Soutenance de Master : Blaise Tienin se penche sur les défis liés à la participation des femmes aux instances législatives dans l'espace UEOMA

soutenance masterCe vendredi 26 décembre 2025 à l’Université Libre du Burkina (ULB), Blaise Tienin a présenté les résultats de ces travaux de recherche ayant porté sur le thème « Genre et participation politique des femmes dans l’espace de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) », pour l'obtention du diplôme de Master 2 en Diplomatie et Relations internationales. Le Jury était composé de Dr SARE Honorine (Présidente), de Dr GNOUMOU/THIOMBIANO Bilampoa, Maître de conférences à l'ISSP/UJKZ (Directeur de mémoire) et de Dr SAWADOGO Poussi (Rapporteur). Après évaluation, ils ont jugé recevable le travail de l’impétrant et lui ont décerné une note de 16/20 avec la mention très bien.

L'étude de Blaise Tienin a consisté à analyser les defis liés à la promotion du genre par la participation des femmes aux instances législatives dans l'espace UEMOA. Selon lui, les femmes constituent plus de 50% de la population dans la plupart des États membres de l’UEMOA. Mais celles-ci demeurent sous-représentées dans les parlements nationaux avec seulement 24% en moyenne, ce, malgré l'adoption de lois sur les quotas et la parité, la ratification d'instruments internationaux comme la Convention sur l’Elimination de toutes les formes de discriminations à l’égard des femmes (CEDEF), l’adoption des politiques et stratégies genre.
Ces recherches lui ont permis de découvrir que les femmes font face à des défis qui constituent une entrave à leur engagement. Ces défis sont d’ordre socioculturel, institutionnel et économique. Au niveau socioculturel, il révèle que le défi majeur porte sur la lutte contre les pesanteurs socioculturelles. Sur le plan économique, les difficultés portent entre autres sur la mobilisation des ressources financières pour la campagne électorale.soutenance master 1
Ainsi, afin d’atteindre une représentation équitable et un développement inclusif dans l'espace UEMOA, il suggère des réformes juridiques, une transformation culturelle et un soutien économique.
De façon concrète, il propose la prise de mesures d’accompagnement pour les femmes en politique ; l’autonomisation économique des femmes et des jeunes filles ; la facilitation de l’accès au crédit des femmes ; le renforcement des capacités financières des structures de promotion du genre.

À cela s’ajoutent la relecture des textes pour les rendre plus dissuasifs, la promotion du genre en dépit du contexte de crise sécuritaire et humanitaire, le développement de stratégies d’accompagnement des femmes.
Ces mesures y vont de l’intérêt de toutes et de tous, a-t-il précisé.

Flora Sanou

Radarsburkina.net