Le Ministère de l’Action humanitaire et de la Solidarité nationale (MAHSN), à travers le Secrétariat technique de la Promotion de la Paix et du Vivre-ensemble (ST/PPViE), a initié à Ziniaré, depuis le 10 novembre 2025, une rencontre de réflexion sur la mise en place d’une Infrastructure de Paix au Burkina Faso.
Selon le service de communication du ministère de la solidarité nationale, cette initiative s’inscrit dans le contexte actuel de reconquête du territoire national par les forces combattantes, marqué par des défis liés à la cohésion sociale. Conscient que la paix véritable se construit autant par le dialogue que par la sécurité, le Gouvernement, travaille à poser les fondations d’une infrastructure nationale de paix adaptée aux réalités du pays.
C’est pourquoi, une réflexion nationale sur la configuration, la fonctionnalité et les principes directeurs de cette future infrastructure de paix a été engagée.
Les travaux visent à définir les contours d’un dispositif durable, ancré dans les ressources endogènes, les valeurs communautaires et les expériences nationales réussies en matière de dialogue, de médiation et de réconciliation.
Les axes de la future infrastructure de paix sont :
- La gouvernance inclusive et la participation citoyenne ;
- La valorisation des mécanismes traditionnels et communautaires de gestion des conflits ;
- Le renforcement des capacités des acteurs locaux de la paix ;
- La coordination entre acteurs institutionnels, communautaires et techniques ;
- La création d’espaces permanents de dialogue et de médiation ;
- La mise en place de cadres de veille, d’alerte précoce et de réponse rapide.
- Un instrument au service du vivre-ensemble et de la confiance
Une fois opérationnelle, cette infrastructure de Paix contribuera à :
- Bâtir des passerelles de confiance entre les communautés ;
- Renforcer la relation entre citoyens et institutions publiques ;
- Favoriser la réintégration des populations affectées par la crise ;
- Prévenir les violences par des mécanismes d’alerte et d’action anticipée.
Elle constituera un outil stratégique de résilience nationale, au service du vivre-ensemble, de la cohésion et du développement durable.