À New York, les femmes de l’AES transforment la célébration de la Journée internationale de la femme en un acte de résistance

new yorkLe samedi 28 mars 2026, le cœur de New York a battu au rythme du Sahel. Sous le parrainage de Tommy Regis Zongo, ancien président de l’association des Burkinabè de la ville, les femmes originaires des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) se sont réunies pour célébrer la Journée internationale de la femme en différé. Mais derrière l’éclat des pagnes et la beauté des chants se cachait un message d'une grande profondeur.

 Pour ces femmes vivant loin de leurs terres natales, cette rencontre n'était pas une réjouissance ordinaire : elles ont plutôt choisi de poser un acte de mémoire et de dignité.

Comme elles l’ont affirmé avec force, ce n'est pas la liesse qui les a rassemblées, mais la conscience aiguë des défis que traverse leur région d'origine.new york 1

« Notre démarche est tout sauf une simple fête. Nous venons poser un acte de combat. », ont-elles lancé.

Chaque détail de cette journée portait une symbolique forte. En effet, le port du pagne traditionnel n'était pas qu'une question d'esthétique, mais un véritable étendard de résistance face aux préjugés.

En dansant et en chantant, ces femmes ont rendu hommage à leurs pères, leurs frères et leurs fils qui luttent au pays pour la souveraineté du Sahel.

En refusant de se laisser dicter leur façon de penser ou d'exister, ces ambassadrices ont affirmé leur fierté culturelle face au monde.

 « La femme sahélienne est un roc », ont-elles déclaré.new york 3
Elles se voient comme les gardiennes du temple, transmettant les valeurs de courage et de résilience reçues de leurs mères.

Tout en prônant l'unité de l'Afrique, ces femmes ont été on ne peut plus claires sur leur engagement aux côtés des leaders du panafricanisme : elles ont rappelé qu'elles ne quémandent pas leur place, mais qu'elles la prennent de plein droit.

 Ce rassemblement du 28 mars a prouvé que la distance n'affaiblit pas le patriotisme ; au contraire, elle le fortifie.

 En invitant chacun à voir la culture comme le « dernier rempart des peuples », les femmes de l’AES à New York ont tracé un chemin vers un objectif commun : un Sahel et une Afrique totalement souverains.

Flora SANOU

Radarsburkina.net