mercredi 4 février 2026

abl uneLe ministre de l’Economie, des Finances et de la Prospective, le Dr Seglaro Abel Somé, a présenté le 30 juin 2022 à l’Assemblée législative de transition (ALT) le  Document de présentation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP) 2023-2025 dans le cadre du Débat d’orientation budgétaire (DOB). Il était en compagnie d’une délégation gouvernementale et des techniciens du département des finances.

La présentation du ministre s’est articulée autour de 4 points, à savoir la situation d’exécution du budget 2022 à la date du 31 mars 2022, les priorités et choix stratégiques du budget 2023, une projection budgétaire couvrant la période 2023-2025 et enfin les risques budgétaires potentiels, tout en proposant des mesures d’atténuation.

Les recettes mobilisées par l’État pour l’exercice 2022 à la date du 31 mars 2022 sont estimées à 497,79 milliards FCFA sur une prévision de 659,08 milliards FCFA, soit un taux de recouvrement de 20,33% et un crédit de paiement ajusté de 2919,15 milliards FCFA, soit un taux d’exécution de 22,58%. Pour les perspectives du budget exercice 2023, en tablant sur le scénario de base, les recettes budgétaires totales seraient de 2 552,8 milliards FCFA.

Les priorités du budget de 2023 découlent essentiellement du Plan d’action de la transition (PAT), à savoir la lutte contre le terrorisme et la restauration de l’intégrité du territoire, la gestion de la crise humanitaire, la refondation de l’État, l’amélioration de la gouvernance ainsi que la réconciliation nationale.

abl 2Ainsi, les allocations budgétaires en faveur des secteurs de la sécurité et de la défense nationale connaîtront une forte augmentation, selon le ministre Somé. 280 milliards sont destinés au renforcement de la sécurité et de la défense nationale en 2023, soit un taux de 55,5%. A cet effet, la part du budget de l’État allouée à ce secteur est passée de 20,3% en 2022 à 27,5% en 2023. Elle s’établira à 628,3 milliards FCFA en 2023 contre 440,2 milliards FCFA en 2022, soit une variation de 42,7%.

Par ailleurs, 98,8 milliards FCFA sont destinés aux secteurs sociaux de base, 70,3 milliards FCFA au secteur de la gouvernance, 33,3 milliards FCFA au secteur de soutien à la production et enfin 22,6 milliards FCFA à celui de la production.

En se basant sur les projections budgétaires issues du DPBEP 2023-2025, les recettes budgétaires totales seront de 2 552,8 milliards FCFA en 2023, de 2 633,8 milliards de FCFA en 2024 et de 2 813,1 milliards de FCFA en 2025, soit un accroissement annuel moyen de 5,0%.

Les perspectives de croissance étant faites sur la base d’hypothèses, l’atteinte des principaux résultats pourrait être affectée par la survenance d’un certain nombre de risques.

De ce fait, en vue  de minimiser l’impact de ces risques sur l’atteinte des résultats budgétaires escomptés, des mesures d’atténuation ont été identifiées, notamment le renforcement des réformes en vue d’une mobilisation optimale des recettes et la rationalisation des dépenses de l’État.

abl 3Ainsi, sur le plan environnemental, il sera mis en place et/ou renforcé le mécanisme de gestion des risques agricoles, notamment de la sécheresse, au profit des producteurs, la stratégie nationale de warrantage et l’assurance agricole indicielle.

Au niveau des démembrements de l’État, il s’agit du recours aux prêts rétrocédés sous forme de subvention pour éviter le retard ou le défaut de paiement, c’est-à-dire l’endettement de ces démembrements que sont les sociétés d’État, les collectivités territoriales  et les organismes de prévoyance sociale.

Cette présentation du ministre des Finances a donné lieu à des échanges à travers des questions auxquelles celui-ci a donné des éléments de réponse. Les députés ont fait des critiques et proposé des pistes en matière de mobilisation et d’orientation des ressources.

 Pour le député Harouna Louré, le gouvernement n'est pas assez ambitieux au regard de ce qui a été présenté. Il estime que c’est la continuité de l’ancien fonctionnement. Les raisons avancées par celui-ci c’est qu’initialement un taux de croissance de 13% était prévu au niveau des recettes fiscales tandis que le nouveau rapport prévoit un taux de 17%. Il a été reproché aux anciens régimes de ne pas faire assez de recouvrements parce qu’il y avait la fraude fiscale, l’évasion fiscale, la corruption, a-t-il ajouté. Ainsi, pour un régime de transition, il faut un meilleur recouvrement. « Si nous disons que nous sommes un régime de transition, nous devrons être assez ambitieux. Nous devons lutter contre la fraude fiscale et la corruption et nous devons aller au-delà des 17% », a-t-il déclaré.

En rappel, le Document de présentation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP) 2023-2025 a été adopté en Conseil des ministres le mercredi 25 mai 2022. Tout projet de loi de finances pour l’élaboration et l’exécution du budget de l’État est fait en se référant à ce document conformément à la loi organique n°073-2015/CNT du 6 novembre 2015 relative aux lois de finances.

Flora Sanou

achko uneL’aile dite historique du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) a tenu ce mercredi 29 juin 2022 à Ouagadougou une conférence de presse. Ce fut l’occasion pour elle de donner sa lecture de la situation nationale et de la crise qui secoue le parti de l’Epi et de la daba.

Tout en appréciant positivement la récente rencontre entre Jean Baptiste Ouédraogo, Roch Marc Christian Kaboré et  le lieutenant-colonel Paul Henri Sandaogo Damiba, Achille Tapsoba, président de l’aile dite historique du CDP, invite l’actuel président du Faso à créer les conditions propices à la participation de l’ex-président Blaise Compaoré au 8e congrès qui se profile à l’horizon. Il appelle aussi au retour des exilés politiques au bercail et à la libération des prisonniers politiques car pour lui,  ceux-ci ont leur part contributive à apporter en matière de réconciliation nationale.

achko 2Concernant la question sécuritaire, notamment la création de zones d’intérêt militaire à l’Est et au Sahel, l’aile historique dit apprécier positivement cette initiative. Elle invite par ailleurs le gouvernement de la transition à prendre les mesures humanitaires et de solidarité idoines pour accompagner les futurs déplacés internes qui le seront du fait de cette mesure.

S’agissant de la crise qui divise le parti, Achille Tapsoba dit ne pas considérer son groupe comme une aile mais plutôt comme le parti. «Nous ne sommes pas une aile, nous sommes le parti. Nous sommes le CDP…Nous nous opposons à Eddie Komboïgo et à sa lignée sur la base du manque de respect des dispositions statutaires du parti. Nous ne sommes pas dans le subjectivisme plat parce que nous fonctionnons avec le souci de faire en sorte que le CDP fonctionne dans le respect de ses textes. Il n’y a pas d’aile historique, il n’y a pas d’aile futuriste ; c’est un groupe qui s’est trompé», a tenu à clarifier M. Tapsoba.

achko 3Sur la question d’une éventuelle réconciliation des deux groupes, voici la réponse d’Achille Tapsoba : «Seule la capacité du camarade Eddie et de son groupe à revenir auprès de la direction du parti, à faire leur autocritique et à s’engager à ne plus aller à l’encontre des textes pourrait nous amener à nous mettre ensemble.»

Or, la mesure de sortie de crise proposée par le président d’honneur Blaise Compaoré, selon Achille Tapsoba, est la tenue du 8e congrès qui sera une occasion de rassembler tous les militants. «En raison de la difficulté à concilier les positions, j’ai décidé, en application de mes prérogatives statutaires définies au congrès de mai 2018, de la convocation prochaine du 8e congrès ordinaire du CDP. Le congrès sera l’occasion de rassembler tous les militants actifs et tous ceux qui se sont mis en réserve afin de relancer les activités du parti», a déclaré Achille Tapsoba, qui a ajouté que le président d’honneur a invité tous les militants à se mobiliser pour faire du congrès un grand moment de cohésion pour un nouveau départ.

Achille Tapsoba serait-il donc en train de désobéir au président d’honneur, cela d’autant plus que dans sa déclaration du 9 juin 2022 il disait : « Pour notre part, nous nous en remettons à la décision que viendrait à prendre le président d’honneur…»

Flora Sanou

dmibLes anciens chefs d'Etat Roch Marc Christian Kaboré et Jean Baptiste Ouédraogo ont été reçus en audience ce mardi 21 juin 2022 à Kosyam par l’actuel président du Faso, le lieutenant-colonel Paul Henri Sandaogo Damiba.

Les échanges entre les trois personnalités ont porté sur les questions sécuritaires, la conduite de la Transition et d'autres sujets d'intérêt national.

Cette rencontre est illustrative de la volonté du président de la transition de mettre à contribution la réconciliation nationale, la cohésion sociale et la solidarité dans la lutte contre le terrorisme.

www.radarsburkina.net

dmba uneLe traditionnel Conseil des ministres s’est tenu ce mercredi 1er juin 2022 au palais de Kosyam sous la présidence du lieutenant-colonel Paul Henri Sandaogo Damiba, président du Faso. A l’issue de cette rencontre hebdomadaire, le ministre porte-parole du gouvernement, Lionel Bilgo, accompagné de son collègue du Commerce, Abdoulaye Tall, en a fait le point avec les hommes de médias. Parmi les sujets évoqués figurent la sanction disciplinaire contre certains agents de la fonction publique et l’augmentation des prix des produits de première nécessité.

Comme tous les consommateurs le constatent, les prix de presque tous les produits connaissent une hausse. Le pain, dont le prix reste inchangé, est devenu chétif.  Cette hausse de prix est une situation mondiale, selon le ministre du Développement industriel, du Commerce, de l'Artisanat et des Petites et moyennes entreprises, Abdoulaye Tall.  Face à cette situation, le gouvernement burkinabè a mis en place un comité interministériel avec à sa tête le Premier ministre lui-même. Ce comité a déjà rencontré les différents acteurs du commerce pour tenter de trouver une solution à cette flambée des prix.

dmba 2« Les pistes de solution, c’est de voir comment chacun peut faire des efforts, c’est-à-dire l’Etat à travers un accompagnement et les acteurs eux-mêmes à travers l’acceptation de réduction des marges. Un sous-comité a été mis en place qui comprend les différents services du ministère des Finances, notamment, la douane, les impôts, le Trésor, le budget, les services du ministère du commerce, notamment les structures de contrôle et du guichet unique des importations et des investissements et les différents acteurs ; bref, chaque segment des acteurs », explique Abdoulaye Tall.

A en croire le ministre du Commerce, « avant la fin de cette semaine, on devrait pouvoir sortir quelque chose pour aider à tirer les prix vers le bas ». Cependant, l’arbre ne doit pas cacher la forêt ; aucun produit fabriqué au Burkina ne peut couvrir les besoins de nos consommateurs. C’est pourquoi il nous faut travailler à réduire notre dépendance des importations.  Mais cette question ne peut pas être réglée en une année, selon le ministre.  dmba 3Le porte-parole du gouvernement, Lionel Bilgo, a quant à lui informé que le Conseil a adopté un rapport annuel 2021 sur le fonctionnement des conseils de discipline, des institutions et départements ministériels. Et il ressort de ce rapport que 25 institutions et départements ministériels sur une quarantaine, selon l’ancienne nomenclature des ministères, ont transmis chacun son rapport 2021.

 « Au cours de la tenue des sessions des conseils de discipline, 15 dossiers ont été examinés et des agents ont écopé de diverses sanctions, à savoir un abaissement d’un échelon, un abaissement de deux échelons, un retard d’avancement, une rétrogradation, le remboursement des salaires indument perçus. Trois agents n’ont pas été sanctionnés après la saisine des conseils de discipline. Le report a fait ressortir également des difficultés rencontrées par les conseils de discipline dans leur fonctionnement et formulé des recommandations. Il s’agit, entre autres, de la sensibilisation des supérieurs hiérarchiques immédiats, pour l’appropriation du guide de procédure disciplinaire au sein de l’Administration, de la vulgarisation dudit guide, de sanctions contre des supérieurs hiérarchiques complaisants et laxistes, de la célérité dans la prise des sanctions administratives, du renforcement du dispositif de suivi de la mise en œuvre des décisions », a-t-il déclaré.

En rappel, le conseil de discipline est l’un des organes consultatifs de la fonction publique institué au sein de chaque département ministériel et institution.

Barthélémy Paul Tindano

augg uneLe traditionnel Conseil des ministres s'est tenu ce mercredi 25 mai au palais de Kosyam sous la présidence du chef de l’Etat, le lieutenant-colonel Paul Henri Sandaogo Damiba. Comme à l’accoutumée, c’est le ministre porte-parole du gouvernement qui en a fait le point aux hommes de médias.  La situation de Houndé et l'augmentation unilatérale du prix de la baguette de pain par les boulangers ont été les principaux sujets d'échanges.

La décision des acteurs de la filière pain de faire passer le prix de la baguette de 150 F à 200 n'a pas été du goût du ministre du Commerce, Abdoulaye Tall, et c’est le moins qu’on puisse dire. "Vous comprenez que dans cette situation on ne peut être que frustré de constater que pendant qu'on se bat pour trouver des solutions, il y a une sorte de passage en force. C'est une situation de fait accompli", a-t-il déclaré après le Conseil des ministres de ce mercredi 25 mai.

augg 2Le ministre Tall reconnaît que la cherté des produits est liée au contexte international, marqué par la  crise ukrainienne. Cependant, la décision prise par les boulangers n'est pas une bonne solution. "Pourquoi c'est une mauvaise solution ?  Parce que nous avons des produits dont les prix sont réglementés. Les prix sont fixés d'accord parties entre le gouvernement, les acteurs de la filière en question,  les acteurs du secteur privé, les consommateurs et les syndicats. À ce titre, nous avons toujours diverses réunions. Nous avons discuté de diverses questions. Sur le prix de l'huile il y a eu un compromis, sur le prix du savon il y a eu un compromis, sur le prix du sucre il y a eu un compromis, sur le prix du transport des ports vers nos villes il y a eu un compromis, mais sur le prix du pain nous n'avons pas eu de compromis. À la limite les autres acteurs étaient inanimes, mais les boulangers insistaient", a-t-il expliqué. Selon le ministre Tall, les boulangers et assimilés n’auraient pas dû prendre de façon unilatérale la décision d’augmenter le prix d'un produit comme le pain, car tout est régi par des lois.

augg 3Le ministre  porte-parole du gouvernement, Lionel Bilgo, quant à lui, est revenu sur la situation qui prévaut dans la mine d'or de Houndé depuis le mardi 24 mai. "Hier mardi, il y a eu un mouvement d'orpailleurs  pour exiger la libération de leurs camarades arrêtés suite au mouvement qu'il y a eu il y a quelques jours et ayant occasionné la destruction de matériel ainsi que des blessés  légers au niveau de la mine de Houndé. Les incidents ont eu lieu lorsque les forces de l'ordre ont voulu limiter, calmer empêcher les manifestations. On dénombre malheureusement deux décès : un des suites de bousculades et un autre des suites de tirs par balle ; ainsi qu’un blessé par balle.  A l'heure où je vous parle, une enquête est en cours pour situer les responsabilités", selon le porte-parole de l’exécutif.

À en croire ce dernier, un comité de gestion de crise, piloté par le gouverneur des Hauts-Bassins, est mis en place à ce sujet. Le ministre Bilgo a indiqué également que deux directeurs généraux ont été relevés de leurs fonctions avec effet immédiat.  Il s'agit du directeur général de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), Lassané Sawadogo, et de celui de la Banque agricole du Faso, Daouda Simboro.

Barthélémy Paul Tindano

acavd uneLe lieutenant-colonel Paul Henri Sandaogo Damiba a présidé ce mercredi 18 mai 2022 le traditionnel Conseil des ministres au palais présidentiel de Kosyam.  A l’issue de cette rencontre entre membres de l’exécutif, le porte-parole du gouvernement en a fait le point aux hommes de médias. Lionel Bilgo est, à cette occasion, revenu aussi bien sur les actes de vandalisme survenus sur la mine d’or de Houndé que sur les recherches entreprises pour retrouver les 8 mineurs de Perkoa, lesquelles se sont jusque-là révélées infructueuses.

« Les recherches se poursuivent à la mine de zinc de Perkoa. » En tout cas, c’est ce qu’a déclaré le ministre porte-parole du gouvernement, Lionel Bilgo. Il a rappelé qu’après ouverture de la 2e chambre de refuge hier 17 mai, celle de tous les espoirs, où les 8 pauvres mineurs étaient supposés s’être abrités, le constat est que celle-ci était vide.  Toutefois, des enquêtes sont en cours pour faire la lumière sur ce drame. « À l’heure où je vous parle, les recherches se poursuivent. Le gouvernement reste attentif et engagé dans ces recherches et apporte un soutien aux familles des victimes, qui sont toujours dans l’attente comme l’ensemble de la population burkinabè d’ailleurs. Le travail se poursuit », a indiqué Lionel Bilgo.

acavd 2Une autre mine a fait l’objet de communication du gouvernement. Il s’agit de la mine d’or de Houndé, exploitée par la société Endeavour mining, qui a subi la furie destructrice des orpailleurs de cette localité le 17 mai 2022. En effet ceux-ci, après avoir envahi ladite mine, y ont causé des dégâts matériels considérables (NDLR : 30 véhicules, 40 motos du personnel, 10 engins, dont des bus, 13 magasins et 6 conteneurs ont été incendiés) et pris à parti certains des travailleurs, faisant 7 blessés. Une enquête est en cours et des interpellations ont déjà commencé.

« Il faut dire que tout est parti d’une occupation anarchique de cette mine par des orpailleurs.  Des discussions ont été menées avec les autorités locales et elles ont débouché sur l’injonction de cesser l’orpaillage sur le site de Houndé Gold, ce qui n’a pas été du goût des orpailleurs et a entraîné justement cette escalade de violence. Le gouvernement appelle au calme et attend les résultats de l’enquête qui a été ouverte pour situer les responsabilités dans cette affaire », a-t-il expliqué.

A la question de savoir si le président du Faso a effectivement effectué un voyage à l’étranger comme cela se dit sur les réseaux sociaux, le chargé du « porte-parolat » de l’organe exécutif de la Transition a répondu par la négative. A l’en croire, le président Damiba n’a jamais effectué de voyage hors du pays depuis qu’il est à la tête de la Transition.

Barthélémy Paul Tindano

aalt uneTrois membres du gouvernement étaient face aux députés de l’Assemblée législative de Transition (ALT) le mardi 17 mai 2022 pour répondre à des questions orales sur la situation sécuritaire du pays. Il s’agissait des ministres Aimé Barthélemy Simporé de la Défense, Omer Bationo de la Sécurité et Barthélemy Kéré de la Justice. Le premier cité a assuré que des actions fortes étaient en cours pour répondre aux préoccupations du peuple burkinabè.

La plénière du mardi 17 mai 2022 était consacrée à des questions orales sans débat, posées par les députés du groupe parlementaire Forces vives des régions (FVR). Les questions ont porté sur les mesures immédiates prises et celles envisagées par le gouvernement pour la sécurisation des régions avec les multiples et récentes attaques observées. C’est le député Bolali Bonaventure Traoré qui a adressé les questions du groupe au ministre de la Défense. Selon lui, la sécurité, la lutte contre le terrorisme et les multiples formes de banditisme dans les différentes régions sont une préoccupation majeure aussi bien pour le peuple que pour le gouvernement.

« Nous sommes très conscients des efforts qui sont fournis par nos forces de défense et de sécurité et par les volontaires pour la défense de la patrie pour juguler les menaces et anéantir les groupes armés terroristes qui ont envahi le Burkina Faso. Malgré ces efforts et les résultats notés, les multiples et récentes attaques dans les régions de la Boucle de Mouhoun, du Centre-Nord, du Centre-Est, de l’Est, du Nord et du Sahel, et bien d’autres, constituent de graves sujets de préoccupation », a-t-il déclaré.

aalt 2Répondant au député de l’ALT, le ministre Barthélemy Simporé a déclaré que l’état-major général des armées, le commandement des opérations du théâtre national et les commandements des forces de sécurité intérieur sont présentement et activement engagés dans un processus de réorganisation opérationnelle à la fois structurelle et territoriale afin de réaliser, à terme, une densification des théâtres par un maillage adapté qui combine l’ensemble des forces de défense et de sécurité et des volontaires pour la défense de la patrie. Cependant, certains détails ne peuvent être dévoilés pour l’instant.

aalt 3« Comme on l’a toujours dit, notre volonté de satisfaire l’obligation de redevabilité démocratique et d’informer sainement les citoyens burkinabè que vous représentez, mais malheureusement contrarié par la nécessité de préserver la confidentialité de certains volets des actions que nous menons. Je voudrais par conséquent solliciter votre indulgence pour cette précaution opérationnelle de confidentialité qui constitue un impératif de succès des opérations », a expliqué le chef du département de la défense, qui assure toutefois que le processus est très avancé et conduira, à terme, à la réalisation d’une capacité optimale de contrôle de notre espace de souveraineté nationale. Par ailleurs un nouveau concept d’emploi des VDP a été élaboré et sera mis en œuvre.

« Parallèlement à cette réorganisation capacitaire, plusieurs opérations sont planifiées pour faire face à la dynamique d’intensification des attaques terroristes. Dans plusieurs régions du pays, des actions sont en cours dans un cadre national, conjointement avec des forces des pays voisins. En depuis les attaques très meurtrières subies ces derniers temps, les forces de défense et de sécurité et des VDP infligent également de lourdes pertes aux groupes armés terroristes », a ajouté le ministre. A l’en croire, des opérations sont en cours avec les pays voisins comme le Mali, le Togo, le Bénin et la Côte d’Ivoire. Et il sera question également de la mise en œuvre de la stratégie nationale de lutte contre le terrorisme.

Barthélémy Paul Tindano

ageee uneLe traditionnel Conseil des ministres s’est tenu ce mercredi 11 mai 2022 au palais de Kosyam sous la présidence du lieutenant-colonel Paul Henri Sandaogo Damiba, président de la Transition, président du Faso. Au sortir de ce huis clos de l’exécutif, le ministre porte-parole du gouvernement, Lionel Bilgo, s’est entretenu avec les hommes de médias sur certains sujets d’actualité. On retient de cela que l’opération de sauvetage se poursuit sur la mine de Perkoa en vue de retrouver les 8 mineurs, toujours introuvables depuis plus de trois semaines. Le ministre du Commerce a, quant à lui, informé que le gouvernement a autorisé l’augmentation de 100 F du prix du litre de carburant.

Ce sont au total 24 mineurs qui étaient dans la mine souterraine de Perkoa le jour de l’inondation. Les 16 ont pu sortir, contrairement aux 8 qui n’ont pas eu cette chance. Mais l’espoir est toujours permis, selon le porte-parole du gouvernement, car la jauge d’aération continue de fonctionner. A en croire Lionel Bilgo, au début de l’opération il a fallu d’abord dégager la voie qui mène au fond de la mine souterraine qui fait 710 m de profondeur. Puisque les eaux de pluie avaient entraîné beaucoup de déchets, obstruant les voies de passage, ce qui a nécessité au préalable le dégagement desdites voies de passage.

ageee 2« Plusieurs pompes ont été mises à contribution pour évacuer l’eau à l’extérieur. D’abord il faut dire que la mise en place du tube qui permet le pompage est très complexe, vu la profondeur de cette mine souterraine. Les groupes de pompage qui avaient été installés fonctionnaient au diesel et certains tombaient en panne parce qu’il fallait une maintenance continue. Aujourd’hui, l’ensemble des équipements a été renforcé grâce à du matériel venu d’Afrique du Sud mais également du Ghana voisin », a-t-il précisé.

ageee 3S’agissant de l’augmentation du prix du carburant, le ministre du Commerce a déclaré que le gouvernement a choisi le moindre des maux. A l’entendre, les consommations frontalières ont explosé du fait d’une exportation du carburant subventionné au Burkina Faso.

« Cette situation aggrave le déficit parce que si la SONABHY achète le litre à 900 F et le revend à 500, ça veut dire que c’est l’Etat qui est censé compléter les 400 F manquants. Et ça veut dire que sur chaque litre exporté frauduleusement ou par un camionneur qui a préféré faire le plein à Cinkansé, à Ouessa ou ailleurs avant de traverser la frontière, il y a une subvention de 400 F supportée par l’Etat burkinabè. On a le choix, en tant que gouvernement, de risquer la pénurie parce que la SONABHY n’arrivera pas à renouveler son stock de liquidité d’autant plus qu’elle achète plus cher le carburant et le revend moins cher. Et connaissant les contraintes budgétaires, l’Etat n’est pas en mesure de toujours disposer de cash pour réinjecter dans la SONABHY pour lui permettre d’acquérir du carburant», a expliqué Abdoulaye Tall. Selon lui, le gouvernement a fait le choix de l’augmentation, et non de la pénurie, ce qui va au moins permettre de réduire le flux d’exportation illégale.

Barthélémy Paul Tindano

mnst uneInitialement prévu pour le mercredi 4 mai, c’est en définitive ce 6 mai que s’est tenu l’hebdomadaire Conseil des ministres burkinabè au palais de Kosyam sous la présidence du lieutenant-colonel Paul Henri Sandaogo Damiba, chef de l’Etat.  A l’issue de ce huis clos gouvernemental, le ministre porte-parole du gouvernement, Lionel Bilgo, a fait aux hommes des médias le point des travaux de sauvetage des 8 mineurs de Perkoa et son collègue du Commerce a lu un communiqué relatif à l’augmentation des prix des engrais.

Les conséquences de la crise ukrainienne sur les pays africains, dont le Burkina Faso, continuent à se faire ressentir. La dernière en date ? La hausse des prix des engrais, selon le ministre burkinabè du Commerce, Abdoulaye Tall. « La Russie est l’un des principaux exportateurs mondiaux d’engrais. A titre d’exemple, pour la campagne agricole 2021-2022, les engrais en provenance de ce pays représentaient 17% des engrais utilisés par nos producteurs », a-t-il précisé. Une situation qui occasionne une flambée des prix des intrants agricoles, énormément utililisés dans la production du coton. Pourtant, l’or blanc est la principale source de revenu du monde rural, mais également une chaîne de valeur car sans coton, il n’y aura pas d’huile, a expliqué le ministre. C’est pourquoi le gouvernement a décidé de faire des efforts pour soutenir le monde agricole.

mnst 2« A titre d’exemple, hors subvention, le prix du sac de 50 kg  de NPKS   est d’environ 35 000 F CFA. Mais le gouvernement a décidé de subventionner ledit engrais. Ainsi, le sac sera vendu aux cotonculteurs à crédit à 16 000 F.  Le prix des 50 kg d’urée,  sans subvention, est de 37 000 F mais là encore, le gouvernement a décidé de le subventionner pour qu’il soit vendu à crédit à 16 000 F. Le coût du traitement par insecticide classique à l’hectare est normalement de 6 000 F mais le gouvernement a décidé de consentir des efforts pour qu’il soit fait à 3 800 F l’hectare. L’insecticide de spécialité est aussi subventionné, si bien que le traitement à l’hectare coûtera en définitive 7 000 F», a précisé Abdoulaye Tall. Et à l’en croire, au total cette subvention coûtera à l’Etat burkinabè environ 72,8 milliards de francs CFA, l’objectif étant d’encourager nos acteurs agricoles à produire davantage.

mnst 3S’agissant du drame de Perkoa, le porte-parole du gouvernement  a assuré que des efforts étaient faits pour retrouver les mineurs. Depuis l’inondation de ladite mine, on n’a pas obtenu signe de vie des 8 pauvres travailleurs piégés dans les entrailles de la terre, lesquels sont jusque-là introuvables. Mais selon le ministre Bilgo, l’espoir est permis. « L’espoir que nous avons est qu’il est confirmé que la jauge de la bouche d’aération qui est en surface est toujours fonctionnelle. C’est ce qui nous fait penser que si l’eau avait pu pénétrer dans la cavité de refuge, il n’est pas sûr que cette jauge-là aurait continué à fonctionner. Jusqu’à ce stade, le pompage se réalise mais les ingénieurs et les techniciens n’ont pas encore croisé d’engins. Ce qui veut dire qu’il reste une certaine hauteur pour poursuivre les travaux de pompage », a-t-il précisé.

Dans le but de suivre de près l’ensemble des opérations mais également d’être réactif et dynamique dans l’accompagnement de toute la procédure de sauvetage, le gouvernement a délocalisé la cellule de crise à un endroit plus proche de la mine, précisément au haut-commissariat de Réo. Les différents acteurs, à savoir les familles des personnes piégées dans les galeries souterraines, les coutumiers, les sages et les personnalités de la localité, sont impliqués dans le processus. Le porte-parole du gouvernement a terminé en précisant que la mine a renforcé ses équipements en commandant du matériel qui est déjà arrivé.

Barthélémy Paul Tindano

ddcns uneLe Conseil des ministres s'est tenu ce mercredi 27 avril 2022 au palais de Kosyam sous la présidence du lieutenant-colonel Paul Henri Sandaogo Damiba, président de la Transition et du  Conseil des ministres. Parmi les sujets à l'ordre du jour, la nomination de hauts cadres de la police nationale et la réalisation de travaux d'entretien et de réparation de voies, dont l'emblématique RN 4, tronçon Gounghin-Fada.

La nationale numéro 4 ne sera pas bitumée de si tôt comme les usagers de cette route le souhaitent. Par contre, des mesures sont prises pour l'entretenir.  C'est en tout cas ce qui est ressorti du Conseil des ministres de ce mercredi 27 avril. Selon le ministre porte-parole du gouvernement, Lionel Bilgo, un  rapport relatif à une autorisation de procédure de passation et d'entente directe pour l'exécution des travaux d'urgence de réparation et d'entretien ainsi que le contrôle et la surveillance des travaux sur les tronçons routiers Gounghin-Fada N’Gourma et Kaya-Dori a été adopté.

ddcnsl 2"Il s'agit d'un entretien périodique momentané, sachant que ces routes-là seront bitumées suite à un appel d'offres qui sera réalisé", a-t-il ajouté. Mais au-delà de ces voies, le gouvernement compte accroître le réseau routier en termes de bitume et de pistes rurales. "Le premier rapport est relatif au résultat de l'appel d'offres ouvert pour les travaux d'aménagement de 200 km de pistes rurales dans quatre régions. Le deuxième  rapport, lui, est relatif à l'approbation des résultats de l'appel d'offres de bitumage de la nationale 11 phase 3 Gaoua-Batié et de la route nationale numéro 15 phase 2 Kalwartenga-Sanguin-Boulsa, ainsi que de la route régionale  numéro 36 Dandé-Kourouma", a précisé le ministre Bilgo.

ddcnsl 3Dans un contexte marqué par des défis sécuritaires sans précédent, le gouvernement travaille à renforcer les effectifs des gradés de la police. Ainsi,  le Conseil a adopté des décrets permettant de nommer 5 contrôleurs généraux de police, 18 commissaires divisionnaires de police et  57 commissaires principaux. Sur la question d'une possible augmentation du prix de la baguette de pain,  le porte-parole soutient que le gouvernement travaille à maintenir le prix du pain.

L'incident surrvenu à l'aéroport de Ouagadougou, notamment l'incendie de réacteur d'un aéronef d'Air Burkina, n'est pas passé inaperçu. Le directeur général d’Air Burkina, Blaise Sanou, a ainsi été relevé de ses fonctions avec effet immédiat.

Barthélémy Paul Tindano

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