Le Conseil des ministres de ce 24 septembre 2026, a mis fin aux fonctions du camarade Lébinoua NIKIEMA, Mle 55 711 M, Administrateur des services financiers, Directeur du Contrôle des marchés publics et des engagements financiers de la Commission nationale des Droits humains (CNDH).
En rappel, Lebinoua NIKIEMA, a été interpellé par la Brigade Centrale de Lutte Contre la Cybercriminalité - BCLCC pour outrage contre les dépositaires de l'autorité publique, injures publiques et diffamation via TIC.
Il a tenu à présenter des excuses publiques à travers une vidéo publiée par la BCLCC ce mercredi 23 septembre 2026, dans laquelle il revient sur ses propos et exprime ses regrets.
Dans sa déclaration, l’auteur des faits est revenu en détail sur plusieurs publications diffusées sur son profil au mois de septembre. Parmi celles-ci, un message publié le 6 septembre suggérait que les familles burkinabè ne comptant aucun militaire dans leurs rangs étaient vouées à la pauvreté. Une affirmation erronée que l’intéressé a tenu à nuancer, en soulignant qu'il est lui-même fonctionnaire civil dans un ministère (ministère de l'Economie et des Finances) dirigé par des civils et que de nombreux hauts responsables au sein de l’administration publique partagent ce statut.
Une autre publication datée du 2 septembre ciblait quant à elle les concours directs de la fonction publique, affirmant que tous les régimes successifs auraient « choisi de sacrifier la région de Nando (Ex-Centre-ouest) ». M. Nikiema a qualifié cette assertion de « gratuite » et a reconnu qu’elle ne reposait sur aucun fondement factuel.
Un troisième écrit publié le 6 septembre comparait la gestion de l'avenir de la jeunesse d'une région entière à des relations personnelles, tout en affirmant de manière ironique qu'il bloquerait la région concernée durant dix ans lors des concours s'il accédait un jour à de hautes fonctions. Il a admis avoir utilisé le mot « abominable » et avoir remplacé une liste par une autre pour provoquer un débat, tout en reconnaissant que cette formulation n'était pas juste envers les populations.
Conscient de l'impact négatif et de la douleur que ses propos ont pu engendrer au sein de l'opinion publique, Lebinoua Nikiema a formulé des excuses formelles, aux autorités du pays, à la vaillante armée nationale, à la population tout entière et aux personnes touchées par ses publications.
Par ailleurs, il a lancé un appel solennel aux utilisateurs des réseaux sociaux à faire preuve de retenue, à éviter les publications diffamatoires et à ne pas emboîter le pas à de telles pratiques, rappelant que de tels actes sont sévèrement punis par la loi en vigueur.