Soutenance de Licence : Le Sergent de Police Dougona Adélaïde SANOU analyse le processus de recrutement des sous-officiers de Police Nationale

SOUTENANCE ADE 1 Le Sergent de Police Dougona Adélaïde SANOU a brillamment défendu, ce vendredi 19 décembre 2025 à l’École Supérieure de Commerce (ESC) de Ouagadougou, son mémoire de fin de cycle pour l’obtention de sa licence professionnelle en Gestion des Ressources Humaines. Ses travaux ont porté sur le thème : « Analyse du processus de recrutement des élèves sous-officiers de Police Nationale ».
Le jury était composé du Dr Ousséni SORE (Président), du Dr Ernestine NANEMA (Directrice de mémoire) et du Capitaine de Police Vincent KABORE (représentant le Maître de stage, le Commissaire de Police Jérémie NIKIEMA). Après évaluation, le jury a sanctionné son travail par la note de 17,5/20.
Dans sa présentation, l’impétrante a souligné que le processus de recrutement doit concilier deux impératifs majeurs : la sélection des meilleurs candidats et la garantie de transparence et d'égalité d'accès. Dans le contexte sécuritaire actuel du Burkina Faso, la qualité de ce recrutement s'avère d'autant plus stratégique.SOUTENANCE ADE
Le Sergent SANOU s'est interrogée sur l'effectivité de l'équité, de la transparence et de la compétence tout au long du processus. Elle a également identifié les défis qui pourraient limiter l'efficacité globale du système.
Après une analyse rigoureuse des étapes, des critères et des acteurs impliqués, l'étudiante note un encadrement de qualité assuré par des professionnels expérimentés, ainsi qu'une réelle rigueur lors des épreuves physiques et académiques.
Toutefois, elle relève une centralisation excessive du processus. Cette situation engendre des obstacles pour les candidats résidant hors de Ouagadougou (coûts de transport élevés, difficultés d'accès aux centres, risques sécuritaires). À cela s'ajoutent une communication insuffisante dans les régions éloignées, une faible intégration des outils numériques et l’absence de tests psychosociaux. Selon elle, le manque de digitalisation limite tant la transparence que l'accessibilité du concours.
Pour clore son analyse, le Sergent SANOU suggère une décentralisation de certaines étapes du concours, Ouagadougou étant jusqu'ici l'unique épicentre du recrutement. Elle préconise également l’introduction de tests psychotechniques et d’intégrité, le renforcement de la communication au niveau régional et communautaire, la mise en place d’un mécanisme d’audit indépendant pour garantir la crédibilité du concours.

Flora SANOU