Le Président du Conseil supérieur de la communication (CSC), Wendingoudi Louis Modeste Ouédraogo, a présidé ce mardi 23 décembre 2025 à Ouagadougou, la cérémonie de décoration des travailleurs et partenaires de l’institution.
Issus principalement du monde de l’information, de la communication et de la culture, ils sont au total 41 récipiendaires à avoir été honorés cette année. Parmi eux, 35 personnes ont reçu leur distinction cet après-midi du 23 décembre : 3 officiers de l'Ordre du mérite des Arts, des Lettres et de la Communication (agrafe Radio, Télévision, Presse écrite) et 32 chevaliers du même ordre.
Sept autres personnalités, dont trois dans l'Ordre de l'Étalon et quatre dans l'Ordre du Mérite burkinabè, complètent cette liste. Ces dernières avaient déjà reçu leurs insignes le 3 décembre 2025 à la Grande Chancellerie.
Des parcours marqués par l'engagement
Le Directeur de publication de Radars Info Burkina, Boubié Richard Tiéné, a été élevé au rang de Chevalier de l'ordre du mérite des Arts, des Lettres et de la Communication. Cette distinction fait suite à une première reconnaissance par le ministère de la Communication en 2020.
Pour lui, cette médaille évoque un double sentiment de fierté et de nostalgie, couronnant plus de 20 ans de collaboration avec l'instance de régulation.
«En 2001 j'ai effectué un stage au CSC dès mes débuts à l'Université, sous la Présidence de Luc Adolphe Tiao. Cela m'a permis de mieux appréhender le paysage audiovisuel. Je lui suis très reconnaissant et lui rend un grand hommage sincère pour sa rigueur et son professionnalisme. En 2003, toujours au sein de cette institution, j'ai été moniteur pendant les législatives. Au département des études et des programmes, nous avons observé le passage à l'antenne des candidats. Sous Béatrice Damiba , nous avons pris des initiatives pour le respect du quota de diffusion de la musique burkinabè dans les médias privés. J'ai, par ailleurs, été membre du comité technique pour la délivrance de la carte de presse et du laisser-passer pendant deux mandats. Récemment, nous nous sommes engagés, avec la faîtière des médias en ligne, dans la lutte contre le plagiat en collaboration avec le CSC», a-t-il confié. C'est donc cet engagement continu qui a été reconnu par la Nation.
Rassurant de sa volonté à être dans le même élan d’engagement, Richard Tiéné a précisé qu'il ne s'agit pas d'une « chasse aux médailles mais une chasse au travail bien fait, à l'excellence » car dans « notre métier, un travail mal fait peut avoir des répercussions néfastes au quotidien sur les lecteurs, les téléspectateurs ou encore les auditeurs. »
Ainsi, cette médaille est un appel à toujours mieux faire. « Nous n'avons pas le choix, nous sommes condamnés à vie à bien faire notre travail », a-t-il précisé , dédiant sa médaille à tous ses collaborateurs sans distinction, sans qui, il ne parviendrait pas à ces résultats.
Tout comme Richard Tiéné, l'animateur radio et télé, Éric Soudré a été décoré de la médaille de Chevalier de l'ordre du mérite des Arts des Lettres et de la Communication avec agrafe radio, télévision, presse écrite.
Pour lui, « il n'est pas donné à tout le monde d'être reconnu par la nation. Cette médaille représente la reconnaissance du travail bien fait par ma hiérarchie, les auditeurs et les téléspectateurs ».
Il est conscient que cette distinction est une invite à plus d'ardeur dans le travail : « L'honneur que je viens de recevoir m'engage à faire plus, à m'engager plus comme tout citoyen burkinabè actuellement, surtout dans un contexte d'insécurité où chacun doit pouvoir apporter sa pierre à la construction de la paix au Burkina Faso».
Une boussole pour l'excellence
Dans son allocution, le président du CSC, Wendingoudi Louis Modeste Ouédraogo, a souligné que ces distinctions ne sont pas le fruit du hasard, mais la « résultante de l'investissement personnel et de la conscience professionnelle » des récipiendaires qui concourent à « l'édification d'une société de paix et de développement ».
Soulignant la vision du CSC, qui est « d’amorcer une régulation ambitieuse des médias et de la communication dans notre pays », et afin de « contribuer efficacement au renforcement de la cohésion sociale, à l’unité nationale et au retour de la paix et de la sécurité dans notre pays », le président du CSC a insisté sur le rôle majeur des journalistes, communicateurs, leaders d’opinions et personnes de ressource dans la mise en œuvre des idéaux de la Révolution progressiste populaire (RPP).
C’est pourquoi, il les a invités à mener davantage des actions qui impactent au quotidien, en donnant une information juste, responsable et vraie, en sensibilisant les concitoyens, mais aussi et surtout, en donnant l'exemple en matière d’engagement patriotique.
Salam Ouédraogo, a, au nom des récipiendaires, traduit sa profonde reconnaissance au CSC, à son président, et à l’ensemble de son équipe.
Pour lui, cette distinction honorifique vient saluer « le reflet d'un engagement collectif, discret mais constant, fait d'heures silencieuses, de nuits sans sommeil, de rigueur professionnelle, et parfois de sacrifices personnels au nom d'un idéal plus grand : celui de servir notre société par la force de la parole maîtrisée, de l'image fidèle et de l'information vérifiée au service du beau, du juste et du vrai ».
Aussi, la distinction traduit concrètement l'engagement de l'organe de régulation en faveur de la valorisation des bonnes pratiques et de la reconnaissance des efforts individuels et collectifs, a-t-il notifié. Toutefois, il estime que cela « n’est pas une fin en soi» mais plutôt « une boussole morale, un rappel silencieux mais poignant que nous devons rester des repères de déontologie, de vérité, de respect du public et du bien commun ».
ll a exprimé la pleine et entière solidarité de tous les récipiendaires aux plus hautes autorités et a pris l'engagement « de servir de modèles aux générations montantes, de promouvoir les pratiques professionnelles exemplaires et de cultiver une éthique irréprochable ».
Par ailleurs, les heureux du jour ont réaffirmé leur disponibilité à mettre leur savoir-faire au service de la paix, de la cohésion, de la bonne gouvernance et de l'unité du peuple burkinabè.
Flora Sanou
Radarsburkina.net