C'est avec une grande satisfaction que s'est achevรฉe la toute premiรจre session de la Commission mixte de coopรฉration entre le Burkina Faso et la Rรฉpublique du Burundi, ce 13 aoรปt 2026 dans la capitale burundaise.
Les travaux intenses et interactifs des experts se sont soldรฉs par 14 accords de coopรฉration, signรฉs par les ministres des Affaires รฉtrangรจres burkinabรจ et burundais lors de la cรฉrรฉmonie de clรดture.
Il s'agit de :
- lโaccord de coopรฉration entre le Gouvernement du Burkina Faso et le Gouvernement de la Rรฉpublique du Burundi en matiรจre dโagriculture et dโรฉlevage ;
- lโaccord de coopรฉration entre le Gouvernement du Burkina Faso et le Gouvernement de la Rรฉpublique du Burundi en matiรจre de sรฉcuritรฉ ;
- lโaccord de coopรฉration entre le Gouvernement du Burkina Faso et le Gouvernement de la Rรฉpublique du Burundi dans le domaine de la protection civile ;
- lโaccord de coopรฉration relatif aux services aรฉriens entre le Gouvernement du Burkina Faso et le Gouvernement de la Rรฉpublique du Burundi ;
- lโaccord de coopรฉration en matiรจre de santรฉ entre le Gouvernement du Burkina Faso et le Gouvernement de la Rรฉpublique du Burundi ;
- lโaccord de coopรฉration en matiรจre dโemploi entre le Gouvernement du Burkina Faso et le Gouvernement de la Rรฉpublique du Burundi ;
- lโaccord de coopรฉration en matiรจre de travail et de protection sociale entre le Gouvernement du Burkina Faso et le Gouvernement de la Rรฉpublique du Burundi ;
- lโaccord de coopรฉration en matiรจre de jeunesse entre le Gouvernement du Burkina Faso et le Gouvernement de la Rรฉpublique du Burundi ;
- lโaccord de coopรฉration dans le domaine du sport et des loisirs entre le Gouvernement du Burkina Faso et le Gouvernement de la Rรฉpublique du Burundi ;
- lโaccord entre le Gouvernement du Burkina Faso et le Gouvernement de la Rรฉpublique du Burundi portant suppression de visa en faveur des ressortissants des deux pays titulaires de passeport diplomatique, de passeport de service ou de passeport ordinaire ;
- lโaccord de coopรฉration entre le Gouvernement du Burkina Faso et le Gouvernement de la Rรฉpublique du Burundi en matiรจre de prรฉvention des risques et gestion des catastrophes ;
- lโaccord de coopรฉration entre le Gouvernement du Burkina Faso et le Gouvernement de la Rรฉpublique du Burundi en matiรจre dโenseignement et de formation techniques et professionnels;
- lโaccord de coopรฉration entre le Gouvernement du Burkina Faso et le Gouvernement de la Rรฉpublique du Burundi dans les domaines de l'enseignement supรฉrieur et de la recherche ;
- et lโaccord de coopรฉration entre le Gouvernement du Burkina Faso et le Gouvernement de la Rรฉpublique du Burundi sur la reconnaissance rรฉciproque et lโรฉchange de permis de conduire nationaux.
Ces nouveaux instruments juridiques contribueront ร insuffler une dynamique nouvelle ร une coopรฉration scellรฉe depuis prรจs de trois dรฉcennies, pour davantage d'actions de dรฉveloppement au profit des peuples burundais et burkinabรจ.
Dans une convergence de vues, les deux chefs de dรฉlรฉgations se sont rรฉjouis de cette nouvelle รฉtape qui vient d'รชtre d'amorcรฉe et ont รฉmis le vลu qu' elle se consolide dans la durรฉe.
Pour le Chef de la diplomatie burkinabรจ, aprรจs cette รฉtape c'est maintenant que le vrai travail commence ร travers des actions concrรจtes sur le terrain.
ยซ La signature de ce jour n'est pas un aboutissement : c'est un point de dรฉpart. Nous devons poursuivre, sans relรขche, les concertations, en vue d'une bonne mise en ลuvre des instruments juridiques qui viennent d'รชtre signรฉs. Une Commission mixte n'est pas une simple formalitรฉ diplomatique : c'est un outil de gouvernance de la coopรฉration, l'instance oรน l'intention politique de nos Chefs d'รtat se transforme en programmes concrets, en projets mesurables, en rรฉsultats tangibles pour nos populations ยป, soutient le Camarade ministre des Affaires รฉtrangรจres burkinabรจ Karamoko Jean Marie TRAORE.
Reconnaissant รฉgalement la nรฉcessitรฉ d'aller vite et bien dans la concrรฉtisation des accords signรฉs, le ministre des Affaires de la Rรฉpublique du Burundi, encourage son pays et le Burkina Faso ร dorรฉnavant compter lโun sur lโautre et explorer les possibilitรฉs dโune coopรฉration Sud-Sud fondรฉe sur la confiance, le respect mutuel, la solidaritรฉ et la recherche dโintรฉrรชts communs.
ยซNous devons engager des รฉchanges entre opรฉrateurs รฉconomiques, promouvoir les investissements rรฉciproques, dรฉvelopper les partenariats entre les secteurs privรฉs, faciliter la circulation des biens et des services et mieux faire connaรฎtre les opportunitรฉs quโoffrent nos deux รฉconomies. Nous devons รฉgalement accorder une place de choix ร la jeunesse, qui constitue ร la fois la principale force vive de nos nations et le moteur de leur avenir. ยป, a indiquรฉ le ministre Edouard BIZIMANA.
Rappelons que c'est en droite ligne des trรจs hautes instructions donnรฉes par les Prรฉsidents Ibrahim TRAORE du Burkina Faso et Evariste NDAYISHIMIYE du Burundi que s'est tenue la prรฉsente session de la Commission de Coopรฉration entre les deux pays.
Elle traduit ainsi une ambition claire et partagรฉe de faire de la coopรฉration entre le Burundi et le Burkina Faso une rรฉfรฉrence de la coopรฉration Sud-Sud, bรขtie sur les fondamentaux que sont l'intรฉgration rรฉgionale et la paix.
Pour une mise en ลuvre effective des accords signรฉs, les deux parties ont dรฉcidรฉ de la formalisation diligente des comitรฉs sectoriels de suivi des engagements.
La premiรจre rencontre des ministres chargรฉs de lโรnergie, des Mines, des Carriรจres et du Pรฉtrole de la Confรฉdรฉration des รtats du Sahel (AES) sโest ouverte ce jeudi 13 aoรปt 2026 ร Ouagadougou, sous le haut patronage du Premier ministre, Chef du Gouvernement, le Camarade Rimtalba Jean Emmanuel Ouรฉdraogo. Rรฉunissant les dรฉlรฉgations du Burkina Faso, du Mali et du Niger, elle marque une nouvelle รฉtape dans la volontรฉ des trois รtats de faire de leurs ressources รฉnergรฉtiques, miniรจres et pรฉtroliรจres des leviers de souverainetรฉ รฉconomique, dโindustrialisation et de dรฉveloppement au sein de lโespace confรฉdรฉral.
Prรฉsidant lโouverture des travaux, le Premier ministre a placรฉ cette coopรฉration au cลur du projet confรฉdรฉral. Pour lui, la maรฎtrise de lโรฉnergie et des ressources naturelles conditionne la capacitรฉ des รtats ร financer leur dรฉveloppement, ร industrialiser leurs รฉconomies et ร amรฉliorer durablement les conditions de vie des populations.
ยซ Nos ressources ne doivent plus รชtre considรฉrรฉes comme de simples marchandises destinรฉes ร alimenter les industries et la prospรฉritรฉ des autres. Elles doivent devenir le levier de notre souverainetรฉ, le moteur de notre transformation รฉconomique, le socle de notre justice sociale et le point de dรฉpart de chaรฎnes de valeur industrielles crรฉatrices dโemplois ยป, a-t-il dรฉclarรฉ.
Cette ambition doit dรฉsormais se traduire par des instruments communs. Depuis le 10 aoรปt, les experts des trois pays ont travaillรฉ sur un cadre gรฉnรฉral dโexploitation des ressources รฉnergรฉtiques et miniรจres, des cadres harmonisรฉs des politiques รฉnergรฉtique et miniรจre, ainsi quโun mรฉmorandum dโentente relatif ร lโinstitution de la Semaine de lโรnergie et des Mines de lโAES.
Ces dispositifs doivent notamment contribuer ร amรฉliorer lโaccรจs ร une รฉnergie fiable et abordable, accรฉlรฉrer lโinterconnexion des rรฉseaux, mutualiser les capacitรฉs de production, de transport et de stockage et promouvoir les รฉnergies renouvelables.
Dans le domaine pรฉtrolier, les trois รtats entendent sรฉcuriser les corridors dโapprovisionnement, mutualiser les capacitรฉs de stockage et de transport et, ร terme, dรฉvelopper des capacitรฉs de raffinage. Dans le secteur minier, la prioritรฉ est donnรฉe ร une meilleure mobilisation des revenus, au dรฉveloppement du contenu local, ร la traรงabilitรฉ des flux et, surtout, ร la transformation sur place des matiรจres premiรจres.
Cette volontรฉ de crรฉer davantage de valeur au sein de lโespace confรฉdรฉral est partagรฉe par les trois dรฉlรฉgations. Pour le commissaire-colonel Ousmane Abarchi, ministre des Mines de la Rรฉpublique du Niger, le vรฉritable enjeu dรฉpasse dรฉsormais lโextraction.
ยซ Notre vรฉritable dรฉfi nโest donc plus dโextraire davantage, il est de transformer davantage ยป, a-t-il affirmรฉ.
Il a dรฉfendu la perspective dโune ยซ civilisation รฉnergรฉtique du Sahel ยป, fondรฉe sur la mise en commun des potentialitรฉs des trois pays, notamment dans le solaire, lโรฉolien, le gaz, le pรฉtrole, lโuranium et le charbon.
Le ministre malien des Mines, le Pr Amadou Keรฏta, a รฉgalement insistรฉ sur la nรฉcessitรฉ de doter la Confรฉdรฉration de projets structurants et intรฉgrateurs capables de soutenir sa souverainetรฉ รฉconomique.
ยซ Il nous revient dรจs lors dโoutiller cette Confรฉdรฉration dโoutils techniques, notamment de projets structurants et intรฉgrateurs dans les secteurs stratรฉgiques comme lโรฉnergie, le pรฉtrole et les mines ยป, a-t-il soutenu.
Cette transformation รฉconomique doit sโaccompagner dโune gouvernance plus rigoureuse. Le Camarade Premier ministre a appelรฉ ร renforcer la transparence des contrats, la maรฎtrise des donnรฉes gรฉologiques, la traรงabilitรฉ des flux physiques et financiers et la lutte contre la fraude, les trafics illicites et lโรฉvasion des revenus. La protection de lโenvironnement, la rรฉhabilitation des sites, la santรฉ des travailleurs et la sรฉcuritรฉ des communautรฉs doivent รฉgalement demeurer au cลur des politiques publiques.
Lโobjectif est que lโor, le lithium, lโuranium, le fer, le phosphate, le pรฉtrole et les autres ressources du sous-sol contribuent davantage ร la crรฉation dโemplois, au dรฉveloppement des compรฉtences et au financement des infrastructures.
La rencontre de Ouagadougou devra surtout se traduire par des rรฉsultats tangibles. Cโest lโexigence formulรฉe par le Chef du Gouvernement, qui a appelรฉ ร assortir les dรฉcisions prises de prioritรฉs, de calendriers, de responsabilitรฉs clairement รฉtablies et de mรฉcanismes de suivi efficaces.
ยซ Nos populations ne nous jugeront pas sur la beautรฉ de nos textes, mais sur les rรฉsultats concrets obtenus ยป, a-t-il dรฉclarรฉ.
Ces rรฉsultats devront se mesurer ร davantage dโรฉnergie disponible, ร la rรฉduction des dรฉlestages, ร des coรปts mieux maรฎtrisรฉs, ร la sรฉcurisation des approvisionnements pรฉtroliers, ร la crรฉation dโemplois pour les jeunes, ร une transformation accrue des matiรจres premiรจres et ร une amรฉlioration visible des conditions de vie.
Lโenjeu de la premiรจre rencontre des ministres chargรฉs de lโรnergie, des Mines, des Carriรจres et du Pรฉtrole de la Confรฉdรฉration des รtats du Sahel (AES) dรฉpasse ainsi lโharmonisation des politiques et lโadoption de nouveaux instruments. En choisissant de mieux maรฎtriser, transformer et valoriser ensemble leurs ressources, le Burkina Faso, le Mali et le Niger optent de faire de lโรฉnergie, des mines et du pรฉtrole des leviers concrets de leur souverainetรฉ รฉconomique. Pour lโAES, cette souverainetรฉ devra dรฉsormais se mesurer ร la valeur crรฉรฉe sur lโespace confรฉdรฉral, aux emplois gรฉnรฉrรฉs, aux recettes mobilisรฉes et, surtout, aux retombรฉes effectivement ressenties par les populations.
โLe Prรฉsident du Faso, Chef de l'รtat, Prรฉsident de la Confรฉdรฉration des รtats du Sahel, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORร, a accordรฉ une audience, ce mercredi dans la matinรฉe, aux ministres chargรฉs de l'Action humanitaire et du Genre des pays de la Confรฉdรฉration des รtats du Sahel (AES).
โ
โConduite par la Ministre burkinabรจ de la Famille et de la Solidaritรฉ, le Lieutenant-Colonel Passowendรฉ Pรฉlagie KABORร, la dรฉlรฉgation est venue rendre compte de la tenue ร Ouagadougou du 2e forum humanitaire conjointement avec la rรฉunion des ministres chargรฉes du Genre de AES.
โ
โDe l'urgence ร la rรฉsilience
โ
โAu regard des dรฉfis sรฉcuritaires et socio-รฉconomiques du Sahel, la stratรฉgie humanitaire de l'AES doit dรฉpasser la simple gestion de la crise immรฉdiate pour bรขtir un avenir durable, selon la porte-parole de la dรฉlรฉgation, la Ministre de la Santรฉ et du Dรฉveloppement social du Mali, Colonel-Major Assa Badiallo TOURร.
โยซ Par rapport ร l'humanitaire, il faut qu'on sorte de tout ce qui est urgence pour passer ร la rรฉsilience et ร des projets de relรจvement pour nos populations ยป, a-t-elle indiquรฉ, tout en soulignant que cette orientation sโinscrit dans l'รฉlaboration dโune feuille de route commune issue des concertations prรฉcรฉdentes tenues ร Niamey et ร Bamako.
โ
โLancement imminent de la Plateforme des Femmes de l'AES
โLe volet social et inclusif est aussi dans l'agenda des ministres de la Confรฉdรฉration, qui s'activent pour une reprรฉsentativitรฉ des femmes au Sahel. ยซ En ce qui concerne le forum sur le Genre, il y aura le lancement de la plateforme des femmes de l'AES ยป, a annoncรฉ Madame Assa Badiallo TOURร.
โ
โRรฉconfortรฉes par les directives et l'engagement du Prรฉsident de la Confรฉdรฉration AES ร les accompagner, les ministres se disent confiantes quant ร la concrรฉtisation des projets de l'An 2 de la Confรฉdรฉration pour le bonheur de leurs populations.
โ
โRadarsburkina.net
source : Direction de la communication de la Prรฉsidence du Faso
Sous l'impulsion des Prรฉsidents Ibrahim TRAORE et Evariste NDAYISHIMIYE aprรจs leur rencontre en avril 2026 ร Ouagadougou, le Burkina Faso et la Rรฉpublique du Burundi tiennent la premiรจre session de la grande Commission mixte de coopรฉration entre les deux pays, du 10 au 12 aoรปt dans la capitale burundaise.
Aprรจs un Accord-cadre de coopรฉration signรฉ depuis dรฉcembre 1997, le Burkina Faso et la Rรฉpublique du Burundi se lancent ainsi dans une dynamique de consolidation de leur relations bilatรฉrales.
La grande session de la Commission mixte de coopรฉration entre les deux pays, a dรฉbutรฉ ce lundi par la rencontre des experts du Burundi et du Burkina Faso, dont les dรฉlรฉgations sont respectivement conduites par Madame Marie-Ancilla NTAKABURIMVO, Directrice gรฉnรฉrale et responsable du Programme de dรฉfense des intรฉrรชts du Burundi et des Burundais ร l'international, et le Camarade Hermann Yirigouin TOE, Secrรฉtaire gรฉnรฉral du ministรจre des Affaires รฉtrangรจres du Burkina Faso.
Les interventions deux chefs de dรฉlรฉgations ont marquรฉ la cรฉrรฉmonie dโouverture des travaux des experts.
Pour la cheffe de la dรฉlรฉgation burundaise, la tenue de cette session de la grande Commission mixte de coopรฉration, constitue une รฉtape importante pour donner plus de vitalitรฉ aux liens dโamitiรฉ, de fraternitรฉ et de solidaritรฉ qui unissent les peuples burkinabรจ et burundais.
"C'est un tournant dรฉcisif dans l'histoire de nos relations bilatรฉrales; nos deux nations dรฉmontrent ainsi leur volontรฉ inรฉbranlable de transformer une volontรฉ politique en partenariats tangibles et mutuellement bรฉnรฉfiques", a soulignรฉ Madame Marie-Ancilla NTAKABURIMVO.
Dans la mรชme veine, le chef de la dรฉlรฉgation burkinabรจ a prรฉcisรฉ que la prรฉsente session traduit l'engagement commun des Prรฉsidents burkinabรจ et burundais, ร elever le niveau de l'amitiรฉ entre les peuples des deux pays et ร faire de la coopรฉration Sud-Sud un vรฉritable levier de dรฉveloppement.
" La gรฉographie nous รฉloigne peut-รชtre; mais l'histoire, les dรฉfis et l'espรฉrance nous rapprochent; le Burundi et le Burkina Faso sont deux peuples de courage, de rรฉsilience et de dignitรฉ; deux peuples qui savent le prix de la paix; deux peuples qui savent aussi que la souverainetรฉ ne se proclame pas seulement, mais elle se dรฉfend, elle se construit et elle se traduit en actes", a indiquรฉ le Camarade Hermann Yirigouin TOE, tout en relevant que le Burkina Faso s'inscrit pleinement dans cette vision de souverainetรฉ, ร travers la Rรฉvolution Progressiste et Populaire, sous le leadership du Camarade Capitaine Ibrahim TRAORE.
Tout comme la cheffe de la dรฉlรฉgation burundaise, le chef de la dรฉlรฉgation burkinabรจ a rassurรฉ que durant les deux jours de travaux, les experts vont procรฉder ร un examen minitieux de l'รฉventail des opportunitรฉs qui s'offrent aux deux pays.
Les diffรฉrents projets d'accords sur la table des experts concernent des domaines tels que l'agriculture et la sรฉcuritรฉ alimentaire, la gestion des catastrophes humanitaires, les investissements et les services du transporta aรฉrien, l'enseignement supรฉrieur et la formation professionnelle, les รฉchanges culturels et les partages d'expertises entre la jeunesse des deux pays.
Les projets d'accords issus des travaux des experts seront soumis ร la signature des ministres des Affaires รฉtrangรจres burkinabรจ et burundais, le 12 aoรปt prochain ร Bujumbura.
โLe Premier ministre, le Camarade Rimtalba Jean Emmanuel Ouรฉdraogo, a prรฉsidรฉ, ce lundi 10 aoรปt 2026 ร Ouagadougou, la cรฉrรฉmonie dโouverture de la deuxiรจme รฉdition du Forum humanitaire de la Confรฉdรฉration des รtats du Sahel (AES), couplรฉe ร la deuxiรจme rรฉunion des ministres chargรฉs du Genre de lโespace confรฉdรฉral.
โ
โRรฉunissant des dรฉlรฉgations du Burkina Faso, du Mali et du Niger, ces deux rencontres traduisent la volontรฉ des รtats membres de renforcer leur coopรฉration face aux dรฉfis humanitaires, tout en accordant une place centrale ร la rรฉsilience des communautรฉs et ร lโautonomisation des femmes.
โ
โร lโouverture des travaux, le Chef du Gouvernement a rendu hommage ร la vision et au leadership des Chefs dโรtat de lโespace confรฉdรฉral, engagรฉs dans la consolidation dโune souverainetรฉ fondรฉe sur les rรฉalitรฉs et les aspirations des peuples du Sahel. Le couplage du Forum humanitaire avec la rรฉunion des ministres chargรฉs du Genre sโinscrit, selon lui, dans cette dynamique et traduit une approche intรฉgrรฉe associant action humanitaire, relรจvement, rรฉsilience, inclusion sociale et รฉgalitรฉ de genre.
โ
โLe deuxiรจme Forum humanitaire est placรฉ sous le thรจme : ยซ De lโurgence ร la rรฉsilience : vers un modรจle dโaction humanitaire intรฉgrรฉ pour lโAES ยป. La deuxiรจme rรฉunion des ministres chargรฉs du Genre porte, pour sa part, sur le thรจme : ยซ Mise en ลuvre des rรฉfรฉrentiels nationaux de dรฉveloppement des pays de lโAES : contribution des femmes ร la construction dโun espace souverain, rรฉsilient et prospรจre ยป.
โ
โCes rรฉflexions interviennent dans un contexte marquรฉ par des dรฉfis sรฉcuritaires, humanitaires, climatiques et รฉconomiques qui aggravent les vulnรฉrabilitรฉs et affectent durement les populations, notamment les plus fragiles.
โ
โFace ร cette situation, le Camarade Premier ministre a saluรฉ la dรฉtermination des peuples et des forces armรฉes des pays de lโAES engagรฉs dans la reconquรชte du territoire. Pour lui, cette dynamique de souverainetรฉ ne peut toutefois se limiter au domaine sรฉcuritaire. Elle doit aussi se traduire par la capacitรฉ des รtats ร dรฉfinir leurs prioritรฉs et ร conduire leurs propres politiques de dรฉveloppement.
โ
โCette exigence suppose de repenser en profondeur lโaction humanitaire afin quโelle ne se limite plus ร la seule gestion de lโurgence, mais contribue รฉgalement au renforcement des capacitรฉs nationales, locales et communautaires.
โ
โยซ Lโassistance ne saurait รชtre une finalitรฉ en soi. Lโaction humanitaire doit rรฉpondre ร lโurgence tout en prรฉparant les conditions de lโautonomie ยป, a dรฉclarรฉ le Chef du Gouvernement.
โ
โLe Premier ministre a ainsi plaidรฉ pour une meilleure articulation entre action humanitaire, relรจvement et dรฉveloppement, dans le respect de la souverainetรฉ des รtats, de la dignitรฉ des populations, du leadership des autoritรฉs nationales et des principes humanitaires.
โ
โLa rรฉflexion engagรฉe ร Ouagadougou sโinscrit dans la continuitรฉ de la premiรจre รฉdition du Forum, organisรฉe ร Bamako en 2025, qui avait permis de poser les bases dโune coopรฉration renforcรฉe, notamment en matiรจre de coordination et de financement de lโaction humanitaire. Accueillie par le Burkina Faso dans le cadre de sa prรฉsidence de la Confรฉdรฉration, cette deuxiรจme รฉdition doit permettre dโaller plus loin dans la consolidation de ces acquis.
โ
โLes รฉchanges portent notamment sur le renforcement de la gouvernance et de la coordination humanitaires, la mutualisation des capacitรฉs, le partage dโexpรฉriences, la prรฉparation aux crises et la mobilisation de ressources endogรจnes. Ils doivent aussi permettre dโapprofondir les rรฉflexions sur la prรฉvention, lโalerte prรฉcoce, le relรจvement socio-รฉconomique, la restauration des moyens dโexistence et la rรฉhabilitation des services sociaux de base.
โ
โLe Chef du Gouvernement a, dans le mรชme esprit, appelรฉ ร des mรฉcanismes de financement plus prรฉvisibles et davantage endogรจnes, ainsi quโร une amรฉlioration du ciblage, de la coordination et de la redevabilitรฉ de lโaction humanitaire.
โ
โLa construction de ce modรจle plus autonome et plus rรฉsilient repose รฉgalement sur une meilleure valorisation de la contribution des femmes. Le Camarade Premier ministre a rappelรฉ leur rรดle central dans la cohรฉsion sociale, les activitรฉs productives, lโรฉducation, la prรฉvention des conflits et la reconstruction du tissu communautaire.
โ
โLa deuxiรจme rรฉunion des ministres chargรฉs du Genre devra notamment faire le bilan de la mise en ลuvre de la feuille de route sur la Dรฉclaration de Niamey, identifier des mรฉcanismes de financement endogรจnes et innovants, procรฉder au lancement officiel de la plateforme rรฉgionale des organisations de femmes de lโAES et formuler des recommandations pour renforcer leur participation au dรฉveloppement de lโespace confรฉdรฉral.
โ
โPour le Premier ministre, la construction dโune Confรฉdรฉration forte et rรฉsiliente passe nรฉcessairement par une pleine reconnaissance de la contribution des femmes et par leur participation effective aux instances de dรฉcision, aux politiques publiques ainsi quโร la vie รฉconomique et sociale.
โ
โTout en saluant lโengagement des acteurs humanitaires nationaux, communautaires et internationaux, il a insistรฉ sur la nรฉcessitรฉ dโune rรฉponse durable, alignรฉe sur les prioritรฉs dรฉfinies par les รtats et orientรฉe vers le relรจvement et lโautonomie des communautรฉs.
โ
โยซ Ensemble, nous avons la responsabilitรฉ historique de faire รฉmerger, ร partir de nos rรฉalitรฉs, un modรจle humanitaire sahรฉlien, portรฉ par les รtats, ancrรฉ dans les communautรฉs et centrรฉ sur les populations ยป, a-t-il dรฉclarรฉ.
โ
โDans son intervention, le Coordonnateur rรฉsident et Coordonnateur humanitaire des Nations Unies au Burkina Faso, M. Njoya Tikum, a saluรฉ la dynamique engagรฉe par les รtats de lโAES et lโรฉvolution vers une action humanitaire davantage orientรฉe vers la rรฉsilience et le dรฉveloppement durable.
โ
โIl a indiquรฉ que ยซ le systรจme des Nations Unies partage pleinement la direction fixรฉe par ce forum ยป et rรฉaffirmรฉ sa disponibilitรฉ ร accompagner le Burkina Faso, le Mali et le Niger dans la mise en ลuvre des recommandations, dans un esprit de respect, de dialogue et de partenariat.
โ
โM. Njoya Tikum a รฉgalement insistรฉ sur la nรฉcessitรฉ dโadapter les rรฉponses humanitaires aux rรฉalitรฉs de chaque territoire et de renforcer les capacitรฉs nationales et locales. ยซ Notre rรดle nโest pas de prendre la place de ceux qui sont aux premiรจres lignes. Notre rรดle est de renforcer les capacitรฉs et de les soutenir ยป, a-t-il soulignรฉ.
โ
โร travers le Forum de Ouagadougou, les รtats membres entendent ainsi consolider leur coopรฉration et faire รฉmerger des rรฉponses communes, durables et adaptรฉes aux rรฉalitรฉs des populations sahรฉliennes.
Le Ministre des Affaires รฉtrangรจres, le Camarade Karamoko Jean Marie TRAORร, a reรงu, dans la soirรฉe du jeudi 06 aoรปt 2026, le Chargรฉ dโAffaires de lโAmbassade de la Rรฉpublique fรฉdรฉrale du Nigรฉria au Burkina Faso, ร la suite des dรฉclarations du Prรฉsident nigรฉrian, Bola Ahmed TINUBU, sur la situation sรฉcuritaire dans les pays de la Confรฉdรฉration des รtats du Sahel (AES).
Cette rencontre sโest dรฉroulรฉe en prรฉsence des Chargรฉs dโAffaires des Ambassades du Mali et du Niger, illustrant la position concertรฉe et solidaire des trois รtats membres de la Confรฉdรฉration.
Le 30 juillet dernier, lors dโune rencontre avec des chefs traditionnels nigรฉrians, le Prรฉsident TINUBU a imputรฉ la recrudescence des enlรจvements et des attaques terroristes au Nigรฉria ร ce quโil a qualifiรฉ dโยซ effondrement ยป de la sรฉcuritรฉ dans les pays voisins du Sahel.
ยซ Certains dโentre eux (les terroristes) ne sont pas Nigรฉrians. Vous voyez, le problรจme de lโinsรฉcuritรฉ au Mali, au Burkina Faso et au Niger ne fait quโaggraver nos difficultรฉs. ยป, avait affirmรฉ le Prรฉsident TINUBU devant les chefs traditionnels nigรฉrians.
Au nom de ses homologues du Mali et du Niger, le Ministre Karamoko Jean Marie TRAORร a exprimรฉ le profond regret des pays de la Confรฉdรฉration face ร ces propos inexacts et peu compatibles avec lโesprit de solidaritรฉ qui doit prรฉvaloir entre รtats voisins confrontรฉs ร une menace commune.
Selon le Chef de la diplomatie burkinabรจ, cette lecture de la situation sรฉcuritaire occulte les sacrifices considรฉrables consentis quotidiennement par les Forces de dรฉfense et de sรฉcuritรฉ, ainsi que par les populations, du Burkina Faso, du Mali et du Niger dans la lutte contre le terrorisme.
ยซ Cโest une analyse rapide, trรจs simpliste et surprenante, qui rรฉvรจle un biais prรฉoccupant de la part de la premiรจre autoritรฉ du Nigรฉria. Nous aurions souhaitรฉ que le contexte sรฉcuritaire soit prรฉsentรฉ avec davantage de justesse, plutรดt que de faire porter ร des pays voisins la responsabilitรฉ dโune situation complexe, au risque dโalimenter des incomprรฉhensions et des frustrations entre des peuples liรฉs par lโhistoire, la gรฉographie et la fraternitรฉ ยป, a dรฉclarรฉ le Ministre TRAORร.
Pour le cas particulier du Niger, le ministre des Affaires รฉtrangรจres estime que les propos du Prรฉsident TINUBU constituent un mรฉpris du sacrifice consenti par lโarmรฉe nigรฉrienne face ร Boko Haram depuis des annรฉes, alors que le phรฉnomรจne de terrorisme ne sรฉvissait pas encore dans les pays de la Confรฉdรฉration AES.
Le Ministre a par ailleurs rappelรฉ que malgrรฉ les connexions รฉtablies entre Boko Haram et certains groupes terroristes actifs au Sahel, les รtats de la Confรฉdรฉration AES se sont toujours gardรฉs de toute accusation publique contre le Nigรฉria, privilรฉgiant une approche fondรฉe sur la coopรฉration et la responsabilitรฉ partagรฉe.
Pour le Chef de la diplomatie burkinabรจ, ยซ le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Nigรฉria font face au mรชme ennemi. ร ce titre, les succรจs enregistrรฉs par les Forces de dรฉfense et de sรฉcuritรฉ des pays de lโAES bรฉnรฉficient ร la sรฉcuritรฉ de lโensemble de la sous-rรฉgion, y compris du Nigรฉria, en limitant les capacitรฉs de nuisance et la mobilitรฉ des groupes terroristes ยป.
Le Ministre TRAORร a ainsi invitรฉ les autoritรฉs nigรฉrianes ร privilรฉgier des discours fรฉdรฉrateurs et porteurs de solidaritรฉ, plutรดt que des dรฉclarations susceptibles dโalimenter les divisions ou les malentendus entre peuples voisins.
ยซ Nous ne sommes pas responsables de ce qui nous arrive. Nous en payons la facture, mais les vรฉritables ennemis sont ailleurs. Cโest pourquoi nous devons agir comme des peuples frรจres, unis par une mรชme histoire et confrontรฉs ร une mรชme menace ยป, a-t-il soulignรฉ.
Le Ministre Karamoko Jean Marie TRAORร a rรฉaffirmรฉ que la dรฉmarche des trois pays de la Confรฉdรฉration AES ne relevait ni de la polรฉmique ni de la confrontation diplomatique, mais traduisait la volontรฉ dโentretenir un dialogue franc, respectueux et constructif entre รtats frรจres, convaincus que seule une coopรฉration sincรจre permettra de relever durablement les dรฉfis sรฉcuritaires de la sous-rรฉgion.
En rรฉponse, le Chargรฉ dโAffaires de lโAmbassade du Nigรฉria a indiquรฉ avoir pris bonne note du message qui lui a รฉtรฉ transmis et sโest engagรฉ ร en rendre fidรจlement compte ร ses autoritรฉs ร Abuja.
Il a, par ailleurs, reconnu les efforts considรฉrables consentis par les pays de la Confรฉdรฉration des รtats du Sahel dans la lutte contre le terrorisme, citant notamment le rรดle dรฉterminant jouรฉ par le Niger dans la prรฉvention dโattaques qui auraient pu viser le territoire nigรฉrian.
Le diplomate nigรฉrian a enfin saluรฉ la dรฉmarche des Ministres des Affaires รฉtrangรจres de la Confรฉdรฉration AES, y voyant la volontรฉ des รtats voisins de privilรฉgier le dialogue, la comprรฉhension mutuelle et la solidaritรฉ face ร une menace commune.
โLe Camarade Premier ministre, Chef du Gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouรฉdraogo, a reรงu en audience, ce mardi 4 aoรปt 2026, Monsieur Maurice Azonnankpo, Reprรฉsentant rรฉsident par intรฉrim du Systรจme des Nations Unies au Burkina Faso, en fin de mission. Cette rencontre a permis de dresser le bilan de la coopรฉration entre le Gouvernement burkinabรจ et les agences du Systรจme des Nations Unies, ainsi que dโรฉchanger sur les perspectives de consolidation de ce partenariat au service des populations.
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โร lโissue de lโaudience, Maurice Azonnankpo a exprimรฉ sa reconnaissance au Gouvernement et au peuple burkinabรจ pour lโaccueil qui lui a รฉtรฉ rรฉservรฉ et pour la qualitรฉ des relations entretenues tout au long de sa mission.
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โยซ Jโai profitรฉ de cette audience pour tรฉmoigner toute la gratitude institutionnelle du Systรจme des Nations Unies ร lโendroit du Gouvernement et du peuple burkinabรจ, ainsi que ma reconnaissance personnelle envers le Camarade Premier ministre et lโensemble des autoritรฉs pour lโexcellente collaboration que nous avons entretenue au cours de ces derniรจres annรฉes ยป, a-t-il dรฉclarรฉ.
โ
โIl a รฉgalement saluรฉ la qualitรฉ du dialogue entre les deux parties. ยซ Nous avons saluรฉ la transparence, le dialogue permanent, lโรฉcoute et surtout la convivialitรฉ qui caractรฉrisent le partenariat entre le Gouvernement burkinabรจ, le Systรจme des Nations Unies et ses diffรฉrentes agences. Cโest un partenariat solide, consolidรฉ et appelรฉ ร se poursuivre dans les mois et les annรฉes ร venir ยป, a-t-il affirmรฉ.
โ
โAu titre des principaux acquis, Maurice Azonnankpo a citรฉ le renforcement du dialogue stratรฉgique entre lโรtat burkinabรจ et les Nations Unies, la mise en ลuvre de programmes structurants au profit des communautรฉs vulnรฉrables, ainsi que la finalisation du nouveau Cadre de coopรฉration des Nations Unies pour le dรฉveloppement durable au Burkina Faso. Cet instrument devra permettre dโaccompagner les prioritรฉs nationales en matiรจre de dรฉveloppement.
โ
โLe Camarade Premier ministre a, pour sa part, saluรฉ le management dont a fait preuve Monsieur Azonnankpo dans la conduite de sa mission. Il a rรฉaffirmรฉ la volontรฉ du Gouvernement de poursuivre et de renforcer la coopรฉration entre le Burkina Faso et le Systรจme des Nations Unies, dans le respect des prioritรฉs nationales et des intรฉrรชts des populations.
โ
โยซ La dynamique de la RPP nโest contre personne. LโONU est lโรฉmanation de tous les pays. Le Systรจme des Nations Unies ne doit pas servir de cheval de Troie ร lโimpรฉrialisme contre notre peuple. Cโest ce que nous refusons ยป, a dรฉclarรฉ le Chef du Gouvernement.
โ
โMonsieur Maurice Azonnankpo, appelรฉ ร dโautres fonctions, passe le tรฉmoin ร Monsieur Njoya Tikum, nouveau Coordonnateur rรฉsident du Systรจme des Nations Unies et Coordonnateur humanitaire au Burkina Faso. Celui-ci a prรฉsentรฉ, le 31 juillet 2026, ses lettres de crรฉance au ministre en charge des Affaires รฉtrangรจres, marquant ainsi le dรฉbut de sa mission dans un contexte de relance des relations entre les Nations Unies et les autoritรฉs burkinabรจ.
Les relations bilatรฉrales entre le Ghana et le Gabon franchissent un nouveau cap stratรฉgique. Le prรฉsident de la Rรฉpublique du Gabon, le Gรฉnรฉral Brice Clotaire Oligui Nguema, a entamรฉ ce mardi 28 juillet une visite officielle de deux jours ร Accra, oรน il a รฉtรฉ accueilli ร son arrivรฉe par son homologue ghanรฉen, le prรฉsident John Dramani Mahama. Cette visite d'รtat s'inscrit dans le cadre du renforcement des liens historiques d'amitiรฉ, de respect mutuel et de solidaritรฉ africaine qui unissent les deux nations depuis de nombreuses annรฉes.
Aprรจs un entretien en tรชte-ร - tรชte ร la Jubilee House, les deux chefs dโรtat ont prรฉsidรฉ une sรฉance de travail bilatรฉrale.
Tout en exprimant leur satisfaction quant ร l'excellence de leurs relations diplomatiques, le prรฉsident Mahama et le prรฉsident Oligui Nguema ont rรฉaffirmรฉ leur volontรฉ commune de traduire cette solide entente politique en un partenariat รฉconomique concret. Les discussions ont ainsi portรฉ sur un large รฉventail de secteurs prioritaires, notamment l'expansion du commerce bilatรฉral, les investissements privรฉs et la valorisation des opportunitรฉs offertes par la Zone de libre-รฉchange continentale africaine (ZLECAF).
Les deux dirigeants ont รฉgalement abordรฉ la coopรฉration dans les domaines de l'รฉnergie, du pรฉtrole, de l'agriculture, de la pรชche, des forรชts, du climat, de la santรฉ, de l'รฉducation, de la transformation numรฉrique, des affaires maritimes ainsi que de la dรฉfense et de la sรฉcuritรฉ, donnant des instructions prรฉcises ร leurs ministรจres respectifs pour la mise en place rapide de cadres d'action pratiques.
Les รฉchanges ont abouti ร la signature de deux mรฉmoires d'entente majeurs. Selon le ministรจre des Affaires รฉtrangรจres de la Rรฉpublique du Ghana, le premier porte sur l'instauration de consultations politiques rรฉguliรจres entre les deux gouvernements, tandis que le second vise la coopรฉration dans la formation des diplomates entre le Ghana et l'Institut de Diplomatie du Gabon. Ces accords visent ร consolider la collaboration institutionnelle et ร crรฉer de nouvelles opportunitรฉs d'รฉchange. Pour marquer de maniรจre symbolique la pรฉrennitรฉ de cette alliance, le prรฉsident Brice Clotaire Oligui Nguema a plantรฉ un arbre commรฉmoratif dans les jardins de la Jubilee House ร l'issue des travaux, scellant ainsi une รฉtape dรฉcisive pour l'intรฉgration et le dรฉveloppement durable des deux pays.
Le gouvernement de la Rรฉpublique du Tchad a officiellement notifiรฉ au Secrรฉtaire gรฉnรฉral de l'ONU son retrait du Statut de Rome.
L'annonce a รฉtรฉ faite dans un communiquรฉ publiรฉ par le ministรจre des Affaires รฉtrangรจres, de l'Intรฉgration africaine et des Tchadiens de l'รฉtranger, ce 27 juillet 2026.
ยซ En date du 27 juillet 2026, le Gouvernement de la Rรฉpublique du Tchad a notifiรฉ au Secrรฉtaire gรฉnรฉral de l'Organisation des Nations Unies, dรฉpositaire du Statut de Rome, sa dรฉcision souveraine de se retirer du Statut de Rome de la Cour pรฉnale internationale, conformรฉment aux conditions et modalitรฉs prรฉvues ร l'article 127 dudit Statut ยป, indique le communiquรฉ.
N'Djamena estime que la Cour applique une justice ยซ ร gรฉomรฉtrie variable ยป concentrรฉe sur l'Afrique.
Pour appuyer son constat, le gouvernement s'appuie sur le bilan de l'institution : ยซ Selon les donnรฉes officielles publiรฉes par la Cour et mises ร jour au 11 mai 2026, le Statut de Rome compte cent vingt-cinq (125) รtats parties, dont trente-trois (33) รtats africains. Depuis son entrรฉe en activitรฉ, la Cour a ouvert treize (13) enquรชtes, dont les premiรจres ont successivement concernรฉ l'Ouganda, la Rรฉpublique dรฉmocratique du Congo, le Darfour (Soudan), la Rรฉpublique centrafricaine, le Kenya, la Libye, la Cรดte d'Ivoire, le Mali et le Burundi, avant l'ouverture progressive de situations dans d'autres rรฉgions du monde. ยป
Poursuivant sa dรฉmonstration chiffrรฉe, N'Djamena souligne : ยซ ร cette mรชme date, neuf (9) des situations faisant l'objet d'enquรชtes concernent donc des รtats africains, contre quatre (4) ouvertes dans d'autres rรฉgions mais sans grande avancรฉe concrรจte. Le Bureau du Procureur ne maintient plus qu'un seul examen prรฉliminaire, relatif au Nigรฉria, รtat africain. ร la mรชme date, la Cour ne compte plus que sept (7) personnes dรฉtenues, dont six (6) sont poursuivies dans des situations africaines et une (1) seule dans une situation situรฉe hors du continent africain. ยป
N'Djamena soutient que ce sont des รฉlรฉments objectifs qui expliquent ยซ la perception, largement partagรฉe au sein de nombreux รtats ainsi que de leurs opinions publiques, d'une concentration durable de l'activitรฉ judiciaire de la Cour sur le Sud global en gรฉnรฉral et le continent africain en particulier ยป, qu'il dรฉcrit comme les ยซ victimes consentantes d'une forme d'instrumentalisation politique de la CPI ยป.
Le gouvernement tchadien rรฉaffirme toutefois son ยซ attachement irrรฉversible ร la lutte contre l'impunitรฉ des auteurs des crimes les plus graves ยป ainsi qu'au respect de ses engagements dรฉcoulant d'autres instruments internationaux.
Pour lui, cette dรฉcision est ยซ irrรฉvocable ยป, mais ne constitue nullement un ยซ renoncement ร l'impรฉratif moral de rendre justice aux victimes ยป. Elle traduit plutรดt la conviction que les ยซ systรจmes judiciaires nationaux et les mรฉcanismes judiciaires africains disposent dรฉsormais de capacitรฉs croissantes leur permettant d'assurer pleinement cette mission dans la dignitรฉ ยป.
De ce fait, le Gouvernement du Tchad invite l'Union africaine et ses รtats membres ร ยซ approfondir la rรฉflexion sur l'avenir d'un systรจme en apparence biaisรฉ ยป. Il exhorte รฉgalement l'UA ยซ ร accรฉlรฉrer le renforcement ainsi que l'opรฉrationnalisation des mรฉcanismes judiciaires africains, en vue de l'รฉmergence d'une justice continentale plus รฉquitable, plus รฉquilibrรฉe, plus crรฉdible et plus efficace au bรฉnรฉfice des gรฉnรฉrations prรฉsentes et futures, dans le respect de la souverainetรฉ africaine et des souverainetรฉs nationales ยป.
โโLโรฉvaluation de la mise en ลuvre, au 30 juin 2026, des contrats dโobjectifs des membres du Gouvernement par le Camarade Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouรฉdraogo, sโest poursuivie, ce vendredi 24 juillet 2026 ร la Primature, avec le Camarade ministre de lโEnseignement de base, de lโAlphabรฉtisation et de la Promotion des langues nationales, Jacques Sosthรจne Dingara.
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โAu terme de lโexamen de ce bilan ร mi-parcours, le taux dโexรฉcution du contrat dโobjectifs du ministre sโรฉtablit ร 63,08 %.
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โCe bilan est marquรฉ par plusieurs rรฉsultats probants dans la mise en ลuvre de la politique gouvernementale en matiรจre dโรฉducation de base. Il sโagit notamment de la poursuite des rรฉformes engagรฉes, dont lโintroduction progressive des langues nationales dans le systรจme รฉducatif. La phase pilote de cette rรฉforme a concernรฉ environ 900 classes de CP1.
โ
โLe dรฉpartement a รฉgalement expรฉrimentรฉ lโenseignement des savoirs endogรจnes. Selon le ministre Jacques Sosthรจne Dingara, un rรฉpertoire de ces savoirs a รฉtรฉ รฉlaborรฉ pour chacune des rรฉgions du pays. Lโannรฉe scolaire 2025-2026 a, par ailleurs, รฉtรฉ marquรฉe par la mise en place des Conseils dโรฉcole, une rรฉforme qui vise ร renforcer la participation de lโensemble de la communautรฉ ร lโรฉducation des enfants.
โ
โยซ Cette rรฉforme a suscitรฉ beaucoup dโincomprรฉhensions. Elle traduit une nouvelle vision qui consiste ร permettre ร toute la communautรฉ de participer ร lโรฉducation de lโenfant. Cโest pourquoi plusieurs acteurs sont dรฉsormais pris en compte. Cette nouvelle dynamique devient la rรจgle. Nous avons instaurรฉ des contributions au niveau des diffรฉrents acteurs afin que la communautรฉ puisse davantage contribuer ร lโรฉducation des enfants ยป, a expliquรฉ le ministre.
โ
โParmi les acquis enregistrรฉs figurent รฉgalement lโorganisation rรฉussie du Mois artistique et culturel ainsi que les performances rรฉalisรฉes au cours de lโannรฉe scolaire.
โ
โAu Certificat dโรฉtudes primaires (CEP), le taux national de rรฉussite sโรฉtablit ร 95,23 %.
โ
โยซ Parmi ces rรฉsultats, plus de 60 % des classes de CM2 ont enregistrรฉ un taux de rรฉussite de 100 %. Nous comptons รฉgalement 43 circonscriptions dโรฉducation de base qui ont rรฉalisรฉ un taux de 100 %. Cโest le lieu pour moi de saluer et dโencourager lโensemble des acteurs pour le travail extraordinaire abattu sur le terrain, au prix dโรฉnormes sacrifices ยป, a soulignรฉ le ministre.
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โAprรจs avoir fรฉlicitรฉ le dรฉpartement pour les rรฉsultats obtenus, le Camarade Premier ministre a donnรฉ des orientations pour la poursuite et lโapprofondissement des rรฉformes. Celles-ci portent notamment sur le lancement de la phase pilote de lโรฉducation inclusive dans le systรจme รฉducatif, lโopรฉrationnalisation du dรฉcret portant rรฉglementation des frais de scolaritรฉ, la classification de lโensemble des รฉcoles primaires du territoire national ainsi que la mise ร disposition effective des manuels scolaires.