Affections gynécologiques : Zoom sur la synéchie utérine 

synéchieMaladie gynécologique assez fréquente, la synéchie utérine se définit comme un accolement des parois utérines. En effet, quand il y a synéchie, deux tissus de l’utérus s’accolent entre eux de façon anormale. L’accolement peut être total ou partiel. La synéchie utérine peut aussi se manifester par la destruction de la couche de base de la muqueuse utérine. Elle peut être cause d’infertilité secondaire.

L’accolement à la base de la synéchie utérine peut avoir diverses causes. Il peut résulter d’une infection de l’utérus, d’un curetage ou d’une aspiration après une fausse couche ou une interruption volontaire de grossesse, d’une intervention chirurgicale pour enlever les fibromes, d’une tuberculose génitale ou encore d’une infection suite à l’utilisation de moyens contraceptifs comme le stérilet. Evelyne Komboïgo, gynécologue, ajoute qu’au cours de la cicatrisation, les parois utérines peuvent se coller et entraîner aussi la synéchie utérine.

 La plupart des synéchies sont asymptomatiques et parfois identifiées à l’occasion d’un bilan d’infertilité. Elles peuvent néanmoins se manifester par une absence totale des règles quand la synéchie est totale et une diminution de la quantité des règles quand elle est partielle. Dans certains cas, les menstrues s'écoulent difficilement et sont accompagnées de douleurs. Le diagnostic de ce trouble gynécologique se fait « sur la base des signes fonctionnels, devant une absence totale ou une diminution des règles. Mais il sera confirmé par l'échographie pelvienne, par une hystérosalpingographie et aussi par l'hystéroscopie », précise la gynécologue. Quant à sa prise en charge, elle est chirurgicale. « Le traitement consiste à utiliser des bougies pour dilater les parois utérines. Il est souvent recommandé, après le décollement des parois, de laisser en place un dispositif intra-utérin comme le stérilet pour éviter que les parois se collent de nouveau lors de la cicatrisation. On peut également mettre la patiente sous oestro-progestatif pour faciliter la régénérescence de l’endomètre », a dit en guise de conclusion la spécialiste en gynécologie.

Armelle Ouédraogo