires, dès le premier tour avec 57,87% des suffrages pendant que son parti, le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), se taille la part du lion à l’Assemblée nationale (AN) en remportant 56 sièges sur les 127 en jeu. Radars Info Burkina a pris langue tour à tour avec l'analyste politique Siaka Coulibaly et Parfait Silga, journaliste et analyste politique pour une lecture de la configuration à venir de la classe politique burkinabè.
« Hormis peut-être le CDP, pour des raisons politiques et du fait de sa position de seconde force politique du pays matérialisée par le rôle de chef de file de l’opposition politique, toutes les autres formations sont en posture possible de collaboration plus ou moins serrée avec le président élu et le MPP. Pour cela, il suffirait d’une base politique qui pourrait être offerte par un dialogue politique minimal ou un dialogue national (souhaité), pour permettre d’aller au-delà des clivages politiques du mandat passé », a-t-il soutenu.
Pour rétablir la sécurité et reconquérir les zones grises du territoire afin de permettre le retour des personnes déplacées dans leurs habitats et relancer l’économie rurale, M. Coulibaly a estimé qu’il pourrait y avoir des alliances politiques circonstancielles, si les conditions sont réunies.










