Politique : La bataille est lancée pour le gouvernement Zerbo
Le Premier ministre Lassina Zerbo a été officiellement installé dans ses fonctions le lundi 13 décembre, le jour même où son équipe gouvernementale a été constituée. Aujourd’hui 15 décembre 2021, le gouvernement Lassina Zerbo I a tenu son premier Conseil des ministres de prise de contact sous la présidence du chef de l’Etat, Roch Marc Christian Kaboré. Et le « combat » est entamé sur tous les fronts pour ramener la quiétude chez les populations.
Tous les 26 ministres du gouvernement Lassina Zerbo I étaient présents ce mercredi pour s’imprégner à la fois de leur feuille de route et de la dynamique à impulser à l’action gouvernementale. A l’issue de cette rencontre du gotha de l’exécutif, le Premier ministre a confié que le chef de l’Etat a parlé de changement de paradigme et qu’il a été clair dans ses propos. La conduite à tenir est donc sans ambiguïté et le ton a été donné ensuite par le chef du gouvernement dans son discours. La priorité de son gouvernement, a-t-il affirmé, c’est de ramener la sécurité au Burkina. « Dans les 30 jours, la question essentielle, c’est celle sécuritaire », a-t-il déclaré. Très attendu sur le plan sécuritaire, le PM a expliqué qu’il ne s’agit pas de présenter les problèmes, mais plutôt d’y trouver des solutions.
A l’entendre, des discussions immédiates seront entamées avec le ministre des Armées et celui de la Sécurité pour voir les propositions concrètes qui sont sur la table afin de répondre aussi aux besoins des militaires, des gendarmes et des paramilitaires qui sont sur le terrain. Cela passe par la discipline, la cohésion et l’exemplarité dans l’exercice de leurs fonctions, a-t-il ajouté. « On n’est pas là pour réinventer la roue. On est là pour voir ce qu’on peut apporter pour le bien-être de la population », a lancé Lassina Zerbo. Le train de vie de l’Etat tant décrié sera également passé au peigne fin et selon le Premier ministre, le gouvernement va essayer au maximum d’être proche de la population sans faire souffrir l’Etat. « Donc les parrainages, on va essayer de les réduire au maximum pour que les ministres se consacrent à leur travail », a-t-il assuré. Toujours selon le chef de la primature, il ne s’agit pas de ne pas faire du social, parce que le social fait partie de notre culture, mais simplement d’interpeller les uns et les autres sur la nécessaire réduction du train de vie de l'Etat pour que les populations.
En rappel, le nouveau gouvernement du Burkina Faso est composé de 26 ministres, y compris le secrétaire général du gouvernement, dont 6 femmes, contre 34 ministres dans le dernier gouvernement.
Sié Mathias Kam
Ce lundi 13 décembre 2021, a eu lieu la passation de charges entre le Premier ministre sortant et celui entrant. Lassina Zerbo, nommé le 10 décembre 2021 en remplacement de Christophe Joseph Marie Dabiré, prend ainsi officiellement fonction.
Ce sont là les premiers mots du tout nouveau Premier ministre, dont le gouvernement complet est attendu dans les prochains jours.
Le cadre de concertation de l’institution Chef de file de l'opposition politique (CFOP) a tenu une conférence de presse ce mardi 9 novembre. Au menu des échanges avec les hommes de médias figuraient la situation sécuritaire du pays et la situation sociopolitique des pays de la sous-région. Lors de ce point de presse, Eddie Komboïgo et ses camarades du CFOP ont dressé «un tableau effroyable» de la situation sécuritaire du pays et exigé du gouvernement des mesures fortes dans la lutte contre le terrorisme et la prise en charge des personnes touchées par la famine et les attaques terroristes.
«Plus de 2 000 morts avec des familles abandonnées dans la précarité, près de deux millions de déplacés internes végétant dans la faim, la maladie, les intempéries et les attaques terroristes, plus de 2 500 écoles fermées, des axes routiers contrôlés par des groupes terroristes et plusieurs communes entièrement vidées de leurs populations» : c'est le sombre tableau dépeint par le cadre de concertation de l'opposition politique. 
De l'avis du dernier chef du gouvernement de Blaise compaoré, la résolution du problème sécuritaire du Burkina n'incombe pas à un seul camp politique, mais à toute la société burkinabè. Travailler à la réconciliation et à la paix, c'est donc la mission que s’est assignée le tout nouveau parti. << Nous ne pouvons continuer à vivre en ennemis, nous ne pouvons pas laisser triompher la haine, nous ne pouvons pas continuer à tolérer la cassure sociale que nous observons chaque jour. Si nous aimons notre pays, nous devons travailler ensemble>>, a-t-il déclaré. Selon l'ancien Premier ministre, la création de son parti est également pour lui une occasion de corriger les erreurs du passé et de rattraper ce qui doit l'être.
Connu pour son franc-parler et sa maîtrise des questions de démocratie et de bonne gouvernance, l'ancien ministre de la Culture Abdoul Karim Sango, qui occupe actuellement les fonctions de conseiller culturel du président du Faso, a su retenir l'attention du parterre d'étudiants, de jeunes issus des milieux associatif et politique, d'enseignants et de journalistes lors de la conférence régionale publique du Centre pour la gouvernance démocratique (CGD) qu'il a tenue le samedi 30 octobre 2021 à Bobo-Dioulasso. C’était sur le thème «La promotion des valeurs démocratiques en vue de la promotion de la stabilité institutionnelle et de la cohésion sociale au Burkina Faso».
L’Union pour la renaissance/Mouvement patriotique sankariste (UNIR/MPS), c’est le nom du tout nouveau parti porté sur les fonts baptismaux par les partis d'obédience progressistes burkinabè ce lundi 1er novembre à Ouagadougou au cours d’un congrès. Me Bénéwendé Stanislas Sankara, ex-président de l'UNIR/PS, est le tout premier président de ce parti et Yacouba Issac Zida, ex-président d'honneur du MPS, en est le président d'honneur.
L’UNIR/MPS a adopté ce lundi une motion de soutien à Roch Kaboré, président du Faso. Inscrite à l’ordre du jour du congrès, une autre motion a été prise pour appeler les autorités burkinabè à faciliter un « retour sécurisé » au Burkina de Yacouba Isaac Zida, président d’honneur du nouveau parti. Ce dernier, depuis le Canada, s'est exprimé à l’occasion de la création du nouveau parti, ce 1er novembre 2021. « J’invite les Burkinabé à accueillir l’UNIR/MPS, non pas comme un parti de plus, mais plutôt comme leur parti, celui qui portera désormais le flambeau du patriotisme, de l’intégrité, du panafricanisme et qui remettra notre peuple sur la trajectoire du développement endogène », a lancé le président d'honneur de l’UNIR/MPS, Yacouba Isaac Zida. Désigné président de l’UNIR/MPS, Me Bénéwendé Stanislas Sankara a évoqué le défi majeur que doit relever ce nouveau parti, à savoir la conquête du pouvoir d’Etat.
Mais, a-t-il précisé, les échéances électorales municipales de mai 2022 seront pour eux une occasion de jauger leur forces. Cette union, a-t-il poursuivi, s’inscrit dans l’esprit de mutualisation des efforts et des actions des partis se réclamant de l’idéologie sankariste pour proposer aux Burkinabè une alternative nouvelle dans la gestion du pouvoir d’Etat. « Notre peuple a des aspirations profondes et celles-ci ne peuvent trouver de solutions qu’à travers un projet de société fondé sur des valeurs que nous sommes en train de défendre avec cette dynamique unitaire », a-t-il déclaré. « Ce n’est pas bon que notre président d’honneur soit en exil, nous demandons son retour avec toutes les conditions possible », a lancé un congressiste.
La nation burkinabè a rendu hommage aux martyrs de l'insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 et du coup d'Etat manqué du 16 septembre 2015 au cours d’une cérémonie à laquelle était présent le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré. Des parents des victimes de ces tragiques événements, les membres du gouvernement, ainsi que des personnalités politiques et institutionnelles étaient également présents ce dimanche 31 octobre 2021 à la place du monument des Martyrs.
Si ce jour est historique eu égard au caractère emblématique que revêt ce procès du père de la Révolution, les avocats de la défense ne l’entendent pas de cette oreille. Il rejette catégoriquement que ce procès soit enregistré sous quelque forme que ce soit. Selon Me Moumouni Kopio, avocat de la défense, on ne peut pas déroger à la loi pour un dossier que les uns « jugent emblématique ». « J’ai dit que je ne veux entendre ma voix ni dans une radio ni dans une télé parce que je ne vais pas m’aligner sur une violation de la loi. La loi dit qu’on n’enregistre pas », a-t-il ajouté pour justifier son refus. Pour l’histoire et les générations futures, il n’y aura donc pas d’archives audio ni visuel. Et Me Moumouni Kopio d’ajouter : « Le tribunal n’a pas pour vocation de constituer les archives de l’histoire ; c’est pour rendre la justice, il ne faut pas se tromper sur l’objet du tribunal ». C’est une « grande déception », a pour sa part jugé Me Prosper Farama. Etant du même avis que ce dernier, Sam’K exprime sa déception également. « Ma seule déception aujourd’hui, c’est que la décision a été prise de ne pas enregistrer ce procès. Je trouve que c’est vraiment dommage. Pour l’histoire, Sankara ce n’est pas n’importe qui », a soufflé Sam’s K Le Jah, membre de la société civile.
A en croire Me Bénéwendé Sankara, ce procès ne sera pas une partie de plaisir. Et, confie-t-il, j’ai un pincement en cœur de ne pas être en robe du fait de mes occupations gouvernementales. « Nous allons enfin savoir la vérité même si c’est une vérité partielle. Nous allons enfin savoir qui a fait quoi, comment et pourquoi le 15 octobre 1987 », a déclaré Jean Hubert Bazié, compagnon de Thomas Sanakara.
Le Parti de la renaissance nationale (PAREN) a effectué sa rentrée politique aujourd’hui samedi 9 octobre 2021 à Ouagadougou. Le thème retenu était : « Le retour des coups d'État : causes, conséquences et solutions ».
Depuis que le vent de la démocratie a commencé à souffler sur le continent, plusieurs pays africains ont connu des interruptions anticonstitutionnelles. Face à cela, le président du PAREN soutient que « l'intrusion militaire dans la politique doit être close…Nous souhaitons que les interruptions de processus démocratiques prennent fin puisque. L’Afrique, jusqu’autour de 1990, baignait dans un climat de coups d’Etat. Si cela devait apporter le développement, il y a longtemps que nous serions développés », a martelé le président du parti créé par le professeur Kilachiu Laurent Bado.
Pour cela, le PAREN invite le gouvernement, les OSC et les partis politiques à œuvrer afin que nous ayons une gouvernance de qualité à tous les niveaux qui redonnera espoir aux populations. A cet effet, le PAREN propose une transparence électorale. « Il y a un jeu de mensonge et de comédie électorale dont il faut se départir. Qu’il n’y ait pas de violation du droit du peuple au suffrage. L’achat des consciences est une violation des consciences citoyennes du peuple et il faut y mettre un terme », a clamé le Dr Sango. Il faut que le dispositif institutionnel soit tel qu’aucun parti, quelle que soit sa force, ne peut détenir plus de 50% des suffrages, car la démocratie est pluraliste, a-t-il ajouté pour conclure son propos.
Dans le cadre de la célébration du 61e anniversaire de l’indépendance du Burkina Faso dans la région du Plateau central, le comité national d’organisation de l’événement, présidé par le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Clément Sawadogo, a tenu sa toute première rencontre ce vendredi. A cette occasion, ledit comité a été installé, et le nouveau visuel de l'événement dévoilé.
Le visuel de la fête de l’indépendance dévoilé au public par le comité prend en compte les potentialités culturelles et économiques de la région du Plateau central. Il est composé de symboles forts comme une main, une calebasse, une colombe et un barrage.
« La main tient une calebasse d’eau, l’eau de la réconciliation. La calebasse est le symbole du vivre-ensemble et est utilisée par plusieurs communautés. Elle comporte une suture sur le côté qui vient rappeler la fragilité de la paix, du vivre-ensemble et interpelle à plus d’attention pour la préservation de la cohésion sociale. En haut de l’affiche, on aperçoit une colombe, symbole de paix et de cohésion. Au pied du visuel on constate la présence du barrage de Ziga, principal barrage ravitaillant en eau de la ville de Ouagadougou et ses environs. Ce barrage joue un rôle prépondérant dans le maraîchage et les cultures de contre-saison dans la région du Plateau central. Enfin, la couleur blanche est en lien avec le thème retenu cette année, qui porte sur la réconciliation et la cohésion », a expliqué en détail le comité d’organisation. Placé sur le thème « Réconciliation nationale et cohésion sociale : devoir et responsabilité de tous pour un développement durable du Burkina Faso », le 61e anniversaire de l’accession du Burkina Faso à l’indépendance sera célébré à Ziniaré, chef-lieu de la région du Plateau central, le 11 décembre 2021.










