Enjeux géostratégiques : Si la France perd le Burkina, elle perd le contrôle du Sahel et le pillage des ressources, selon Nathalie Yamb

yamb uneDans une vidéo publiée le 22 juin 2022, Nathalie Yamb, encore appelée la Dame de Sochi, pense que le Burkina est le verrou clé pour la France pour le trafic de tout genre et pour la mainmise sur le Sahel. « Si la France perd le Burkina, c’en est terminé de la protection des terroristes trafiquants qu’elle installe et du pillage de nos ressources », a-t-elle déclaré dans ladite vidéo, dans laquelle l’experte des questions africaines a fait d’importantes révélations.

Le Burkina, sur l’échiquier militaire et géostratégique français, selon Nathalie Yamb, est un verrou très important. On se focalise, dit-elle, sur Barkhane, le Mali et le Niger et on oublie que la France a une autre opération très discrète au Burkina. Une opération de forces spéciales françaises installées officiellement à Ouagadougou depuis 2008 en soutien à Barkhane. C’est « l’opération SABRE ». L’objectif officiel de ces forces spéciales françaises, selon Nathalie Yamb, « est de chercher et intercepter les djihadistes et les empêcher de construire des sanctuaires ». Visiblement c’est un échec, avoue-t-elle, « c’est même exactement le contraire qui se passe sur le terrain ». Donc la raison de cette présence est autre.

yamb 2Elle explique que le dispositif militaire français est constitué de trois parties. Le 4e BIMA à Abidjan, l’opération SABRE au Burkina Faso et les points avancés au Mali et au Niger avec Barkhane et Takuba. SABRE au Burkina est essentielle au fonctionnement de ce dispositif. « Si le Burkina en vient à être dirigé par quelqu'un qui décide de faire appel à d'autres alliés et de se passer de la soldatesque française, c'en est terminé de l'occupation militaire hexagonale au Sahel et donc de la protection des terroristes trafiquants qu'elle installe et du pillage de nos ressources qu'elle opère », soutient-elle. Ayant donc perdu la mainmise sur Mali, il fallait devancer les choses pour éviter que le Burkina soit dans la même situation. « La France a donc décidé de prendre les devants en évitant qu'un coup d'État aussi incontrôlé place à la tête du pays des gens aussi incontrôlables qu’Assimi Goïta, Sadio Camara, Abdoulaye Maïga, etc. Paul Henry Sandaogo Damiba est le pion que la France a mis au pouvoir au Burkina Faso pour sauvegarder le trafic en tout genre, drogue, armes, or, carburant, etc. Et pour restaurer la mainmise française sur les pays de la zone en remplacement de l'allié peu fiable parce que faible qu'était devenu Kaboré », a-t-elle affirmé.

yamb 3Elle dit donc plaindre les populations burkinabè qui sont, selon elle, prises en tenaille par des réseaux situés en Côte d'Ivoire, au Niger, en Europe et en Amérique Latine qui utilisent le terrorisme pour s'adonner en toute quiétude à des activités de trafic qui enrichissent certains cercles dans le monde. « Je vous avoue que c'est un peu triste d'avoir si souvent raison trop tôt sans être véritablement écouté », a-t-elle déploré. Mais, conclut-elle, « je continuerai inlassablement à ouvrir vos yeux et à éveiller vos esprits au péril de ma vie. Petit à petit on avance et l'armée de ceux et celles qui voient clair et comprennent dorénavant le fonctionnement du monde et les enjeux pour l'Afrique s'agrandit ».

Nathalie Yamb est une femme politique, spécialiste de la communication et experte des questions africaines et migratoires.

Synthèse d’Etienne Lankoandé