Le Salon International de l'Automobile du Faso (SIAF) a ouvert ses portes le jeudi 11 décembre 2025 à Ouagadougou. Ce samedi 13 décembre 2025, le président de la délégation spéciale consulaire de la Chambre de Commerce et d'Industrie du Burkina Faso, Roland Achille Sow, accompagné de son vice-président Issoufou Maïga et d'autres personnalités, y a effectué une visite.
L'objectif de cette visite était de féliciter le promoteur, d'échanger avec les exposants, de les encourager, mais surtout de les motiver à continuer de prendre part à ce rendez-vous incontournable.
Pour le président de la Chambre de Commerce, le paysage de l'automobile est un pan essentiel de l'économie qui mérite une attention particulière, d’autant plus que c’est un secteur en pleine évolution. De véhicules d’occasion il y a quelques années, on assiste aujourd'hui à une adaptation, un changement, avec l’arrivée de véhicules, dont des électriques, qui viennent de la Chine et de plusieurs autres pays.
« Il y a des promoteurs qui se sont installés pour construire leurs propres modèles. Aujourd'hui, on a l'exemple du promoteur de la marque ITAOUA qui produit ses propres véhicules électriques. Il y a d'autres promoteurs qui sont en voie de le faire », a-t-il fait observer, soulignant que des mesures sont prises pour accompagner les initiatives et dynamiser davantage le secteur de l'automobile au Burkina Faso.
« L'État accorde des avantages liés au Code des investissements pour ceux qui veulent investir dans la transformation », a-t-il déclaré, promettant de poursuivre les doléances auprès des autorités en vue de l’allègement des taxes.
« On va continuer à demander à notre État de travailler, peut-être à revoir un peu tout ce qu'il y a comme taxe. Cela peut permettre d'accélérer la mutation dans le secteur automobile et permettre à un plus grand nombre de Burkinabè d'avoir accès à des véhicules neufs », a-t-il dit.
En outre, il souligne que le monde des véhicules ne doit pas rester en marge de la dynamique « consommons ce que nous produisons », car cela permettrait de booster l'économie de notre pays.
« Au-delà de ceux qui veulent importer, si aujourd'hui on a plusieurs acteurs qui se mettent dans l'assemblage des véhicules au Burkina Faso, cela peut servir à la distribution sur l'ensemble des pays de l'AES. Le Mali et le Niger peuvent être des potentiels marchés. On parle d'un marché de près de 80 millions d'habitants. Donc, c'est un marché potentiel et il faut encourager les promoteurs qui veulent se lancer dans l'assemblage des véhicules », a-t-il fait savoir, invitant ces acteurs à tenir compte de la protection de l'environnement et du pouvoir d'achat des populations.
Le promoteur du SIAF est sur la bonne voie, selon le président de la Chambre de Commerce
Les questions de mobilité sont essentielles dans notre pays et avoir le courage d'organiser ce salon est une initiative à saluer, de l'avis de Roland Achille Sow. Il affirme que le promoteur du SIAF est sur la bonne voie et c'est pour cela qu'il invite l'ensemble de la population de Ouagadougou et du Burkina à y prendre part. Il espère que le SIAF va s'agrandir dans les années à venir.
« On s'est arrêté au niveau de tous les stands, pour voir ce que chacun propose. Au-delà des exposants que nous avons vus qui sont dans la vente des pièces de rechange, la distribution automobile, l'assurance automobile, la distribution de carburant, la distribution des lubrifiants entre autres, on a rencontré une banque qui est venue faire la promotion du crédit automobile. Nos impressions sont très bonnes. Nous croyons sincèrement que ce salon va grandir. Avec ce qu'on a pu constater à l'issue de cette visite, j'ai confiance que la 5e édition sera meilleure », a-t-il conclu.
Cette visite des premiers responsables de la Chambre de Commerce et d'Industrie du Burkina a été appréciée à sa juste valeur par le promoteur du SIAF.
Sao Ali Ouédraogo voit en cette visite une confiance et une crédibilité accordées à son activité, mais aussi un appel à plus d'engagement et d'innovation pour les prochaines éditions.
Pour les exposants, lorsque les autorités se font proches de leurs populations, c'est une source de motivation.
Flora Sanou