Autoroute Ouaga-Bobo : « le chantier est unique en Afrique... Les travaux vont finir dans un délai que personne ne va croire. C'est un défi », Capitaine Ibrahim Traoré

622380112 122150935334962010 8725428576130680533 n 1Le Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a présidé ce lundi 26 janvier 2026, au Palais de Koulouba, la première cérémonie officielle de montée des couleurs de l’année 2026. Dans un message délivré au cours de cette cérémonie solennelle, le Chef de l'État a fait des révélations sur ce projet qui date de plus de 10 ans.

« Parmi les entreprises, en majorité étrangères, qui avaient fait des propositions, la moins chère était à 1032 milliards FCFA pour faire les 2 fois 2 voies. On nous proposait de nous financer pour pouvoir la réaliser. Et le délai le plus court était de 10 ans », a-t-il fait savoir.

Mais grâce à l'Initiative Faso Mêbo, qui est devenue une Agence aujourd'hui, « nous avons décidé de le faire nous-mêmes, en 4 fois 2 voies» et en 40 jours, les travaux de nettoyage sont à plus de 70%.

 Ci-dessous l'extrait du président Ibrahim Traoré ⤵️⤵️⤵️⤵️

« Lorsque nous entamions l'autoroute certains doutaient parce que c'est un projet qui est là depuis plus d'une décennie.

Bien sûr ! Nous avons trouvé le projet et lorsque nous avons cherché à le comprendre, c'était une autoroute de 2 fois 2 voies.

 Parmi les entreprises, en majorité étrangères, qui avaient fait des propositions, la moins chère était à 1032 milliards FCFA pour faire les 2 fois 2 voies. On nous proposait de nous financer pour pouvoir la réaliser. Et le délai le plus court était de 10 ans.

Il faut être inconscient pour condamner les générations qui ne sont même pas encore nées à des prêts de 50-60 ans pour construire une autoroute de 2 fois 2 voies qui sera dépassée dans peu de temps.

Lorsque nous avons voulu savoir si c'est 4 fois 2 voies, certains mêmes se sont moqués de nous.

 Certains entrepreneurs, n’y croyaient pas. Pour eux, dans un tel pays, 4 fois 2 voies, ce n'est pas raisonnable.

Certains ont dit que cela devrait nous coûter plus de trois mille milliards FCFA. Mais dans la Révolution, c'est la responsabilité, la conscience ; on ne va pas rentrer dans ces schémas.

Voilà pourquoi nous avons décidé de le faire nous-mêmes, parce que nous avons confiance à nos jeunes ingénieurs, nous avons confiance au potentiel des Burkinabè. Nous avons donc cherché des équipements de tout ordre.

 Aujourd'hui, je peux dire que le chantier est unique en Afrique ; il n'y a pas un chantier d'autoroute pareil qui mobilise autant d'équipements. Il n'y en a pas. Le travail de nettoyage, il y a plus de 100 bulldozers sur ce chantier et je ne vois pas pareil.

Je m'étais donné deux mois pour qu'ils puissent finir le nettoyage et je pense qu'ils ont tenu le pari. Nous sommes à 40 jours, ils ont déjà fait plus de 70% de nettoyage et le 15 février prochain, s'il plaît à Dieu, ils auront fini.

 Ce qui veut dire que le rythme aussi, il n'y en a pas pareil en Afrique et nous allons finir. C'est un défi. Nous allons finir dans un délai que personne ne va croire parce que nous avons déjà tout à notre disposition, toutes les machines, tout le nécessaire est là. Il ne nous reste que le carburant et le bitume à acheter sinon tout le nécessaire est là.

Ce qui veut dire que nous allons poursuivre parce qu'il y a beaucoup d'autres autoroutes qui doivent être lancées en 2026 et dont les travaux doivent commencer également.»

 

Radarsburkina.net